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Apple tente de rattraper Google et Microsoft

11 Septembre 2015, 20:01pm

Publié par Grégory SANT

Apple souhaiterait recruter 86 spécialistes de l'intelligence artificielle. La firme à la pomme tente de rattraper Microsoft et Google.

Fournir l'appareil, aussi beau soit-il, ne suffit pas. Encore faut-il que les services soient à la hauteur. Alors qu'Apple a présenté mercredi la nouvelle mouture de l'iPhone, la firme à la pomme se renforce en parallèle dans l'intelligence artificielle. Selon le décompte effectué par Reuters, Apple souhaiterait recruter 86 profils, de préférence détenteurs d'un « PhD » (l'équivalent d'un doctorat) et montrant des compétences en matière de « machine learning », où la machine s'améliore en faisant son propre apprentissage. L'idée : améliorer le fonctionnement de l'iPhone afin qu'il propose du sur-mesure à l'utilisateur.

En lançant son assistant vocal Siri en 2011, Apple a fait figure de pionnier en matière d'intelligence artificielle. Mais, depuis, la firme s'est laissée distancer par Google et Microsoft, qui proposent des assistants plus puissants, capables d'aider le consommateur dans son quotidien. Microsoft a donné avec Windows 10 le coup d'envoi à Cortana, capable de discuter avec son utilisateur. De son côté, Google Now, un service disponible sur Android, prodigue des recommandations en se basant sur les données des utilisateurs - ses mails, par exemple. Google a également racheté DeepMind, qui a mis au point une technologie capable de jouer à 49 jeux vidéo, dont Space Invaders et Pacman, sans avoir été programmé pour, en se basant sur le fonctionnement du cerveau humain.

Même si l'on ne connaît pas l'effectif exact d'Apple en matière d'apprentissage de machine, la firme s'emploie à rattraper son retard et aurait quadruplé ses effectifs en quatre ans.

Sans toucher à la vie privée

Elle s'est aussi renforcée à coups d'acquisitions, en reprenant des start-up comme l'assistant personnel Cue ou encore Topsy, spécialisé dans l'analyse de données issues des réseaux sociaux. Reste qu'Apple a fait de la protection de la vie privée de ses utilisateurs un impératif auquel elle ne saurait déroger. Contrairement à ses concurrents, elle s'interdit par exemple de verser un certain nombre d'informations concernant ses clients dans le cloud, se privant de la possibilité de faire du Big Data sur une grande masse, afin d'améliorer potentiellement les services offerts. Une position assumée. En juin, Craig Federighi, chargé du logiciel chez Apple, affirmait que le groupe souhaitait « améliorer l'expérience utilisateur sans compromettre la vie privée ».

Source : lesechos.fr

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