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Lutti Lab imagine vos aliments en 3D

20 Janvier 2016, 19:03pm

Publié par Grégory SANT

Dernier jour d’ouverture pour le Lutti Lab à Paris. La célèbre marque de bonbons propose à ses clients de créer leurs propres friandises à l’aide d’une imprimante 3D. Forme, couleurs, goût, tout est personnalisable.

On connaissait l’imprimante 3D qui répare des organes ou celle qui crée des tatouages, mais le futur est peut-être ailleurs : et si l’impression 3D entrait dans nos cuisines ?

Imprimer à partir de produits frais

Les premières imprimantes à rejoindre le grille-pain et le mixeur se baseront sur des technologies utilisant des aliments existants.

Bocusini, Choc Edge ou encore XYZPrinting, de nombreuses entreprises se lancent sur le marché. Mais l’un des espoirs du secteur est Natural Machines, une start-up espagnole, qui devrait lancer la commercialisation de son produit cette année. Baptisée Foodini, l’imprimante se base sur des capsules réutilisables dans laquelle l’utilisateur insère des produits frais et des aliments de base comme la farine et l’eau.

Pour l’instant, elle n’est capable de réaliser que des préparations sous formes de couches : pizzas, tartes, quiches, raviolis, etc. L’intérêt réside donc principalement dans la possibilité de créer des plats aux formes originales et ludiques, de la quiche dinosaure aux épinards au sapin de Noël 3D en chocolat.

A 1500$, la technologie n’est pour l’instant pas accessible à tous mais devrait se démocratiser très vite. A noter qu’une plateforme en ligne permettra de partager et télécharger des recettes d’autres utilisateurs.

Une alternative à l’alimentation classique : l’edible growth

L’edible growth est un concept culinaire surprenant. Chloé Rutzerveld, une designer alimentaire danoise, a décidé de surfer sur la mode de l’impression 3D pour proposer une nouvelle alimentation bio, équilibrée et auto-croissante. Son projet ? « Créer un écosystème entièrement comestible avec les organismes vivants dans une base imprimée par une imprimante 3D et qui évolue vers un plat à part entière, progressivement ».

Concrètement, elle utilise une structure de base faite de couches de pâte percées dans laquelle elle injecte des graines, des spores et de la levure. Le tout imprimé, il suffit d’attendre que les germes poussent pour voir la nourriture se former jour après jour. L’ensemble de la structure est comestible.

Le vrai challenge ? Produire à partir de rien

L’idée de manger un plat imprimé n’est pas forcément appétissante, mais aurons-nous toujours accès à de la nourriture classique quand nous seront 10 milliards sur Terre ? Car au delà de l’aspect ludique, il existe de véritables enjeux écologiques et pratiques.

Il y a deux ans, la NASA a accordé une enveloppe de 125.000$ à l’un de ses ingénieurs pour créer une imprimante 3D capable de fabriquer de la nourriture dans l’espace, à partir de poudres alimentaires et de poudres de protéines. Aujourd’hui, cette imprimante est capable d’imprimer une pizza qui couvre les besoins journaliers d’un astronaute.

Cette machine pourrait servir à plus grande échelle pour pallier aux pénuries en proposant des préparations à haute valeur énergétique ou à partir de denrées non périssables.

Imprimer sa nourriture, c’est donc déjà possible. Mais les technologies de l’impression alimentaire n’en sont encore qu’à leurs balbutiements et il faudra quelques années supplémentaires pour créer des machines accessibles et capables de produire à partir de rien, comme on a pu le voir dans le Cinquième Élément ou Star Trek. Dans un futur proche, elles devraient cependant être capables de proposer des préparations complexes, équilibrées et savoureuses, et peut-être lutter contre la famine dans le monde.

Crédits photo : Lutti, NASA, Natural Machines, Chloé Rutzerveld.

Source : humanoides.fr

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