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P-791 : le drone de réparation de dirigeables

2 Août 2016, 17:19pm

Publié par Grégory SANT

Pour son nouveau dirigeable du futur, Lockheed Martin a conçu des petits robots capables de repérer et de réparer les failles dans la carlingue du P-791.

On connaissait déjà les araignées de Siemens imprimées en 3D, déjà conçues dans le but de mener des activités de réparation et de construction, c’est au tour de Lockheed Martin de révéler sa toute nouvelle création arachnide.

De leur petit nom SPIDER, ces appareils miniatures ont été créés par Skunk Works, la division de recherche et et développement du leader mondial de la Défense et Sécurité, Lockheed Martin. Le même laboratoire qui était à l’origine d’un projet de robotisation de convois militaires autonomes.

Lockheed est également un géant de la recherche en aéronautique et aérospatiale qui développe des technologies pour concevoir des drones supersoniques, de nouvelles solutions de fabrication (additive notamment) et une architecture de contrôle de flotte aérienne. Pour son ambitieux projet HybridAir, qui doit accoucher de zeppelins du futur, le groupe a tout prévu, y compris la façon dont il faudra les entretenir et les réparer.

C’est pour cette tâche précise que Skunk Works a développé les petites machines SPIDER (Self-Propelled Instrument for Damage Evaluation and Repair). Comme son nom complet l’indique, il s’agit de petites machines auto-propulsées chargées d’identifier et d’évaluer les dégâts sur la carlingue et de les réparer.

Avant, les équipes de maintenance des appareils aériens devaient procéder plus ou moins comme suit :

Un processus “très long et minutieux qui doit être fait à l’intérieur et à l’extérieur de façon manuelle” et qui “requiert toute une équipe de techniciens” explique Bob Boyd.

Désormais, ils entretiendront leurs avions comme cela :

Très simplement, sans détailler les secrets de cette technologie, dont rien n’a évidemment été dévoilé, les robots “se déplacent, scannent la carlingue, détectent les trous et les referment” poursuit Boyd. Pas de miracle pour leur déplacement à la verticale, ils sont constitués de deux parties, l’une qui est positionnée sur la paroi extérieure et l’autre à l’intérieur, et sont attirées magnétiquement pour réaliser un travail de haute voltige. Pour détecter les trous, “le robot extérieur se charge d’éclairer la paroi pour que le second identifie les trous grâce à des capteurs de lumières“. Une fois ce travail de repérage effectué, celui de l’extérieur engage son mécanisme de réparation et referme le minuscule orifice.

C’est pour mener à bien ce genre de projets que le groupe avait signé, en mai dernier, un partenariat avec le MIT. Lors de l’annonce officielle de cette alliance, Lockheed avait mis l’accent sur “les nouveaux talents” pour “le développement de la prochaine génération de systèmes aérospatiaux“. Et ces nouveaux talents, elle ira les puiser dans les laboratoires d’aérospatiale, d’informatique et d’intelligence artificielle du célèbre institut.

Le projet HybridAir

Après plus d’un siècle d’abandon, les dirigeables vont avoir de nouveau le vent en poupe. Grâce aux immenses progrès de la science, que ce soit en termes de gestion des gaz comme l’hélium, comme en termes technologiques avec des capteurs toujours plus fins, les projets de ballons dirigeables ressortent des placards. Après l’immense aéronef Airlander 10 de Hybrid Air Vehicles, version britannique d’un projet avorté de l’armée américaine qui a depuis signé un contrat avec Aero Corps et son Aerocrafts, après le StratoBus de Thalès, c’est à Lockheed Martin de proposer son modèle de ballon dirigeable du futur.

Le modèle P-791 d’Hybrid Airships est “une révolution dans les transports à coûts réduits” en offrant “une très grande capacité de transport tout en minimisant la consommation de fuel et les coûts d’opération“.

L’engin a réussi son premier vol test en 2006 à Palmdale en Californie et son nouveau système d’atterrissage sur coussin d’air (semblable aux aéroglisseurs), appelé Air Cushion Landing System. Une nouveauté qui devrait permettre aux futurs acquéreurs de pouvoir atterrir où bon leur semble, peu importe les contraintes de manœuvrabilité et d’espace qui s’appliquent trop souvent aux avions standard.

Source : humanoides.fr

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