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NeOse : le nez optique et chimique universel

26 Septembre 2016, 18:23pm

Publié par Grégory SANT

© Aryballe technologies

De l'électronique imprimée aux lasers high tech, en passant par l'ultraminiaturisation des puces, la conception de composants en nitrure de gallium ou encore la fabrication d'Oled sur mesure et la sécurité des circuits intégrés, la rédaction d'Industrie & Technologies a repéré dix pépites françaises de l'électronique. Parmi elles, Aryballe Technologies, qui développe un nez optique et chimique universel.

« Les nez électroniques qui sont sur le marché détectent six ou sept gaz. Notre technologie (protégée par un brevet déposé en 2012) s’apparente plus à un nez olfactif universel », nous vantait Tristan Rousselle, CEO-cofondateur d’Aryballe Technologies, en juin 2016. Selon lui, « le NeOse peut détecter n’importe quelle odeur chimique. »

Pour comprendre l’assurance du scientifique, il faut jeter un œil à l’intérieur de son nez. Là où un nez électronique « normal » renfermerait des capteurs biochimiques dont l’exposition à un gaz particulier modifierait le comportement électrique, le NeOse combine procédés optique et chimique. Exactement comme n’importe quel naseau trouvé dans la nature.

Ce biomimétisme se traduit ici par un prisme optique tapissé d’une cinquantaine de capteurs biochimiques de tailles nanométriques. Les molécules inspirées par les « narines » de l’appareil sont entraînées par un ventilateur vers ces nanocapteurs. Une fois arrivées là, les molécules se fixent sur les capteurs et, du même coup, modifient la diffraction de la lumière du prisme. Cette signature visuelle, propre à chaque odeur est alors photographiée et comparée à une base d’informations préparée par Aryballe Technologie. L’appareil lui-même, le NeOse, n’est pas plus grand qu’une main.

Selon Tristan Rousselle, qui a convaincu le CEA Investissement et Innovacom d’investir dans son appareil olfactif, l’industrialisation et la commercialisation de NeOse devrait commencer dès 2017. La recherche, elle, n’est pourtant pas terminée. « Nous travaillons sur la sensibilité du nez et la spécificité de la détection en augmentant le nombre de capteurs, confie Tristan Rousselle. Pour atteindre la capacité du nez humain, il faudrait monter à 350 nanocapteurs. »

Source : industrie-techno.com

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