Après les colis d’Amazon ou de La Poste, les êtres humains ! La Russie réalise actuellement des tests sur un drone multi-rotor de sauvetage capable de soulever un homme jusqu’à 120 kg.

Le premier drone de son genre

Cela pourrait bien révolutionner le sauvetage en montagne ou en haute mer. Une entreprise russe est en train de finir de tester un drone capable de transporter jusqu’à 120 kg. « Le prototype sera capable d’atteindre une vitesse de 200 km/h et pourra couvrir une distance de 100 km. Il pèsera 110 kg et pourra emporter environ 120 kg de fret ce qui suffit pour transporter un blessé », a indiqué M. Begak, le constructeur en chef du drone. Le projet a été intitulé « BAS YuRIK ». Un nom qui en russe signifie « système automatique sans pilote destiné à perfectionner le fonctionnement du nouvel appareil au décollage et atterrissage verticaux ».

Techniquement, il s’agit d’un drone qui se différencie des autres appareils quadro et multi-rotors, grâce à une composition aérodynamique et un algorithme de vol spécifique.

Ce n’est pas la première fois que l’idée effleure l’esprit des scientifiques. On avait déjà eu le droit à un hélicoptère à base de drones en 2015, créé par un inventeur anglais. Puis, lors du CES 2016, la compagnie chinoise Ehang un prototype de drone (ressemblant davantage à un aéronef) capable de soulever un humain. Un projet bien avancé qui n’a pas encore vu le jour, le Ehang 184 étant encore en phase de développement selon les dernières informations communiquées, mais sortira sous peu.

Un drone destiné aux missions de sauvetage

Il ne s’agit clairement pas d’un drone de loisir, mais à usage professionnel. « Le drone peut accomplir des missions de sauvetage autonomes même en l’absence des signaux GPS ou GLONASS, grâce à ses systèmes de positionnement intégrés », expliquent ses concepteurs, le groupe de recherche et de production Technologies aérospatiales et la société Electroavtomatika.

L’engin décolle de façon verticale, puis passe en mode horizontal, afin d’augmenter sa vitesse mais aussi son rayon d’action. Pour l’instant, son autonomie n’a pas encore été poussée à ses limites. Les tests réalisés avec le démonstrateur de drone se sont encore limités à 50 kilomètres. Son avantage réside aussi dans sa « portabilité ». Il suffit d’un minibus pour transporter les pièces détachées. Ensuite en 15 minutes, le drone est prêt à décoller. Si cela peut paraître sensiblement pesant comparé à des modèles classiques, on est là, sur un drone presque unique en son genre.

Le drone sera officiellement présenté au public lors du Salon international aérospatial Macs 2017, un évènement organisé du 18 au 23 juillet prochain. La production du BAS YuRIK en série devrait ensuite commencer dès 2018.

Source : smartdrones.fr