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Drone autonome Dragon par Sadal Engineering

12 Décembre 2017, 18:30pm

Publié par Grégory SANT

  • Vincent Denis, ingénieur aéronautique et spatial de 39 ans, a travaillé neuf ans comme consultant technologique, à Beignon, avant de créer Sadal en 2016.
    Vincent Denis, ingénieur aéronautique et spatial de 39 ans, a travaillé neuf ans comme consultant technologique, à Beignon, avant de créer Sadal en 2016. | Ouest-France

En un an et demi, Sadal engineering est devenue une société innovante. Avec le projet Dragon, elle développe des drones autonomes, notamment, pour la surveillance de sites industriels.

Au coeur du parc du Val-Coric, à Guer, le projet Dragon se développe en toute discrétion. Derrière ce nom énigmatique, le premier produit pensé, conçu et fabriqué par Sadal engineering : un Drone Asservi à la Gestion autOmatique de missioN (Dragon).

C'est un drone autonome, donc sans pilote, et personnalisable. L'entreprise vient même de recevoir deux prêts d'honneur de 50 000 € d'Initiatives pays de Ploërmel et Initiatives entreprises remarquables.

De quoi donner le sourire à son dirigeant, Vincent Denis. Sadal a le vent en poupe, les recrutements vont bon train chez ces spécialistes du conseil en innovations technologiques et conception de produits.

Créée il y a un an et demi, « Sadal emploie maintenant sept salariés, se félicite-t-il. Au début, nous travaillions dans la salle de réunion. Nous nous sommes étendus sur 150 m2 de bureaux et 200 m2 d'ateliers. »

Drone de surveillance

Il fallait bien ça pour leurs nombreux prototypes. « Avant Sadal, je ne faisais que du conseil aux entreprises sur les nouvelles technologies, précise le dirigeant. En 2016, j'ai voulu proposer plus à mes clients. »

Il fabrique donc les produits nécessaires pour appliquer ses conseils. Les études sur drones ne sont qu'une de ses activités. Mais pas des moindres, et elles pourraient faire décoller Sadal.

« En 2016, uclient décrivait ses besoins, et parlait des drones de surveillance. » Banco, Sadal s'est donné six mois pour développer un projet viable et trouver l'idée qui fera la différence sur un marché en pleine expansion.

C'est en faisant le tour des clients que le projet Dragon a émergé. « Il n'y a absolument pas besoin de pilote. Le drone fait son tour et revient seul. Il atterrit exactement où on le souhaite. »

Une prouesse plus compliquée qu'il n'y paraît. « Nous avons trouvé une astuce toute simple et efficace pour y arriver. Elle a amélioré les performances du drone. Tout se joue avec la carte électronique et le programme. » Mais pas question de parler de la recette miracle. « Nous ne sommes que deux à la connaître. »

Il faut dire que l'équipe n'a pas chômé. « Pour les premiers essais, en septembre, nous avons bidouillé des drones du commerce. » À l'étape suivante, « nous avons acheté des pièces détachées pour les fabriquer nous-mêmes. »

Sécurité et vie privée

Ici et là, dans les ateliers, traînent des accessoires pour les caméras notamment. Mais l'essentiel semble réglé.

« Nous travaillons aujourd'hui sur la transmission, assure le dirigeant. Il faut trouver le meilleur moyen de transmettre les données et les informations de façon intelligente. »

Les questions juridiques ne sont pas, non plus, négligées. Même pour la surveillance de sites industriels. « Il y a la sécurité des personnes et la vie privée à respecter. » Chez Sadal, on est d'autant plus attentif à cette question que d'autres marchés pourraient émerger comme avec le transport de marchandises.

En attendant, ils peaufinent... « Notre premier vrai prototype est prévu pour début 2018. » Et la commercialisation commencerait en 2019.

Source : ouest-france.fr

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