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Toutes les entreprises déposent des brevets

19 Avril 2018, 18:48pm

Publié par Grégory SANT

Le recours à des cabinets de conseil en propriété industrielle permet des’assurer de la qualité de la rédaction du brevet mais se révèle coûteux.MAXPPP/IP3 PRESS/CLEMENT MAHOUDEAU

A l'instar des grandes entreprises, les ETI et PME prennent aussi les mesures indispensables pour éviter de se faire voler découvertes et produits.

L'Institut national de la propriété industrielle (INPI) vient de dévoiler son palmarès annuel des déposants de brevets en France. Surprise : si les premières places sont toujours occupées par les grands groupes (Valeo, PSA, Safran pour le trio de tête), deux entreprises à taille intermédiaire font leur apparition dans le top 50 : Parrot (objets connectés, drones) à la 38 e place, avec 36 demandes de brevets, et Groupe Soitec (semi-conducteurs) à la 46 e place, avec 31 demandes. «Cela reflète la conscience croissante des ETI (entreprises de taille intermédiaire) et des PME (petites et moyennes entreprises) de l'importance de la protection industrielle pour soutenir l'innovation», souligne Romain Soubeyran, directeur général de l'INPI.

Les dépôts de brevets étaient jusqu'à présent le fait de grands groupes, pour au moins deux raisons : la taille des équipes en recherche & développement, d'une part. Plus il y a de personnes dédiées à l'innovation, plus il y a de chances de créer des produits brevetables. Et le coût d'un dépôt, d'autre part, qui se chiffre à plusieurs milliers d'euros.

«Pas une dépense, mais un investissement»

«Ce n'est pas le dépôt en lui-même qui est onéreux (NDLR : de l'ordre de 500 euros, ou seulement 250 euros pour une PME) mais le recours à des cabinets de conseil en propriété industrielle, qui permet de s'assurer de la qualité de la rédaction », note Romain Soubeyran. Pas question en effet de déposer un brevet facilement contournable par la concurrence...

Issue d'une branche du CEA (Commissariat à l'Energie Atomique), Soitec a fait de son portefeuille de brevets un « axe stratégique ». L'entreprise compte aujourd'hui 3000 brevets au niveau mondial. «Nous exportons 95 % de nos produits : il était impératif que l'on protège nos innovations», explique Carlos Mazure, le directeur de la R & D. Mais la société vend aussi certains de ses brevets, ou bien propose des licences sur des titres, ce qui lui permet de toucher des royalties. «Il ne faut pas voir la politique de protection industrielle comme une dépense, mais comme un investissement», conclut Romain Soubeyran.

Source : leparisien.fr

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