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Des gants haptiques adaptés à la réalité virtuelle

23 Octobre 2018, 17:56pm

Publié par Grégory SANT

 
Les gants à retour haptique développé par le professeur Herbet Shea à l'EPFL

 

La dernière barrière pour rendre la réalité virtuelle totalement immersive est l’absence de sensation du toucher des objets. Une limite qui pourrait bientôt être du passé grâce à une innovation d’un groupe de chercheurs de l’EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne) et de l’ETH de Zurich (Ecole Polytechnique Fédérale également) qui ont mis au point un gant à retour haptique.

Des gants à retour haptique qui pourraient fonctionner sur batterie

Les équipes ont développé une paire de gants qui fournissent « un retour haptique extrêmement réaliste » baptisée « DextrES ». D’après eux, leurs gants sont révolutionnaires et se démarquent des autres projets similaires sur plusieurs points. Tout d’abord, leur poids et encombrement : ils sont ultra-légers (8 grammes par doigt) et n’ont pas recours à un exosquelette pour fonctionner. Le secret : l’usage du nylon tressé qui ne fait que 2 mm d’épaisseur autour des doigts. Ensuite, ils ont également l’avantage de nécessiter très peu d’énergie pour fonctionner, ce qui pourrait permettre d’envisager une utilisation sans fil sur batterie.

 

Les gants DextrEs à retour haptique

Herbert Shea, responsable du laboratoire des transducteurs à l’EPFL, a déclaré : « Nous voulions développer un appareil léger qui, contrairement aux gants de réalité virtuelle existants, ne nécessite pas d’exosquelette volumineux, de pompes ou de câbles très épais. » Pour fonctionner, DextrES est constitué de fines bandes métalliques élastiques qui recouvrent les doigts. Lorsque vous touchez un objet en réalité virtuelle, le système applique une différence de tension qui lie les bandes métalliques entre elles, ce qui empêche de bouger les doigts et donc imite la sensation de toucher un objet réel.

Démonstration du fonctionnement des gants DextrEs

Shea a expliqué que le système a besoin de très peu d’énergie pour fonctionner parce que la sensation de toucher est recrée en bloquant un mouvement plutôt qu’en le créant. C’est pourquoi les chercheurs sont certains de pouvoir rendre le système mobile en le faisant fonctionner sur batterie. Ils espèrent également pouvoir utiliser le système à des fins médicales pour former les chirurgiens en réalité augmentée.

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