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Un casque exclusif par Sennheiser

5 Novembre 2015, 20:50pm

Publié par Grégory SANT

Seulement 3 exemplaires du casque audio très haut de gamme de Sennheiser existent au monde. Nous avons eu la chance d’en écouter un. Rendez-vous en 2016 pour l’acheter.

Craquera, ne craquera pas? Sennheiser vient de lever le voile sur Orpheus, son nouveau casque audio très, très… très haut de gamme. Si la marque d’audio allemande parle du « meilleur casque audio du monde », c’est sans conteste, le plus cher. Commercialisé dès janvier 2016, Orpheus sera vendu 50 000 euros et fabriqué à la commande. Sennheiser prévoit de n’en produire que 250 par an. Autant dire qu’il risque d’y avoir des heureux… et des frustrés! Orpheus, c’est le descendant d’un premier casque audio iconique également nommé Orpheus et qui fut lancé par Sennheiser en 1981.

DES ECOUTES A HANOVRE

2015 et voici un digne descendant qui a réclamé 10 années de travail avec une trentaine d’ingénieurs, selon le chef de projet Axel Grell. « Nous voulions montrer ce dont nous étions capables. Je ne vois pas ce qu’aujourd’hui nous pourrions faire d’encore mieux », confie t-il modestement. Par bonheur, nous avons pu écouter quelques plages musicales avec Orpheus sur les oreilles. Si le son parfait existe, c’est bien évidemment le son « live », mais le moins que l’on puisse dire est que celui proposé par le casque de Sennheiser s’en rapproche au plus près. Pour partager cette expérience incomparable où l’émotion le dispute à la passion, il faudra attendre le salon de l'électronique CES de Las Vegas (en janvier 2016), voire prendre un rendez-vous à Hanovre, en Allemagne, là où Orpheus sera fabriqué et où Sennheiser envisage d’inviter les futurs acheteurs de son casque à des après-midis d’écoute. Pour l’heure, seuls trois exemplaires du casque circulent dans le monde.

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Comment associer design et viande

2 Novembre 2015, 19:23pm

Publié par Grégory SANT

Risque de cancer, scandaleuses conditions d'abattage: carnivores, ne perdez pas espoir! Winston Churchill n'avait-il pas prédit l’avènement de la viande in vitro? Grâce aux progrès de la science et au design, elle sera bientôt dans vos assiettes –ainsi que la viande sans viande et la viande qui pousse sur les arbres.

De la viande sans douleur et sans risque sanitaire? Dans un essai publié en 1931 par le magazine Strand, Winston Churchill livrait sa vision de notre monde un demi-siècle plus tard, un monde dans lequel les microbes seraient utilisés, à la manière dont les boulangers fabriquent du pain à partir de levure, pour développer de la viande et ainsi «échapper à l'absurdité d'élever un poulet pour n'en manger qu'une escalope ou une aile», en faisant «pousser» lesdites parts en fonction des besoins ou des envies.

«La nourriture synthétique, sera, bien sûr, également utilisée dans le futur» sans pour autant renoncer aux plaisirs de la bonne chère, précise le futur Premier ministre britannique. Rien d'horrifiant dans cette utopie nutritionnelle, puisque «ces nouveaux aliments seront quasiment impossibles à distinguer des produits naturels, et que le changement sera apporté graduellement, échappant ainsi à l'observation.»

Avec trois décennies de retard, il semblerait que la vision de Churchill prenne forme. La viande synthétique existe et Bill Gates lui-même nous assure qu'il n'y a pas cru, la première fois qu'il a croqué un tacos fourré au poulet sans poulet:

«Comme la plupart des gens, j'imagine qu'on ne peut pas m'avoir facilement. Pourtant, c'est précisément ce qui s'est passé quand on m'a demandé de goûter un taco au poulet.»

Encore mieux que le Canada Dry, ce poulet avait l'odeur, la texture et le goût de la volaille, mais était entièrement composé de produits végétaux:

«Ce que j'étais en train de tester, c'était plus qu'un substitut de viande intelligent», s'engoue Gates, «c'était le goût du futur de la nourriture». Soutenue par Gates et Obvious Corporation (incubateur créé à l'initiative des co-fondateurs de Twitter, Evan Williams et Biz Stone), la start-up Beyond Meat a grandi et distribue désormais une quinzaine de références (substituts de poulet, de bœuf, boulettes ou croquettes) dans diverses grandes chaînes d'alimentation aux Etats-Unis.

Non, ce n'est pas nouveau. John Harvey Kellogg, dont le nom restera à jamais associé à nos petits-déjeuners, avait inventé une «viande sans viande» à base de végétaux dès 1896!

L'innovation récente réside essentiellement dans le fait que, comme Churchill l'avait envisagé, les consommateurs se sont progressivement faits à l'idée – et l'amélioration de la saveur, de l'aspect des aliments a joué un rôle favorable.

Aux Pays-Bas, l'idée farfelue de Jaap Korteweg s'est transformée en success story: sa boucherie végétarienne (une première mondiale) installée à la Haye, lui vaut le prix de l'Entrepreneur de l'année. Peut-il, après les consommateurs hollandais, séduire le marché français avec son coq au vin sans coq?

Animaux d'un genre nouveau: Eating design

Beyond Meat ne s'adresse cependant pas à un public végétarien mais amateur de viande, avec l'espoir avoué de réduire de 25% la consommation mondiale de viande d'ici 2020.

Le PONTI de © Marije-Vogelzang

A ceux-là, comme aux consommateurs qui font le vœu d'abandonner la viande mais éprouvent du mal à sauter le pas, la designer Marije Vogelzang propose une alternative: «Faked meat» est un projet initié par la designer culinaire au cours de ses études, qu'elle a ensuite développé. A la tête du département «Food non food» de la fameuse Design Academy d'Eindhoven, Vogelzang avait imaginé sa «fausse viande» en réaction aux substituts qui ont soudain déferlé sur le marché. Saucisses de tofu, côtelettes à base de protéines de pois chiches? «Autant inventer de nouveaux animaux!» Lointains cousins du dahu, quatre nouvelles créatures ont vu le jour, incitant les consommateurs à réfléchir sur leur façon de se nourrir.

Ainsi, les gourmets aventureux sauront désormais que le Ponti d'Europe se déniche au cœur de volcans, ce qui confère à sa chair une délicate saveur fumée. Sa queue rigide en fait un encas idéal, facile à manger avec les doigts. L'Herbast, lui, n'a ni queue ni tête. Il s'agit d'un animal herbivore (donc déjà assaisonné) plutôt carré et facile à découper: prêt à déguster!

Rêve de tout amateur de sushi, le Biccio se balade le long des côtes russo-japonaises, dans la partie nord de l'océan pacifique. Se nourrissant exclusivement d'algues, ce «poisson» est naturellement truffé d'anti-oxydants. On terminera sur une note sucrée: la chair du Sapicu, mignonne bestiole canadienne, est infusée du parfum des feuilles et du sirop d'érable dont il est friand. Caramélisé ou nappé de chocolat, c'est le dessert idéal, nous promet Vogelzang.

Je ne m'attends pas à ce que les designers sauvent la planète mais je constate que ce système d’alimentation a besoin de designers

Marcus Fairs

Non, ce bestiaire miraculeux n'existera pas. «Nous – en tant qu'humains, en tant que planète – sommes dépendants d'une alimentaire saine, d'un millier de façons. Je ne m'attends pas à ce que les designers sauvent la planète mais je constate que ce système d’alimentation a besoin de designers et de design thinking», expliquait l'Eating designer à Marcus Fairs.

Steak de cellules souches, sponsorisé par Google

Mais les animaux imaginés par Marije Vogelzang sont-ils plus insensés ou improbables que la prédiction de Winston Churchill en 1931?

La viande «cultivée» in vitro a bien vu le jour. En août 2013, le professeur Mark Post de l'Université de Maastricht (une future cause nationale?) présentait le tout premier steak hâché «né» en laboratoire, fruit de 5 années de recherche qui auront coûté environ 300.000€.

Le «Frankenburger» se fabrique en prélevant des cellules souches sur un muscle de boeuf. Plongées dans une substance nutritive, elles se développent pour créer des lamelles– ou plus concrètement, des fibres musculaires– qui s’étirent pour atteindre 3 cm de long sur 1,5 cm de large et 0,5 mm d’épaisseur. Un steak haché nécessite 3.000 lamelles de tissu musculaire additionnées de quelques centaines de lamelles de tissu adipeux.

Le laboratoire «Cultured Beef» a connu quelques soubresauts, faute de fonds. Un investisseur a donné le salutaire coup de pouce. Sergueï Brin, co-fondateur de Google, s'est engagé «par motivation personnelle, car il s'inquiète du bien-être des animaux», révélait Mark Post. Le projet au départ focalisé sur la viande de porc a finalement utilisé, à la demande du mécène, des cellules de bœuf:

«Finalement, c'était un bon choix, car les problèmes générés par l'élevage intensif de bovins sont plus importants.»

Des cellules souches prélevées sur une unique vache pourraient, en suivant la «recette» de Mark Post, générer 175 millions de burgers, pour lesquels il faudrait aujourd'hui élever puis abattre 440 000 bovins. Une pratique qui pourrait entraîner une réduction des gaz à effet de serre, épargner de grandes quantités d'eau et peut-être permettre d'utiliser autrement une partie des 70% des terres agricoles dans le monde exclusivement réservées à l'élevage industriel.

Selon le Programme des Nations unies pour le développement, rapportait Le Monde en avril dernier, d'ici 2080 «600 millions de personnes supplémentaires chaque année pourraient souffrir d’insécurité alimentaire». En 2009, un rapport de la FAO assurait que la consommation en viande en 2050 pourrait atteindre 470 millions de tonnes par an, deux fois plus qu'aujourd'hui.

D'ici 5 à 7 ans, la viande cultivée en laboratoire pourrait être disponible sur le marché. A l'heure actuelle, estime Mark Post, elle coûterait au consommateur 19€ le kilo –mais l'équipe de «Cultured Beef» espère en réduire le prix de vente. Et fait des émules: la semaine dernière s'achevait à Maastricht le 1er symposium international de la «Cultured meat».

Il reste encore à convaincre les consommateurs. Une grande majorité des personnes interrogées par l'équipe marketing du projet en reconnaît l'intérêt mais ne souhaite pas forcément y planter sa fourchette. Pour induire une évolution plus rapide des mentalités, Mark Post travaille avec des philosophes. «Pour l'instant, tout cela est très intellectuel, car nous n'avons rien de concret dans l'assiette. C'est un équilibre à trouver entre le refus impulsif et l'acceptation rationnelle que nous ne pouvons pas continuer ainsi

Un peu d'humour permettra peut-être, sinon l'acception, de dompter quelque peurs ?

Dans la même veine que Marije Vogelzang, l'équipe du restaurant virtuel «Bistro in vitro» invitait des designers à imaginer des recettes à base de viande in vitro. Viande séchée en rouleau, barbapapa de bœuf, mojito à la viande...

Demain, l'arbre à viande ?

©Marije Vogelzang

Marije Vogelzang décrit son travail d'«eating designer» comme l'analyse de nos habitudes alimentaires à travers huit catégories: les sens, la nature, la culture, la société, la technique, la psychologie, la science et enfin l'action. Chaque performance culinaire de la designer incite au dialogue et à la réflexion.

Lors de la Paris Design Week en septembre 2015, elle présentait ses «Plant Bones» dans le cadre de l'exposition du collectif Thinking Food Design (à l'initiative de Marc Brétillot, pionnier et inventeur du design culinaire, et Earlwyn Covington) à la Galerie Joseph Braque. «Les archéologues du futur ont trouvé de curieux artefacts qui prouvent que nos successeurs mangeront de la viande qui pousse comme les plantes

Plutôt que fabriquer des substituts de saucisse ou de boulettes de bœuf à partir de végétaux, on les ferait donc directement pousser dans nos jardins? C'est un peu l'idée, puisque chaque «Plant Bone» possède une structure osseuse, ou quelque chose d'approchant, mais entièrement composée de cellulose, avec les mêmes qualités nutritionnelles que la viande –et pousse sur une plante, un arbre...

L'installation avait pour but d'inviter les spectateurs à imaginer des scénarios de vie pour chaque «plante-os»: mutation accidentelle, géniale hybridation, fruit de l'évolution naturelle, d'une catastrophe nucléaire? La conséquence logique de nos actions? Si seulement Churchill avait pu y mettre son grain de sel...

Source : slate.fr

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Spinali lance une gamme de robes connectées

2 Novembre 2015, 19:21pm

Publié par Grégory SANT

Spinali design continue sur sa lancée: après avoir fait parler d'elle dans le monde entier en imaginant des maillots de bain capables de prévenir lorsqu'un coup de soleil menace, la start-up mulhousienne se lance dans les robes connectées, apprend-on sur son site internet.

Conseils de mode

Cette fois, le capteur embarqué ne mesure plus le rayonnement ultra-violet, mais permet une série d'applications pratiques ou ludiques, comme d'envoyer un message à des proches sur simple pression, donner des conseils de mode, mémoriser les jours où la robe a été portée et faire savoir si elle est mécontente de rester au placard...

Jeux "coquins" ou "culinaires"

Les robes connectées, déclinées en six modèles, peuvent également permettre aux célibataires "de faire des rencontres" et aux autres "de jouer avec leur partenaire à des jeux coquins, culinaires et surprises", précise le site internet. La gamme, entièrement fabriquée à Mulhouse, s'échelonne à des prix allant de 99€ à 129€.

"Innovation permanente"

En septembre dernier, quatre mois après le lancement des maillots de bain connectés, la start-up mulousienne avait franchi la barre des 10 salariés.

Sa gérante, Marie Spinali, annonçait alors son credo: « l'innovation permanente en lien avec l'électronique, le numérique et le médical, le textile connecté sur mesure en lien avec la confection et la commercialisation de savoir-faire sous forme de brique technologique pour répondre aux demandes des autres fabricants de maillots de bain. »

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Eram présente les chaussures à couleur variable

2 Novembre 2015, 19:17pm

Publié par Grégory SANT

Présentée à l'état de prototype, la chaussure connectée est mise au point à Montjean-sur-Loire, dans le Choletais, par Eram. Selon les envies et grâce au smartphone, elle s'accordera à l'habit.

Dans l'usine de Montjean-sur-Loire du groupe Eram, on est « discret, mais pas fermé ». Profitant d'une visite de la manufacture rénovée, hier, la direction a dévoilé l'un de ses projets pour sa marque Eram, la chaussure dite connectée. « Elle fonctionne avec des fibres « intelligentes » qui remplacent les fibres textiles », indique Tiphaine Chateigner, responsable marketing.

L'objet en question, fait pour les dames, est une chaussure ouverte avec deux bandes qui entourent le pied. Ce sont justement celles-ci qui sont amenées à changer de couleur.

Deux leds dans la semelle

Deux leds (installés dans la semelle) peuvent refléter une infinité de couleurs. Une application smartphone qu'il suffit d'actionner à distance (par bluetooth) en propose une base de sept différentes. Toutefois, « on peut prendre la photo d'un vêtement et les chaussures prendront sa couleur. »

D'une autonomie de quatre à cinq heures, la chaussure est rechargeable. « En posant la chaussure sur une bobine, elle se recharge par une autre bobine placée dans la semelle », détaille Tiphaine Chateigner. Ainsi, ce système garantit l'imperméabilité et évite l'utilisation d'une prise apparente. « On peut imaginer plus tard que le système se recharge en marchant. »

Le prototype présenté a seulement quelques mois. Le projet développé par Phoceis, une agence de digitalisation basée dans le Nord, a été adopté le 17 février. Depuis, l'enseigne teste le concept dans ses murs de Montjean et ne l'a présenté qu'en octobre en salons. « Il y a un vif intérêt. Maintenant, l'enjeu est de l'industrialiser. ».

Eram, qui produit 1,2 million d'articles dans le Maine-et-Loire, dans ses usines de Montjean et Jarzé, attend que son produit soit perfectionné et testé. Avant de le retrouver en rayons, il faudra donc un peu de patience. « En réalisant un prototype, ça a levé des barrières. Mais en six mois, on n'a pas réussi à tout optimiser. »

Source : entreprise.ouest-france.fr

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Des drones pour une agriculture raisonnée

2 Novembre 2015, 19:12pm

Publié par Grégory SANT

Agriculture

Bosch s’intéresse de près à la robotique et notamment à celle qui fait avancer l’agriculture. L’entreprise allemande a mis au point un robot baptisé Bonirob, capable d’appliquer l’engrais et retirer les mauvaises herbes dans les champs. Pour une efficacité accrue, Bosch imagine une coopération de plusieurs Bonirob dans un essaim.

Bonirob est en mesure d’appliquer sélectivement des engrais ou d’éliminer les mauvaises herbes. Ce robot des champs autonome a été mis au point grâce à un partenariat entre la branche Deepfield Robotics de Bosch, Amazonen-Werke, constructeur allemand de machines agricoles, l’Université des Sciences Appliquées de Osnabrück ainsi que d’autres partenaires allemands. Il fait partie d’une projet plus global sur l’utilisation de nouveaux systèmes autonomes au service des techniques agricoles.

Alors que la plupart des travaux de recherche sur les robots terrestres portent sur une navigation en ligne droite, les scientifiques allemands ont travaillé sur une navigation autonome aléatoire. Cette dernière se base sur un capteur GPS et la cartographie en temps réel, pour permettre au robot de retrouver plus tard les zones ou les plantes mémorisées lors de son passage.

Avec ses capteurs de vision spectrale spécifiquement développée, Bonirob collecte de nombreuses données lors de ses déplacements. Grâce à des algorithmes d’apprentissage par arbre de décision, un des nombreux champs d’étude de l’intelligence artificielle, Bonirob sait ensuite trier les informations et agir en fonction. Pour arriver à ce résultat, l’équipe a créé une gigantesque banque d’images contenant des images de feuilles saines et des photos avec des mauvaises herbes. Correctement triées, ces images permettent ensuite à la machine de prendre une décision, en conditions réelles, sur la suppression ou non d’une mauvaise herbe. Les calculs de la machine évoluent également au fut et à mesure de ses propres prises de vue sur le terrain.

“Au fil du temps, en fonction des paramètres tels que la couleur des feuilles, leur forme et leur taille, Bonirob apprend à différencier de plus en plus précisément les plantes à garder et celles que nous ne voulons pas garder”, explique Amos Albert, directeur général de Deepfield Robotics.

Bonirob est dans un premier temps disponible en tant que plateforme pour la recherche. Les agriculteurs devront attendre encore un peu avant de pouvoir le tester. Deepfield Robotics es persuadé que dans les 20 à 30 prochaines années, le Bonirob va totalement changer l’agriculture telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Source : humanoides.fr

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Renault Mégane IV

2 Novembre 2015, 19:06pm

Publié par Grégory SANT

Présentée lors de l’édition 2015 du salon de l’automobile de Francfort, la dernière itération de la Renault Mégane (4ème du nom) se pose comme l’aboutissement du renouveau stylistique amorcé en 2009 par Laurens Van Den Acker, Directeur du Design Industriel de la marque au losange.

La Mégane 4 veut se poser comme le fer de lance de la montée en gamme de la marque, accompagnée dans sa tâche par les nouvelles Talisman et Espace.

Blog Esprit Design profite de ce lancement pour revenir, à travers les emblématiques éléments de design de cette icône du segment C, sur la stratégie design Renault.

Le “Cycle de la Vie” comme stratégie de design.

À la recherche en 2009 d’une plus grande cohérence dans sa gamme de véhicules et d’une valeur émotionnelle plus forte , la stratégie design Renault s’est appuyée sur une note d’intention radicale portée par pas moins de 6 concept cars lancés entre 2010 et 2013 et s’inspirant des émotions fortes de la vie.

Ces émotions étant symbolisées par une fleur comprenant 6 pétales et dont chaque pétale représente une étape importante du cycle de la vie.

Chaque pétale s’incarnant en un conceptcar, DeZir représentait ainsi le coup de foudre, Captur l’éveil au monde, RSpace la création d’une famille, Frendzy le travail, Twin’Run le jeu et enfin Espace “Initiale Paris” évoquait la sagesse.

Une identité affirmée.

Le renouveau du design de la gamme Renault a débuté avec la famille des petites citadines Clio, Captur et Twingo pour se poursuivre avec le tryptique “premium” Espace, Talisman et Mégane permettant à Renault de faire évoluer son image en la tirant vers le haut et d’affirmer une identité visuelle très forte.

Pour autant, la Mégane a très certainement été le véhicule Renault le plus complexe à concevoir pour les équipes du style de la marque. Appartenant à la catégorie consensuelle des “ berlines compactes ” elle est l’incarnation de la polyvalence automobile.

Elle n’hésite pas à faire le grand écart quant aux attentes liées à sa catégorie, compacte et spacieuse, puissante et économe, elle se pose en descendante directe des berlines familiales plus technologiques et statuaires du “Segment D” (à l’intérieur, Mégane reprend la vaste tablette verticale “ Teslalike ” de 8,7 pouces installée sur les dernières Espace, Kadjar et Talisman).

Intérieur de Mégane 4 et son imposante tablette de navigation verticale de 8,7 pouces.

Finitions intérieurs – Renault Megane 4

Difficile de renouveler un modèle qui s’est vendu à 6,5 millions d’exemplaires en repartant d’une page blanche. Souhaitant sortir de la révolution stylistique permanente engagée depuis des années à chaque génération de véhicule, la Mégane 4 fait évoluer le design de son aînée par touches.

La nouvelle ligne est plus basse, plus longue et aussi plus large.

Profil de Mégane 4 avec son épaulement arrière très prononcé et le galbe des portières typique de la nouvelle identité Renault..

Gagnant en horizontalité, Mégane 4 adopte une allure plus virile confirmant une “stratégie design” misant sur une identité visuelle plus forte et plus stable.

Mégane 4 gagne en muscles et en horizontalité sur sa proue, asseyant un peu plus sa stature.

L’identité de la Mégane 4 est ainsi plus affirmée sur ses faces avant et arrières (elle intègre la nouvelle calandre et la sa signature lumineuse “CShape” ) et des lignes plus tendues sur ses flancs, lui offrant la légitimité visuelle d’une montée en gamme du modèle.

Face avant de Mégane 4 avec sa nouvelle calandre et son logo surdimensionné. Les optiques CShape permettent d’élargir virtuellement l’avant du véhicule et centré l’attention sur la marque.

La volonté de rendre les nouvelles Renault identifiables au premier coup d’œil est sans aucun doute très réussi, avec ou sans logo d’ailleurs, le travail sur les optiques étant un élément de design très différenciant dans le parc automobile actuel.

Conscient que cette visée vers le premium est un “long shot” qui prendra beaucoup de temps, il incombe aujourd’hui aux designers Renault de capitaliser sur leurs succès pendant plusieurs années (comme les allemands dans les années 80’ et 90’) avant de pouvoir faire accepter par le grand public cette identité nouvelle, cette visée vers le premium étant devenue un relais de croissance critique pour les marques généralistes européennes.

Ce visuel met en avant l’élégante ceinture de caisse de Mégane 4, le décrochement, vers le haut, de la portière arrière permet d’amener le regard vers l’avant et d’asseoir le dynamisme de la berline.

On se demande aussi comment Renault va réussir à communiquer clairement sur ses ambitieux modèles Access, distribués en France sous la marque Dacia, mais badgés Renault à l’étranger, au risque d’apporter une confusion dans l’image complexe du généraliste.

Rencontre avec Franck Le Gall, Exterior Senior Designer sur Mégane 4.

Franck Le Gall devant des esquisses de designs extérieurs de Mégane 4.

Entretien à suivre également dans la vidéo suivante :

La nouvelle signature lumineuse est apparue sur l’Espace puis Talisman et maintenant Mégane.

– D’où vient ce geste d’encadrement optique présent sur les nouvelles gammes Renault et permettant une identification immédiate de la marque ?

Franck Le Gall: La forme en C (dit Cshape) de la signature lumineuse participe à renforcer la largeur de la voiture car elle est dessinée sur les « coins » de la voiture. Par ailleurs, le Cshape est un « cadre » qui entoure avec harmonie notre identité, notre calandre et notre logo. Quand le Cshape est allumé, il attire l’attention de loin et ainsi invite l’œil vers le centre de la voiture pour mettre en valeur le logo.

– Pour la première fois la nouvelle Renault Mégane n’est pas en rupture stylistique avec ses aînées. Pourquoi ?

Il est vrai que nouvelle Mégane n’est pas en rupture en terme de packaging comparée à la précédente, car Mégane est un bestseller chez Renault. Nous en avons vendu plus de 6 millions ! Il était donc important de pouvoir reconnaître une Mégane en terme de volume. Les proportions ont été améliorées : c’est un véhicule plus long (4 359mm, +64 mm), plus bas (1 447 mm, 25mm) et aux voies plus larges (1 591 mm soit + 47mm à l’avant, 1 586 mm, soit + 39mm à l’arrière) que Mégane 3.

– Va t’il y avoir une déclinaison « coupé » comme ce fut le cas sur les précédents modèles ?

Il n’y aura pas de déclinaison coupé 3 portes : c’est la raison pour laquelle on a dessiné une silhouette dynamique pour la Nouvelle Mégane. Une Mégane RS est à l’étude.

Franz Von Holzhausen actuel directeur du design de Tesla est passé comme Laurens Van Den Acker avant lui par la direction du design de Mazda, quelle influence peut avoir la marque américaine en terme de style et d’agrément de conduite sur un généraliste comme Renault? (ndlr on sent que les écrans de navigation Renault sont fortement inspirés par Tesla…)

Nous ne tirons pas notre inspiration chez Tesla mais d’une réelle réflexion de notre stratégie design inspirée des évolutions de marché.

A l’instar des besoins des consommateurs d’avoir des téléviseurs et téléphones portables aux écrans toujours plus grands, l’automobile s’adapte pour répondre aussi à ce besoin.

Par ailleurs, nous souhaitons proposé à nos clients un ensemble de prestations hightech positionnées autour du conducteur.

L’intérieur se veut épuré, ainsi, toutes les commandes de bases (radio, navigation) passent par ce contrôle central. Il faut donc des écrans plus grands pour plus de visibilité, plus de confort et plus de sécurité.

Source : blog-espritdesign.com

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