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La compétion source d'innovation

30 Juin 2017, 20:36pm

Publié par Grégory SANT

La compétion source d'innovation

Pour Éric Barbaroux, organisateur technique du deuxième Grand Prix de Formule électrique, qui s’est tenu en mai à Paris, un tel événement ne peut qu’être bénéfique au développement de la mobilité propre en ville.

Le deuxième Grand Prix de Formule électrique, qui s'est tenu à Paris en mai, a remporté un franc succès. Pas moins de 46 000 spectateurs sont venus assister sur deux jours à cette manche comptant pour le championnat du monde de la catégorie.

La Tribune de l'énergie a demandé à Éric Barbaroux, organisateur technique du deuxième Grand Prix de Formule électrique de Paris, en quoi l'organisation d'un tel évènement pouvait contribuer au développement de la mobilité électrique en ville.

La Tribune de l'énergie : Quel peut être l'impact d'un Grand Prix de Formule E, à Paris, sur le développement de la mobilité électrique ?

Éric Barbaroux : C'est en ville, surtout, que la mobilité électrique trouve tout son intérêt. C'est là que se concentre le plus gros de la pollution et où 90% des déplacements se font sur de petites distances. Rares sont les gens, dans les grandes villes, qui parcourent plus de cinquante kilomètres par jour.

L'intérêt est aussi d'amener le spectacle au plus près du consommateur, de se connecter avec ce public urbain qui est sur ce créneau « dernier kilomètre », où le véhicule électrique peut compter. Le fait d'être en ville nous permet un contact direct avec le consommateur, en particulier les futurs consommateurs que sont les jeunes.

LTDE : En quoi les performances de voitures de course peuvent-elles jouer sur le ressenti du consommateur ?

E.B. : Le Grand Prix est un navire amiral, où l'on pousse le bouchon le plus loin possible en matière de performance. La compétition a toujours été un vecteur d'innovations. L'essuie-glace, la ceinture de sécurité ou le frein à disque sont nés grâce à la compétition. Lutter pour être meilleur que le voisin, c'est un excellent banc d'essai pour la technologie. Et de plus en plus de constructeurs arrivent en Formula E.

 
 
 

La ville est aussi un environnement bien plus « sévère » pour les voitures qu'un circuit, avec des revêtements beaucoup plus contraignants, avec des trous. De gros progrès technologiques ont également été accomplis. Au lancement de la Formule E, il fallait deux voitures pour tenir l'intégralité d'une course. Cinq ans plus tard, une seule suffit. Nous avons réussi à doubler l'autonomie en gardant la même puissance.

LTDE : Ressentez-vous un intérêt croissant, au sein de la population, pour le véhicule électrique ?

E.B. : Avant, on ne voyait jamais de voitures électriques lorsque l'on sortait de chez soi. On en voit désormais tout le temps. Il y a une vraie prise de conscience. Beaucoup de concessionnaires avec lesquels nous discutons nous disent que les gens leur posent des questions sur les voitures électriques ce qui, là aussi, n'existait pas avant. Même s'il reste un certain nombre de contraintes, en particulier le prix à l'achat.

La micro-mobilité électrique, elle aussi, se développe. Certains constructeurs essaient désormais de l'intégrer dans leurs voitures électriques, avec une offre de trottinette, par exemple, dans la même idée qu'un petit bateau sur un plus gros.

Il y a quand même une vraie évolution possible dans la mesure où dans un foyer où il y a deux voitures, l'une d'entre elles peut très bien être électrique.

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Un réfrigérateur géant sans énergie en plein désert

30 Juin 2017, 20:33pm

Publié par Grégory SANT

Le Réfrigérateur géant qui marche sans électricité en plein désert depuis 2000 ans

De nos jours, chaque foyer a un réfrigérateur. Cela nous est normal de l’ouvrir pour prendre de la nourriture et de la boisson fraîche. Mais sans électricité, à quoi ressemblerait la vie sans réfrigérateur ?

Les habitants de l’ancienne Perse (dans l’Iran actuel) possédaient la capacité de réaliser un dispositif semblable aux réfrigérateurs, mais très grand et fonctionnant sans électricité.

Sa taille est impressionnante à observer. Cela paraît inimaginable qu’un frigo géant ait fonctionné en plein désert il y a 2000 ans.

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Il y a près de 2400 ans, la plus grande partie de la Perse était une terre aride et désertique. Cela a mené ses habitants à souhaiter des boissons fraîches dans les situations difficiles, particulièrement en été.

C’est à ce moment que des ingénieurs de l’ancienne Perse ont mis au point la technologie de conservation du froid, leur permettant d’utiliser des réserves de glace en été.

Ils ont appelé cette construction le Yakchal.

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Cet ancien réfrigérateur résistant aux transferts de chaleur possède un dôme creux d’une dizaine de mètres de hauteur. Sous le dôme se trouve un profond puits souterrain où placer la nourriture, et plus important de la glace. La technique des ingénieurs perses est de geler de la glace en hiver, puis de la stocker sous terre pour pouvoir l’utiliser durant l’été.

Les gens voulant des aliments et des boissons fraîches devaient descendre dans le puits, mais cela en valait la peine. Des boissons fraîches étaient disponibles dans le désert il y a 2000 ans, alors qu’elles ne sont aujourd’hui qu’un souhait irréalisable pour beaucoup.

 

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/06/frigo-ancien-4.jpg

frigo-ancien-4Au cours de l’hiver, de l’eau était amenée par un système de canalisation depuis les montagnes environnantes jusqu’au réfrigérateur Yakchal. Ces Yakchals étaient conçus pour permettre à de l’air d’entrer par le dessus du dôme jusqu’aux parties inférieures du Yakchal.

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Grâce à leur haut dôme conique, les Yakchals permettent à l’air chaud d’entrer et de ressortir. Les Yakchals gardent ainsi le froid tout au long de l’année.

Ces constructions étaient faites de sable, d’argile, de blanc d’œuf, de chaux, de cendres et de poils de chèvre.

Le mélange de ces ingrédients dans les bonnes proportions formait un mortier imperméable appelé Sarooj. En plus d’être imperméable le Sarooj permettait une bonne isolation, permettant de garder des blocs de glace toute l’année.

Pour renforcer les Yakchals, leurs murs pouvaient faire jusqu’à deux mètres d’épaisseur.

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Les habitants de l’ancienne Perse avaient ainsi la chance de pouvoir apprécier de la nourriture et des boissons fraîches durant l’été, particulièrement leur faludeh glacé typique.

Certains Yakchals sont encore debout aujourd’hui 2400 ans après leur construction. Les Iraniens modernes continuent d’utiliser ce réfrigérateur géant dans les cas où ils n’ont pas d’électricité.

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Station F : un incubateur pour 1 000 start-ups

30 Juin 2017, 20:28pm

Publié par Grégory SANT

 

Station F s'étale sur 34.000 mètres carrés dans le 13e arrondissement de Paris. Le campus de startups abrite un véritable mini-écosystème d'innovation.
Station F s'étale sur 34.000 mètres carrés dans le 13e arrondissement de Paris. Le campus de startups abrite un véritable mini-écosystème d'innovation. (Crédits : Station F)

 

Le président Emmanuel Macron inaugure ce jeudi Station F, l'immense campus parisien aux mille startups. Sa particularité ? Il réunit dans un même espace de 34.000 mètres carrés, un véritable écosystème d'innovation miniature, composé de startups bien sûr, mais aussi d'incubateurs, d'accélérateurs, d'investisseurs, de programmes privés et de la puissance publique. Tour d'horizon des 24 programmes annoncés, dont un révélé en exclusivité par La Tribune.

La French Tech a son vaisseau amiral. Ce jeudi 29 juin, le président de la République, Emmanuel Macron, inaugurera Station F, le plus grand campus de startups au monde. Un espace à 250 millions d'euros pensé par Xavier Niel (qui le finance sur fonds propres) et sa directrice Roxanne Varza, comme un véritable « écosystème à l'intérieur de l'écosystème ».

« L'idée est que les startups puissent trouver à Station F tout ce dont elles ont besoin : des programmes d'incubation et d'accélération, des bureaux, un réseau, des experts, l'accès à des investisseurs, à la French Tech ou encore à Bpifrance », expliquait Roxanne Varza, dans une interview exclusive à La Tribune en février dernier.

« The place to be » pour les incubateurs et accélérateurs

Même Station F s'emmêle les pinceaux dans les programmes qui feront partie de son immense campus. Le site indique ainsi 21 structures. Mais 23 ont déjà été révélés, la plupart étant des incubateurs ou des accélérateurs. La Tribune est également en mesure d'en ajouter un 24e, qui s'installera d'ici à la fin de l'année. Il s'agit de All Turtles, un startup studio mondial unique, à cheval sur San Francisco, Paris et Tokyo. Créé par le cofondateur d'Evernote devenu investisseur, Phil Libin, il est soutenu en France par Xavier Niel, qui a investi dans la structure via son fonds Kima Ventures.

Station F dispose, bien sûr de son propre incubateur, qui se concentre sur les jeunes startups françaises et du monde entier, sans thématique particulière, pour leur fournir conseils et ressources pour se développer.

Certaines structures existantes ont choisi de délocaliser un nouveau programme à Station F, à l'image du NUMA. L'incubateur situé dans le quartier du Sentier, dans le cœur de Paris, va lancer Scale Hub, un nouveau programme dédié aux startups internationales qui veulent conquérir le marché français. Dans la même catégorie, L'Usine IO, spécialisée dans l'accompagnement de projets dans le domaine du hardware, lance aussi Focus, son programme d'accélération de six mois destiné aux startups industrielles, notamment dans l'automobile connectée et autonome.

L'accélérateur parisien Schoolab s'associe quant à lui avec le pôle PEPITE Ile-de-France pour créer le programme Starter, à destination des étudiants et des jeunes diplômés inscrits au Statut National étudiant-entrepreneur en 2016-2017. La mission du nouvel accélérateur du réseau Impulse Labs, dédié aux nouvelles formes de mobilité, à la construction et à l'immobilier, sera de rapprocher startups et grands groupes pour co-construire la ville et les infrastructures de demain. L'accélérateur spécialisé dans la FoodTech, ShakeUp Factory, sera aussi présent.

Station F, une opportunité en or pour les entreprises françaises en quête de digitalisation

De nombreuses entreprises privées ont aussi décidé d'installer leurs programmes autour des startups à Station F. Une occasion inespérée pour elles de mieux se connecter à l'ensemble de l'écosystème, de voir leurs initiatives dans l'innovation récolter davantage de visibilité, et de garder un œil sur les startups voisines les plus prometteuses.

La pépite française du jeu vidéo, Ubisoft, qui subit les assauts de Vivendi qui veut en prendre le contrôle, lance ainsi à Station F son programme dédié aux startups dans le domaine du divertissement. De son côté, le géant du e-commerce vente-privee.com lance Impulse, son accélérateur spécialisé dans la Fashion Tech (les technologies dans le domaine de la mode). L'objectif est que ces startups, qui doivent exister depuis plus de 18 mois pour rejoindre le programme, puissent tester leur produit sur vente-privee.com et travailler avec ses partenaires. Les industriels ne sont pas en reste, puisque le géant de l'aéronautique et de la défense Thales dévoile lui aussi son programme d'incubation dédié aux startups dans le domaine de la cybersécurité.

Des géants internationaux de la tech aussi présents

Même des entreprises étrangères s'installent à Station F. Microsoft s'associe avec l'institut de recherche public Inria pour lancer un nouveau programme destiné aux pépites dans l'intelligence artificielle, tout comme l'américain Plug And Play, associé avec BNP Paribas pour développer un accélérateur dans le domaine de la Fintech et de l'Insurtech (les technologies dans la banque et l'assurance).

Amazon Web Services, la filiale cloud du géant de l'e-commerce, lance un bureau de mentoring destiné aux startups, dont beaucoup utilisent l'infrastructure d'AWS pour créer leur service. Le réseau social Facebook installe son Startup Garage, le tout premier incubateur corporate de l'entreprise, destiné à 12 startups autour de « projets valorisant les données pour créer des services utiles à la vie quotidienne, à la santé, aux transports et à l'éducation ». Autre américain à Paris, l'éditeur de logiciel Zendesk ouvre son accélérateur pour des startups matures du monde entier qui veulent révolutionner l'expérience client.

Quelques asiatiques sont aussi de la fête : le sud-coréen Naver, qui finance le fonds Korelya Capital dirigé par Fleur Pellerin, lance, avec sa filiale japonaise Line, le programme Space green, qui vise à accueillir une dizaine de startups européennes spécialisées dans la valorisation des contenus. Avec 80 postes de travail, cet incubateur sera le plus grand de Station F, à égalité avec celui de Facebook. Enfin, le chinois Serrinov lancera aussi son propre incubateur.

ONG, écoles et centres de recherches

Des acteurs publics, des ONG et des écoles ont aussi saisi l'opportunité d'être présents à Station F. Le réseau d'incubateurs Creative Valley, l'Institut Français de la Mode (IFM) et l'école Télécom Paris Tech s'associent pour développer un programme d'accélération pour les startups évoluant dans les industries créatives. Deux autres réputées seront de la partie : HEC, qui lance un incubateur multisectoriel, et l'école de management Edhec, qui installe à Station F une antenne de son incubateur Eye.

Dans le domaine de la santé, l'Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière (ICM) hébergera les startups de son incubateur iPEPS sur le campus. Le secteur de l'automobile sera représenté par le nouvel incubateur du Conseil National des professionnels de l'automobile (CNPA), en partenariat avec l'accélérateur Via ID. Les startups de l'industrie 4.0 pourront quant à elles intégrer l'accélérateur hardware de l'association des anciens de l'école des Arts et Métiers.

Enfin, une ONG internationale, Ashoka, saute le pas en lançant Ashoka Village, un accélérateur dédié aux startups spécialisées dans l'innovation sociale.

 

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Mesurer un objet avec iun iPhone c'est possible

27 Juin 2017, 18:44pm

Publié par Grégory SANT

 

Aujourd’hui, deux applications ont été présentées. La première se nomme AR Measure et permet de simuler un mètre pour mesurer un objet. Dans l’exemple ci-dessus, la caméra de l’iPhone permet de mesurer avec précision la diagonale d’un tableau. On voit ensuite la mesure d’une armoire avec la hauteur au début et la largeur ensuite.

Le fonctionnement est simple : l’utilisateur dégaine son iPhone, lance AR Measure, clique sur le premier élément qu’il veut mesurer, dirige son iPhone vers un autre élément et clique à nouveau. L’iPhone va automatiquement faire le calcul et indiquer la distance. Une autre application similaire se nomme ARuler. L’idée est la même, une vidéo de présentation est disponible sur Twitter.

iOS 11 est actuellement en bêta auprès des développeurs, les utilisateurs auront le droit à une bêta publique cette semaine (normalement). Les applications profitant d’ARKit ne sont pas proposées au public pour l’instant, les développeurs font encore leurs tests. Mais elles devraient apparaître dès septembre, mois où iOS 11 sera disponible en version finale.

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Un pont pour vélos en impression 3D

27 Juin 2017, 17:43pm

Publié par Grégory SANT

Un pont pour vélos en impression 3D
Un pont pour vélos en impression 3D
Un pont pour vélos en impression 3D
 

Aux Pays-Bas, l’Université de Technologie d’Eindhoven a commencé à construire un pont imprimé en 3D de 8 mètres pour les vélos dans la ville de Gemert. Elle travaille avec l’entreprise de construction Royal BAM Group pour mener à bien ce projet.

Avec un quart de leur territoire situé en dessous du niveau de la mer, les Pays-Bas sont marqués par la présence de nombreux lacs et canaux et donc de beaucoup de ponts. Le pays n’hésite pas à se tourner vers la fabrication additive pour les construire : on se souvient du pont en acier imprimé en 3D par MX3D en plein cœur d’Amsterdam.

Ce nouveau pont, conçu par l’entreprise Witteveen+Bos et construit par l’Université de Technologie d’Eindhoven et le groupe BAM, sera en béton précontraint et renforcé et permettra aux vélos de traverser le Peelsche Loop, un des canaux de la ville. Il mesurera 8 mètres de long et 3,5 mètres de large. Un projet qui rappelle la passerelle imprimée en 3D au nord de Madrid de 12 mètres de long.

La construction est fabriquée en différentes parties d’un mètre à partir d’un mélange de béton et de mortier avant d’être montée sur place. Les sections imprimées en 3D seront placées entre les deux têtes de pont et fixées avec des câbles ultra résistants. Un des éléments clés de ce projet est le matériau d’impression utilisé, un béton spécialement formulé qui peut conserver sa forme une fois imprimé.

pont imprimé en 3D

L’imprimante dépose le béton couche par couche

Theo Salet, professeur à l’IUT d’Eindhover explique : « Nous avons fait beaucoup de tests pour voir comment le matériel réagissait et se comportait. Ce qui est intéressant avec l’impression 3D est qu’on a besoin de moins de béton, vous utilisez juste ce dont vous avez besoin. En plus, il y a moins d’émissions de CO2. »

Les porteurs du projet cherchent aujourd’hui à aller plus loin et voir comment ils pourraient imprimer directement le pont sur place au lieu de le pré-fabriquer. Cela permettrait de réduire le temps de construction et l’impact environnemental. Le pont devrait être prêt en septembre 2017.

 

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Les créations surprenantes de Justyna Wołodkiewicz

26 Juin 2017, 19:43pm

Publié par Grégory SANT

 

L’artiste Justyna Wołodkiewicz mélange la broderie avec des formes abstraites d’argile afin de produire des œuvres tridimensionnelles.

Ses oeuvres abstraites sont de véritables petits bijoux de finesse et de créativité, si cela vous plait vous pouvez aller faire un tour sur la boutique en ligne de Justyna Wołodkiewicz.

Pour en savoir plus: Justyna Wołodkiewicz

 

Photos © Justyna Wołodkiewicz

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Un écran géant OLED souple par LG

26 Juin 2017, 19:33pm

Publié par Grégory SANT

Un écran géant OLED souple par LG

Le constructeur coréen LG Display offre une nouvelle démonstration de sa maîtrise des technologies d'affichage avec un écran Oled Ultra HD de 77 pouces, à la fois souple et transparent.

En 2014, LG Display dévoilait deux prototypes d'écrans Oled. L'un offrant un taux de transparence de 30 %, l'autre flexible, pouvant supporter un rayon de courbure de 30R. À l'époque, le constructeur sud-coréen promettait d'unir ces deux technologies et de proposer des écrans Oled Ultra HD flexibles et transparents pour 2017.

Promesse tenue puisque l'entreprise vient de dévoiler un écran Oled de 77 pouces à la fois flexible et transparent. Cet écran unique en son genre peut être courbé à 80 degrés et bénéficie d'une transparence de 40 %. Sa résolution Ultra HD affiche 3.840 x 2.160 pixels.

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Quoi de neuf au salon du Bourget ?

23 Juin 2017, 18:22pm

Publié par Grégory SANT

Avec ses 80 000 m2 de halls et 35 000 m2 de chalets, le salon du Bourget, dont la 52 e édition se tient jusqu'au 25 juin, présente les dernières innovations dans le secteur de l'aéronautique et du spatial. En voici quelques-unes, que la rédaction d'Industrie et technologies a sélectionnées.

Le pneu connecté de Michelin et Safran

C’est une innovation qui pourrait intéresser plus d’un avionneur. Michelin et Safran Landing Sytems ont profité du salon du Bourget, à Paris, pour présenter leur nouveau projet : un pneu connecté destiné à faciliter les opérations de maintenance au sol. Baptisé PresSense, celui-ci embarque un capteur électronique, intégré à la fin du processus de fabrication. Il permet de récolter les informations relatives à la pression des pneumatiques et les transmet directement sur un smartphone ou un lecteur. Un procédé allégé par rapport aux opérations de contrôle classiques. Les pressions de gonflage dépassant les 15 bars, l’opérateur doit normalement mesurer la pression sur la valve à l’aide d’un manomètre. Un procédé intrusif, qui exige habituellement l’intervention manuelle d’un technicien certifié. “Avec ce nouveau système connecté, tout le monde pourra effectuer ce contrôle. Même le pilote. Il suffira d’approcher le lecteur près de la puce RFID, passive, pour l'activer”, se félicite l’un des techniciens du projet. Afin d’anticiper d’éventuelles complications, le dispositif, doté d’une capacité de mémoire, permet également d’accéder à l’historique des 5 dernières mesures. Et pourrait, à terme, rendre possibles des services de maintenance prédictive. En moyenne, un avion décolle et atterrit entre 10 et 12 fois par jour. “Cette solution doit permettre un vrai gain de temps”, estiment les partenaires, qui annoncent une commercialisation en 2019.

 

Le drone sur mesure de Neva Aerospace

Avec son drone adaptable, le consortium européen Neva Aerospace entend offrir une solution de transport pratique et économique aux entreprises. Baptisé Eole, le drone, qui dénombre 4 moteurs à l’origine, peut en intégrer 6 de plus afin, par exemple de soulever une charge plus lourde. “Il suffit de connaître le poids de l’objet à soulever, et d’adapter le nombre de turbines en conséquence”, explique David Brotherton-Ratcliffe, le directeur scientifique. Outre le nombre de moteurs, il est également possible de jouer sur la puissance de ces derniers. Trois types de turbines sont ainsi proposés : Athéna peut soulever entre 2,5 et 4 kg. Hermès entre 5 et 8 kg, et Cerès de 9 à 15 kg. “Au lieu d’avoir une douzaine d’Athènes, on peut concevoir un drone doté de 4 Hermès…”, détaille le directeur scientifique. Si le drone civil peut soulever jusqu’à 25 kg, sa version militaire est conçue pour supporter jusqu’à 50 kg. La plateforme, reliée par un fil à un générateur, peut voler jusqu’à 30 mn sans interruption. Et être utilisée en intérieur comme en extérieur. Ses hélices, entourées d’une gangue, ne présentent pas de danger pour l’homme. Sa caméra embarquée permet également à Eole de mener des opération de surveillance.

Le dernier-né de la gamme, le drone Vlinder, mérite également le coup d’oeil. S‘il n’est pas modulable, ce drone, qui intègre un ensemble de turbines lui assurant puissance et stabilité, est doté d’une plus grande autonomie et capacité de poussée. Il peut en effet emporter jusqu’à 150 kg, et se maintenir en vol 40 minutes. Surtout, il peut s’agrémenter d’un bras robotisé afin d’effectuer des missions de maintenance en zones difficiles d’accès par exemple.

La voiture volante d’Aeromobil

Lignes arrondies et épurées, robe jaune et noire… La voiture volante de l’entreprise slovaque Aéromobil ne passe pas inaperçue au salon du Bourget. Exposée au Paris Air lab, l’espace dédié aux innovations, cet avion bi-place, en matière composite, transporte aussi bien ses passagers sur terre que dans les airs. Ses ailes, d’une envergure de 8,8 m, sont en effet conçues pour se replier à l’horizontale afin de s’intégrer dans le trafic routier. Mais cette flexibilité ne permet pas de s’insérer ou de s’extraire directement d’une route embouteillée. Il faudra tout de même prévoir une piste pour atterrir ou décoller. Sur route, cette guêpe motorisée peut atteindre les 160 km/h. Et filer jusqu’à 200 km/h dans les airs. Elle peut embarquer 240 kg de charge utile (passager compris). Les plus téméraires devront passer un permis de pilote avant de l’étrenner. Et pour cause : il faudra pouvoir se repérer sur le tableau de bord, hybride, qui réunit aussi bien les instruments relatifs à la conduite routière qu’aérienne. Le volant, lui, se double d’un manche afin de pouvoir voler.

Une plateforme de réalité virtuelle pour la formation des opérateurs

Et si les professionnels misaient eux aussi sur la réalité virtuelle ? Dans son châlet du salon du Bourget, Dassault systèmes présentait l’un des volets de sa plateforme 3D experience, réalisée dans le cadre d’un partenariat avec l'université de Wichita (Kansas) et l'Institut Américain de Recherche Aéronautique. Celle-ci doit permettre aux acteurs industriels d’accélérer et améliorer la conception de leurs produits en numérisant toutes les étapes de la chaîne de fabrication. Jusqu’à la formation du personnel, chargé de mener des opérations de maintenance sur le terrain. L’une des missions proposées par Dassault lors de sa démonstration proposée au salon du Bourget : monter un drone sur le terrain. Coiffé d’un casque de réalité virtuelle et muni d’une manette dans chaque main, l’opérateur doit saisir les pièces qui se présentent, modélisées, à ses pieds, et les assembler au carénage du drone qui se présente face à lui. Afin de mieux le guider dans ses mouvements,plutôt qu’une notice de montage, c’est une forme qui lui apparaît en transparence là où la pièce doit être positionnée. Avec un peu d’entraînement et de dextérité, la pièce s’emboîte parfaitement. Il suffit alors de valider l’action d’une pression sur le bouton de la manette. Et de vérifier, une fois le drone entier assemblé, toutes les étapes de la check list, elle aussi dématérialisée. Le drone peut alors s’envoler.

 

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Se prépare-t-on à la guerre spatiale ?

23 Juin 2017, 18:16pm

Publié par Grégory SANT

Se prépare-t-on à la guerre spatiale ?

 L'empereur Palpatine n'a qu'à bien se tenir: les Etats-Unis ont, depuis vendredi 16 juin, un "général de l'espace". Si l'information, rapportée par Le Point, peut faire sourire, elle montre en réalité à quel point l'orbite terrestre est devenue une zone de conflit potentiel entre la Chine, la Russie et les Etats-Unis.

 

Et dont la situation évolue très vite. Tellement que des parlementaires américains ont officiellement demandé, jeudi 22 juin, qu'un "Space corps" soit créé. Celui-ci fonctionnerait, comme la Navy, les Marines et l'Air Force, de manière plus indépendante du ministère de la Défense américain. Ce qui lui permettrait d'être plus souple et plus à même de s'adapter rapidement aux nouvelles technologies de l'espace.

 

Car avec le temps, l'armée américaine est devenue très dépendante de l'avantage technologique procuré par sa domination spatiale, notamment de son réseau satellite. 250.000 systèmes militaires américains dépendent du GPS, rappelle Motherboard.

 

Or, ces dernières années, la Russie et la Chine ont démontré à demi-mot qu'ils étaient capables de s'attaquer à ce réseau orbital.

Satellite kamikaze et d'abordage

 

Ainsi, la Chine avait envoyé un missile détruire un de ses vieux satellites, démontrant sa capacité à atteindre ces précieux vaisseaux orbitaux. Depuis, d'autres tests ont été effectués de manière plus subtile (le but étant de rater un satellite de peu, pour ne pas faire de vague).

En 2016, le pays a également lancé un satellite de test équipé d'un bras-grappin permettant de s'accrocher à d'autres satellites. Le but officiel est de lutter contre les débris spatiaux, mais un tel outil pourrait être utile pour détruire un équipement étranger.

La Russie travaille également sur des satellites capables de changer d'orbite pour aller à la rencontre d'objectifs. En 2014, le pays a lancé un satellite, Kosmos 2499, suspecté d'être un tueur de satellite, une sorte de kamikaze qui se placerait sur l'orbite d'un objet ennemi. La différence de vitesse suffirait à les éliminer tous les deux. Mais on peut aussi imaginer des objets capables de faire de petits mais terribles dégâts (en détruisant les antennes, par exemple, pour l'empêcher de communiquer).

Pour tous ces exemples, les Etats n'ont jamais reconnu le côté militaire de leurs expérimentations, invoquant de simples recherches scientifiques.

Réponse américaine à base de canons lasers

Mais cela n'a pas empêché les Etats-Unis de réagir. Le missile chinois de 2007? L'année suivante, les Etats-Unis font de même. Avant même la nomination du général de l'espace, l'Air Force disposait d'un centre de commandement spatial. Et il est en train de gonfler.

Ainsi, en 2016, le budget du département de la Défense consacré à l'espace a gonflé de 5 milliards de dollars. Il existe même une équipe, appelée "agresseurs de l'espace" dont le travail est de simuler un conflit orbital. Aussi, depuis 2014, l'US Air Force a déployé un petit réseau de satellite destiné... à surveiller ce qu'il se passe en orbite.

Les Etats-Unis disposent aussi de leurs armes spatiales, avérées ou supputées. En 2010, l'armée américaine réussissait à détruire un missile balistique avec un rayon laser. Plus récemment, en 2015, une société privée a annoncé travailler sur un drone équipé d'un canon laser, similaire mais cinq fois plus puissant que celui posé sur ce navire de l'US Navy:

Ces dernières années, il y a également eu beaucoup de spéculations sur l'utilisé du vaisseau spatial top-secret X-37B (même si les experts ne pensent pas qu'il puisse servir d'arme orbitale).

Cyberguerre orbitale

Mais si ces moyens existent, il est possible qu'à l'instar des bombes nucléaires aujourd'hui, ils ne soient pas utilisés. Car les conséquences seraient catastrophiques à cause des débris libérés dans l'espace. Rien que l'essai chinois de 2007 a engendré plus de 1600 débris qui gravitent autour de la Terre, sur plusieurs orbites différentes, à des dizaines de milliers de kilomètres-heure. Or, l'espace est déjà bien saturé de poubelles volantes:

Une destruction massive d'un réseau de satellites pourrait donc handicaper toutes les nations terrestres, y compris l'agresseur. C'est pour cela que le chercheur Deganit Paikowsky, interrogé par Motherboard, pense que la guerre de l'espace se fera à coups de piratage informatique.

"Ne pas utiliser d'attaques cinétiques est une question de durabilité et de sécurité pour l'environnement spatial", explique-t-il. "Les cyberattaques sont en train de devenir plus susceptibles d'être utilisées contre des systèmes spatiaux".

Espérons en tout cas que des armes bien réelles ne seront jamais utilisées en orbite. Car le scénario de "Gravity" d'une réaction en chaîne de débris n'est pas exclu. A vrai dire, il a même un nom: le syndrome Kessler. L'idée: si des débris se mettent à s'entrechoquer avec d'autres et à se diviser, la situation pourrait être telle qu'il ne serait plus possible de quitter l'atmosphère.

Déjà, la Nasa estime que d'ici 2025, n'importe quel objet lancé dans l'espace sera percuté par au moins un débris. L'espace aurait plus besoin d'une coopération internationale que d'une guerre orbitale.

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Voliro : un drone très agile

23 Juin 2017, 18:13pm

Publié par Grégory SANT

 

Des étudiants suisses sont parvenus à créer une innovation en matière de drone : il s’agit de Voliro, un type de drone multirotor spécifique dans la mesure où ses six rotors sont capables de pivoter à 360 degrés. Cela permet de la sorte d’effectuer à peu près n’importe quelle figure. Mais ce n’est pas le seul objectif.

Les drones multirotors, en plein essor

Les drones multirotors ont atteint aujourd’hui un niveau de popularité important parmi le grand public. Si les drones à quatre ou six rotors ne sont pas rares et sont particulièrement rapides, ils ne sont par contre pas réputés pour leur flexibilité, du fait de leurs rotors fixes.

C’est la nouveauté qu’apporte Voliro, un drone conçu par des étudiants de Zurich. Avec ses six rotors qui fonctionnent de manière indépendante et qui peuvent pivoter à 360 degrés, quasiment toutes sortes de figures peuvent être réalisées par ce drone.

Six rotors indépendants pour un maximum de liberté : l’innovation Voliro

Avec six rotors indépendants et la possibilité de contrôler séparément la position et l’orientation de l’appareil,  Voliro bénéficie d’une liberté de mouvement incroyable, ce qui lui permet de réaliser des choses assez exceptionnelles : vol sur le côté, à l’envers, demi-tour sur lui-même…

Mais l’objectif de Voliro n’est pas seulement d’effectuer des pirouettes. L’un des objectifs de ce drone d’un nouveau genre est la surveillance de bâtiments et d’infrastructures, et cela grâce à la possibilité pour ce drone de voler en parallèle à un mur.

En attendant, Voliro soulève d’autres questionnements. Ainsi, on peut s’interroger sur le niveau de maîtrise nécessaire pour piloter manuellement l’engin, sachant que les drones multirotors ne sont pas réputés faciles à contrôler. Avec ses six rotors indépendants, on peut se demander s’il n’y aura pas besoin au final de deux opérateurs. En effet, au vu de la complexité de ce drone multirotor, la question peut se poser.

 

 

Système d’assemblage du système Voliro

 

 

 

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