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Une voiture de police autonome par Ford

30 Janvier 2018, 17:56pm

Publié par Grégory SANT

 

Le constructeur Ford a récemment enregistré un brevet portant sur une voiture de police autonome. Dans le futur, les chauffards se feront peut-être arrêter par des robots.

Dans un futur plus ou moins proche, des infractions au Code de la route seront peut-être gérées par des voitures de police sans agent à l’intérieur. C’est ce que suggère un brevet récemment enregistré par Ford, qui songe à un véhicule autonome capable de faire appliquer la loi. Ce n’est qu’une réflexion, bien sûr, et rien n’indique que ce futur existera bel et bien un jour. Mais le fait est que les constructeurs envisagent le développement d’intelligences artificielles susceptibles de remplacer l’humain dans des situations nécessitant tout de même un soupçon de psychologie.

Une voiture de police robot

La technologie de Ford s’articulerait donc autour d’un véhicule de police autonome qui pourrait détecter des infractions de lui-même ou en coordination avec d’autres capteurs situés sur la route (des caméras de surveillance, des radars et même les feux tricolores). Pour sanctionner un chauffard, cet outil à disposition des forces de l’ordre serait apte à communiquer avec la voiture du coupable pour envoyer des messages au conducteur, vérifier son identité et signaler une verbalisation.

En tout cas, l’algorithme serait suffisamment évolué pour déterminer la nature de l’infraction et quelle(s) sanction(s) il est nécessaire d’appliquer (si sanction il doit y avoir). Le véhicule en question serait susceptible de se cacher pour devenir un radar mobile. C’est difficile de faire plus dissuasif.

En se projetant un peu et au regard d’une intelligence artificielle aussi puissante, on peut penser que ce Robocop aura la possibilité de prendre le contrôle d’un véhicule connecté à distance en cas de refus d’obtempérer. A priori, on en est encore loin.

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Samsung imagine une combinaison de sécurités biométriques

30 Janvier 2018, 17:54pm

Publié par Grégory SANT

 

 

 

Mais bien entendu, tout ceci est à prendre avec des pincettes, même si d’autres

Est-ce la réponse de Samsung au FaceID de l’iPhone X ?

A moins d’un mois du Mobile World Congress, le salon à Barcelone durant lequel Samsung présentera le Galaxy S9 et le S9+, de plus en plus d’informations fuitent sur ces nouveaux smartphones hauts de gamme. La keynote de Samsung sera particulièrement intéressante dans la mesure où les S9 et S9+ seront les premiers hauts de gamme Samsung à sortir après l’iPhone X d’Apple.

Et justement, on apprend que Samsung pourrait présenter une nouvelle fonctionnalité de reconnaissance faciale appelée ‘Intelligent Scan Biometrics’ pour contrer le FaceID de l’iPhone X.

Le géant coréen propose déjà la reconnaissance faciale sur ses précédents modèles (ainsi qu’un scanner d’iris). Mais pour le moment, Samsung a estimé que cette fonctionnalité n’est pas suffisamment fiable pour qu’on l’utilise pour valider des paiements, alors qu’Apple se fie complètement au FaceID, au point de ne pas mettre de scanner d’empreintes sur l’iPhone X.

Mais en utilisant à la fois le scanner d’iris et l’ancienne reconnaissance faciale, Samsung aurait développé la fonctionnalité « Intelligent Scan » qui permet d’avoir plus de sécurité et plus de précision.

Pour le moment, cela n’est bien évidement pas officiel

L’info provient du site SamCentral (largement relayé par la presse high-tech) qui a analysé la dernière beta d’Android Oreo pour le Galaxy Note 8. Selon cette découverte, Samsung utiliserait « le scanner d’iris et la reconnaissance faciale ensemble pour de meilleurs résultats même en faible ou très fort éclairage ». Une vidéo mise en ligne sur YouTube donne également un aperçu du fonctionnement.

 

 

Mais bien entendu, tout ceci est à prendre avec des pincettes, même si d’autres éléments suggèrent qu’après la sortie de l’iPhone X (et de son FaceID), Samsung compte miser sur une meilleure reconnaissance faciale. En effet, le SoC Exynos 9810 qui sera utilisé par certaines variantes du S9 et du S9+ est conçu pour mieux supporter cette fonctionnalité.

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Poietis imprime réalise des bio-impression 4D par laser

29 Janvier 2018, 19:17pm

Publié par Grégory SANT

 
Innovation : le Bordelais Poietis commercialise le premier… tissu de peau humaine
La société pessacaise Poietis vient d’annoncer la mise sur le marché d’un tissu de peau humaine produit par bio-impression. Une révolution, sur laquelle elle a pris une longueur d’avance sur ses concurrents américains. Des développements, qui vont l’amener à accroître ses effectifs

C’est une étape majeure dans le développement de cette pépite de la métropole bordelaise. Poietis, société leader des solutions de bio-impression 4D par laser, lance son premier premier modèle de
peau totale humaine bio-imprimé : Poieskin.

L’annonce a été faite par le Dr. Fabien Guillemot, président et directeur scientifique de Poietis à l’occasion de la conférence « Additive Manufacturing Strategies » à Washington aux Etats-Unis, où il participait avec un panel d’experts à une table ronde sur le futur de l’impression 3D en médecine.

 
Une reproduction révolutionnaire de la peau humaine

Grâce à l’utilisation de la plateforme de bio-impression développée par Poietis, qui a recours à des solutions originales de conception assistée par ordinateur, la fabrication de Poieskin sera facilement reproductible et flexible, et les caractéristiques du modèle pourront être personnalisées. 

Pour rappel, la bio-impression 4D consiste à programmer l’auto-organisation tissulaire en concevant des organisations de constituants de tissus (cellules et matrice extracellulaire) qui évoluent de façon contrôlée jusqu’à faire émerger des fonctions biologiques spécifiques.

Ce modèle permettra notamment l’évaluation des ingrédients et des produits finis cosmétiques et renforcera l’ensemble des méthodes alternatives à l’expérimentation animale. Les premières ventes des modèles se feront à partir de début avril pour des clients européens, et il sera possible de pré-commander des premiers échantillons de Poieskin dès les prochaines semaines.

 

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La maison du futur par Orange Labs

29 Janvier 2018, 19:15pm

Publié par Grégory SANT

  • De salle en salle, dans les pas des ingénieurs « maison », on explore les potentiels usages de demain. Comme ici le miroir de la maison intelligente et sensible, auprès de Sylvain Marrec et Stéphane Allain.

Reflet du monde digital de demain, ce miroir imaginé à Orange Labs esquisse la maison de demain. Une innovation parmi bien d'autres, mises au point par ces chercheurs « maison ».

Et si ce miroir était le reflet de notre home, sweet home de demain ? Campés devant la glace, dans une pièce à Orange Labs à Lannion, Sylvain et Stéphane en font la démonstration. « Stéphane rentre chez lui, décrit son collègue. Au moment de passer devant son miroir, celui-ci le reconnaît et fait apparaître ses photos de famille. Par commande vocale, Stéphane demande ensuite le lancement de sa playlist favorite. Puis l'affichage des résultats sportifs du week-end, qui s'inscrivent sur le miroir. »

Le quotidien de demain

Les deux ingénieurs ne sont pas les seuls à se prêter au jeu de la mise en scène : hier, Orange Labs est en effervescence. Devant un public d'élus, de partenaires et d'institutionnels, plusieurs chercheurs se livrent à des démos de technologies « maison ».

« Sur les 45 innovations présentées à notre grand salon de la recherche, le mois dernier à Châtillon (Hauts-de-Seine), 22 d'entre elles étaient portées par des chercheurs lannionnais ou les impliquaient », revendique Christian Gacon, le directeur du site d'Orange Lannion. « C'est l'occasion pour nous de montrer les projets dont on est le plus fier, et de rendre perceptible le quotidien de demain »,ajoute Nicolas Demassieux, le directeur de la recherche du groupe.

Au rythme de ces démos, on se projette « dans les 5-10 ans à venir ». Comme avec ce miroir intelligent, intégré dans une maison qui le sera tout autant. « L'enjeu est d'aller plus loin que la maison intelligente, avec la maison dite sensible. »

Sensiblement la même chose, non ? « Pas vraiment, car elle sera basée sur le principe de l'anticipation de nos besoins : en proposant de commander un taxi à l'heure d'un rendez-vous, d'établir la liste de courses de la maisonnée en fonction du nombre d'occupants... » Avec, pour verrouiller le tout, le souci d'un équipement digne de confiance : « Nous devrons garantir la stricte protection de la vie privée, au moyen de technologies garantissant la confidentialité ».

 

En toute confidentialité

D'où un certain sens de l'adaptation pour cet « assistant domestique » ou « majordome numérique » comme on pourrait l'appeler. « Des capteurs placés dans la maison permettront de détecter tout nouvel entrant dans la maison, et d'identifier s'il est ou non de la famille,détaillent Sylvain Marrec et Stéphane Allain, au pied de leur miroir. Au besoin, cet assistant cessera d'afficher aux yeux de tous les infos trop personnelles, comme ces relevés bancaires que monsieur consultait à partir de son miroir. Ils seront illico basculés sur son mobile. »

Pour mettre sur pied ce projet et de nombreux autres, qu'il s'agisse de maison intelligente, de 5 G ou d'objets connectés, Orange Labs croise les technologies. « On puise dans les champs de compétences de nos chercheurs. Intelligence artificielle, sécurité, objets connectés, commande vocale... »

Mis en commun, leurs savoir-faire permettent d'esquisser les technologies qui pourraient enrichir un jour (plus ou moins proche) l'offre d'Orange. « Un décloisonnement sur lequel on met l'accent actuellement », explique-t-on à Orange, dont l'enjeu est d'ouvrir la voie à des modèles d'affaires innovants.

 

A Lannion, ils mettent en lumière l'amoule de demain

Et si on imaginait un usage supplémentaire pour les ampoules ? « Connectées à leur environnement, elles peuvent ouvrir la voie à une multitude de possibilités », résume Cédric Seureau. L'ingénieur l'illustre par l'exemple : « En connectant les réverbères d'un quartier aux lumières d'un pédibus, on peut imaginer qu'au moment du passage des enfants, les réverbères situés plus loin baissent enintensité pour alimenter provisoirement les lumières éclairant le passage des enfants, qui est très ponctuel ».

Pas de la science-fiction

Avec lui, les têtes chercheuses d'Orange phosphorent sur la mise en réseau deces multiples objets qui nous entourent (à la maison, dans l'industrie, dans nos villes...). L'idée étant de les indexer sur une plateforme de recherche - taille XXL - baptisée « Thing'in ». Selon les situations, ces objets pourraient alors être sollicités et mis en interaction les uns avec les autres, pour répondre à différentes situations.

« L'une d'elles pourrait être une situation d'urgence, proposent deux chercheurs. Nous sommes dans une entreprise en proie à un incendie dans l'une de ses salles, simulent ces ingénieurs. L'alerte aux salariés va consister à changer la couleur de toutes les ampoules, qui sont reliées les unes aux autres, et à envoyer un message sur tous les écrans de l'entreprise. »

Et ce n'est pas de la science-fiction : ce scénario pourrait être le protocole à suivre demain en cas de sinistre. « On pourrait même aller plus loin en utilisant ces mêmes ampoules pour guider les services de secours jusqu'au foyer de l'incendie. »

Source : ouest-france.fr

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Gecko Biomedical : impression 3D de biopolymères chirurgicaux

29 Janvier 2018, 19:10pm

Publié par Grégory SANT

 

Gecko Biomedical, une entreprise parisienne qui a développé une plateforme de biopolymères chirurgicaux adhésifs, a reçu un investissement de 6 millions d’euros du Programme d’Investissements d’Avenir afin d’accélérer l’industrialisation de ces biopolymères imprimés en 3D. Ils seraient utilisés pour la reconstruction de tissus et le traitement de nerfs périphériques.

Depuis 2013, Gecko Biomedical développe une plateforme exclusive qui lui permettrait d’imprimer en 3D des biopolymères synthétiques qui aideraient à la reconstruction de tissus. Les matériaux, biocompatibles et biorésorbables, ont été conçus pour adhérer aux tissus internes pendant une opération chirurgicale pour faciliter la reconstruction naturelle des tissus du patient. Une solution qui rejoint de près la bio-impression, capable de créer des structures à partir de matériaux organiques.

gecko biomedical

Gecko Biomedical compare les matériaux imprimables en 3D à une sorte de colle qui pourrait aider à la reconstruction tissulaire pendant et après la chirurgie. Cette colle durcirait sous l’effet d’une lumière spécifique et remplacerait ainsi les sutures. Un gain de temps non négligeable lors d’une opération chirurgicale. 

Les 6 millions d’euros ont été accordés dans le cadre d’un appel à projets industriels d’avenir (PIAve) par la banque d’investissement bpifrance. “Ce financement nous permet d’accélérer notre industrialisation et de nous doter d’un site de production unique à l’échelle mondiale, déclare le CEO de Gecko Biomedical, Christophe Bancel. Sur ce site, des procédés de toute dernière génération seront mis en œuvre afin de produire l’ensemble de nos polymères liquides en conditionnement individuel, stérile, prêt à l’utilisation par les chirurgiens.”  L’entreprise française serait en effet en pleine construction d’une usine de 1 150 m2 à Roncq qui comprendrait notamment un laboratoire d’analyse de plus de 140 m2 et quatre salles blanches de 300 m2.

 
gecko biomedical

Christophe Bancel, CEO de Gecko Biomedical

Christophe Bancel poursuit : “Nous allons aussi accélérer un deuxième pan de notre stratégie avec le développement industriel et clinique de notre plateforme d’impression 3D d’implants flexibles, biorésorbables, et de haute résolution en capitalisant sur nos polymères en tant que résine biomédicale, mais aussi en optimisant des techniques d’impressions 3D de toute nouvelle génération.”

Grâce à ce financement, Gecko Biomedical espère que sa plateforme grandira davantage. Elle compte aussi développer ses micro-conduits imprimés en 3D, liés entre eux par une des colles de la société, qui remplaceraient les sutures lors de la reconstruction des nerfs périphériques. Retrouvez l’ensemble du communiqué de presse officiel ici.

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Lancement prochain du Falcon Heavy de SpaceX

25 Janvier 2018, 19:59pm

Publié par Grégory SANT

Lancement prochain du Falcon Heavy de SpaceX

Malgré un nouveau retard dans son planning en raison du « Shutdown » américain, SpaceX a conduit avec succès un test de mise à feu statique de l’imposante fusée Falcon Heavy. Elon Musk promet un lancement dans « une semaine environ ».

L’heure de vérité approche pour la Falcon Heavy de SpaceX. Bien que la société d’Elon Musk a dû faire face à de nombreux retards, les tests sur l’une des plus grosses fusées construites par l’Homme suivent leur cours.

Après avoir conduit des essais sur les trois propulseurs en septembre 2017, puis montré des photos de l’engin assemblé et sur le pas de tir du Kennedy Space Center (Floride), SpaceX a réussi hier une mise à feu statique de sa Falcon Heavy.

Un lancement qui se rapproche

La mise à feu statique consiste à allumer les 27 moteurs de la fusée tout en la maintenant au sol. Ce genre d’essai constitue la dernière étape avant une sortie dans l’espace. SpaceX a mis en ligne une vidéo de ce test.

De son côté, Elon Musk a affirmé sur Twitter que tout s’était déroulé dans de bonnes conditions, et que le lancement devrait avoir lieu « dans une semaine environ. » Autant dire qu’on ne va pas louper ça.

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La blockchain prête pour le smartgrid

25 Janvier 2018, 19:57pm

Publié par Grégory SANT

La blockchain, future colonne vertébrale des réseaux d'énergie intelligents

Les grands groupes de l'énergie et de la construction expérimentent la technologie popularisée par le bitcoin pour optimiser l'utilisation des smart grids et l'autoconsommation.

 

La blockchain fait son chemin hors du secteur financier. Cette technologie qui sous-tend le bitcoin et les autres monnaies électroniques permet d'organiser et d'enregistrer toutes sortes de transactions de manière décentralisée et théoriquement infalsifiable. Des fonctionnalités qui commencent à intéresser les industriels de l'énergie et de la construction, comme Engie ou Bouygues Immobilier. Ils expérimentent des applications de la blockchain, qui, espèrent-ils, leur permettront d'optimiser, sécuriser et réduire les coûts d'exploitation des smart grids.

 

"La blockchain est un élément de technologie, avec le big data, à mettre en lien avec les phénomènes d'autoconsommation et de micro-réseaux (comme les quartiers disposant de leur propre centrale solaire, ndlr)", explique Flavien Vottero, directeur d'études économiques chez Xerfi. Cette production d'électricité hors du réseau traditionnel entraîne de nouveaux besoins comme l'organisation des transferts d'énergie locaux et des transactions financières associées, ou la certification de l'origine renouvelable de la production.

 

Renforcer la sécurité

L'une des expérimentations les plus avancées en France se trouve à Lyon, dans l'éco-quartier Confluence. Avec des partenaires comme Enedis et Schneider, Bouygues Immobilier travaille sur plusieurs applications de la blockchain. Premier cas d'usage : la gestion des droits d'accès aux données énergétiques, dans le cas de copropriétés avec des capacités de production et de consommation d'énergie renouvelables. Il faut être capable de gérer les différents niveaux d'autorisations d'accès et garder une trace de ces accès. "Le GDPR (règlement européen sur les données personnelles, qui entre application en mai 2018, ndlr) renforce les protections, mais les enjeux énergétiques nécessitent la disponibilité et la manipulation des données", explique Zakaria Rafa, en charge des "technologies disruptives" à la direction innovation de Bouygues Immobilier. "Nous savons déjà faire tout cela avec les solutions existant sur le marché, mais nous voulons voir si la blockchain permet de réduire les coûts et de renforcer la sécurité."

Autre cas d'usage étudié : l'échange d'électricité. L'idée serait de réunir tous les participants à la production d'énergie renouvelable du quartier sur une blockchain, qu'il s'agisse d'habitations, de commerces ou de sièges sociaux. Toutes ces parties prenantes pourraient s'échanger à prix coûtant l'électricité qu'ils produisent en fonction de leurs besoins afin de limiter au maximum l'utilisation du réseau national : un commerce pourrait par exemple faire appel à la production des panneaux solaires de bureaux fermés le weekend. Les "smart contracts", des programmes intégrés à la blockchain et qui déclenchent automatiquement des actions pourvu qu'un certain nombre de conditions soient remplies, permettent de vérifier sans intervention humaine que celui qui demande accès à l'électricité en a le droit, et que celui qui fournit l'énergie est en capacité de le faire. Ces transactions pourraient être gérées grâce à des tokens, des sortes de jetons pris en charge par la blockchain et associés à une monnaie électronique comme l'ether. "Nous réfléchissons à une potentielle ICO (une vente publique de tokens ou de monnaie électronique)  auprès des usagers intéressés par l'autoconsommation, afin de financer l'installation de l'infrastructure", complète Zakaria Rafa.

"En plaçant des capteurs dans les lieux de production verte, nous savons exactement la quantité d'électricité ainsi produite, et nous l'inscrivons sur la blockchain."

Autre enjeu lié à l'utilisation d'énergies renouvelables : certifier leur origine "verte" lorsqu'elles passent par le réseau national, opéré par Enedis et RTE. La société d'autopartage française Clem, qui opère des véhicules et stations de recharge électriques, a testé une solution en ce sens dans la ville chinoise de Hanzou avec deux partenaires : la start-up spécialiste du suivi énergétique Evolution Energie, et Dotvision, qui conçoit du hardware et des systèmes d'exploitation IoT.  "En plaçant des capteurs dans les lieux de production verte à l'échelle d'une certaine zone, nous savons exactement la quantité d'électricité ainsi produite, et nous l'inscrivons sur la blockchain", explique Erwin Guizouarn, PDG d'Evolution Energie. Il est ensuite possible de déduire, par rapport au reste de la production, la part d'énergie renouvelable disponible. Les smart contracts permettraient même d'aller plus loin en interdisant de consommer de l'électricité qui ne proviendrait pas du renouvelable, même s'il est pour l'instant difficile de se passer des sources traditionnelles d'électricité.

"Si nous n'utilisions pas la blockchain, nous devrions passer par une base de données garantie par un tiers de confiance comme Veritas, alors qu'avec la blockchain, nous avons une preuve mathématique et cela nous coûte moins cher", se satisfait Guillaume Pelletier, PDG de Dotvision. Démarré en septembre 2017, le projet va sortir de la phase d'expérimentation. Cette utilisation de la blockchain démarrera d'abord à l'international dans les nouvelles stations qu'installera Clem. L'entreprise compte ensuite basculer tous ses anciens clients en France sur cette plateforme en 2018. Ce sera en revanche à eux de passer des accords avec les producteurs locaux d'énergie renouvelable.

Parmi les autres projets que l'on peut citer, le pionner mondial est Brooklyn Microgrid à New York , où est testé depuis 2016 par Siemens et la start-up L03 Energy un système de production et d'échanges locaux d'électricité via la blockchain. A la recherche de nouvelles sources d'énergie depuis la catastrophe nucléaire de 2011, la préfecture de Fukushima a annoncé en septembre qu'elle expérimentera, elle-aussi, la technologie décentralisée pour répartir les surplus d'électricité renouvelable produits par 1 000 foyers. Et face à tous ces projets d'échange d'énergie sur la blockchain, plusieurs monnaies électroniques et tokens dédiés ont récemment été lancés, comme Grid+, Power Ledger ou Solar Bankers.

Rentabilité incertaine

Certaines expérimentations ont prouvé leur faisabilité technique mais pas encore leur faisabilité commerciale, notamment en termes de rentabilité. C'est le problème qu'a rencontré Engie, qui a testé dans l'Yonne un système de surveillance des fuites d'eau et de demande d'intervention automatisé. L'entreprise a codé un smart contract qui recevait les informations provenant des compteurs d'eau, détectait des consommations anormales, donc des fuites potentielles, puis déclenchait un appel à un partenaire plombier. "Si le coût des transactions sur la blockchain Ethereum continue à augmenter, son utilisation pourrait être plus onéreuse qu'une infrastructure IT classique", regrette Etienne Géhin, coordinateur du programme R&D Digital chez ENGIE. Avec d'autres fournisseurs d'énergie mondiaux comme Tepco ou Singapore Power, Engie participe à l'Energy Web Foundation, où est développée une blockchain adaptée au secteur de l'énergie, qui requiert des coûts de transaction très faibles et  une capacité à gérer beaucoup plus d'opérations par minute.

Autre problème des blockchain actuelles : leur forte consommation d'électricité, due au processus de vérification des transactions (le "minage"), qui requiert une énorme puissance informatique afin de résoudre des calculs complexes. Dotvision a dû développer ses propres solutions pour gérer les échanges d'électricité après avoir constaté une situation particulièrement incongrue, raconte son patron Erwin Guizouarn. "Lorsque nous avons commencé à nous intéresser à la blockchain il y a deux ans, nous avons testé différentes blockchains existantes. Mais nous nous sommes rendu compte que l'énergie qu'elles consommaient pour enregistrer une transaction était supérieure au flux d'énergie transféré, avec un rapport qui dépassait allégrement les 1 pour 10." D'autant qu'il n'y a aucune garantie que l'électricité utilisée par la blockchain est d'origine renouvelable. Une situation intenable lorsqu'on promeut l'utilisation des énergies vertes.

Si un certain nombre de doutes doivent encore être levés, la blockchain semble être l'allié naturel pour accompagner les changements à l'œuvre : "C'est parce que la production d'énergie commence à se décentraliser qu'il faut aussi décentraliser sa distribution", résume Erwin Guizouarn. Preuve en est, même les producteurs  et distributeurs historiques comme EDF, Engie ou  Enedis, se penchent sur ces solutions alors qu'ils ont à perdre dans cette décentralisation. "Engie souhaite accompagner le mouvement," réfute Etienne Géhin. "Nous voulons produire renouvelable. Or cela se fait à des échelles beaucoup plus petites. Nous devenons donc des producteurs locaux ou des prescripteurs auprès de nos clients pour les accompagner dans leur production. D'ailleurs, nous arrivons à un seuil où cette production locale devient compétitive par rapport à la production centralisée. Nous avons donc toutes les raisons d'abandonner la centralisation." "Ces mastodontes historiquement fermés font beaucoup de communication face au risque d'ubérisation dans le secteur de l'énergie. C'est l'ancien monde qui voit le nouveau bouger, et qui veut quand même en faire partie", raille Flavien Vottero.

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Eneciente haute fidélité PR/01 par La boite Concept

25 Janvier 2018, 19:53pm

Publié par Grégory SANT

 

Preview MAISON&OBJET : Enceinte PR/01 par La Boite Concept

Vendredi 19 janvier, tous les regards sont tournés vers Maison & Objet, une nouvelle édition qui s’annonce riche de découvertes et nouveautés.

La boite Concept s’apprête à dévoiler la PR/01, une toute nouvelle enceinte haute fidélité en collaboration avec Native Union. Habitués des laptops haute fidélité, ils déclinent leur expertise et imaginent un tout nouveau format qui viendra compléter leur catalogue.

Preview MAISON&OBJET : Enceinte PR/01 par La Boite Concept

« PR / 01 est une enceinte Bluetooth® innovante compacte à la profondeur de son inégalée pour une restitution sonore sans compromis. Un pur produit d’innovation, à la fois enceinte, station de chargement et hub multimedia. Un tiroir invisible donne accès aux ports et aux câbles de charge, ainsi qu’à un espace de stockage et de charge. Véritable chef-d’œuvre sonore, PR / 01 est fabriqué à partir de matériaux nobles et conçu pour durer toute une vie.  »

Rien que ça, la société basée sur la côte Basque profite une nouvelle fois du salon pour faire parler d’eux. Ils annoncent pas moins de 7 années de recherche pour arriver à ce résultat… 7 années de développement menées au sein du laboratoire de R&D de La Boite Concept ont été nécessaires avec l’évolution des brevets déposés et un nouveau déposé se nommant Active Pression Reflex, inspirant le nom PR / 01 de l’enceinte.

Le détail que nous apprécions, le tiroir de PR / 01 offre une nouvelle possibilité de fixer un chargeur sans fil à l’intérieur, le tout intégré dans son épaisseur permettant la charge sans fil par induction.

Preview MAISON&OBJET : Enceinte PR/01 par La Boite Concept Preview MAISON&OBJET : Enceinte PR/01 par La Boite Concept

Une nouvelle fois, le goût du détail, de l’utilisation de matériaux nobles, il manque plus qu’une écoute pour totalement valider ce nouveau modèle. Rendez-vous sur le salon pour les plus chanceux !

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La voiture autonome vue par Panasonic

24 Janvier 2018, 19:06pm

Publié par Grégory SANT



Avec la voiture autonome comme perspective, c’est toute la place du conducteur qui est à repenser. En effet, s’il est dépourvu de volant, sa place et son activité changent. Il devient un passager comme les autres et peut donc interagir au même titre que les autres occupants de la voiture. Si les constructeurs s’attèlent à produire des voitures de plus en plus indépendantes de leur conducteur, leurs fournisseurs s’attaquent à une autre problématique liée à cette évolution : que faire dans une voiture qui n’a plus besoin de nous pour rouler ?

 

C’est notamment le cas de Panasonic Automotive qui profite de chaque CES pour présenter l’évolution de sa réflexion sur cette question. En cette édition 2018, les travaux de la firme japonaise ont fait un sacré bon en avant, et le prototype chargé de matérialiser ce travail a suscité l’engouement des spectateurs.

 

Panasonic : le futur de la voiture autonome

 

Dans cette nouvelle voiture du futur, toutes les vitres (y compris le toit panoramique) ont été remplacés par de vastes écrans OLED. La voiture embarque aussi des caméras thermiques capables d’ajuster la température de chaque siège en fonction du besoin de ses occupants. Enfin, pour répondre à la grande tendance de l’année, une IA est installée à bord et elle répond aux demandes les plus diverses de ses passagers.

Nul doute que Panasonic va poursuivre sa réflexion sur la vie à bord d’une voiture autonome. Le CES 2019 devrait nous apprendre davantage à ce sujet. 

 

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Une capsule connectée remplace l'endoscopie

24 Janvier 2018, 19:04pm

Publié par Grégory SANT

Cette capsule connectée s'avale, pour éviter une endoscopie !
Les parois de la capsule sont opaques car, selon les chercheurs, les patients hésitaient à ingérer un objet dans lequel l'électronique interne était visible.© RMIT University

Ses capteurs mesurent la présence de dioxygène, de dihydrogène et dioxyde de carbone dans le système digestif. La capsule ingérable développée par une équipe autralienne de l'Institut royal de Melbourne a été testée pour la première fois sur des humains. La startup Atmo Biosciences a été créée pour mener à bien la phase II de l'essai clinique. Les chercheurs espèrent que cette technologie, moins invasive qu'une endoscopie et plus précise qu'un test respiratoire, permettra d'en apprendre plus sur le fonctionnement de l'intestin.

Cinq personnes ont avalé une capsule munie de capteurs pour mesurer la concentration de différents gaz dans leur système digestif. Les résultats de cette première expérience sur des humains sont parus le 8 janvier 2018 dans la revue Nature Electronics. L’équipe australienne de l’Institut royal de technologie de Melbourne (RMIT) qui en est à l’origine indique avoir cofondé la société Atmo Biosciences pour commercialiser sa capsule. Après le test d’une première version sur des cochons et ce nouvel essai sur un nombre restreint d’individus sains, il reste à évaluer le dispositif sur un plus grand nombre de personnes atteintes de pathologies. Cette phase II de l’essai clinique sera réalisée par Atmo Biosciences. « La capsule va progressivement trouver des applications en dehors de l’université », relève Kourosh Kalantar, premier auteur de l’étude.

Des capsules ingérables disponibles dans le commerce mesurent déjà certains paramètres comme le pH et la pression, ou permettent encore de suivre la prise de médicaments. Mais c’est la première fois qu’une telle pilule est capable de mesurer la teneur de certains gaz le long du système digestif. En l’occurrence le dioxygène (O2), le dihydrogène (H2) et le dioxyde de carbone (CO2). Des tests respiratoires sont généralement effectués pour mener à bien de telles analyses. Mais, selon les auteurs de l’étude, ils sont peu précis en raison du peu d’informations concernant l’origine des gaz dans l’intestin. En analysant le taux de dioxygène, qui varie le long du système digestif, les chercheurs affirment être en mesure de localiser leur capsule et d’associer les concentrations des autres gaz à une localisation précise.

Des traitements sur mesure

Une fois la capsule ingérée, une membrane perméable aux gaz, mais pas aux liquides, laisse entrer le dioxygène, le dihydrogène et le dioxyde de carbone dans le dispositif. A l’intérieur de ce petit cylindre en polyéthylène de 26 mm de long pour 9,8 mm de large ? Un capteur de température, un microcontrôleur, un système de transmission et de batteries et des capteurs de gaz à semi-conducteurs et de conductivité thermique. Plus ou moins sensibles aux différents gaz cibles, leur réponse est différente en fonction du gaz présent, et notamment lorsqu’ils subissent un cycle de chauffage-refroidissement. Un élément chauffant dans la capsule le permet et un algorithme extrait les concentrations des différents gaz. Les analyses sont alors transmises vers un récepteur qui tient dans la poche, lui-même capable d’envoyer les données sur un smartphone pour les afficher en temps réel.

Dans leur publication, les chercheurs affirment que leur capsule constitue « un moyen précis et sûr pour surveiller les effets des régimes sur les individus, et peut potentiellement être utilisé comme un outil de diagnostic pour l’intestin. » De quoi prescrire des traitements ou des régimes personnalisés et aller plus loin dans la compréhension du fonctionnement de l’intestin et de son microbiote, cet ensemble de micro-organismes qui peuplent le système digestif et dont le rôle se précise. Notamment grâce au développement de techniques permettant d’étudier son interaction avec l’organisme.

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