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Le MtoM et l'Usine du futur

12 Décembre 2018, 18:11pm

Publié par Grégory SANT

Les machines seront connectées entre elles, ainsi qu'à l'Internet des Objets (IoT), dans un flux de valeur numérisé.

Vitrine de l’usine du futur, l’évènement SPS IPC Drives qui vient de se tenir a démontré la place centrale qu’occupera l’IoT dans l’Industrie 4.0. Sur les lignes de fabrication, au-delà des stations déjà interconnectées, différentes variantes de capteurs IoT prennent place pour collecter et analyser de manière rentable des données telles que la température, l'accélération et le magnétisme. Ainsi, dans un futur proche, c’est l’intégralité de la ligne qui sera connectée…

De nouvelles solutions IoT

De nombreux éditeurs et fabricants du domaines industriel proposent déjà des solutions qui permettent cette approche. Ainsi sur SPS IPC Drive a-t-on pu voir :

  • Une solution système complète pour collecter, transmettre et analyser rapidement des données, avec des capteurs, un rack IoT pour centraliser les interconnexions, un passerelle pour l’informatique de l’entreprise, et des tableaux de bords.
  • Des applications pour accélérer le service, simplifier le diagnostic des erreurs et garantir une assistance rapide lorsqu'un service est nécessaire. Des solutions logicielles et des services intelligents pour la production et la logistique, simplifier les tâches quotidiennes et optimiser les processus, conçus pour aider à connecter l'ensemble de leur flux de valeur.
  • Des systèmes de contrôle de mouvement, avec par exemple un seul matériel intégré à partir duquel les utilisateurs peuvent automatiser des concepts pour lesquels ils ont besoin aujourd’hui de plusieurs contrôleurs. Comme un nouveau contrôleur intégré qui peut désormais contrôler jusqu'à 192 axes !
  • Des logiciels systèmes pour automates (PLC) qui en simplifiant la connexion aux systèmes IoT de niveau supérieur facilitent l'intégration des machines dans l'IoT.
Développement et IA

D’autres axes vont aider les industries à rejoindre le mouvement de l’usine du futur :

  • Une nouvelle fonction technologique, par exemple, Sequential Motion Control, basée sur un variateur, permet aux utilisateurs de réduire les efforts de programmation et de mise en service jusqu'à 90% par rapport à la programmation par automate classique.
  • Des équipements de dernière génération sont désormais bardés de capteurs et connectés. Comme des servomoteurs synchrones, dotés d’axes d'entraînement à courroie dentée, et pilotés par l’IoT, qui permettent d’atteindre des performances, une vitesse et une dynamique qui n'étaient auparavant réalisables qu'avec des axes de moteur linéaires.

Enfin l'IA (Intelligence Artificielle) gagne du terrain.

  • Un jeu de baby-foot a été équipé d'une technologie de commande et d'entraînement industrielle qui utilise l'IA pour apprendre à répondre avec souplesse. Afin d'accélérer le processus d'apprentissage, le système est associé de manière virtuelle à un logiciel. L'expérience et les connaissances acquises grâce à ce projet sont directement utilisées pour développer la prochaine génération de solutions d'automatisation.
Au-delà : flexibilité maximale

Dans l'usine du futur, le transport des pièces dans les cellules de fabrication ne sera plus effectué de manière rigide et linéaire via des convoyeurs ou des robots, mais librement dans l'espace.

  • Une étude conceptuelle sur des porte-pièces à guidage magnétique avec six degrés de liberté a montré qu’ils peuvent approcher n’importe quelle position indépendamment les uns des autres...

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Les robots, l'IA et le MI6

12 Décembre 2018, 18:08pm

Publié par Grégory SANT

L’avenir de l’espionnage est-il dans les nouvelles technologies, la robotique ou l’intelligence artificielle? C’est ce que semble penser le directeur du MI6, le service de renseignement britannique. Emmanuel Goffi, expert en éthique militaire et en études de sécurité, évoque ces enjeux pour le Désordre mondial.

L'intervention est d'autant plus précieuse qu'elle est rare. Alex Younger, le directeur du MI6, l'agence de renseignement extérieur britannique, a consacré son deuxième discours public à l'avenir de l'espionnage.

Une opération séduction dans son alma mater, l'Université de St Andrews, en Écosse, qui a entre autres diplômés prestigieux le prince William et son épouse, Kate. Il a évoqué le souhait de l'agence de recruter des esprits brillants pour contribuer à l'essor de «l'espionnage de quatrième génération», qui allie compétences humaines et innovation technologique. En d'autres termes, intelligence artificielle et robots.

La guerre de quatrième génération fait référence à une guerre idéologique qui n'est pas limitée à (ou définie par) des frontières géographiques. Tel a cependant toujours été le cas de l'espionnage. Y a-t-il un seul film de James Bond dans lequel le héros passe tout son temps à courir à Londres?

Younger semble donc vouloir miser sur les nouveaux jouets technologiques qui opèrent à distance: intelligence artificielle, robotique, nanotechnologies et informatique quantique. Tout cela à un moment où certains critiques appellent justement à moins se reposer sur la technologie et à miser davantage sur le renseignement humain.

Quelles sont exactement ces nouvelles technologies dont parle le directeur du MI6? Comment vont-elles impacter l'espionnage? Et quels sont les risques et failles potentiels? Pour nous éclairer sur ces enjeux complexes, Rachel Marsden reçoit Emmanuel Goffi, membre externe du Centre FrancoPaix de l'Université du Québec à Montréal et expert en éthique militaire et en études de sécurité. 

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Un GPS à réalité augmentée par Phiar

12 Décembre 2018, 18:04pm

Publié par Grégory SANT

phiar gps réalité augmentée

Phiar développe une application de navigation GPS pour smartphone reposant sur la réalité augmentée. Les indications de directions à emprunter sont directement superposées sur les images du monde réel, ce qui permet de gagner en précision.

Les GPS sont des appareils très utiles. En quelques années, ils ont véritablement révolutionné la façon dont nous nous orientons lors des trajets en voiture en remplaçant les cartes routières. Avec l’émergence des applications GPS pour smartphones, cette technologie s’est véritablement démocratisée.

Toutefois, aussi pratiques qu’ils soient, les GPS actuels sont loin d’être parfaits. L’un de leurs principaux points faibles est le manque de précision. La façon dont la route est représentée sur l’écran peut prêter à confusion, à tel point qu’il n’est pas rare de rater une sortie ou de se tromper de virage.

Afin de remédier à ce problème, le groupe Phiar développe une application GPS exploitant la réalité augmentée. Sur l’écran du smartphone, les indications directionnelles sont directement superposées aux images du monde réel filmées par la caméra. Ainsi, l’affichage est bien plus lisible et le risque de se tromper est réduit au minimum.

Phiar va permettre aux GPS de gagner en précision grâce à la réalité augmentée

 

 

 

Un autre avantage est que la caméra va permettre d’enregistrer un maximum de 30 minutes de vidéo. Ainsi, en cas d’accident ou d’accrochage, les images pourront faire office de preuve. Cette application GPS pourra donc aussi servir de Dash Cam.

En parallèle, les images filmées par la caméra permettront de mettre à jour les données cartographiques en temps réel. Pour Phiar, ceci permettra également de développer une carte actualisée en permanence qui pourrait attirer de nombreux partenaires commerciaux.

Bien entendu, la création d’un tel dispositif représente de nombreux défis à relever. En effet, le logiciel doit être suffisamment abouti pour que les éléments virtuels s’affichent au bon endroit en temps réel même lorsque le véhicule est lancé à pleine vitesse. Pour atteindre son objectif, Phiar vient de lever 3 millions de dollars. Le lancement de l’application est prévu pour le milieu de l’année 2019.

Pour rappel, Phiar n’est pas le seul à tenter d’exploiter la réalité augmentée pour la navigation GPS. D’autres entreprises, comme Apple et Nvidia ou encore la startup WayRay créent de leur côté des pare-brise en réalité augmentée faisant directement office de tableau de bord et d’écran GPS pour les voitures. L’industrie automobile est donc vouée à devenir l’un des principaux secteurs d’application de la réalité augmentée.

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Comment se passent les essais sur route des véhicules autonomes ?

6 Décembre 2018, 20:30pm

Publié par Grégory SANT

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Des lunettes à écouteurs par Bose

6 Décembre 2018, 19:26pm

Publié par Grégory SANT

 


Bose va proposer dès le tout début de l'année prochaine une paire de lunettes de soleil munie d'un système de son signé par la marque. Pour profiter de sa musique avec « style ».
 

Des lunettes de réalité augmentée basées sur l'audio

Le constructeur va sortir de sa gamme classique de produits pour lancer dès janvier 2019 une paire de lunettes de soleil appelée Frames à un prix de 199$. Mais Bose oblige, ces accessoires seront équipés d'un système de son complet pour vous permettre d'écouter votre musique, de dialoguer avec votre assistant vocal ou de répondre aux appels sans devoir vous équiper d'écouteurs supplémentaires.

Les lunettes bénéficieront d'applications en réalité augmentée basée uniquement sur le son. Elles disposent d'une puce GPS et d'un accéléromètre 9 axes afin de déterminer ce que vous regardez, mais les premières applications ne seront pas disponibles avec avril 2019. Et selon vos goûts, elles seront disponibles dans une forme arrondie ou rectangulaire.

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L'armée américaine va s'équiper de la technologie Hololens pour ses casques

5 Décembre 2018, 17:49pm

Publié par Grégory SANT

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L'IA prédit l'emplacement des fraudeurs dans les transports

5 Décembre 2018, 17:32pm

Publié par Grégory SANT

une femme seule dans le train

Vous voyagez sans ticket ? Attention à vous ! Les régies de transport vont utiliser des intelligences artificielles pour débusquer plus facilement les fraudeurs. 

Le 23 octobre 2018 s’est tenue la plus grande opération antifraude jamais réalisée par la SNCF. Près de 550 agents ont été mobilisés et ont contrôlé 300 000 personnes aux heures de pointe. Les médias avaient été invités pour couvrir l’évènement, mais ces derniers n’ont cependant pas révélé l’information la plus importante de la journée : l’opération s’est soldée par un fiasco. Alors que la SNCF avait tablé sur 46 000 verbalisations, les agents n’ont finalement coincé que 3 300 personnes sans ticket, d’après Alexis Degarne, responsable de lutte antifraude du Transilien, interrogé par l’AFP.

Repérer les « nuggets » du métro

Jean-Michel Peretz pense connaître les raisons de cet échec. Pour le co-fondateur de Datategy, une entreprise qui propose des solutions de lutte contre la fraude, l’opération était bien trop visible pour être efficace. « Dès qu’ils ont posé le pied sur le perron de la gare, c’était terminé, raconte-t-il. La plupart des usagers qui fraudent utilisent des groupes privés sur des messageries ou des réseaux sociaux pour se coordonner. En général, ils sont souvent mieux informés que les contrôleurs. Ils savent rapidement où sont placés les barrages filtrants et quelles stations emprunter pour les éviter. » Un petit tour sur Facebook confirme rapidement cette information. Sur le groupe « Alerte contrôleur RATP Paris Roule Avec Tes Pieds », les internautes préviennent avec plus ou moins de régularité la présence de ceux qu'ils appellent « nuggets », « vampires » ou encore « X-Men » dans les couloirs du métro. Cette action peut toutefois être passible de 2 mois de prison et de 3 750 euros d'amende.

Une intelligence artificielle pour prédire les concentrations de resquilleurs

Mais les régies de transport n’ont pas dit leur dernier mot pour gagner au jeu du chat et de la souris. Certaines d’entre-elles se dotent d’intelligences artificielles afin d’améliorer le rendement de verbalisation. C’est notamment le cas des TICE, (Transports intercommunaux Centre Essonne) qui viennent de signer un partenariat avec Datategy pour mettre en place une application pouvant prédire où et quand vont se dérouler les cas de fraudes. À terme, cette application qui s’affiche sur le smartphone des agents contrôleurs, doit leur permettre de connaître les endroits favoris des resquilleurs.

Pour cela, l’application se base bien évidemment sur les historiques de fraude de la régie ainsi que sur des algorithmes de deep learning pour affiner ses prédictions. « Les contrôleurs savent dans quelles stations ils ont le plus de chance de verbaliser les fraudeurs, explique-t-il. Mais ce qu’on leur apporte, ce sont des statistiques bien plus fiables sur le nombre de personnes qu’ils peuvent intercepter. Nous leur indiquons aussi les stations périphériques sur lesquelles les fraudeurs se rabattent pour sortir incognito. Pour cela, on se base sur de nombreux critères comme la présence d’autres moyens de transport ou de la météo par exemple. »

Une IA pour contrôler les contrôleurs ?

Au-delà de la lutte contre la fraude, l’application sert aussi à contrôler le travail du contrôleur, qui doit devenir rentable. En effet, les régies de transport privées sont tenues par les agglomérations de communes de respecter un certain taux de contrôle. Si elles ne tiennent pas leurs objectifs, cela se transforme en pénalité de plusieurs centaines de milliers d’euros.

« L’application va permettre d’optimiser les itinéraires des agents, poursuit Jean-Michel Peretz. Un contrôleur va se rendre à un endroit précis en sachant qu’il va pouvoir faire 4 ou 5 verbalisations. C'est mieux que de rester posté toute une après-midi sans rien faire. L'application permet aussi de rapporter en temps réel l’information au manager qui peut voir l’ensemble de la situation sur toute la journée ou la semaine avec les statistiques de fraudes en temps réel. » De quoi augmenter un peu plus la surveillance et la supervision des travailleurs par des IA. Pour le moment, le système ne va être déployé que sur les Transports intercommunaux Centre Essonne. Mais la RATP pourrait bien être intéressée par cette IA anti-resquilleurs. En Ile-de France, la fraude coûterait en moyenne 1 million d’euros par jour à la régie.

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Comment passer de la "mass-production" à la "mass-customization" ?

5 Décembre 2018, 17:29pm

Publié par Grégory SANT

« Passer de la mass-production à la mass-customization »
Des usines automobiles plus flexibles et plus autonomes, adaptées à  la personnalisation de masse et à la nouvelle économie de services. Voilà le futur de l’industrie des transports tel que Dassault Systèmes le voit. Ce secteur est le premier contributeur au chiffre d’affaires du groupe. 

Entretien avec Olivier Sappin, Vice-président Transports & Mobilités de Dassault Systèmes

 

Quelles sont aujourd’hui les grandes tendances qui caractérisent l’industrie des transports ?

Dans l’automobile, nous assistons en ce moment à une mutation profonde, où l’on part de la vente d’un véhicule pour aller vers un modèle beaucoup plus large, qui englobe des services et l’usager final.  Les constructeurs doivent donc plus encore intégrer l’expérience client dans leur façon de concevoir un véhicule.
Les défis principaux de ce secteur sont de plusieurs ordres : tout d’abord, le véhicule est de plus en plus connecté,  électrique et autonome. Ensuite, l’environnement industriel est toujours plus compétitif avec des exigences croissantes en matière de qualité à moindre coût alors qu’en parallèle le marché attend des produits de plus en plus personnalisés imposant de passer d’une « mass-production » à une « mass-customization ».  
Ces profondes mutations favorisent l’éclosion de nouveaux acteurs venant d’horizons très divers : startups spécialisées dans les véhicules électriques,  spécialistes de la donnée et de l’intelligence artificielle, fournisseurs de service de mobilité…  

 

Quelles conséquences pour la filière automobile ?

Pour s’adapter aux changements rapides de l’offre et à sa forte personnalisation, nous allons vers des modèles de production de plus en plus flexibles qu’il faut piloter quasiment en temps réel en intégrant la chaîne de sous-traitance. Dans ce contexte, la maîtrise des technologies du Big data et de l’IoT est capitale. Par ailleurs, la fabrication additive, notamment pour réaliser des prototypes ou de l’outillage rapide, va se généraliser dans les usines du futur.

 

Comment Dassault Systèmes avec sa plateforme 3DEXPERIENCE répond à ces tendances ?

Nous adressons ces défis grâce aux applications de simulation et modélisation numérique de DELMIA sur la plate-forme 3DEXPERIENCE. Par exemple, nous pouvons simuler une ligne d’assemblage en réalité virtuelle et ainsi anticiper d’éventuelles difficultés opérationnelles. Ces outils élargissent de façon incroyable les possibilités pour les industriels. Il y a au moins trois champs dans leqsuels la plate-forme 3DEXPERIENCE offre des solutions avancées :

Premier champ, la préparation, étape où l’on modélise le procédé de fabrication. On peut évaluer différents scenarii avec notamment les impacts sur les postes de travail et sur les flux dans l’usine.

Second champ, les opérations : là on se situe dans le réel, et il faut ordonnancer et piloter les opérations industrielles au quotidien en temps réel. On exploite ici des masses de données de plus en plus volumineuses permettant de mesurer et d’optimiser les indicateurs de performance clés de production et de niveau de service.

Enfin, sur une échelle plus large, la plate-forme 3DEXPERIENCE permet de planifier et optimiser l’ensemble de la « supply chain » sur le long terme comme sur le court terme pour réduire les temps de cycle et mieux réagir en cas d’aléas. Nous travaillons beaucoup avec les équipementiers, car ils jouent un rôle essentiel dans la chaîne de valeur.

 

Quels bénéfices pour les constructeurs ?

Ils sont très importants : ces outils leur permettent de réduire les délais entre la prise de commande et la livraison du véhicule. En déployant DELMIA chez un constructeur, nous l’aidons à passer ce cycle de 15 semaines à 4 semaines grâce à une meilleure anticipation sur les composants et une meilleure efficacité dans la production (ordonnancement notamment). Et cela, en intégrant la personnalisation du véhicule. Aujourd’hui, un constructeur a une production composée de 50% de véhicules fabriqués à la commande. Pour optimiser sa marge, il faudrait passer à 70%.

C’est cela que nos outils numériques permettent. Par ailleurs, nos solutions permettent de gagner du temps lors de la montée en charge de la production quand un nouveau véhicule est lancé.

 

Pour plus d’informations inscrivez-vous au webinar du 14 décembre à 10 h 00 « Le futur du manufacturing c’est… » avec Guillaume Vendroux, Directeur Général de DELMIA au sein de Dassault Systèmes.

 

Olivier Sappin est président Transports & Mobilités de Dassault Systèmes

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La peau imprimée en 3D révolutionne la médecine

3 Décembre 2018, 18:28pm

Publié par Grégory SANT

Et si la biochimie moléculaire pouvait révolutionner le domaine de la chirurgie ? C’est en tout cas ce que pense un chercheur français, à l’origine d’un moyen d’imprimer de l’épiderme en 3D !

Une performance étonnante

Christophe Marquette, spécialiste en biochimie moléculaire et directeur de recherche au CNRS, a créé à Lyon une plateforme de bio-impression nommée 3D.Fab. Cette plateforme collabore avec LabSkin Creations, une start-up dont la spécialité est la confection de peau artificielle.

 

Comme l’indique une récente publication, l’artiste Chloé Lavalette a travaillé avec ces deux entités afin de mettre au point une performance intitulée « Crap #2 (la peau²) » qui s’est déroulée ce 20 novembre 2020 à la Gaîté Lyrique, un centre d’art numérique et de musique moderne situé à Paris.

« Les biotechnologies contemporaines développant des échantillons de peau humaine synthétique à destination des laboratoires cosmétiques et du soin aux grands brûlés lui inspirent une réflexion sur la peau comme espace du lien social », peut-on lire dans le communiqué.

L’industrie cosmétique en priorité

Il faut savoir qu’une majorité de l’activité de LabSkin Creations est dédiée à fournir des échantillons d’épiderme pour l’industrie cosmétique, à hauteur de 80 %. Il est question de tester ces derniers afin de confectionner des baumes hydratants, des lotions purifiantes ou encore des crèmes anti-âge.

Ces échantillons de peau de la taille d’une pièce de monnaie sont obtenus in vitro, après le développement de cellules générées via un agencement prédéfini par ordinateur. Par ailleurs, la matière première de ceux-ci provient de déchets opératoires avec l’aval des autorités, et ce dans un cadre bien défini.

 

Plus tard, la chirurgie !

D’ici quelques années, l’impression de peau en 3D devrait servir en chirurgie réparatrice. En effet, LabSkin Creations estime qu’il sera bientôt possible de créer de la peau afin de soigner les grands brûlés. Il s’agirait d’abord de prélever un peu de peau saine du patient afin d’éviter un éventuel rejet. Ensuite, il suffira de regarder le bras robotique de l’imprimante 3D reconstituer la peau du patient après avoir mélangé les cellules à de la bio-encre !

En 2017, des chercheurs sud-coréens ont élaboré une imprimante 3D hybride basée sur deux méthodes d’impression différentes : l’extrusion et le jet d’encre. Le but était de fabriquer de la peau en collagène dotée d’une membrane en polycaprolactone (PCL), également destinée à la chirurgie reconstructive.

En revanche, cela n’est pas encore possible dans la mesure où bien que les laboratoires ont les compétences requises, la réglementation fait office de frein, qui plus est en ce qui concerne d’éventuelles applications en chirurgie esthétique. Enfin, évoquons le fait que l’armée se montre très intéressée par ce genre de recherches !

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l'IA pour mieux trier mes déchets

3 Décembre 2018, 18:24pm

Publié par Grégory SANT

L'intelligence artificielle pour mieux trier des déchets

Installé depuis juin sur un site du groupe Veolia à Amiens, le robot « Max AI », fabriqué par une société américaine, est capable de reconnaître certains types de déchets indésirables sur le tapis roulant d’une chaîne de tri et, avec un bras articulé, de les en écarter. « Nous l’avons installé sur une chaîne de déchets fibreux (petits papiers et cartons, NDLR), et on lui demande de reconnaître et d’enlever tout ce qu’on ne veut pas », par exemple des pots de yaourt ou des canettes en aluminium, explique Anne Thevenot, directrice technique et performance France du groupe. « C’est une première européenne sur une chaîne de tri de déchets ménagers », assure Bernard Harambillet, directeur de la branche Recyclage et valorisation de l’entreprise pour la France. Ses équipes ont formé l’algorithme de Max AI à reconnaître des dizaines de milliers de types d’objets.

Il peut effectuer 3.600 gestes de tri par heure, contre environ 2.200 pour un opérateur humain. Pour l’instant, il apprend et il a encore des ratés. Un opérateur passe donc derrière lui pour une ultime sélection. Dans un rapport de 2014, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) estimait que l’automatisation des centres de tri allait engendrer la suppression de 3.500 à 5.000 emplois.

« Les robots vont diminuer le nombre d’opérateurs sur les opérations les plus complexes, les plus sales, mais il y en aura plus sur le contrôle-qualité. Et étant donné le volume de déchets qu’on va devoir traiter à l’avenir, on n’anticipe pas de baisse d’emplois », veut rassurer M. Harambillet, alors que les centres de tri emploient de nombreuses personnes en insertion.

La France s’est fixé comme objectif de réduire de moitié le volume de déchets mis en décharge d’ici à 2025, ce qui implique de mieux trier pour améliorer le recyclage, et surtout de recycler 100 % des plastiques à cet horizon, contre autour de 26 % aujourd’hui. Dès 2022, tous les Français devront aussi mettre dans leur poubelle dédiée aux déchets à recycler tous les emballages, y compris les pots de yaourt et les barquettes alimentaires, qui vont actuellement pour la plupart dans la poubelle « grise ». Les collectivités et les professionnels s’attendent donc à une augmentation ma

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