Mais au microscope, tout change. Des micro-capsules ont été greffées à l'intérieur des fibres. Elles contiennent un polymère à changement de phase, un matériau qui passe de la forme solide à la forme liquide aux alentours de 30°C. Lors de ce changement d'état, cette cire emprunte de l'énergie et donc de la chaleur au corps. Dès que la température de la peau dépasse les 32°C, on peut donc ressentir un effet rafraîchissant.
A l'inverse, lorsque la température de la peau descend sous les 30°C, la cire se solidifie et restitue de la chaleur. Résultat : le tissu régule les écarts de température.
"Le vêtement équipé de ce procédé agit comme un climatiseur" explique Vincent Duret, directeur de la Recherche & Développement chez Bruno Saint Hilaire. Lors de tests, des écarts de
température de 5 à 6 °C avec des costumes normaux ont été mesurés. Dans un environnement extérieur à 0°C, la peau est par exemple à 16°C au contact d'un tissu classique, mais à 21°C avec le tissu
Right Temp®.
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Le tissu reste souple et léger
Les matériaux à changement de phase ne sont pas une nouveautés : la NASA a été la première à développer ce procédé avec son tissu Outlast®, utilisé pour les combinaisons des cosmonautes. Ils sont aussi présents dans les isolations murales et les combinaisons de ski.
Mais la performance de ce costume, c'est que les micro-capsules sont greffées au cœur même du tissu, grâce à un appareil appelé "Polelectron". Inventé par Avelana et Roudière, il crée une liaison chimique entre les fibres et les micro-capsules par électromagnétisme. Ainsi, le tissu reste souple et agréable au toucher.
Le costume conserve ses propriétés même après 40 lavages, et il est vendu au même prix que les autres : 450 euros.
Source : L'internaute