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Nanotechnologies : le « plus » environnemental

25 Février 2009, 20:50pm

Publié par Grégory SANT

Dans l’inconscient populaire, les nanotechnologies se résument à une logique de miniaturisation. Les dernières campagnes de communication de certaines sociétés (nano Ipod chez Apple, voiture Nano chez Tata Motors) renforcent cette perception.

Plus récemment, les nanotechnologies ont pénétré notre quotidien avec l’arrivée de nanoparticules conférant de nouvelles propriétés/fonctionnalités à des produits usuels (textile, cosmétique, automobile, loisir…).

Mais les nanotechnologies sont bien plus que cela, elles sont la promesse de nouveaux modes de production plus économes en énergie et plus respectueux de l’environnement. Plus qu’un effet de mode, les nanotechnologies représentent un véritable espoir de révolution industrielle !

En effet, il est intéressant de noter que finalement l’industrie manufacturière a peu évolué depuis ses débuts. La fabrication d’un produit passe toujours par l’extraction de matières premières en grande quantité, qui sont ensuite transformées au cours de nombreuses phases de process industriel. Au cours de cette chaîne de fabrication, les quantités d’énergie dépensées sont colossales et les volumes de déchets produits importants, même si la tendance actuelle est de limiter ces deux aspects. Ce constat est identique dans des industries comme la microélectronique où l’on dépose, polie, photo-révèle des couches toujours plus petites.

Les industriels partent également de matières premières « macro » pour obtenir un produit (approche topdown). Les nanotechnologies veulent ouvrir de nouvelles voies de production. L’idée originale de Richard Feynman en 1959 suggère de produire à partir de l’atome (logique bottom-up): manipuler, contrôler, diriger la matière pour produire l’objet désiré. Cette approche, certes encore aujourd’hui futuriste et qui montre rapidement ses limites de production industrielle (imaginons le temps qu’il faudrait pour construire une voiture en manipulant les atomes 1 à 1 !), permettrait de réduire drastiquement les quantités de déchets produits tout en réduisant les dépenses énergétiques. Les nombreux développements actuels à travers le monde posent les bases d’une nouvelle culture industrielle « cleantech ». Déjà de premières démonstrations d’auto-assemblage d’atomes sont proposées, des moteurs moléculaires voient le jour. On est certes loin de la production de masse, mais la révolution est en marche.
Source : enerzine.com

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