Pas facile d'être écolo au pays de la consommation à outrance. Melinda, habitante d'un village pittoresque qui surplombe l'océan près de San Francisco, se sent parfois isolée au milieu des 4 x 4.
Alors, avec son amie Janice, elle a fondé le groupe des «Green Moms».
Melinda, Christine, Hillary et leurs copines se retrouvent régulièrement pour partager du vin bio, des tapas végétariens et toutes leurs astuces pour vivre plus vert.
« Je n'achète plus de coton ouate, cela provoque trop de déchets, explique Christine. Pour me démaquiller, j'utilise des vieux t-shirts que je découpe en morceaux. » Ce soir, elle montre à ses
copines comment fabriquer sa propre crème pour le visage, à base de thé vert et de menthe.
Les Green Moms ne font en effet plus confiance à l'industrie cosmétique. « Il y a plus en plus de produits toxiques cancérigènes dans nos
crèmes », assure Melinda, études publiées sur internet à l'appui. Et elles ne sont pas les seules à s'inquiéter.
De nombreuses personnes souffrent en effet d'une forme d'angoisse née de la peur de leur propre empreinte écologique sur l'environnement. Cela s'appelle l'éco-anxiété, et certains sont tellement
déprimés qu'ils vont voir un psy.
Lesley Osman est une psychothérapeute qui s'est spécialisé dans le traitement de ces angoisses. Elle a ainsi soigné une centaine
d'éco-dépressifs. « Je leur dis de se promener dans la forêt, les yeux fermés et de toucher les arbres. » Tout est possible en Californie.
Source : nouvo.ch