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Le gyroptère d'Alphonse Papin et Didier Rouilly

17 Décembre 2012, 17:46pm

Publié par Grégory SANT

 

L'idée du gyroptère a été inspirée à deux jeunes ingénieurs français, Alphonse Papin et Didier Rouilly, par la chute des samares, graines de l'érable sycomore2,3. Le projet qu'ils présentent le 14 janvier 1910 devant l'Académie des sciences, reprend pour une aile unique la forme de la samare mise en rotation par un moteur à réaction. Le 6 mai 1911 ils déposent deux brevets dans lequel l'air sert de fluide assurant la réaction. L'appareil intéresse l'armée qui finance les études nécessaires à la concrétisation du concept.

Fichier:Extrait du brevet US de 1915.jpg

Dans le prototype de 1913, nommé Chrysalide, une aile de 17 mètres d'envergure tourne autour de la cabine de pilotage. Un moteur rotatif, le Rhône à 9 cylindres en étoile d'une puissance de 80 chevaux est placé de l'autre côté du centre de rotation passant par la cabine, équilibrant l'aile comme le fait la graine dans la samare. Ce moteur d'avion tournant à 1 200 tours par minute actionne un ventilateur qui aspire l'air sur le dessus et le propulse à 100 m/s jusqu'à l'extrémité de l'aile creuse d'où il s'échappe par une ouverture ovale placée perpendiculairement à l'aile. L'aile est mise en rotation par la réaction de l'air qui s'échappe. Une partie de l'air est divertie pour actionner une tuyère auxiliaire qui maintient immobile la cabine de pilotage dont l'orientation peut être contrôlée par le pilote. En 1914, l'appareil est décrit dans la revue La Nature comme un boomerang géant, le boomerang ayant été une autre des sources d'inspiration des inventeurs4. L'appareil se démarque à la fois de l'avion et de l'hélicoptère car il devrait permettre les décollages et atterrissages verticaux, le passage contrôlé du vol stationnaire au vol propulsé et il assure, comme la samare, une chute très lente en cas de panne moteur.

Fichier:Gyroptère maquette 1.jpg

Des difficultés techniques imprévues et le déclenchement de la Première Guerre mondiale qui envoya les deux ingénieurs rejoindre leur corps d'armée retardèrent le premier essai qui ne put avoir lieu que le 31 mars 1915 sur le lac de retenue de Cercey en Côte-d'Or. Le moteur utilisé n'est pas assez puissant, d'autant plus qu'un déséquilibre produit par l'aile à contraint les constructeurs à alourdir l'engin ; après avoir déjaugé l'engin devint instable et finit par couler5. L'essai fut jugé non-concluant par la commission militaire chargée de l'évaluation qui recommandera l'arrêt des essais. Sans succès, Papin et Rouilly poursuivront jusqu'en 1936 leur efforts pour trouver les financements nécessaires à de nouveaux essais6. Source : wikipedia.org

 

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