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Les 34 plans de reconquête pour la France industrielle de demain

9 Septembre 2014, 19:22pm

Publié par Grégory SANT

Les 34 plans de la Nouvelle France Industrielle

© Ministère du Redressement productif - Les 34 plans de la Nouvelle France Industrielle

Il y a près d’un an, le 12 septembre 2013, le président de la République, François Hollande et son ministre du Redressement productif d’alors, Arnaud Montebourg, lançaient 34 « plans de reconquête pour dessiner la France industrielle de demain ». Premier bilan.

Le 10 juillet dernier, le comité de pilotage des plans de la Nouvelle France industrielle validait les 34 « plans de reconquête pour dessiner la France industrielle de demain ». L’aboutissement de 9 mois de mise en ordre de marche des filières industrielles françaises performantes. Deux mois plus tard, l’Elysée fête l’anniversaire d’un projet qui a su fédérer les industriels (voir Focus).

 

Chefs de projets et feuilles de route

 

Lorsque le 12 septembre 2013, le président de la République, François Hollande et son ministre du Redressement productif d’alors, Arnaud Montebourg, lançent 34 « plans de reconquête pour dessiner la France industrielle de demain » l’idée  est selon le président de la République, de s’appuyer sur des filières pour lesquelles « la France maîtrise d’ores et déjà les technologies, qui s’incarnent dans des produits ou des services identifiés et s’intègrent dans un environnement industriel, technologique, universitaire permettant à nos entreprises d’occuper une place éminente ». Ces 34 plans sont axés sur trois grandes priorités: la transition écologique et énergétique, la santé et les nouvelles technologies

« Tous ces plans constituent autant de vecteurs de création d’emplois et de richesse pour la France », explique alors Arnaud Montebourg. Ces projets pourraient représenter « dans dix ans 480.000 emplois créés, 45 milliards de valeur ajoutée pour la base industrielle France et 40% d’augmentation de nos exportations » avec 3 euros d’investissements privés pour un euro d’investissements publics.

Première concrétisation : la nomination de 34 chefs de projets, présentés un mois plus tard, le 7 octobre par Arnaud Montebourg. Leur première mission, établir le plus rapidement possible une feuille de route. « Ces 34 plans sont autant de courses contre la montre », insistait alors le ministre. Charge aux responsables des filières « d’écrire une feuille de route » et « de la présenter avant la Noël ». « Plus vite ce sera fait, plus nous aurons des chances d’être prêts », ajoutait-il.

 

En ordre de marche

 

Ce n’est finalement que dans le courant du premier semestre 2014 que sont validées les différentes feuilles de route. Un retard minime compte tenu de l’enjeu et de l’ampleur de la tâche. Les travaux préparatoires des groupes de travail ont en effet mobilisé plus de 500 personnes travaillant dans les équipes projets, qui représentent notamment 250 entreprises, petites et moyennes (PME) et entreprises de taille intermédiaire pour deux tiers d’entre elles.

Le secteur du Bâtiment, directement concerné par une demi-douzaine de plans d’actions (une dizaine au total pour la transition énergétique au sens large) voit notamment se structurer les filières du bois (plan Industrie du bois) autour de l’objectif de la construction d’immeubles de grande hauteur en bois ; du négoce, pour le plan Rénovation thermique des bâtiments; mais aussi du recyclage pour les déchets du BTP, des énergies renouvelables et des réseaux intelligents.

Mettre en ordre de marche l’ensemble des secteurs industriels a donc pris plus de temps que prévu. Mais le jeu en vaut la chandelle. « Pour les 27 plans dont les feuilles de route sont les plus avancées, l’investissement total pourrait s’élever à 18 Md€ d’ici 2020″ expliquait en mai François Hollande.

 

Un seul être vous manque…

 

Un an plus tard donc, les filières sont prêtes à s’élancer. Lors de leur première convocation, à Bercy, Arnaud Montebourg avait fixé aux chefs de projets trois échéances : 3, 5 et 10 ans. Les premiers immeubles en bois de grande hauteur devraient par exemple s’élever à partir de 2016. Mais ils ne seront pas inaugurés par Arnaud Montebourg qui avait pourtant su incarner ce projet global de reconquête industrielle. C’est désormais à Emmanuel Macron (mais il n’est plus chargé du « Redressement productif ») de s’en saisir. Il aura à s’assurer du respect de la première échéance, en 2016 donc. Quant aux échéances suivantes…

 

Source : lemoniteur.fr

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