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Les designers français se font une place en Italie

7 Avril 2013, 18:03pm

Publié par Grégory SANT

Lampes Dot de Samuel Accoceberry, Marcel By. - Photo DR

Lampes Dot de Samuel Accoceberry, Marcel By. - Photo DR

Matali Crasset et Mathieu Lehanneur font leur entrée chez Fabbian, avec de nouveaux luminaires. Jean Nouvel livre une lampe chez Artemide. Constance Guisset est annoncée chez Pallucco, Molteni, Fontana Arte. Sam Baron signe un tapis chez Nodus. Arik Levy, le stakhanoviste du design, est présent chez Bitossi, Emu et Molteni. Patrick Jouin est chez Matteograssi, Pedrali, Busnelli… Quant à Patrick Norguet, il fait son entrée chez le mythique Cassina… De plus en plus d'éditeurs italiens ouvrent leurs portes à nos talents tricolores. S'il fut un temps où les maisons transalpines ne s'aventuraient pas au-delà des figures médiatiques de la trempe d'un Starck chez Kartell ou Flos, le cercle s'est fort heureusement ouvert à d'autres prétendants. Quel meilleur exemple que l'éditeur Foscarini, qui a donné sa chance à la jeune Ionna Vautrin et a été comblé en retour par le succès de sa petite lampe Binic. On peut souhaiter à cet éditeur audacieux la même réussite avec Philippe Nigro, qui entre dans le catalogue Foscarini avec l'applique Nuage, présentée à Milan. « Pour qui fait du design, le passage en Italie est important. Beaucoup l'ont fait à court, moyen, long terme », signale le designer français. Bercé comme tant d'autres par le récit de la belle histoire du design italien, celui-ci a choisi de demeurer à Milan, pour travailler aux côtés d'un maestro, Michele de Lucchi. Bien lui en a pris, si l'on considère sa percée lors de cette édition 2013 chez Hermès, Baccarat, mais aussi chez De Padova ou Discipline. Reconnaissons à Starck d'avoir donné en Italie une crédibilité au design français.

 

Une séduction mutuelle

Dans son sillage, nombre de designers français ont franchi la frontière transalpine, bien contents de rencontrer des interlocuteurs réceptifs à leurs propositions. « Les industriels italiens sentent l'évolution du marché du design et savent s'adapter au dessin des designers. Ils ont le courage, ce que peu font, d'aller investir là où d'autres pensent, avant tout, volumes de ventes », précise Alain Taillandier, patron d'Artemide France. La magie opère des deux côtés. Puisque la créativité de nos designers hexagonaux fait mouche chez les Italiens, qui sont séduits par la qualité de réflexion liée au projet. Autant dire que le Salon de Milan est le haut lieu de rencontre des protagonistes de cette histoire. Un relais comme le VIA, organe de promotion du design français lié aux industries de l'ameublement, qui expose à Tortona, joue son rôle d'entremetteur. Cette année, c'est François Brument et l'impression 3D qui attireront tous les regards. Cette promotion de la « french touch » est relayée pour la deuxième année d'affilée par l'Institut français de Milan et l'exposition Nouvelle Vague, qui offre un panorama des talents à suivre (Pauline Deltour, Guillaume Delvigne, François Dumas, Victoria Willmotte et Dan Yeffet) et met en vitrine l'émergence de jeunes maisons d'édition dont Moustache, Super-ette, Specimen… Parmi ces français qui ont la fibre entrepreneuriale, certains tentent cette fois-ci l'aventure de la foire officielle de Rho-Pero, comme Marcel By, Artuce, Petite Friture ou Chevalier Edition. « Pour prétendre obtenir un stand sur la Fiera de Milan, la liste d'attente était de huit ans, indique Stephan Lanez, designer et directeur artistique de Marcel By

Source : lesechos.fr

 

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