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Une aile oscillante sous-marine productrice d'électricité

18 Novembre 2009, 19:48pm

Publié par Grégory SANT


Une nouvelle technologie d'extraction d 'énergie d’un fluide en mouvement, utilisable aussi bien dans l'air que dans l'eau est en cours de développement, depuis quelques mois, au Laboratoire de Robotique de l'Université de Laval (Québec). Cette technologie (présentée sur le web ICI) permet d’extraire de l’énergie d’un fluide en mouvement comme le fait une éolienne, une turbine de barrage hydro-électrique ou une turbine hydrolienne, sans présenter les " désavantages " des deux premiers sur l’environnement (impact sur le paysage, bruit...). Ce procédé nommé " Aile oscillante " (oscillating wing) pourrait aussi bien être posé au fond d’un cours d’eau que de la mer, bien qu'aucune étude sur la corrosion des matériaux n'est encore spécifiquement été menée sur cet aspect précis. Contrairement aux éoliennes et hydroliennes, les ailes oscillantes, par définition, ne tournent pas. Elles s'inspirent beaucoup du modèle mimétique de la queue de baleine ou de dauphin, opérant un mouvement de va-et-vient en inclinant son profil pour prendre de l’énergie au fluide et la convertir en électricité grâce à un alternateur. Après les hydroliennes de l'australien Biopower Systems dont j'ai déjà beaucoup parlé dans ce blog, inspiré du mouvement des algues et du mouvement des nageoires de thon, voici une autre technologie née de l'observation des mammifères marins que l'on ne remerciera jamais assez... tant qu'il en reste encore ! Si vous ne comprenez toujours pas comment cette technologie opère, une autre analogie peut être trouvée avec l'exemple de la main que l'on sort par la fenêtre d’une automobile en mouvement. L’écoulement de l’air à l'extérieur fait déplacer la main vers le haut ou le bas selon son inclinaison.
L’illustration (avec l'aile en jaune ci-dessus) représente un mécanisme proposé par Louis-Alexis Allen Demers et adapté par Pascal Bochud et Julie Lefrançois (aile en rouge ci-contre). L’aile en jaune possède un profil symétrique. Le mécanisme lui impose un mouvement cyclique de haut en bas. Ce déplacement s’accompagne d’un changement d’inclinaison de l’aile au fil du cycle. En haut et en bas du cycle, l’aile est horizontale. Au centre, elle atteint une inclinaison maximale déterminée par les simulations pour extraire un maximum d’énergie du fluide, soit 34%. Un tel dispositif utilise une section rectangulaire de l’écoulement, ce qui lui permet d’être installé dans des eaux très peu profondes.
La technologie développée à Laval n’en est pas encore au stade du prototype mais le Royaume-Uni a investi plusieurs millions dans le développement de technologies semblables. Ainsi l’entreprise britannique Pulse Generation (rebaptisée Pulse Tidal à cause de son homonymie fâcheuse avec un baladeur de Packard Bell genre iPod) tente de développer aussi, à son tour, une technologie très similaire.

Source : energiesdelamer.blogspot.com

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