Technologies

Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 19:55
Quand la fiction rejoint la réalité
Au nord de l'Écosse, Harry  Potter fait des émules
Le professeur Ulf Leonhardt, un physicien associé à l'Université St Andrew est formel : sa cape d’invisibilité devrait voir le jour dans un futur assez proche, d’ici 2011. Son étude s’appuie sur le système de réfraction de la lumière. La réfraction, c’est l’illusion d’optique que nous avons lorsqu’une paille est plongée dans un verre d’eau. On a l’impression que la paille est coupée et qu’elle se prolonge de façon décalée. Ce système de déviation des ondes d’un obstacle est déjà connu et commence à être utilisé notamment  dans les systèmes de protections antisismiques.
En France, on passe à l’expérimentation
Dans un même temps, dans l’Hexagone, les choses avancent aussi. Didier Lippens, qui dirige le groupe Dome, à l’Institut d’électronique de microélectronique et de nanotechnologie de Lille, a cosigné avec deux de ses étudiants un article paru dans Optics Express, sur une autre « cape d’invisibilité ». Elle serait capable de rendre transparent tout ce qui se trouve à l’intérieur. Le principe semble simple, il suffit de faire varier graduellement « l’indice de réfraction » dans la cape grâce à des métamatériaux.
L'invisibilité pour mieux voir

Les métamatériaux sont des sortes de structures composites de petite taille qui ont des propriétés électromagnétiques étonnantes. Les multiples réflexions induites conduisent globalement, pour l'ensemble de l'objet, à un indice de réfraction négatif, une propriété jusque-là inconnue dans la nature.
L’équipe française travaille maintenant avec une équipe de l’université de Tsinghua de Pékin pour une démonstration expérimentale.
L'invisibilité pour mieux voir
L’un des objectifs : faire de cette cape d’invisibilité un dispositif rétro-réfléchissant idéal qui pourrait augmenter la puissance des microscopes et améliorerait les lentilles. L’invisibilité pour mieux voir, un comble ! On pourrait alors visualiser des éléments infiniment petits comme les molécules.
L’invisibilité pourrait aussi servir aux technolotechnologies militaires, aux avions furtifs ou aux sous-marins notamment !
Source : masculin.com
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 21:10

C’est au sein de l’Institut de physique et de chimie des matériaux de Strasbourg que trois chercheurs, Jean-Baptiste Fleury, David Pires et Yves Galerne, ont réalisé leurs travaux de recherche, dont les résultats sont publiés sur The American Physical Society. Pour augmenter la densité des transistors, cette équipe de recherche a démontré une nouvelle technique de fabrication de microfils. L’idée est d’utiliser un cristal liquide nématique (dans un état intermédiaire entre solide cristallin et liquide) pour créer une structure tridimensionnelle de microfils directement connectés aux électrodes. Cette technique pourrait permettre la fabrication de circuits intégrés en 3D.

Comme l’expliquent les chercheurs, jusqu’à présent les différentes tentatives pour connecter des nanofils aux électrodes ont conduit à confiner le substrat en deux dimensions et à utiliser la troisième dimension pour manipuler les connexions. Ici, les microfils s’assemblent d’eux-mêmes aux électrodes avec une précision de l’ordre de quelques micromètres. Les scientifiques prennent les deux substrats à connecter, puis remplissent l’espace entre eux d’un cristal liquide nématique, qui est la même substance utilisée dans de nombreux LCD. Les molécules cylindriques du liquide s’alignent spontanément de manière parallèle entre elles, excepté le long de lignes de disclinaisons. Une des propriétés des cristaux liquides nématiques est la capacité à produire des disclinaisons programmables.

Une autre propriété est d’attirer à elles de petits objets. En appliquant des tensions différentes sur les particules adjacentes, la polymérisation aboutit à une structure cohésive. Selon les chercheurs, ce procédé pourrait être étendu afin de produire simultanément un grand nombre de microfils entre les substrats, et ainsi conduire au développement à grande échelle de circuits intégrés tridimensionnels.

Erigé en loi, il a été réévalué en 1975 pour s’appliquer aux microprocesseurs. Cette deuxième loi est à peu près vérifiée depuis 1973 et devrait théoriquement buter, en 2015, sur les limites physiques du silicium : effets quantiques, désintégration alpha. A ce rythme, les processeurs devraient contenir en 2015 plus de 15 milliards de transistors. En pratique, on observe un ralentissement de cette loi dû à des difficultés de dissipation thermique qui empêchent une montée en fréquence des processeurs.

Pour contourner ces problèmes, depuis 2004, on parallélise et on augmente le nombre de processeurs sur une puce en conservant la même fréquence d’horloge. En 2007, lors de l’IDF (Intel Developer Forum), Gordon Moore a confirmé que sa loi sera caduque d’ici dix à quinze ans. L’industrie s’approche des limites de la micro-électronique, où les transistors ne seront plus constitués que de quelques atomes ; elle doit donc chercher des méthodes entièrement nouvelles telles que des structures de transistors en 3D.

Les travaux des chercheurs strasbourgeois sont donc tout à fait dans cette lignée prédite par Moore. A noter que d’autres scientifiques travaillent sur des méthodes de fabrication. Des équipes du MIT (Massachusetts Institute of Technology) ont présenté des procédés chimiques utilisant des nanotubes ou du nitrure de gallium.

Source : tregouet.org

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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 21:07
Ce mécanisme mis au point par les chercheurs de l’université Cornell pourrait être utilisé pour fabriquer des gants ou des chaussures pouvant se coller et se décoller des murs ou des Post-it pouvant supporter une petite charge comme des clés. Le dispositif se compose d’une plaque couverte de minuscules trous, de l’ordre du micron, qui repose sur un réservoir d’eau fermé par une plaque poreuse. Quand un champ électrique (généré par une pile de 9 volts) est appliqué au dispositif, l’eau se faufile à travers la plaque poreuse et les trous. La tension de surface des gouttelettes génère alors un force qui permet de faire adhérer la plaque sur une autre surface un peu comme lorsque deux lames de verres mouillées collent ensemble.

Une version amusante du dispositif adhésif. Image Cornell/Michael Vogel

Une version amusante du dispositif adhésif. Image Cornell/Michael Vogel


Pour interrompre l’adhésion il suffit d’inverser le champ électrique et l’eau regagne alors son réservoir. «Dans notre expérience quotidienne, ces forces sont relativement faibles », a déclaré Paul Steen, professeur de chimie et de génie biomoléculaire, l’un des inventeurs du système. « Mais si vous les multipliez en pouvant les contrôler, comme le font certains insectes, vous pouvez obtenir des forces d'adhésion forte. »Par exemple, l'un des prototypes des chercheurs percé d’environ 1000 trous de 300 microns a pu supporter une charge de 30 grammes (soit 70 trombones). Ils ont découvert qu’en réduisant la taille des trous et en augmentant leurs nombres les forces adhésives augmentaient.

D’après leurs calculs, les chercheurs estiment qu’un carré d’un pouce (2.54 cm) avec un million de trous d’un micron pourrait supporter une charge de 15 livres (un peu plus de six kilos). Les détails de leurs expériences sont publiés cette semaine dans les PNAS.

Source : tempsreel.nouvelobs.com
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 18:50

Sourec : youtube.com
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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /2010 17:47

Il flotte au vent... et il diffuse de la musique. Cet étonnant prototype venu de Chine est un haut-parleur constitué d'une simple feuille de nanotubes de carbone. Les chercheurs qui l'ont mis au point ont découvert ses propriétés par hasard.

Au centre de recherche en nanotechnologies Tsinghua-Foxconn, à Pékin, Kaili Jiang, Shoushan Fan et leurs collègues travaillaient sur des films minces constitués de nanotubes de carbone d'environ 10 nanomètres de longueur. Ils ont eu la surprise de constater que ces feuillets émettaient un son lorsqu'ils étaient parcourus par un courant électrique alternatif, pour peu que sa fréquence soit comprise dans la gamme audio perceptible par l'oreille humaine.

Pour comprendre le phénomène, l'équipe a tenté de visualiser une vibration du film mince à l'aide d'un appareil à laser. Le cas échéant, la production du son serait analogue à celle d'un haut-parleur traditionnel, constitué d'une membrane mise en mouvement par un électro-aimant. Mais la feuille de nanotubes, même lorsqu'elle émet un son, reste rigoureusement immobile.


Cliquez sur l'image pour ouvrir la vidéo (format quicktime). Le film de nanotubes (le carré gris au centre de l'image) est élastique. On distingue, à droite, les fiches électriques. Il peut être allongé sans que la musique diffusée soit altérée. © Jiang Kaili et al., ACS Nano Letters

Les chercheurs ont alors suspecté un phénomène thermoacoustique. Le passage du courant électrique s'accompagnerait d'une forte élévation de température, jusqu'à 80°C. Cette chaleur ferait brutalement osciller les nanotubes, provoquant une onde de choc dans l'air environnant. Cet effet est loin d'être une découverte. Il a été mis en évidence à la fin du dix-neuvième siècle par plusieurs physiciens et utilisé un peu plus tard dans un appareil baptisé thermophone. L'engin émettait des sons par l'intermédiaire d'une feuille mince de platine

 

 

Par Jean-Luc Goudet pour futura-sciences.net


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