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L'analyse comportementale détecte la menace informatique

26 Janvier 2017, 18:53pm

Publié par Grégory SANT

Cybersécurité : l’analyse comportementale pour détecter la menace interne

Aujourd’hui, la plupart des outils de sécurité informatique visent à combattre les menaces extérieures. Mais quid de la menace interne, encore plus difficile à détecter ? Une des pistes consiste à utiliser des algorithmes d’apprentissage automatique pour repérer en temps réel des comportements d’utilisateurs anormaux. C’est ce qu’explique dans cette tribune Daniel Bago, de Balabit IT Security.

Les cybercriminels actuels sont mieux armés, mieux financés et font preuve de plus d’intelligence qu’il y a quelques années. Cela se traduit par des attaques bien plus complexes et ciblées. Et le pire, c’est que ces attaquants, qui en veulent aux entreprises, sont déjà à l’intérieur du périmètre de leur réseau.

Dans de nombreux cas d’attaques – citons parmi les plus marquantes, TV5 Monde, ou Ashley Madison – les hackers étaient très bien préparés et/ou informés. Ils ont ainsi réussi à pénétrer les réseaux, puis à rester invisibles des outils de détection pendant longtemps, disposant ainsi d’une liberté de déplacement dans les réseaux ciblés.

Des outils encore davantage tournés vers les menaces externes

Les attaques avancées et persistantes (APT) qui ciblent aujourd’hui les entreprises démontrent que les hackers ont toujours un temps d’avance sur les outils de sécurité. Le problème étant que les outils de sécurité actuels sont encore trop souvent conçus pour protéger contre les menaces externes, et non contre les employés censés être de confiance… Cela offre un avantage considérable aux utilisateurs internes ayant des objectifs malveillants. Alors même que les attaques ciblées mêlent notamment des vulnérabilités identifiées et de l’ingénierie sociale pour forcer les accès non-autorisés.

Parmi les exemples les plus récents, citons l’affaire Kerviel où les actions frauduleuses de l’ancien trader ont coûté près de 5 milliards d’euros à la Société Générale. Autre exemple avec AT&T. L’opérateur télécom américain s’est vu adresser une amende de 25 millions de dollars car l’employé de l’un de ses centres d’appels externalisé a frauduleusement accédé aux données de 280 000 comptes utilisateurs puis les a vendues. Le piratage interne est également l’une des pistes privilégiées de l’affaire des Panama Papers. Pendant plusieurs mois - de juin à décembre 2015 – un ou des individus aurai(en)t exfiltré peu à peu 2,6 térabits de données, soit 11,5 millions de fichiers.

Veiller aux utilisateurs privilégiés

L’utilisateur est donc le nouveau périmètre sur lequel l’entreprise et la sécurité doivent se concentrer. L’analyse comportementale incarne cette approche de la sécurité IT centrée sur les utilisateurs et plus particulièrement les utilisateurs privilégiés. Reposant sur des solutions qui observent ce que les utilisateurs internes et externes font sur le système, l’analyse comportementale des utilisateurs (UBA - User Behavior Analytics) permet de détecter les comportements inhabituels. Elle offre ainsi aux entreprises la possibilité de concentrer leurs ressources de sécurité sur les événements importants, et leur permettent de remplacer certains contrôles pour une plus grande flexibilité et une meilleure efficacité business.

Les utilisateurs privilégiés peuvent être des utilisateurs nécessitant des accès plus importants sur le système d’information de l’entreprise car cela est requis par leur fonction, des employés ayant accumulé des privilèges au fil du temps, etc. (DG, DAF, administrateurs, prestataires de maintenance informatique, etc.).

Des menaces présentes mais invisibles

Selon un rapport sur les menaces internes de la société Vormetric (groupe Thalès), 87% des entreprises se sentaient vulnérables aux menaces internes. Cela n’a rien de surprenant dans la mesure où 90% des entreprises font face en moyenne à au moins une menace interne chaque mois. Un rapport de la société InfosecBuddy confirme que les utilisateurs privilégiés ayant des accès aux informations les plus sensibles sont ceux qui présentent le plus de risques. Alors que selon les recherches de l’index Cybersecurity Intelligence IBM X-Force, 60% des cyberattaques sont de sources internes. Enfin, encore plus marquant, une étude menée par la société Clearswift, nous apprenait en 2015 que 25% des employés (essentiellement au Royaume-Uni, en Allemagne, en Australie et aux Etats-Unis) étaient prêts à vendre des informations très sensibles de leur entreprise pour 5000 livres et que 59% dérobent des données de leur entreprise lorsqu’ils quittent l’entreprise ou se font licencier...

Les menaces internes sont non seulement plus répandues que les attaques externes, elles sont aussi plus difficiles à détecter. D’après le rapport DBIR 2016 de Verizon, 70% des incidents prennent des mois, voire des années à être découverts. Et le coût d’une faille de données augmente à mesure qu’elle dure dans le temps. Ces incidents peuvent donc causer des dommages financiers considérables pour les entreprises victimes. L’Institut Ponemon plaçait d’ailleurs dans son étude 2015 sur le coût des cybercrimes les attaques internes dans le top 3 des attaques les plus coûteuses, après les attaques web et les attaques DDoS.

L’intelligence artificielle pour une détection en temps réel

Les contrôles préventifs sont généralement difficiles à appliquer contre ce type d’attaques, car les utilisateurs privilégiés ont besoin d’accéder à un large éventail de données pour mener à bien les tâches qui leur sont assignées. A l’inverse, les contrôles de surveillance peuvent être beaucoup plus efficaces.

Les outils d’analyse comportementale des utilisateurs privilégiés (Priviledged UBA) permettent aux entreprises de comprendre les comportements de leurs utilisateurs privilégiés en créant des profils individualisés pour chaque utilisateur, en utilisant des algorithmes de machine learning. Les profils sont réalisés grâce à la récolte des logs générés par les utilisateurs (tous les événements recueillis par l’OS, les applications, etc.), et leur analyse par des outils de surveillance d’activités, sur une période allant de 4 à 12 semaines selon le temps de travail effectif de l’utilisateur sur cette période. Les entreprises peuvent ensuite comparer les bases de profils avec les activités en temps réel et ainsi être alertées instantanément sur les événements inhabituels ou les comportements atypiques. Grâce à la détection de ces anomalies – des connexions à des endroits étranges (une connexion le matin à Paris et au retour du déjeuner à San Francisco est par exemple automatiquement une alerte de sécurité), l’utilisation de terminaux ou de commandes inhabituels, des séquences de frappe sur le clavier à une vitesse inhabituelle, etc. -  les équipes de sécurité augmentent considérablement les chances de détecter et prévenir en temps-réel des menaces venant de l’intérieur.

In fine, cinq bonnes pratiques sont à retenir pour détecter des utilisations abusives : identifier qui sont les utilisateurs privilégiés ; identifier quelles sont les applications et services utilisés quotidiennement par les utilisateurs privilégiés ; surveiller et analyser les activités des utilisateurs privilégiés ; investiguer plus en détails le contenu des logs pour détecter des traces ; analyser en temps-réel pour prévenir des fuites de données très graves.

Le respect de la vie privée des utilisateurs : gagnant ou perdant ?

Les éditeurs de ces nouvelles solutions d’analyse comportementale se défendent de tout risque d’intrusion dans la vie privée des utilisateurs. Ce serait même plutôt le contraire. Les utilisateurs privilégiés, dont les solutions d’analyse comportementale visent à surveiller les activités, en priorité, bénéficient justement d’accès importants aux données personnelles de l’ensemble des employés. Et personne au sein de l’entreprise ne peut les surveiller et les empêcher d’agir à leur guise, notamment lorsqu’ils ont des desseins malveillants. C’est ce vide que l’analyse comportementale entend  combler. Enfin, les éditeurs ont généralement pensé à protéger les profils et les données d’activité générées avec des accès sécurisés et des outils de chiffrement.

Source : industrie-techno.com

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Les boutons Dash sont disponibles en ligne

25 Janvier 2017, 18:49pm

Publié par Grégory SANT

Avec les boutons Dash virtuels, Amazon boucle la boucle. Ces boutons, nés il y a un an et demi, et disponible en France depuis le mois de novembre, sont maintenant disponibles dans une version en ligne.

Avec Dash, Amazon joue de l’effet de surprise. Ce produit a été annoncé la veille du 1er avril 2015, avec une commercialisation trois mois plus tard : personne ne s’attendait vraiment à un tel concept. Les Dash sont en effet des boutons qui ne permettent qu’une seule chose : commander un produit spécifique… sur Amazon, bien sûr.

Depuis, le succès de ces boutons qui se collent dans tous les coins de la maison, n’est plus à faire. Nouvelle surprise cette semaine : Amazon lance la version virtuelle de Dash ! Les boutons sont maintenant disponibles dans l’application mobile du distributeur, ainsi que dans le profil du client (pour en profiter, il faut être abonné Prime).

Du physique au virtuel

Le principe est le même que pour les boutons physiques : il s’agit de commander des produits de tous les jours, mais cette fois en un clic (ou une tape). L’utilisateur peut ajouter autant de boutons virtuels qu’il le souhaite, il suffit en fait que la page du produit présente un bouton virtuel Dash.

 

Les Dash virtuels ont ceci de pratique qu’on peut les multiplier sans rien payer (en France, ils coûtent 4,99 € l’unité, avec une offre de remboursement au premier achat). Ces nouveaux boutons ne coûtent rien évidemment. Mais si on les retrouve sur son smartphone ou son ordinateur, les boutons physiques ont un avantage essentiel : ils sont toujours présents là où on en a le plus besoin, ce qui n’est pas forcément le cas des modèles virtuels…

Ce nouveau service n’est disponible qu’aux États-Unis pour le moment. Mais il est fort probable qu’il fasse son apparition en Europe dans les prochains mois.

Source : journaldugeek.com

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Réduction des coûts dans l'aérospatial grâce à l'impression 3D

25 Janvier 2017, 18:43pm

Publié par Grégory SANT

Les lanceurs spatiaux sont les premiers à bénéficier des progrès de la fabrication additive. Elle permet de réaliser d’un seul tenant des pièces au dessin complexe, avec beaucoup moins de matière.

L’impression 3D existe depuis longtemps. Cette technique de « fabrication additive », qui repose sur le dépôt de matière, couche après couche, était réservée aux activités de loisirs. Mais les progrès de cette technologie font qu’il devient possible de l’utiliser dans des industries de pointe, a montré hier Alain Charmeau, le directeur d’ASL (Airbus Safran Launcher), la société qui construit le lanceur européen Ariane. Pour la première fois, une fusée Ariane a décollé en 2016 avec, à son bord, une « pièce critique » – essentielle – fabriquée en impression 3D.

Selon lui, les lanceurs de satellites vont embarquer de plus en plus de pièces réalisées ainsi. Il devient en effet possible de fabriquer des pièces en métal avec une qualité satisfaisante. Cela va permettre de faire massivement baisser leur coût de production. « Le prochain moteur de fusée sur lequel nous travaillons, le Prometheus, sera presque entièrement fabriqué en impression 3D et l’objectif est de diviser son prix de fabrication par dix », a indiqué Alain Charmeau.

 

L’impression 3D utilise beaucoup moins de matière qu’une pièce usinée

Il a montré un « carter de pompe » de 30 kg fabriqué ainsi sur le site d’ASL à Vernon, dans l’Eure, et qui viendra dans le moteur Prometheus. Selon lui, le coût de production d’un moteur de fusée actuel, le modèle « Vulcain », est aujourd’hui de 10 millions d’euros. L’impression 3D devrait permettre de descendre à un million d’euros pour Prometheus. Ces moteurs devraient équiper les futurs lanceurs européens Ariane 6 à l’horizon 2030.

L’économie vient du fait que l’impression 3D permet de réaliser d’un seul tenant des pièces au dessin complexe, sans avoir besoin de faire ensuite des soudures. Un moteur peut donc être assemblé avec moins de pièces et plus rapidement. De plus, l’impression 3D utilise beaucoup moins de matière qu’une pièce usinée. « On ne perd pas un gramme », souligne le directeur d’ASL.

Le seul inconvénient de cette technologie est que la réalisation d’une pièce est encore très lente : plus de 350 heures pour une pièce métallique de 40 cm de côté, ce qui signifie que cette technologie est bien adaptée pour l’industrie spatiale, mais ne peut pas encore servir à fabriquer des objets de très grande série, comme les pièces de moteur automobile.

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Le CHU de Liège reconçoit ses chambres avec des étudiants en design

25 Janvier 2017, 18:33pm

Publié par Grégory SANT

A quoi ressemblera la chambre d'hôpital du futur ? Le CHU de Liège consulte des étudiants en design Les responsables du CHU de Liège réfléchissent à cette question à l'heure de rénover plusieurs centaines de chambres au Sart Tilman et d'en construire de nouvelles, notamment à la clinique des Bruyères.

Des étudiants à la manœuvre

Pour nourrir leur réflexion, ils ont fait appel à une trentaine d'étudiants en design et en architecture d'intérieur, des étudiants de Saint-Luc à Liège et de La Cambre à Bruxelles. Ils réfléchissent à cette question toute cette semaine et lundi, ils ont visité plusieurs hôpitaux liégeois afin de cerner une problématique compliquée.

Dans les hôpitaux, les chambres ont des dimensions souvent réduites et les patients n'y sont pas toujours seuls. Il y a les visiteurs, le personnel soignant, et en chambre double, il faut les multiplier par deux. Définir la chambre du futur est donc un vrai challenge.

"Le problème repose aussi sur le mobilier dans l’espace disponible. Sortir un lit pour pouvoir accéder à une balance pour enfants, cela me parait fou. Il faut d’office penser à plus de mètre carrés" juge Ludivine Nys, étudiante à Saint-Luc.

Des propositions soumises au monde économique

Les propositions des étudiants seront utilisées pour concevoir les futures chambres du CHU et des Bruyères. "Les étudiants vont nous remettre des esquisses en 2D qui seront exposées en mars au CHU dans une exposition. Le travail ne sera pas fini, il va se poursuivre avec une confrontation avec le milieu economique" explique Louis Maraite, directeur de la communication du CHU.

La chambre du futur pourrait être mieux connectée, mais pas seulement, comme l'explique Cyrielle Doutrèwe, de Wallonie Design, qui encadre ces étudiants. "Cela donnerait une chambre vraiment centrée sur son usager, qu’il soit patient, soignant ou visiteur. Toute la transmission d’information peut être changé ou encore la signalétique" explique-t-elle.

Les chambres du CHU ont 30 ans. En trois décennies, les besoins en hôpitaux ont évolué.

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La réalité virtuelle et l'automobile au salon de l'auto de Montréal

25 Janvier 2017, 18:31pm

Publié par Grégory SANT

 

ICAR et D-Box font faire un tour de... (Photo fournie par D-Box) - image 1.0

Au Salon de l'auto de Montréal, comme dans les autres expositions dans le monde, les casques de réalité virtuelle sont devenus un outil des fabricants pour attirer les curieux. Mais l'intégration de cette technologie va plus loin que le simple tape-à-l'oeil. Du design des premiers concepts aux tableaux de bord de demain, voici comment la réalité virtuelle et la réalité augmentée comptent transformer la voiture telle qu'on la connaît.

Au Salon de l'auto de Montréal

Trois stands proposent des expériences virtuelles: Lexus, Mazda et ICAR. Grâce à des casques de réalité virtuelle et des sièges vibrant D-Box (comme ceux qu'on retrouve dans certains cinémas), ICAR propose un tour de piste virtuel piloté par le porte-parole du salon, Bertrand Godin. Mazda recrée pour sa part une route californienne à bord de son roadster MX-5 RF. En 360 degrés, et avec du vent simulé par ventilateur. «Avec l'hiver, c'était le meilleur moyen de faire vivre l'expérience à bord d'une décapotable», explique Heather Boutcher, directrice du marketing pour Mazda Canada.

Dans les autres expositions automobiles

La réalité virtuelle n'est pas populaire à Montréal seulement. Au salon de Detroit, début janvier, pas moins de huit présentations étaient organisées à l'aide de la réalité virtuelle. Acura proposait un essai virtuel de sa supervoiture NSX, Hyundai organisait des courses automobiles et Ford invitait les gens à établir un record de vitesse sur le circuit du Mans, au volant d'une GT de course. Plus loin, le fabricant canadien Magna nous faisait marcher dans la ville du futur à partir des lunettes HoloLens, de Microsoft.


 

Du Docteur Strange au studio de design automobile...

Pour passer d'une dimension à l'autre sur grand écran, le Docteur Strange de Marvel a eu besoin de l'aide du spécialiste britannique des effets cinématographiques Framestore. Vingt-quatre caméras captaient ses mouvements sous tous les angles. C'est le même système qu'utilise General Motors pour concevoir ses véhicules. «C'est fini, l'époque où on manipulait un objet physique. Aujourd'hui, je regarde la voiture de plus près et je peux voir en détail les plis de la tôle sur le capot. C'est très impressionnant», explique Steven Powell, directeur du studio de RV pour GM. Et comme c'est virtuel, plusieurs designers répartis partout sur la planète peuvent collaborer en temps réel sur le même projet sans quitter leur studio respectif.

Dans la salle d'exposition

Quand vient le temps de choisir la couleur et les matériaux de finition de la voiture que vous vous apprêtez à acheter, la tradition est que le vendeur sort d'un tiroir des modèles réduits ou un lourd catalogue contenant toutes les options possibles. C'est en train de changer. Des marques comme Audi et Cadillac rêvent du jour où la réalité virtuelle vous permettra de visualiser votre nouveau bolide sous la couleur de votre choix. Vous verrez aussi comment l'équipement optionnel s'intègre à l'habitacle. Mieux: vous pourrez choisir la mécanique en écoutant son grondement, à l'aide d'écouteurs. Mais attention! Le prix de toutes ces options, lui, sera bien concret...


 
L'affichage tête haute selon Navdy, première éŽtape vers... (Photo fournie par Navdy) - image 7.0

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L'affichage tête haute selon Navdy, première éŽtape vers une rŽéalitéŽ augmentéeŽ en voiture.

Photo fournie par Navdy

Au volant

Les affichages tête haute au volant ne sont pas nouveaux. General Motors en installe dans ses véhicules depuis les années 90. Les téléphones intelligents et la distraction qu'ils causent au volant ont relancé l'intérêt envers cette technologie. Le fabricant américain Navdy vient de dévoiler un petit affichage tête haute éponyme qui se branche à l'ordinateur de bord de la voiture, puis se jumelle à son téléphone via Bluetooth. À la vitesse du véhicule et l'état du réservoir d'essence s'ajoutent les informations de navigation et des alertes provenant du téléphone. Le meilleur moyen d'avoir les yeux sur la route sans se sentir déconnecté...

Continental préŽvoit offrir un affichage ˆà réŽalitéŽ augmentŽée... (Photo fournie par Continental) - image 8.0

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Continental préŽvoit offrir un affichage ˆà réŽalitéŽ augmentŽée pour pare-brise aux fabricants dès cette annŽée.

Photo fournie par Continental

Pare-brise à réalité augmentée

Cela dit, l'affichage tête haute est appelé à évoluer grandement dans un avenir proche. Continental, Harman et Visteon, trois équipementiers automobiles majeurs, bossent depuis peu sur le pare-brise de demain. Celui-ci affiche information et graphiques en fonction de ce qui se passe sur la route devant le véhicule. Imaginez un indicateur de distance entre vous et le camion vous précédant. Ou des lignes au sol surlignées en rouge vif quand un véhicule se trouve dans l'angle mort. C'est très près de la réalité: on pourrait voir ces technologies dans une voiture de production aussi tôt qu'en 2018.

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Shazam se diversifie

25 Janvier 2017, 18:25pm

Publié par Grégory SANT

La société britannique ne se contente plus de reconnaître des chansons.Pour assurer son avenir, elle cherche à diversifier ses revenus.

Inventer un logiciel captant tout de suite l'attention du grand public ne garantit pas un succès durable. En attestent les difficultés de Vine ou de Music.ly. C'est le sort que veut éviter de connaître le britannique Shazam, l'application qui retrouve en quelques secondes les références de la chanson que vous êtes en train d'entendre. Cette oreille intelligente reste très utilisée : l'appli a été téléchargée plus d'un milliard de fois et compte 300 millions d'utilisateurs actifs. Quelque 20 millions de chansons sont « shazamées » tous les jours (et 40 millions au Jour de l'an). Cependant, la base d'utilisateurs semble plafonner : ils étaient déjà 300 millions fin 2015...

Alors qu'elle est entrée dans le cercle fermé des licornes européennes , valorisée plus d'un milliard de dollars au terme d'une levée de 50 millions début 2015, Shazam cherche donc à multiplier les leviers de monétisation de sa technologie. « Nous voulons prolonger la conversation entre le consommateur et l'annonceur, qu'elle soit à la télé, sur l'emballage d'un produit, en affichage ou sur un magazine », expliquent ainsi aux « Echos » Greg Glenday, directeur des revenus de Shazam, et Julie Leplus, directrice commerciale France.

Shazam s'est déjà diversifiée il y a quelques années en proposant des spots télé « shazamables ». Elle s'est aussi lancée dans la reconnaissance visuelle. Sur chaque communication visuelle arborant le logo Shazam, il est ainsi possible de positionner son téléphone et d'accéder à des contenus spécifiques. La société s'en est surtout servie pour des campagnes de publicité, proposant ainsi aux annonceurs un nouveau modèle, jugé plus engageant.

Logique de partenariats

Mais elle veut désormais passer à la vitesse supérieure. Shazam pense être le bon support pour proposer des coupons ou approfondir la relation avec la marque en organisant des jeux sur l'écran du smartphone, du play-back de chansons, etc. Elle va même exploiter la réalité augmentée à partir de la semaine prochaine : un petit personnage pourra apparaître sur le goulot de votre bouteille lorsque vous la regarderez par le biais de votre smartphone. « Nous améliorons encore nos outils d'identification visuelle et sonore pour gagner des millisecondes, indique Greg Glenday. Et nos ingénieurs travaillent déjà sur la reconnaissance d'objets, dans la rue par exemple. Le champ des opportunités est fascinant. »

Autre moyen de monétiser son service : les données. Shazam propose un abonnement aux marques, mettant à leur disposition un tableau de bord des musiques shazamées à travers le monde en les classant par genres, etc. Cela peut servir aux labels pour déterminer ce qui sera un tube, aux marques pour choisir des musiques ou encore à envoyer de la publicité géolocalisée.

Enfin, Shazam travaille à étendre son audience. Intégré à Siri, le système de reconnaissance vocale d'Apple, le service l'est aussi depuis peu dans Snapchat. « Cela nous permet de toucher un public différent, un peu plus jeune », assure Greg Glenday. Sans oublier le travail en local. La société n'exclut pas, d'ailleurs, d'ouvrir un bureau en France, son deuxième marché dans le monde derrière les Etats-Unis, dans les mois qui viennent.

Aujourd'hui, l'essentiel du chiffre d'affaires du groupe, qui se dit rentable depuis 2015 et emploie 240 personnes, vient de la publicité placée sur l'appli quand elle est utilisée. Et 30 % proviennent des commissions versées par Apple, Amazon ou Spotify quand un utilisateur y achète une chanson qu'il a identifiée grâce à Shazam. L'objectif désormais : faire grimper les revenus des nouveaux services.

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Vélo Black & White Fixie pour Pinkeye Studio

24 Janvier 2017, 20:02pm

Publié par Grégory SANT

Ce vélo de toute beauté n’est pas à vendre, il sert uniquement de décoration pour le pop-up show CNT DWN.

Le Black & White Fixie a été commandé au studio de design eltipo graphic par Pinkeye studio. Ce deux roues noir et blanc, au design ultra-minimaliste, semble avoir été trempé en partie dans un pot de peinture blanche. On regrette juste son simple rôle de “décoration”, de plus en plus d’icônes urbaines se retrouvent recyclées comme trophées dans des concept-stores sans âme…


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Les Smart Grids : un nouvel eldorado ?

24 Janvier 2017, 20:00pm

Publié par Grégory SANT

Les infrastructures connectées de distribution d'énergie sont, selon Xerfi, l'unique segment quantifiable de la smart city. Le smart metering y représente à lui seul 230 millions d'euros.

C'est le plus petit segment de la smart city analysé par notre partenaire Xerfi dans sa dernière étude "La ville intelligente, Quelles options stratégiques pour conquérir ce nouvel eldorado ?", mais aussi le seul à être 100% connecté. En 2014, le marché des réseaux de distribution d'énergie (eau, électricité et gaz) intelligents représentait un marché de 300 millions d'euros. C'est loin des 18 à 19 milliards du secteur du bâtiment intelligent et des 4 milliards d'euros de la mobilité intelligente, mais l'éditeur indépendant d'études économiques sectorielles prévient : "Il est difficile d'estimer les différentes briques intelligentes composant le cœur de la smart city compte tenu d'un manque de suivi statistique et des difficultés pour quantifier la part intelligente de chaque segment."

Le marché des compteurs communicants ("Smart metering") représente l'essentiel du segment "Réseaux intelligents", avec 230 millions d'euros sur un total de 300 millions. Le reste correspond au "Smart operation", c'est-à-dire le pilotage à distance des infrastructures, comme le fait Suez dans ses centres Visio. A noter que dans la brique "Bâtiment intelligent" le segment "Smart home" représentait déjà de 250 à 450 millions d'euros en 2014.

Le marché des compteurs communicants ("Smart metering") représentait 230 millions d'euros en 2014. © Xerfi

Xerfi a aussi comparé le parcours de 18 jeunes pousses représentatives de ces secteurs, "dont les créations se sont concentrées entre 2005 et 2014", souligne l'étude. 5 des 7 spécialistes des réseaux intelligents retenus sont des filiales de grands groupes, comme Edelia (créé par EDF), Embix (créé par Bouygues et Alstom en 2011) ou Energy Pool (racheté par Schneider Electric en 2010). A noter que sur les sept start-up, aucune ne travaille sur le gaz et seulement deux sur l'eau.

5 des 7 spécialistes des réseaux intelligents retenus sont des filiales de grands groupes. © Xerfi

Nés plus tardivement, les trois opérateurs de mobilité intelligente retenus, Citymapper, Moovit et Transit, ont tous été créés en 2012. Ces applications de calcul d'itinéraires multimodaux sont aussi à ce jour toutes restées indépendantes.

L'étude "La ville intelligente, Quelles options stratégiques pour conquérir ce nouvel eldorado ?" est publiée par Xerfi, éditeur indépendant d'études économiques sectorielles.

Source : journaldunet.com

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La Kia Stinger primée au Design EyesOn

23 Janvier 2017, 21:10pm

Publié par Grégory SANT

 

La Stinger, la toute nouvelle berline fastback 2018 de Kia Motors, s’est vu attribuer le prix de design EyesOn pour l’excellence de son design dans la catégorie des voitures de série lors du North American International Auto Show (NAIAS) à Detroit. La Kia Stinger a ainsi volé la vedette aux modèles des constructeurs automobiles américains, qui dominent traditionnellement l’événement.

«Nous avons fabriqué un grand nombre de voitures géniales, et je suis fier de chacune d’elles, mais la Stinger est vraiment spéciale», déclare Peter Schreyer, le Chief Design Officer de Kia Motors.

 

Les prix de design EyesOn rendent hommage aux meilleurs véhicules de série et aux meilleurs concepts qui font leur entrée en scène mondiale au salon de l’auto NAIAS. Les catégories primées cette année comprennent le concept car, la voiture de série, le concept de camion, le camion de série, l’utilisation innovante de la couleur, des graphismes et des matériaux, le design intérieur, le prix de l’expérience utilisateur et le catalyseur du designer.

 

 

Peter Schreyer et Gregory Guillaume, Chief Designer chez Kia Motors Europe, ont supervisé le design de la toute nouvelle Kia Stinger 2018.

Débordant de puissance, de passion et de performance, la Kia Stinger 2018 est une berline sportive dédiée aux sensations de conduite, mais qui ne néglige le luxe de son habitacle, pour le plus grand bien-être de ses passagers. Avec des lignes épurées à l’avant et des flancs sveltes, sans oublier ses hanches puissantes, la Stinger dégage une assurance musclée. L’attitude et l’équilibre visuel de la Stinger sont conçus pour conférer à la voiture un air élégant et athlétique plutôt qu’une allure agressive de voiture de course. À l’intérieur, l’habitacle séduit par ses finitions luxueuses et relevant d’un artisanat raffiné. Un plan horizontal accentué au niveau du tableau de bord offre au conducteur un volant épais et gainé de cuir. Une console d’instruments unique, en face et à côté du conducteur, regroupe des appareils analogiques et numériques. Avec une commercialisation en Europe prévue au quatrième trimestre 2017, la Stinger s’appuie sur la qualité et la fiabilité de Kia Motors, deux qualités de la marque largement reconnues dans l’industrie automobile.

 

Les prix de design EyesOn constituent des récompenses officielles du NAIAS. Connus par les leaders du secteur pour leur valorisation d’un design automobile d’avant-garde, les prix de design EyesOn sont exposés de manière visible dans les studios de design du monde entier.

 

Source : businessnews.com

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Sommes déjà dans la 4ème Révolution Industrielle ?

23 Janvier 2017, 21:09pm

Publié par Grégory SANT

L’additive manufacturing (AM), ou impression 3D est un marché mondial en pleine expansion. Annoncée comme la quatrième révolution industrielle, elle impacte déjà fortement les modes de production et le rapport entre producteur et consommateur. Le phénomène 3D fait bouger les lignes et c’est aussi toute l’entreprise qui reste à (ré)inventer ! Entre révolution technologique et changement organisationnel, petit tour de piste...

L'idée de n'utiliser ni outillages ni moules pour façonner une pièce est passionnante. La première fois que j'ai vu un objet prendre forme à partir d'un fichier numérique, sans perte de matière, sans programmation humaine fut une révélation : nous pouvions aller directement de l'idée à l'objet. Fini la nécessité de comprendre les contraintes des technologies pour concevoir un objet. Il suffit de créer numériquement un objet, plus ou moins complexe, en fonction de son utilisation sans se soucier des contraintes des technologies traditionnelles et l'objet prend forme comme par magie grâce aux imprimantes 3D.

 

AM : Tout est possible à condition de l'accepter

Contrairement à ce que les médias nous font croire, à iso design, une pièce fabriquée par AM a toutes les chances d'être plus chère que la même pièce réalisée par une technologie conventionnelle. Est-ce que l'AM sera cantonnée aux chercheurs, aux technologues et autres geeks ? Non, l'AM fait son entrée dans l'Industrie.

Ainsi, General Electric fabrique des pièces métalliques en AM qui voleront prochainement, et acquiert à coup de milliards de dollars des sociétés fabriquant des imprimantes pour les déployer à ses autres secteurs, notamment l'énergie. Thales a créé une société pour fabriquer des pièces pour le spatial. Michelin utilise l'AM pour ses propres besoins et a lancé avec Fives une co-entreprise pour répondre à ce marché en forte croissance...

Une utilisation de plus en plus massive de l'AM induira une baisse des coûts liée à la baisse de prix des équipements, des matières premières. Pour assurer l'essor de l'AM, il faut reconcevoir les produits, intégrer les contraintes de nos clients dans les designs, se libérer des contraintes induites par les technologies actuelles, concevoir avec des formes organiques qui minimise la quantité de matière pour une résistance mécanique ou vibratoire (par exemple) optimum, simplifier la gamme de fabrication, fusionner plusieurs pièces en une pour intégrer de nouvelles fonctionnalités dans les pièces et induire des gains de montage et de coût au global.

Si revoir les process est nécessaire, ce n'est pas suffisant, il faut également revisiter l'organisation même de l'entreprise et former le personnel à cette nouvelle technologie.

Des business model à réinventer

L'un des avantages forts de l'AM est le time-to-market. Là où il faut des mois pour sortir un nouveau produit céramique en technologie conventionnelle, seules quelques semaines suffisent en AM. L'entreprise devient plus réactive, plus flexible.

Les schémas de décision au sein de l'entreprise devront être repensés pour ne pas voir l'AM comme uniquement une technologie de prototype ou considérées comme une menace pour la ou les chaînes de fabrication existantes. L'AM n'est pas une techno de substitution et doit cohabiter avec les technos traditionnelles. L'AM est une opportunité pour gagner des parts de marché. Elle crée les conditions pour innover techniquement, innover dans la supply chain, innover en partageant numériquement plus avec ses clients, ses fournisseurs. L'AM, technologie numérique par essence le permet. Il faut créer l'environnement nécessaire pour la sublimer en inventant de nouveaux business model.

Comment mener ce changement ?

Lors de tout nouveau changement, il y a des freins. Changer n'est jamais naturel, il faut se réinventer, se mettre dans une zone d'inconfort pour recréer, se régénérer. Les freins sont les humains, qui par manque de formation, qui par habitude, qui par peur de voir leur outil de travail actuel, qui par peur de ne pas savoir diriger cette nouvelle entreprise vont hésiter à s'engager sur cette voie du changement.

Le dirigeant doit être convaincu qu'il doit adjoindre cette compétence numérique à l'entreprise. Cela veut dire pour nombre de PME, qu'elles doivent intégrer de nouvelles compétences et mettre en place des cellules AM sous forme de task force regroupant techniciens, commerciaux, logisticiens, qualiticiens..., permettant de tester l'AM, d'en voir l'intérêt pour leur entreprise et qui non seulement pourront, devront créer de nouveaux produits, mais seront le germe de la nouvelle organisation qui se déploiera au sein de l'entreprise.

Et la céramique dans tout ça ?

Nombre de céramistes restent peu convaincus de cette nouvelle technologie, pensant à tort qu'elle ne correspond pas à leurs besoins. Certes, l'AM demeure une technique naissante comme le fut au début du 20e siècle l'avion. On n'en comprenait pas l'utilité, elle n'intéressait que certains illuminés. On n'y croyait pas, quel intérêt aurions-nous à nous déplacer de cette manière alors que le train, le bateau étaient des moyens de locomotion établis et sûrs. L'histoire a écrit la suite...

Et comme rien n'est permanent, sauf le changement, l'impression 3D céramique trace les contours d'une révolution qui n'en est qu'à ses débuts. Quelques acteurs visionnaires proposent une ligne de fabrication et de services permettant le coût d'après... qui commence maintenant.

Source : lesechos.fr

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