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BigRep réalise une moto entièrement imprimée en 3D

26 Novembre 2018, 18:34pm

Publié par Grégory SANT

NERA est un prototype au design agressif et futuriste qui met en valeur les capacités de plus en plus avancées de la fabrication par imprimantes 3D. Elle est équipée d’un moteur entièrement électrique, de pneus sans air, d’une direction sans fourche et de nombreux capteurs intégrés.

Les panneaux, les ailes et le carénage conçus par Marco Mattia Cristofori du laboratoire d’innovations de BigRep « NOWLAB » avec Maximilian Sedlak, confèrent à la moto électrique l’attitude sombre d’un véhicule tiré directement du film The Dark Knight de Christopher Nolan, mais son profil géométrique est également assez simple, reflétant la force de l’impression 3D, une technologie qui penche toujours vers les angles plutôt que vers les courbes. Il est peu probable que NERA voit le jour comme un modèle de production, elle est destinée principalement à illustrer les avantages en termes de conception, de fabrication et de logistique liés à l’utilisation des imprimantes 3D.

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Progression des centres logistiques robotisés chez Amazon

26 Novembre 2018, 18:29pm

Publié par Grégory SANT

Amazon mise sur de nouveaux robots pour automatiser ses entrepôts

Aujourd’hui, 1/6 des 185 centres logistiques du géant américain sont en partie robotisés. Il s’agit pour la plupart de chariots automatisés chargés de transporter les produits jusqu’aux employés qui doivent préparer les colis. Mais désormais, Amazon travaille sur des robots capables d’opérer lors de cette dernière phase de tri et de mise en boîte baptisée “picking”, dévoile The Information.

L’un des projets de recherche d’Amazon impliquerait notamment un robot à même d’identifier visuellement les articles arrivant sur le tapis roulant, de les saisir grâce à des systèmes de succion aux extrémités des bras, et de les déposer sur un établi, rapporte l’une des sources du journal.

Pour autant, Amazon maintient que ces robots n’ont pas vocation à remplacer les humains au sein des entrepôts, mais plutôt à les aider à travailler plus efficacement. La compagnie souligne qu’elle a embauché plus de 300 000 personnes dans le monde depuis qu’elle a commencé à utiliser des robots dans ses entrepôts logistiques, il a six ans, rapporte le journal. Des recrutements qui ont tout de même diminué au regard de l’augmentation du volume de ventes.

Quoi qu’il en soit, le groupe devra se reposer sur ses employés encore quelque temps. Amazon estime en effet que les robots de picking sont encore loin de pouvoir remplir les fonctions qui leur sont destinées. Les articles actuellement saisis et triés par les humains sont de taille, poids et formes trop différentes pour que les robots qui existent sur le marché puissent les appréhender.

Le picking nécessite également de pouvoir repérer et identifier précisément les produits à sélectionner parmi un large éventail d’objets. Or, certains articles comme des bouteilles d’eau seraient pour eux encore difficiles à visualiser. Les robots ne seraient pas non plus aussi performants que les humains pour détecter des défauts sur les articles destinés à être envoyés. 

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Google dépose un brevet de rollers pour la réalité augmentée

22 Novembre 2018, 18:10pm

Publié par Grégory SANT

Google s’intéresse de plus en plus à la réalité virtuelle comme le prouve le dernier brevet qu’il a déposé. Celui-ci décrit en effet le projet de la firme de Mountain View de développer des chaussures de marche VR motorisées. Les cybershoes permettraient à l’utilisateur de marcher normalement dans une zone virtuelle sans avoir à heurter quoi que ce soit au passage.

Les moteurs et les roues auront ainsi pour rôle d’empêcher l’utilisateur d’aller dans le monde réel. Par exemple, si l’utilisateur se rapproche d’un mur ou d’un meuble, les moteurs et les roues omnidirectionnelles s’activeront et vont le ramener à sa place, sans qu’il ne le remarque. En outre, le brevet fait également référence à une marche sans fin. C’est-à-dire que même dans une pièce minuscule, les chaussures offriront à l’utilisateur l’impression de parcourir une longue distance dans l’environnement virtuel.

Pour Ars Technica, bien qu’il s’agisse d’une grande innovation, se promener sur des patins à roulettes les yeux bandés peut être dangereux. Il a fait remarquer que même avec des roues omnidirectionnelles, si l’utilisateur n’arrive pas à rester en équilibre, il pourra tomber surtout lorsqu’il joue à des jeux d’actions 3D comme Fallout 4.

Pour Ars Technica, bien qu’il s’agisse d’une grande innovation, se promener sur des patins à roulettes les yeux bandés peut être dangereux. Il a fait remarquer que même avec des roues omnidirectionnelles, si l’utilisateur n’arrive pas à rester en équilibre, il pourra tomber surtout lorsqu’il joue à des jeux d’actions 3D comme Fallout 4.

Cela dit, si Google arrive à développer ces chaussures VR, le monde de la réalité virtuelle franchira un nouveau cap. Mais comme il s’agit d’un brevet, il convient de ne pas trop s’emballer et voir si la société de Mountain View l’utilisera ou non, rien n’est moins sûr…  

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l'IA s'attaque à la création de publicité

22 Novembre 2018, 18:08pm

Publié par Grégory SANT

publicité Lexus ES 2019

Le potentiel de l'intelligence artificielle est énorme et ce, dans tous les domaines. Lexus vient de publier une publicité entièrement écrite par une IA. Ce court métrage intitulé "Driven by intuition" ("mu par l'intuition") veut montrer que hommes et machines peuvent travailler en symbiose pour une expérience de conduite décuplée. Dans cette vidéo, c’est l’idée d’une collaboration entre l’homme et la machine qui est exposée, exactement comme cette coopération existe, selon Lexus, avec la modèle ES. Le script est une création d’une IA conçue par Visual Voice en collaboration avec The & Partnership London et avec l’aide des outils IBM Watson. L’intelligence artificielle a aussi été entraînée avec pas moins de 15 ans de publicités primées et un cours particulier sur ce qui permet de toucher véritablement le spectateur.

À la réalisation, Kevin Macdonald, récompensé par un Bafta et un Oscar, à qui l’on doit notamment Le Dernier Roi d’Écosse ou Whitney. On y voit une Lexus ES 2019 dans un laboratoire, son créateur la larme à l’oeil quand il la voit partir pour un crash test. Finalement, heureusement, la voiture réussit à fuir.

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Le moteur ionique va-t-il révolutionner l'aviation ?

22 Novembre 2018, 18:05pm

Publié par Grégory SANT

TRANSPORTS - Imaginez, un avion silencieux et non polluant. Cela peut ressembler à de la science-fiction, mais grâce à des chercheurs du MIT, un tel appareil existe aujourd'hui. Il fonctionne sans hélice ni réacteur, mais avec un "moteur ionique". Il est par contre encore minuscule, 5 mètres de large, et très léger. Mais il a volé pour la première fois alors qu'on a longtemps pensé une telle chose impossible.

C'est ce que l'on apprend dans un article publié dans la revue Nature, ce mercredi 21 novembre. L'appareil, de 5 mètres d'envergure pour 2,5 kg, a traversé un gymnase de 50 mètres à quelque 4,8 mètres par seconde. Les chercheurs espèrent maintenant tenter l'expérience avec des engins bien plus gros (et bien plus petits), même s'ils ne savent pas vraiment si nous pourrons un jour voler à bord d'un tel avion.

Comment celui-ci fonctionne-t-il? Grâce au "vent ionique", un concept imaginé il y a quelques décennies, qui semblait impossible à mettre en pratique. Les chercheurs du MIT ont réussi à déjouer ces pronostics en découvrant, via de complexes calculs, les bons ratios en termes de taille, poids, forme et puissance électrique de l'engin.

 

 

Le résultat peut sembler dérisoire, mais il faut se rappeler que le premier vol des frères Wright, en 1904, ne payait pas de mine et ne laissait pas préfigurer d'un monde où plus de 100.000 avions commerciaux sillonnent le ciel chaque jour.

 

 

Un vent ionique créé par électricité

 

À l'inverse d'un moteur classique, il n'y a ici pas de carburant ni d'hélice. Un champs électrique est créé autour d'un petit fil électrique, un "émetteur". Cela a pour effet d'exciter les électrons présents autour qui vont se "cogner" à des molécules d'air, qui vont elles-mêmes libérer des électrons (ionisation), créant une réaction en chaîne.

Ces molécules d'air ionisées vont alors se déplacer vers un "collecteur". En se déplaçant, elles vont se cogner avec des molécules d'air neutres, qui vont être propulsées vers l'arrière de l'avion. Ainsi se lève le vent ionique qui propulse l'avion.

 

Bien sûr, l'avion ne va pas très vite et n'a pas volé très loin. Mais c'était avant tout dû aux limites de l'exercice. Selon les calculs des auteurs, plus l'avion est fait pour aller vite, plus l'efficacité propulsive est importante. En clair, dans ce modèle, 2,6% de l'énergie électrique utilisée était vraiment transformée en énergie cinétique (la force qui propulse l'avion).

Un avion volant non plus à 4,8 mètres par seconde, mais à plus de 300, aurait une efficacité propulsive de 50%. Evidemment, tout cela reste très théorique pour le moment.

Pour commencer, des drones

 

Un tel procédé pourrait-il vraiment faire voler un lourd avion commercial? On en est loin et il est difficile de se prononcer pour le moment. Mais les modèles mathématiques des chercheurs suggèrent que l'avion Solar Impulse 2 pourrait être propulsé par ce type de moteur.

Quel intérêt, vu qu'il utilise déjà des batteries électriques? Justement, il y a une perte au moment où la batterie donne l'énergie nécessaire à un moteur classique pour tourner. Et cette perte est beaucoup moins importante avec un moteur ionique.

Lors d'une conférence de presse, les auteurs de l'article ont évoqué deux directions de recherches possibles: "On peut imaginer des avions plus rapides et plus grands, avec une limite encore inconnue. On peut aussi imaginer des véhicules plus petits, que nous n'avions encore jamais envisagé."

Dans un premier temps, une piste de choix est celle des drones, selon les auteurs. Ceux-ci sont souvent légers et petits. Surtout, le bruit qu'ils produisent est une vraie nuisance. Autre possibilité: la mise au point d'avions hybrides, avec un moteur classique et un moteur ionique, afin de diminuer le coût en carburant et donc les émissions de gaz à effet de serre.

Le vent ionique nous permettra peut-être de moins polluer l'air avec nos voyages de plus en plus nombreux. Mais il faut bien se garder de faire des prédictions optimistes ou pessimistes dans le domaine de l'aviation. Dans un éditorial, Nature rappelle avoir "solennellement prédit que le risque d'attaques aériennes était lointain" quatre ans avant la Seconde guerre mondiale, ou encore avoir affirmé dans les années 70 qu'un "avion propulsé à l'hydrogène pourrait voler d'ici la fin du XXe siècle".

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Barkhane : le réservoir de stockage de carburant modulaire

21 Novembre 2018, 18:35pm

Publié par Grégory SANT


Sources : État-major des armées
Droits : Ministère de la Défense

Au dépôt des essences de N’Djamena, au Tchad, 1000 m3 de carburants reposent à l’intérieur de deux grands réservoirs métalliques de plusieurs étages. Ces deux Réservoirs Aériens Modulaires (RAM) dominent la Zone Technique Opérationnelle de la base aérienne 172 « Sergent-chef Kosseï » où sont implantés le dispositif aérien Est et le poste de commandement interarmées de théâtre de l’opération Barkhane. Installés depuis décembre 2017, ils peuvent stocker à eux seuls 500 à 700 m3 de carburant. Le RAM possède une capacité de stockage supérieure aux solutions généralement utilisées.

Solution innovante de stockage des carburants, projetable et durable au profit des forces, c’est la première fois que ces installations sont déployées en opération. Elles n’existent nulle part ailleurs au sein des armées. Le RAM permet d’augmenter significativement la capacité de stockage de carburants d’un dépôt en opération sans devoir augmenter son emprise au sol, et améliore les conditions d’exploitation, de travail et de sécurité de ses opérateurs. Il est aussi avantageux d’un point de vue économique à moyen terme.

Les deux RAM déployés à N’Djamena font l’objet d’une expérimentation qui évalue le comportement de ses constituants et surveille l’évolution dans le temps de la qualité du carburant stocké. Cette expérimentation s’achèvera en décembre 2018 pour analyse des résultats, validation de leur conformité et généralisation.

En attendant, à l’occasion de l’édition 2018 du Forum innovation défense qui se tiendra à Paris du 22 au 24 novembre prochain, le service des essences des armées (SEA) a été retenu par le jury de sélection pour présenter le RAM. Il postule à trois prix qui visent à récompenser des initiatives innovantes :

  • Prix « Relations avec les usagers » du SGA ;
  • Prix « achats innovants » du SGA ;
  • Prix « innovation opérationnelle » de l’EMA, qui illustre un projet innovant, pratique et directement utilisable en opération.

Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad. Elle regroupe environ 4 500 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace notamment dans le cadre de la force conjointe du G5 Sahel en cours d’opérationnalisation.

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Chute vertigineuse du Bitcoin

21 Novembre 2018, 18:33pm

Publié par Grégory SANT

Chute du bitcoin le 19 novembre (en euros) // Source : Trade Kraken

C'est la première fois depuis un an que le bitcoin chute sous les 5 000 dollars.

L’époque où le bitcoin frôlait les 19 000 dollars semble très, très lointaine. Ce 19 novembre 2018, la crypto-monnaie est passée sous la barre des 5 000 dollars (4 370 euros). Ce n’était pas arrivé depuis octobre 2017, a rappelé Bloomberg.

Une lente descente depuis 2018

Le 16 décembre 2017, la valeur du bitcoin avait atteint des sommets : une unité valait alors 19 197 dollars, nourrissant nombre de spéculations sur la possibilité d’une bulle. Cette ascension fulgurante a été suivie par une lente descente au cours de l’année 2018.

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Quel sera l'impact de la Blockchain pour le marché de l'industrie musicale ?

21 Novembre 2018, 18:31pm

Publié par Grégory SANT

Depuis les années 2000, l’industrie musicale a connu d’importantes disruptions : apparition du MP3, multiplication des réseaux de téléchargement « peer to peer[i] » et développement des plateformes de streaming. Celles-ci tendent à désavantager les musiciens qui s’estiment « lésés ».

Le rappeur américain Eminem disait amèrement « quand je mets tout mon cœur et mon énergie à faire de la musique, j’aimerais être reconnu pour mon travail. Je fais de durs efforts pour fournir une chanson que n’importe qui peut retrouver sur l’ordinateur et télécharger gratuitement. A quoi servirait de faire de la musique alors ? ». S’il soulevait les problèmes liés aux téléchargements illégaux et leur rémunération, d’autres célébrités tirent aussi la sonnette d’alarme sur l’opacité de gestion des droits d’auteur.

Alors que les fausses notes demeurent encore nombreuses dans l’industrie musicale, la Blockchain et son système de confiance décentralisé offrent une alternative au système traditionnel.

 

Gestion de droits d’auteur et rémunérations : la chanson de la discorde

Vous avez sans doute déjà entendu parler des conflits entre les compositeurs et leurs maisons de disques ? C’est normal.

Le système sur lequel repose actuellement l’industrie musicale est complexe. Entre le compositeur et nous consommateurs, une chanson passe entre les mains de beaucoup d’intermédiaires dont des musiciens, des labels en charge de la production, d’édition et de diffusion, des sociétés de gestion collective en charge des droits d’auteur (SACEM), ou encore des fournisseurs de services numériques.

Ainsi, ces parties prenantes sont reliées par différents types de contractualisation.

Parfois, les artistes doivent attendre jusqu’à deux ans avant de toucher les versements des ventes de leurs musiques, soit après que tous les acteurs en aval de la chaîne aient pris leurs droits.

Selon Digital Music News, en 2018, les plateformes de streaming vendent en moyenne 0,89€ par chanson alors qu’elles en rémunèrent 0,012€ les artistes, soit 1,35% du prix de vente.

Le streaming a permis de relancer la croissance de l’industrie musicale, mais a renforcé le rapport de force entre les artistes et les autres acteurs. Or, la Blockchain a le potentiel de renverser les barrières héritées de l’industrie traditionnelle et de remettre les choix de l’artiste au cœur du système.

Redonner la voix au chanteur via la Blockchain

Concrètement, qu’est-ce qu’est la Blockchain ? C’est une technologie de stockage et de transmission d’informations transparente et sécurisée, fonctionnant sans organe central de contrôle.

Tous les utilisateurs sont reliés entre eux par un réseau. Les transactions entre deux utilisateurs sont regroupées par blocs et chaque bloc est validé par les nœuds du réseau. Le bloc est ensuite horodaté et ajouté à la chaîne de blocs visible à l’ensemble du réseau.

Par conséquent, une fois que le musicien décide d’utiliser la Blockchain pour diffuser sa création, il peut suivre toute la circulation de sa musique jusqu’à l’écoute, contrôler ses droits et les revenus des ventes en temps réel.

Il peut choisir, soit de mettre à disposition ses musiques directement aux audiences, soit de travailler avec d’autres acteurs de la chaîne utilisant les « smart contracts ».

Pour ce faire, les acteurs définissent au préalable de manière multilatérale, les conditions d’utilisation et de rémunération, qui une fois validées, seront automatiquement exécutées.

La Blockchain offre aussi la possibilité d’effectuer les transactions financières aux centimes près : on parle de modèle de micro-paiements qui se base sur la consommation réelle et peut remplacer le système d’abonnement actuel.

La Blockchain en musique : c’est pour bientôt ?

Vous vous dites certainement que c’est « trop beau pour être vrai » car sinon pourquoi ce système n’est pas déjà en place ?

Plusieurs initiatives existent déjà dont celle d’Imogen Heap, chanteuse Pop anglaise lauréate des Grammy Awards en 2010.

En 2015, elle a choisi de vendre son album « Tiny Human » à 6$ le téléchargement sur la plateforme Ujomusic fonctionnant sur l’Ethereum, un protocole d’échanges similaire à la Blockchain. En partie grâce à ces revenus, elle est allée plus loin en fondant Mycelia en 2016, une plateforme de distribution musicale décentralisée basée sur la Blockchain, offrant aux artistes la possibilité de contrôler les ventes en ligne de leurs œuvres en temps réel.

Certes, ce mouvement va certainement prendre beaucoup plus d’ampleur dans les prochaines années, mais comme dans d’autres secteurs voulant initier la Blockchain, les progressions avancent timidement du fait de plusieurs freins :

* Le frein technique : la vitesse des transactions est longue comparée aux systèmes actuels donc se posent des blocages à la massification des transactions

* Les freins politique et légal : comment gouverner et adapter les textes à une telle nouvelle technologie ?

* Le frein psychologique : tendance à associer la Blockchain à une technologie très complexe et l’implémentation requerrait de gros efforts de conduite de changement.

Reste à voir comment les magnats de l’industrie musicale parviendront à trouver réponses à ces questions…

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Apple imagine des écrans micro-LED holographiques

20 Novembre 2018, 18:22pm

Publié par Grégory SANT

 

Écran micro LED
Écran micro LED

Des rumeurs disaient il y a quelques mois qu’Apple travaillait sur des lunettes de réalité augmentée. Jusqu’à maintenant, nous n’avons pas reçu la confirmation de l’existence d’un tel projet. Mais ce nouveau brevet récemment déposé par la firme pourrait constituer un indice supplémentaire. Le document décrit en effet une sorte de technologie holographique. Dans les détails, il parle de l’utilisation d’un écran micro LED, accompagné d’une surcouche holographique.

Apple mise sur la technologie holographique pour améliorer l’angle de vision

Le micro LED peut être utilisé sur de nombreux systèmes et appareils. Pour le cas particulier d’Apple, il semble que cette technologie se destine à sa paire de lunettes de réalité augmentée. L’ajout de la technologie holographique répond ici à des soucis d’amélioration de l’angle de vision. Si l’on s’en tient à la description fournie dans le brevet, la firme de Cupertino va ajouter une couche de nanoparticules sur l’écran micro LED. Celle-ci va apporter un effet holographique et élargir en même temps les angles de vision que les utilisateurs perçoivent.

Le fameux brevet
Le fameux brevet – Source : Patently Apple

Bien sûr, tout semble complexe. Cependant, le géant californien a dans ses rangs des équipes qualifiées pour mener à bien la conception cet écran micro LED holographique. Pour rappel, il a racheté LuxVue en 2014. C’est une entreprise spécialisée dans le développement de micro LED et qu fait partie des meilleurs dans ce domaine. En août 2018, la firme a aussi fait l’acquisition de la start-up Akonia Holographics. Celle-ci se spécialise dans la création de lentilles pour la réalité augmentée et compte plus de 200 brevets concernant les technologies holographiques.

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DeepMasterPrints contrefait les empreintes digitales

20 Novembre 2018, 18:17pm

Publié par Grégory SANT

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La méthode DeepMasterPrints contrefait les empreintes digitales. (dr)

Cinq chercheurs en intelligence artificielle de la New York University ont présenté le mois dernier à Los Angeles, lors d’une conférence sur la biométrie, une méthode qui tire parti de l’intelligence artificielle pour berner des systèmes d’authentification biométrique, comme ceux intégrés sur quelque 70% de smartphones. Baptisée DeepMasterPrints, elle décrit un algorithme d’apprentissage automatique capable de générer de fausses empreintes digitales qui fonctionnent à l’instar des clés universelles pour les serrures. Elles sont en effet en mesure de correspondre plus d’une fois sur cinq à l’empreinte digitale d’un individu, rapporte «The Guardian».

Le système a été formé sur la base d’empreintes digitales de 6000 personnes réelles. Il exploite le fait que beaucoup de capteurs biométriques ne lisent qu’un fragment de l’empreinte digitale et que certaines de ses caractéristiques apparaissent plus souvent que d’autres. En combinant ces deux failles, il est possible de créer une empreinte contrefaite pour tromper les scanners d’empreintes.

Cette technique peut être utilisée dans une attaque de type «dictionnaire», à la différence qu’au lieu de tester des millions de mots de passe pour déverrouiller un accès, le logiciel inspiré de DeepMasterPrints peut générer plusieurs fragments de fausses empreintes digitales pour voir si l’une d’elles correspond à un compte existant.

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