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Agridrone : le drone agricole

9 Mars 2016, 17:25pm

Publié par Grégory SANT

L’agriculture a réellement commencé à prendre conscience de l’intérêt des drones dans le quotidien des agriculteurs pour optimiser la production agricole.

Quand on pense aux utilisations professionnelles de drones, les premières images qui viennent à l’esprit sont les utilisations dans le milieu du cinéma ou dans la surveillance (voies ferrées, réseau électrique, etc.). Pourtant, c’est bien l’agriculture qui est en première position en France, près de la moitié des autorisations de survols délivrées par Direction générale de l’aviation civile, concerne des usages agricoles pour la société Airinov, un spécialiste du secteur.

Les drones investissent le secteur agricole

Le chiffre peut paraître important, c’est pourtant bien le cas puisque Airinov s’accapare 93% de parts de marché dans ce domaine. Romain Faroux, le fondateur de cette société est d’ailleurs très fier de confier : «En 2015, nous avons survolé 107.000 hectares de 5400 exploitations réparties sur tout le territoire national, soit une moyenne de 20 hectares par vol ». Les drones disposant de nombreux capteurs peuvent fournir des cartes extrêmement précises, afin d’orienter par la suite l’agriculteur sur les mesures à prendre pour améliorer son sol ou ses cultures, de façon très économiques, puisque seules certaines zones seront traitées, là où avant les agriculteurs épandaient une quantité uniforme d’engrais ou de pesticide sur la totalité de la parcelle.

L’usage des drones dans l’agriculture a donc un avantage économique incontestable, mais également écologique, puisque de plus faibles quantités de produits chimiques se retrouveront dans la nature à l’avenir. Les drones ont donc un très bel avenir dans l’agriculture et le secteur n’en est qu’à ses débuts. Une très forte croissance est attendue dans les années à venir.

Comme le résume Hervé Guyomard, directeur scientifique agricole à l’Inra : « Contrairement aux idées reçues, il existe de nombreux agriculteurs qui veulent être à la pointe du progrès et être acteur du changement ».

Source : smartdrones.fr

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Révolution de l'apprentissage par stimulateurs neuronaux

9 Mars 2016, 17:21pm

Publié par Grégory SANT

Des chercheurs en neurologie ont réalisé une expérience de transfert de connaissance entre un pilote et un cobaye. Les résultats sont probants et ouvrent de nouvelles perspectives.


Vous avez probablement en tête cette scène de Matrix (le premier volet de la trilogie) dans lequel Tank charge dans le cerveau de Neo toutes les techniques du ju-jitsu. Une vision très futuriste de l'apprentissage rapide et efficace, qui trouve toutefois un certain écho dans les travaux d'un laboratoire de recherche de San Francisco.

Ses scientifiques ont en effet mis en place une expérience qui rappelle le film des frères Wachowski. Ils ont commencé par enregistrer l'activité cérébrale de six pilotes en pleine simulation de vol. Puis ils ont installé à leurs places des novices en matière de pilotage : si tous étaient équipés d'électrodes, seuls certains d'entre eux étaient effectivement stimulés par un courant électrique destiné à activer les zones du cerveau que les pilotes utilisaient durant leurs séances.

Résultat : seuls ces derniers ont vu leur habileté augmenter, avec un gain de 33% par rapport au groupe témoin. Les scientifiques prouvent ainsi que l'électrostimulation à travers le crâne des sujets a un effet bénéfique sur l'apprentissage. Le principe est d'accélérer par ce biais la création de nouvelles connexions neuronales adaptées à une compétence précise, mettant ainsi à profit la plasticité cérébrale.

Source : clubic.com

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Des circuits imprimés souples et étirables

9 Mars 2016, 17:17pm

Publié par Grégory SANT

Des chercheurs de l’EPFL ont créé des pistes électriques déformables et étirables jusqu’à quatre fois leur longueur. Elles pourraient entre autres servir à la réalisation de peaux artificielles, de vêtements connectés ou de capteurs corporels.

Les pistes électriques sont traditionnellement imprimées en dur sur des cartes. Celles qui ont récemment été développées à l’EPFL sont bien différentes: aussi souples que du caoutchouc, elles peuvent être étirées jusqu’à quatre fois leur propre longueur et dans toutes les directions. Ce, un million de fois sans se fracturer et surtout sans que la conductivité électrique ne soit interrompue.

L’invention fait l’objet d’une publication dans la revue Advanced Materials.

Alliant solidité et souplesse, ce nouveau film métallique en partie liquide offre un large panel d’applications possibles. Il devrait permettre l’élaboration de circuits étirables et déformables, et donc des peaux artificielles pour prothèses ou machines robotiques. Intégré à des tissus, il pourrait être utilisé pour la conception de vêtements connectés. Épousant facilement le relief et les mouvements du corps humain, il est pressenti pour la réalisation de capteurs dédiés au monitoring de certaines fonctions biologiques.

«On peut imaginer toutes sortes d’utilisations sur des formes complexes, en mouvements ou qui évoluent au cours du temps», relève Hadrien Michaud, doctorant au Laboratoire d’interfaces bioélectroniques souples (LSBI) et l’un des auteurs de l’étude.

Objet de nombreuses recherches, la réalisation de circuits électroniques élastiques est une véritable gageure, les composants utilisés traditionnellement pour la fabrication de circuits étant rigides par nature. L’utilisation de métaux liquides, intégrés en couche mince dans des supports de polymères aux propriétés élastiques, apparaît donc naturellement comme une piste prometteuse.

Fins et fiables

Or, en raison de la grande tension de surface de certains de ces métaux liquides, les expériences menées jusque-là ne permettaient de réaliser que des structures relativement épaisses. «Grâce aux méthodes de déposition et de structuration que nous avons développées, il est possible de faire des connexions très fines, c’est-à-dire de quelques centaines de nanomètres d’épaisseur, et qui restent très fiables», précise Stéphanie Lacour, titulaire de Chaire Fondation Bertarelli de technologie neuroprosthétiqu et qui dirige le laboratoire.

En plus d’une technique de fabrication bien spécifique, le secret des chercheurs est d’avoir choisi les bons ingrédients, c’est-à-dire un alliage d’or et de gallium. «Ce dernier a non seulement de bonnes propriétés électriques, mais également un seuil de fusion très bas, soit à près de 30o, explique Arthur Hirsch, doctorant au LSBI et co-auteur de la recherche. Il fond donc dans la main, et grâce à un phénomène de surfusion, il reste ensuite liquide à température ambiante, voire plus basse.» Quant à la couche d’or, elle permet de garantir l’homogénéité du métal, en évitant que le gallium, une fois en contact avec le polymère, ne forme un réseau de gouttelettes et donc un film discontinu et non conducteur.

Source : enerzine.com

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Les créations incroyables de l'artiste Daniel Agdag

9 Mars 2016, 17:12pm

Publié par Grégory SANT

L’artiste australien Daniel Agdag nous propose d’entrer dans son univers onirique avec cette collection de machines tout droit sorties d’un livre de Jules Verne. Fabriquées en carton plutôt qu’en métal, avec une méticulosité virtuose, ces engins visent à nous rappeler la complexité nécessaire au déroulement de notre quotidien et le travail que cela demande en amont. Le résultat du natif de Melbourne est un mélange saisissant de formes complexes obtenu après de nombreuses heures de travail.

Source : fubiz.net

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De nouveaux matériaux bioinspirés

7 Mars 2016, 19:09pm

Publié par Grégory SANT

Capter la vapeur d’eau de l’atmosphère, comme le font les plantes avec la rosée, pour disposer d’eau potable (Ph. Strelitzia via Flickr CCBY 2.0)

Qu’y a-t-il de commun entre un scarabée du désert de Namib, un cactus et une plante carnivore ? Des chercheurs de l’université de Harvard aux États-Unis ! En effet, ceux-ci ont marié les qualités de ces trois êtres si différents dans un nouveau matériau capable de collecter la vapeur d’eau de l’atmosphère avec une efficacité jamais atteinte jusque-là.

Les trois sources d’inspiration des chercheurs : le scarabée, le cactus et la plante carnivore (Kyoo-Chul Park et al., Nature 2016).

Une invention qui pourrait servir aux populations fragiles des pays désertiques mais également à des applications industrielles comme la désalinisation de l’eau de mer, les systèmes de déshumidification ou de climatisation, la distillation fractionnée, etc.

Un collecteur d’eau bio-inspiré

Le Ténébrion du désert (Onymacris unguicularis), scarabée qu’on trouve dans le désert du Namib, est déjà connu des ingénieurs en matériaux, qui cherchent à imiter la structure de sa carapace : érigée de centaines de petites bosselures, celle-ci capte et condense la vapeur d’eau pour fournir à son propriétaire les quelques gouttes de rosée qui lui permettent de survivre.

Le Ténébrion du désert en position de captage de la vapeur d’eau (Ph. Didier Descouens via wikicommons CC-BY-SA-4.0).

L’ingéniosité des cactus n’a pas non plus échappé aux scientifiques qui savent que leurs épines, armes redoutables contre les prédateurs, servent également à capter des gouttelettes d’eau, et à les rassembler et convoyer vers la plante, parfois même en défiant la pesanteur, grâce à leur texture et à leur forme asymétrique qui s’élargit vers la plante.

Les épines des cactus leur permettent de se défendre mais aussi de capter et diriger l’eau vers la plante (Domaine public).

Enfin, nul botaniste n’ignore l’incroyable imagination de la sélection naturelle qui a doté les plantes carnivores du genre Nepenthes d’une urne-estomac dont la surface est tapissée d’une couche particulièrement collante et simultanément glissante, précipitant vers ses sucs digestifs tout insecte qui aurait eu la mauvaise idée de s’y poser.

L’urne-estomac des Nepenthes est tapissé d’une matière très glissante (ici, spécimen hybride créé par l’homme, Ph. Yanto via Wikicommons CC BY-SA 3.0).

Impression 3D et traitements de surface

Ces trois caractéristiques ont été mariées au sein d’un nouveau matériau “biomimétique” par les chercheurs de Harvard afin d’obtenir un système de captation de vapeur d’eau dont l’efficacité est six fois supérieure aux systèmes antérieurs conçus en laboratoire.

La condensation d’eau est plus efficace sur une surface convexe (bosse du matériau fabriqué par les chercheurs) que sur une surface plate (Kyoo-Chul Park et al., Nature 2016)

Concrètement, il s’agit d’une très fine couche d’aluminium qui a été pressée entre deux moules en polymère créés par impression 3D avec les structures voulues : des bosses de scarabée prolongées par des “conduits” imitant la forme des épines des cactus (une sorte de rampe s’élargissant à partir de la bosse).

Accrocher la vapeur d’eau mais laisser filer les gouttes

Cette feuille d’aluminium à ensuite été soumise à de nombreux traitements thermiques et chimiques afin de lui donner les caractéristiques surfaciques recherchées, en particulier l’aspect hyper-glissant (hydrophobe) et adhérent de l’urne des Nepenthes.

Grâce à une “rampe” imitant la forme d’une épine de cactus, les gouttes d’eau glissent et sont canalisées, même contre le sens de la gravité (ici, vue du haut, Kyoo-Chul Park et al., Nature 2016)

Ils ont ainsi réussi, à l’aide de simulations informatiques et de tests (voir les vidéos), à doter la surface de la capacité à accrocher et garder les molécules et les microgouttelettes d’eau tout en permettant aux gouttes d’un certain diamètre de fluer sur elle sans s’accrocher. Reste à transformer cette manip de laboratoire en processus industriel…

Source : science-et-vie.com

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L'inventeur de l'email et d'arobase est mort

7 Mars 2016, 19:06pm

Publié par Grégory SANT

Cet ingénieur américain a révolutionné l'informatique en envoyant le premier courrier électronique en 1971. Il est décédé samedi à l'âge de 74 ans.

Il n'a jamais eu la renommée d'un Steve Jobs ou d'un Mark Zuckeberg. Pourtant, Ray Tomlinson a contribué de manière décisive à l'essor de l'informatique. L'ingénieur, considéré comme l'un des précurseurs de l'e-mail, s'est éteint samedi à l'âge de 74 ans.

Cet ingénieur américain a longtemps travaillé au sein de la société BBN (Bolt, Beranek, and Newman) qui a développé Arpanet, le réseau informatique qui préfigure Internet.

A l'origine, ce réseau fondé par le gouvernement américain reliait entre elles plusieurs organisations de recherche, rappelle Slate. Si les chercheurs s'échangeaient des messages dès les années 1960, ils ne le faisaient sur un seul et même ordinateur, sur lequel ils pouvaient se connecter à distance.

Source : lexpress.fr

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Office Riders : installez votre bureau chez un particulier

7 Mars 2016, 19:02pm

Publié par Grégory SANT

La startup franco-américaine OfficeRiders vous propose d'aller vous installer dans l'appart d'un particulier pour bosser pendant la journée. Bienvenue dans le Airbnb des bureaux...

Vous êtes freelance ? Vous montez une boîte ? Et vous en avez assez de payer un rein pour une pauvre place de bureau dans un espace de coworking déshumanisé et faussement trendy ?

La startup franco-américaine OfficeRiders vous propose une nouvelle solution : installer votre bureau dans l'appartement d'un particulier, pour y travailler pendant la journée. Vous pouvez ainsi vous incruster, moyennant finance, chez des personnes qui disposent d'espace libre dans leur logement aux heures de bureau, ou qui bossent à domicile mais se sentent un peu seules. Une sorte de colocation diurne, à usage professionnel : de quoi faire d'OfficeRiders un véritable Airbnb des bureaux. Le site pousse d'ailleurs la logique collaborative jusqu'au bout en lançant une campagne d'equity-crowdfunding. Vous allez pouvoir devenir actionnaire de la startup ET vous la péter en travaillant pour de vrai dans un loft en plein coeur du Marais !

Source : soonsoonsoon.com

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La Recherche passe à l'Open-Source

7 Mars 2016, 19:00pm

Publié par Grégory SANT

Une chercheuse de l’Université de Toronto a décidé de partager ses notes de laboratoire sur la maladie de Huntington en temps réel pour faire avancer les choses plus rapidement.

Rachel Harding sera la première chercheuse en biomédecine à partager ses notes de laboratoire directement en ligne et en open source. Ces recherches sont en effet effectuées dans le cadre de son post doctorat et elle espère que ses trouvailles feront réagir les autres chercheurs et qu’un échange prolifique pourra naître de cela.

En rendant la recherche ouverte et collaborative, celle-ci a probablement plus de chances d’aboutir et aussi plus rapidement. En effet, de nombreuses recherches non fructueuses sont menées à terme régulièrement mais celles-ci ne sont pas publiées car non positives. C’est tout un travail qui est donc perdu et n’est pas disponible pour l’ensemble de la communauté. De plus, il n’est pas rare que deux chercheurs travaillent sur des projets similaires en parallèle sans le savoir.

Rachel Harding vulgarise aussi ses avancées au grand public sur son blog et invite les patients à contribuer eux-aussi. En effet, malgré plusieurs décennies de recherche sur cette maladie, les mécanismes précis de celle-ci restent incompris. Elle entraîne une dégénérescence neurologique due à une mutation dans le gêne de Huntington, cependant la protéine exacte de Huntington présente dans ce gêne n’a pas encore été décodée en partie à cause de sa longueur. En mettant la communauté à contribution, peut-être que de nouveaux traitements permettant de limiter ou d’endiguer cette maladie seront enfin découverts.

Source : atelier.net

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Des téléphones à grand stockages bientôt dans vos poches

4 Mars 2016, 20:28pm

Publié par Grégory SANT

Vous êtes coincé à supprimer des applications et d’anciens podcasts pour faire de la place sur votre smartphone ? Cela pourrait ne plus être un problème avec la nouvelle gamme de puces de stockage de Samsung, qui peut stocker jusqu’à 256 Go de données, dans une puce d’une taille plus petite qu’une carte micro-SD.

En utilisant le Stockage Flash Universel (UFS, pour Universal Flash Storage), ce type de mémoire flash a pour objectif d’améliorer la vitesse de transfert et la fiabilité du stockage en mémoire flash tout en éliminant la diversité des connecteurs. Selon Samsung, elle peut gérer des données deux fois plus rapidement qu’un SSD lambda dans un ordinateur de bureau, avec environ la même quantité d’espace de stockage que l’on retrouve dans un ordinateur portable traditionnel.

En alliant la fois des vitesses de transfert assez élevées, et une grande capacité de stockage, les puces de stockage UFS pourraient faire en sorte que le streaming vidéo en 4K sur les appareils mobiles soit un jeu d’enfant, et ajouter de plus grandes capacités dans le multitâche. Samsung veut se concentrer sur ce besoin, en mentionnant que l’énorme capacité de stockage permet aux puces d’accorder “une plus grande flexibilité dans l’électronique grand public de poche”.

Prête pour le Galaxy S8 ?

La nouvelle technologie de Samsung est également compatible avec l’interface USB 3.0, ce qui signifie des transferts plus rapides, et de meilleurs temps de chargement entre les appareils mobiles. Depuis que l’USB 3.0 permet de transférer un film full HD en quelques secondes, les utilisateurs peuvent remplir tous ces gigaoctets supplémentaires en un rien de temps.

Les puces sont actuellement en production de masse, mais Samsung n’a pas encore fourni de détails sur les appareils qui vont recevoir cette puce. Le streaming 4K fonctionne généralement mieux sur une tablette haut de gamme, mais peut-être que cette puce fera son apparition sur le Galaxy S8.

Peu importe où elles finissent par arriver, étant donné que le stockage est souvent synonyme d’un coût supplémentaire, espérons que cela ne va pas impacter le prix d’un futur dispositif.

Source : blog-nouvelles-technologies.fr

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Les nouvelles technologies arrivent dans les fermes

4 Mars 2016, 20:24pm

Publié par Grégory SANT

Une plate forme mobile de phénotypage d'Arvalis.

Les structures d'accompagnement aux agriculteurs s’emparent des outils numériques pour pousser plus loin la connaissance et la modélisation des cultures et fournir des outils performants aux agriculteurs, à l’instar de l'institut technique Arvalis - Institut du végétal.

Arvalis – Institut du végétal - est caractéristique de la conversion au numérique des acteurs agricoles. Cette association de recherche privée pour agriculteurs d'environ 400 permanents a initié il y a une dizaine d’années cette conversion, plus présente que jamais parmi ses orientations de recherche : des technologies de capteurs qui peuvent aujourd’hui être directement intégrés dans le téléphone pour évaluer le taux d’azote dans des céréales, ou compter le nombre de grains sur un épi de maïs ; le transfert de données du terrain aux outils informatiques, et vice-versa, en 2G, 3G, 4G ; et encore - la spécialité de l’Institut - la mise au point de modèles agronomiques toujours plus performants car construits grâce aux données récoltées sur le terrain, des machines agricoles, capteurs météo et satellites.

Des digifermes pour tester les technologies numériques

Dans le cadre du projet Digifermes présenté à la presse en novembre 2015, l’Institut va expérimenter ces nouvelles technologies. Une première «digiferme» se met en place dans l’Essonne, à Boigneville, dédiée aux grandes cultures, et une seconde à Saint Hilaire-en-Woëvre, dans la Meuse, en zone de polyculture et d’élevage. « L’objectif est de fédérer et de montrer l’utilité de ces nouvelles technologies, explique Pascal Kardacz, un technicien de Saint Hilaire. C’est aussi d'ouvrir la porte aux start-up, et d’évaluer les bénéfices de ces technologies ». Y sont et seront testés des logiciels de suivi de gestion des parcelles, ou encore des capteurs météo dans les cultures. Depuis 2013, grâce à des modèles agroclimatiques, « un baromètre maladies » renseigne sur le développement probable de cinq maladies du blé tendre et distingue trois niveaux de risque selon la période la plus pertinente pour raisonner les interventions. Réalisé en partenariat avec Météo-France, ce baromètre pourrait être encore plus précis si couplé avec des capteurs météo au niveau de la parcelle. « On peut imaginer qu’à terme, ces capteurs soient installés durablement dans les champs », explique Xavier Gautier, un porte-parole d'Arvalis. Autre type d’innovation testée par l’Institut : le GPS RTK. Le débit d’épandage d’engrais est modulé dans la parcelle selon les besoins définis aux différents endroits de la parcelle.

Elevage : une «barrière virtuelle» pour clôturer les pâturages

Arvalis s’intéresse aussi à l’élevage. Entre autres technologies qui pourraient par exemple être testées à Saint Hilaire, Arvalis regarde de près les technologies de barrières virtuelles. Dans le cadre d'un échange entre instituts, un ingénieur du pôle fourrage d'Arvalis est accueilli pour une période de six mois au Teagasc en Irlande. L'idée de ces barrières virtuelles testées en Irlande ? Le collier permet de géolocaliser la vache dans son champ en permanence. En outre, plus besoin de clôtures, particulièrement contraignantes dans les zones de montagne. L'éleveur définit un périmètre virtuel que ne doit pas quitter le troupeau. Si une vache s'approche de cette «barrière virtuelle» elle reçoit une petite décharge électrique ou un signal sonore tellement effrayant qu'elle revient en arrière. On pourrait même imaginer différentes zones d’accès personnalisées pour chacune des vaches. Combinée avec des technologies de mesure de hauteur d'herbe et un système de traite automatique, les barrières virtuelles pourraient permettre une gestion intégralement automatisée d'un troupeau laitier allaitant.

Source : industrie-techno.com

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