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Le Datamaran collecte des données seul dans l'océan

10 Décembre 2015, 20:19pm

Publié par Grégory SANT

Le datamaran (Crédit : Autonomous Marine Systems)

Ceci n’est pas un catamaran, mais un "datamaran", capable de collecter des données océaniques. Ce drone à voile a été développé par la start-up Autonomous Marine Systems, au sein de l’accélérateur Greentown Labs, à Sommerville, près de Boston (Massachussetts, États-Unis).

Conditions météorologiques, pollution, effets du changement climatique… Selon ses concepteurs, ce "datamaran" collecterait à lui seul ce qu’une flotte de vaisseaux entière serait capable d'engranger en données océanographiques. Composé de deux flotteurs et d’une aile, une sorte de voile rigide, il peut se diriger de façon complètement autonome et ne nécessite par la même pas d’importantes dépenses pour le rapatrier à la fin de sa mission. De même, sa coque auto-redressable, légère et flexible, qui pèse 150 livres seulement (68 kg), peut être hissée, puis jetée dans l’eau par deux personnes seulement.

Conçu pour être peu cher et fonctionnel, le datamaran est presque entièrement composé de polystyrène. Son objectif ? Permettre la collecte de données dans une zone spécifique (salinité, température, acidification...), analysées par les employés de la start-up une fois réceptionnées à la base. Chaque drone est envoyé à l’extérieur de sa base sur une période de six mois. Contrairement aux bouées flottantes, il n’est pas poussé par les courants. Malgré les vagues et le vent, il peut par conséquent rester stationnaire dans un rayon de cinquante mètres, et même se redresser s’il se renverse.

Alimenté par l’énergie solaire et éolienne, le drone ne présente en outre aucun danger de fuite de carburant. Autre avantage, il coûterait moins cher qu’un navire de location : Selon Eamon Carrig, les coûts de ces derniers pourraient s’élever jusqu’à 100 000 dollars par jour (90 500 euros environ).

De nombreux projets de drones océaniques voient actuellement le jour pour collecter des données sur les fonds de nos mers, menacés par le réchauffement climatique. Pour développer leurs "OpenROV Trident ", des drones sous-marins pour particuliers, ses fondateurs ont par exemple réussi à collecter 797 380 dollars avant même la fin de leur campagne de financement participatif.

Source : wedemain.fr

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Un motoplaneur électrique à recharge solaire

10 Décembre 2015, 20:13pm

Publié par Grégory SANT

Le Taurus Electro G2, de l’entreprise slovène Pipistrel, est un planeur motorisé électrique biplace – donc un engin de loisir –, commercialisé depuis 2011, ce qui en fait un cas unique. Nouveauté : une remorque à cellules photovoltaïques permet de charger une batterie, sur laquelle pourra être connectée celle de l’avion, une fois celui-ci revenu au sol.

Alors que l’avion solaire de Solar Impulse est immobilisé pour l’hiver le long de son tour du monde, une petite entreprise slovène, Pipistrel, explore à sa manière le vol électrique à la force des photons. La société est connue dans le monde de l’ULM et s’est fait un nom dans celui des motoplaneurs, c’est-à-dire des planeurs munis d’un petit moteur pour décoller de façon autonome. Avec le petit avion biplace WattsUp, Pipistrel s’est mise à l’aviation électrique.

En 2011, la société montrait une version électrique du motoplaneur Taurus, de 14,97 m d’envergure pour 306 kg (avec les batteries). Ce type d’engin s’accommode bien d’une telle motorisation, lourdement handicapée par une faible autonomie, puisque le pilote, une fois une altitude suffisante atteinte, coupe le moteur. Pour éviter que l’hélice ne freine le planeur, ses pales peuvent alors être tournées dans le sens du vent ou bien, portée par un mât, elle est basculée à l’intérieur du fuselage. En vol, le moteur peut aussi être utilisé pour passer d’une ascendance à une autre (une « pompe » dans le langage des vélivoles) ou pour rentrer à la maison.

Le Taurus Electro G2, avec hélice et train d’atterrissage rétractables, est propulsé par un moteur électrique consommant 40 kW, permettant le décollage sur une longueur de piste de 250 m, selon les indications du constructeur. En vol, la puissance de croisière annoncée est de 30 kW. Deux packs de batteries au lithium-polymère sont proposés, de 42 ou de 59 kg, fournissant respectivement de quoi grimper jusqu’à 1.200 m ou 2.000 m.

La finesse annoncée, hélice et trains rentrés, est de 41, autrement dit le planeur, dans un air immobile, perd un mètre de hauteur quand il parcourt 41 m horizontalement. C’est une performance classique pour un planeur de 15 m d’envergure.


La remorque sert à transporter le motoplaneur mais aussi à charger ses batteries. © Pipistrel

Charger au soleil, pendant que l'avion vole...

La charge des batteries peut désormais se faire grâce à la remorque qui sert à transporter ce motoplaneur aux ailes démontables. Des panneaux photovoltaïques sont installés sur son toit et fournissent 1 kW, soit, explique le constructeur, de quoi charger les batteries en 10 heures pour le pack 30 ampères-heures (Ah) ou 12 heures pour le 40 Ah. De plus, une batterie se trouve dans la remorque et le planeur peut être chargé grâce à elle quand il est à l’intérieur. On peut donc emmagasiner un peu d’énergie électrique (3 kWh) pendant que le planeur vole et, grâce à un contrôleur, charger les batteries de l’aéronef pendant la nuit pour repartir le lendemain…

Bien sûr, le Taurus est un engin de loisir et pas un moyen de transport qui préfigure l’avion du futur. Mais l’idée est astucieuse et permet vraiment de voler avec de l’électricité fournie par la nature. Des ULM électriques et même des avions, comme l’E-Fan ou le Cri-Cri E-Cristalline de Hughes Duval motorisé par Electravia, ou encore des hybrides, comme le Glowfly, volent déjà mais bien peu sont commercialisés et les versions biplaces se font attendre. Pour le motoplaneur, la faisabilité est démontrée et plusieurs pays, dont la France, ont autorisé ces appareils à voler sur leur territoire.

Source : futura-sciences.com

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Weightlessness Wooden Table par Eugene Tomsky

9 Décembre 2015, 20:05pm

Publié par Grégory SANT

Superbe création du jeune designer russe Eugene Tomsky, coup de coeur pour « Weightlessness », une jolie console en bois et verre polymère offrant un rendu visuel léger des plus intéressant.

Source : trendsnow.net

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Concept-car BMW i8 Spyder

9 Décembre 2015, 20:02pm

Publié par Grégory SANT

BMW est sur le point de ressusciter son concept-car hybride futuriste : la i8 Spyder. Après une première étude de style dévoilée au salon de Genève en 2012, le sujet revient sur le tapis à travers un second concept attendu pour le salon CES 2016.

Le constructeur bavarois travaille donc sur une déclinaison de son coupé i8 en version cabriolet. Une information confirmée par Harald Kruger lors d’un entretien avec le quotidien allemand Handelsblatt. Selon le PDG de la marque, la supercar sera enfin produite et proposée en série et une nouvelle version sera prochainement présentée. Dotée dune carrosserie en fibre de carbone, la i8 Spyder s’appuie sur une motorisation hybride rechargeable avec un moteur trois-cylindres 1.5 turbo et deux moteurs électriques et devrait avaler le 0 à 100km/h en 4,4 secondes.

Pour l’heure, peu de détails sont connus sur ce deuxième concept i8 Spyder qui devrait être présenté à Las Vegas durant le prochain CES en début janvier.

Source : tomsguide.fr

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Des bûches respectueuses de l'environnement

9 Décembre 2015, 19:59pm

Publié par Grégory SANT

Des bûches réalisées grâce à de la litière de cheval, l’idée peut paraître étonnante ! Cette innovation vient directement de nos contrées puisque les équibûches sont françaises. Zoom sur une technique à la fois écologique et économique de réaliser des bûches !

Equibûches : une idée née dans l’esprit d’une passionnée d’équitation

Après avoir travaillé comme commerciale dans l’hôtellerie de luxe, Agnès Korn se lance dans l’activité de chambres d’hôtes équestres haut de gamme, au coeur d’un château en Touraine. Autour, des infrastructures pour loger les chevaux des clients.

Apparaît alors une problématique : la nécessité de se débarrasser du fumier, rapidement encombrant, des équidés.

Une difficulté souvent rencontrée par les centres équestres qui paient des prestataires pour se défaire du fumier équestre.

De là est née l’idée de créer des « équibûches » grâce au fameux sésame. Ainsi, en janvier 2012, Agnès Korn crée ainsi la société Aksea à Esvres sur Indre (Indre-et-Loire), près de Tours et sa marque, Equibûches.

Equibûches : des bûches écolonomiques

Le site l’affiche clairement dès la page de garde. Equibûches commercialise des bûches « écolonomiques », un terme issu de la contraction entre « écologie » et « économique ».

Alors, que se cache-t-il derrière cette promesse alléchante ? 5 mots : écologie, économie, performance, praticité et polyvalence.

Photo : www.equibuches.com/

Comme l’indique le site, les équibûches sont 100 % naturelles. Elles sont en bois recyclé sans cire ni produit chimique. Du côté économique, on argue que l’énergie bois est la plus économique des énergies.

Pour la performance, les bûches apporteraient une chaleur plus importante avec un pouvoir calorifique 4 fois supérieur au bois ordinaire. Question praticité, la manipulation serait simple et propre, avec un volume de stockage réduit.

Enfin, côté polyvalence, les équibûches s’adaptent à tous types de foyers (cheminées, inserts, poêles à bois, chaudière à bois…).

Equibûche : de quoi s’agit-il ?

L’équibûche est un combustible issu de la transformation(1) de litières de chevaux en copeaux de bois et crottins.

Densifiée pour servir au chauffage domestique, elle ne contient aucun produit chimique. A noter que le crottin de cheval sert de liant pour agglomérer les copeaux entre eux.

L’équibûche est réalisée au sein d’un atelier de 320m2 dirigé par la société Aksea.

Comme en témoigne Agnès Korn « le concept équibûches est de travailler en circuit court, c’est-à-dire de récupérer la matière première en local, de la transformer sur site(2) et de la redistribuer en local ».

Ainsi, les équibûches proviennent d’une collecte effectuée dans un rayon de 150 km autour d’Esvres-Sur-Indre, via des sous-traitants transporteurs.

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Qwant s'interesse aux jeunes

8 Décembre 2015, 19:55pm

Publié par Grégory SANT

Qwant a présenté sa nouvelle version du moteur de recherche, pour enfant cette fois ! Le concurrent de Google a mis au point cette version Junior, car les utilisateurs en culottes courtes seront les utilisateurs de demain, les fidéliser depuis la tendre enfance, c’est donc une façon de s’assurer l’avenir.

▶ Retrouvez toutes les chaines thématiques Presse-citron

Qwant investit la recherche des enfants avec Qwant Junior

La version de Qwant offre plusieurs éléments importants de sécurité, afin de garantir aux parents une navigation sans problème pour leurs bambins. Le récent scandale du piratage de VTech le spécialiste des jouets dont nous parlions dans cet article, est une preuve que désormais les hackers s’attaquent à toutes les cibles, même les enfants. La sécurité n’est donc pas un luxe et le moteur de recherche a bien pris en compte ce paramètre.

Qwant a d’ailleurs affirmé qu’il prenait en compte : « le respect de la vie privée des internautes (Qwant Junior ne conserve pas l’historique de recherche des enfants) et la neutralité des résultats. Il est dépourvu de traçage, de publicité et de produits marchands ».

Espérons que Qwant pourra tirer parti de cette nouvelle stratégie, mais il aura fort à faire, car il n’est pas le seul sur ce créneau, Bing propose par exemple une version pour enfant également. De plus, même si Google n’a pas pris la même décision, il a toutefois eu une initiative allant dans ce sens en proposant la fonction SafeSearch.

Pour s’attaquer à deux niches différentes sur la même tranche d’âge des 6 -13 ans, Qwant a été plutôt astucieux, car en réalité Qwant Junior a été décliné en deux versions. La première accessible sur cette URL Qwantjunior.com, s’adresse aux enfants qui surfent depuis chez eux, la seconde que l’on trouve à cette URL junior.qwant.com est une version bloquée, destinée aux écoles et accessible uniquement via un code de l’éducation nationale.

Qwant a expliqué : « On privilégie les contenus pédagogiques, en écartant les sites commerciaux. Ce moteur fonctionne sur un système de liste blanche et de liste noire. La liste blanche comprend plus d’un million de sites à visée éducative. La liste noire contient 4 millions de sites : en gros, tout ce qui concerne les drogues, la violence ou la pornographie ».

Source : press-citron.net

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Table Marble vs Bronze par le studio chilien GT2P

8 Décembre 2015, 19:43pm

Publié par Grégory SANT

Après leur Vilu Light, le studio chilien GT2P a réalisé la table basse Marble vs Bronze qui incarne une rencontre entre le marbre et le bronze. Présentée à la Design Miami 2015, cette table a été imaginée en collaboration avec la galerie new-yorkaise Friedman Benda. Pour créer cet objet, le studio a « cartographié » numériquement les veines de grandes planches de marbre et a utilisé ces données pour couper au bon endroit des bouts de marbre à l’aide d’un jet d’eau. Pour remplir ces trous, ils ont fait couler du bronze aussi bien au centre qu’aux extrémités de la table, afin de faire des pieds et des coins plus étendus.

Source : fubiz.net

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Stratégie digitale par SEB

8 Décembre 2015, 19:40pm

Publié par Grégory SANT

A l’occasion du Digiworld Summit, Xavier Boidevezi revient sur la stratégie digitale de SEB. Le groupe serait-il le futur chef de cuisine connectée ?

SEB souhaite se positionner comme un acteur majeur de la cuisine connectée. Après le robot multicuiseur Cookeo, c’est à un autre best-seller de la marque de devenir intelligent : la friteuse Actifry, qui existait déjà en mode non connecté et qui devient « Smart XL » en 2015. Pour l’instant, une liaison Bluetooth permet à l’appareil de communiquer avec une application mobile gratuite, grâce à laquelle son propriétaire peut programmer l’une des 200 recettes qui y sont proposées et contrôler à distance la cuisson.

Demain, nos cuisines seront-elles entièrement connectées grâce à SEB ? Rencontré dans le cadre du Digiworld Summit 2015, Xavier Boidevezi, Vice-Président Business Development & Digital chez SEB, répond à nos questions.

L’Atelier : Un robot multitâche l’an dernier, aujourd’hui une friteuse : tous les objets gagnent-ils à devenir connectés ?

Xavier Boidevezi : En connectant certains de nos produits seulement, nous nous sommes demandé quels bénéfices nous souhaitons apporter à nos clients. Dès le départ, nos produits doivent être utiles aux consommateurs, et la connexion ne doit servir qu’à amplifier ce bénéfice, elle n’est pas un avantage en soi. Dans notre industrie, il y a quelques années, on achetait un simple produit. Aujourd’hui, c’est une garantie de résultat, une assistance que l’on achète. Nous ne connectons les appareils de cuisine que si cela fait bénéficier l’utilisateur d’un nouveau service, plus innovant.

Les fonctionnalités de vos appareils connectés restent assez simples : recettes intégrées, gestion de la cuisson, etc. Est-ce une volonté stratégique de votre part de ne pas mettre des objets intelligents trop complexes trop tôt sur le marché ?

Face à ces nouveaux produits intelligents, il va falloir avant tout changer les habitudes et les usages des consommateurs, ce qui ne se fera pas du jour au lendemain. Selon moi, c’est ce qu’il y a de plus compliqué. C’est pourquoi il faut commencer par un produit connecté aux options presque intuitives, pertinentes, puis l’enrichir au fur et à mesure.

Incorporer des recettes à un appareil de cuisine, cela correspond aux attentes minimales des consommateurs, c’est une première étape. Mais demain, nous voulons intégrer de nouveaux services à l’objet, interconnecter les appareils et apporter toujours plus de valeur ajoutée. Par exemple, on pourrait proposer des menus quotidiens personnalisés, comme un véritable coaching nutritionnel pour quelqu’un qui préparerait un marathon. On peut imaginer toute une multitude de services pertinents et personnalisables grâce à l’interconnexion de différents appareils. Le produit ne bouge pas, mais le service qui l’entoure s’enrichit.

Justement, la communauté des acheteurs de vos produits prend-elle part à l’enrichissement de ces services connectés, par exemple en partageant de nouvelles recettes ?

Actuellement, nous sommes les seuls à pouvoir enrichir nos objets connectés et à prendre la main sur les protocoles de communication. Nous pouvons améliorer le logiciel en permanence. Par contre, la participation des usagers est une étape sur laquelle nous travaillons déjà. Notre objectif est de devenir une plateforme communautaire, afin que chaque consommateur puisse suggérer ses propres recettes, même si cela présente encore quelques difficultés. En effet, si une recette proposée n’est pas adaptée à l’appareil, elle peut poser problème en matière de sécurité, par exemple si les quantités sont mal dosées et si la cuve déborde. Aujourd’hui, nous réfléchissons donc pour trouver un moyen d’assurer la sécurité de l’utilisateur s’il modifie lui-même l’objet connecté. C’est d’ailleurs dans ce cadre que s’inscrit notre programme Open Food System.

Les données enregistrées aujourd’hui par vos appareils connectés vous permettent-elles d’en savoir plus sur vos clients ? Quelle valeur marchande pourriez-vous tirer des informations dont vous bénéficiez ?

Ce qui est certain, c’est que nous disposons aujourd’hui d’une donnée potentiellement extrêmement pertinente et qualifiée. SEB est en effet l’un des derniers intervenants dans la cuisine, juste avant que la famille se réunisse autour de la table pour manger. Cette donnée est par exemple bien plus précise que celle que je peux obtenir grâce à un réfrigérateur connecté, qui me dira que tel ou tel produit a été acheté, sans plus de détail sur la façon dont ce produit sera consommé.

Pourtant, je ne suis pas encore en mesure de déterminer avec exactitude qui sont nos clients, s’ils sont plus jeunes ou plus intéressés par les nouvelles technologies que nos consommateurs « habituels ». Par exemple, rien ne me permet aujourd’hui de savoir si les 20% de robots Cookeo Connect vendus en France l’ont été parce qu’ils sont connectés, ou simplement parce que le design de l’objet a évolué entre temps.

Nous sommes donc en train de réfléchir au traitement des informations auxquelles nous avons accès pour en tirer de la valeur, mais nous sommes encore loin d’avoir la réponse. Même si nous avons déjà vendu 30 000 objets connectés, les données que nous collectons restent assez « pauvres » ; au mieux, nous pouvons connaître les recettes préférées des utilisateurs.

L’analyse de données doit donc devenir de plus en plus structurée. Ce faisant, il faut bien sûr respecter le cadre réglementaire fixé par la Cnil lorsqu’il s’agit de données relatives à la santé, comme les informations concernant les habitudes alimentaires des consommateurs.

SEB poursuit les initiatives tournées vers le digital. Le lancement de votre gamme d’appareils connectés pour la cuisine constitue-t-il un virage pour votre groupe, celui de la transformation digitale ?

Dans le domaine de la cuisine connectée, nous sommes en avance. Pourtant, un groupe comme SEB n’était pas nécessairement dimensionné pour concevoir ce genre de produits. Pourquoi ? Tout simplement parce que, dans les grandes entreprises, on ne bénéficie pas de l’agilité d’une start-up. Il faut passer par certaines étapes contraignantes mais cruciales pour mener à bien un projet, alors que la start-up peut réaliser plusieurs tests et procéder par itération. Chez SEB, nous avons réussi à travailler en petit groupe de gens impliqués et convaincus pour développer nos produits connectés en mode start-up.

Evidemment, des questions se posent encore. Par exemple : a-t-on besoin que nos 20 000 salariés maîtrisent parfaitement les usages du digital ? Au début, nous pensions effectivement qu’il était nécessaire d’achever la transformation digitale du groupe dans son intégralité. Aujourd’hui, je pense que je perdrais sans doute beaucoup de temps à essayer de convaincre l’ensemble des collaborateurs, quand notre expérience sur Actifry Smart XL et Cookeo Connect démontre qu’une dizaine d’experts peut être tout aussi efficace. Ce qui est certain, c’est qu’il faut favoriser la collaboration avec les start-ups en travaillant avec un incubateur ou un accélérateur.

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De nouvelles solutions pour les moteurs d'avion

8 Décembre 2015, 19:35pm

Publié par Grégory SANT

Les fabricants de pièces pour moteurs d'avion doivent réduire les coûts et le poids, sans sacrifier les performances et la sécurité, ce qui n'est pas une tâche facile. L'utilisation de matériaux plus performants et durables pourrait apporter une solution simple, avec un impact bénéfique à long terme.

Les travaux conduits dans le cadre du programme européen Clean Sky ont montré qu'il était possible de construire des avions à courte et moyenne portée, équipés d'hélices non carénées à rotation inverse. Les études de ce concept ont montré qu'il était le meilleur candidat pour réduire la consommation de carburant et les rejets polluants associés.

La difficulté est de mettre au point les nouvelles techniques et de faire progresser le concept d'hélices non carénées, en tant que successeur possible du turboréacteur. Les chercheurs du projet ABAG (Power gear box (PGB) advanced planet bearings development), financé par l'UE, ont proposé un concept très sophistiqué pour le système d'engrenages planétaire.

Dans le cas d'un moteur à hélices non carénées, le système d'engrenages planétaires relie l'arbre de sortie de la turbine et les hélices, tout en leur permettant de fonctionner à la vitesse optimale. Ce système d'engrenages doit être léger mais très fiable.

Jusqu'ici, les moteurs et leurs principaux composants tels que les engrenages utilisent des roulements classiques, faits d'acier. L'équipe du projet ABAG a exploré de nouveaux matériaux pour améliorer la résistance de surface et de sub-surface des zones en contact dans les roulements des moteurs, dans des conditions très exigeantes.

Les chercheurs ont choisi deux matériaux pour une campagne de tests approfondis. Il s'agissait du Ferrium C61, un nouvel acier à haute résistance, et du M50NiL-DH. Ils ont traité ces deux matériaux par cémentation gazeuse, trempe sous vide, et nitruration plasma et gazeuse, puis ont analysé leurs propriétés.

Les chercheurs ont conduit des tests d'endurance dans deux conditions lambda, similaires à celles survenant durant le fonctionnement d'hélices non carénées. Ils ont ensuite testé la propagation de l'écaillage pour le M50Nil-DH seulement, car le Ferrium C61 n'avait pas obtenu de résultats satisfaisants au test d'endurance.

Les travaux d'ABAG ont notablement amélioré les propriétés du matériau en optimisant les paramètres du traitement de surface. Certaines techniques pourront être testées durant le développement du moteur à hélices non carénées, mais le potentiel des techniques clés a déjà été validé.

Pour plus d'information voir:
Final Report Summary - ABAG (Power Gear Box (PGB) advanced planet bearings development)

Source : techno-science.net

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L'impression 3D s'associe à vos légumes

7 Décembre 2015, 20:26pm

Publié par Grégory SANT

Vous ne direz plus jamais : "Il ne faut pas jouer avec la nourriture !"

Le projet Open Toys va vous permettre de montrer à vos enfants à quel point c'est amusant de manger des légumes. Nés au sein du FabShop, un studio parisien de création et d'innovation, ces petits accessoires en plastique sont produits à l'aide d'une imprimante 3D et transforment n'importe quel légume en voiture de course, en avion, en sous-marin ou en hélicoptère. Des jouets créatifs et modulables, qui redonnent aux enfants le goût des carottes, des navets, des courgettes ou des aubergines. Le studio FabShop décrit même le concept comme "un Monsieur Patate à l’ère de la fabrication digitale".

Quitte à ce que vos enfants réduisent leurs jouets en bouillie, autant que ce soit comestible.

Source : soonsoonsoon.com

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