Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Dreadnought 2050 : un nouveau bateau de guerre nouvelle génération

7 Septembre 2015, 20:06pm

Publié par Grégory SANT

À quoi pourraient bien ressembler nos flottes militaires à l'horizon 2050 ? Une question à laquelle il est bien difficile de répondre, assurément. Cela n'a pas empêché la British Royal Navy (la marine britannique) d'y réfléchir. Voici un concept de navire du futur, le Dreadnought 2050.

Contrôlé à distance et entièrement fait de matériaux ultra-légers – à base d’acrylique et de graphène -, ce Dreadnought 2050 serait invisible à nos yeux. Les ingénieurs de la Royal Navy sont persuadés que ce vaisseau pourrait repousser une fois encore les limites de la technologie telle que nous la concevons à l’heure actuelle.

Exit les avions, bonjour les drones avancés et autres engins militaires autonomes. Pour l’armement, des canons électromagnétiques capable de lancer des projectiles à très haute vitesse jusqu’à 200 km.

Et pour contrôler tous ces systèmes automatisés et robotisés, le Dreadnought 2050 aurait besoin d’un équipage de 50 à 100 hommes – 4 fois moins que les vaisseaux actuels qui embarquent environ 200 hommes -.

Pour finir, ce Deadnought 2050 a été imaginé en s’inspirant du Dreadnought Battleship original qui était en service en 1906.

Voir les commentaires

De l'habitat en impression 3D sur Mars

7 Septembre 2015, 19:59pm

Publié par Grégory SANT

« Petit 3 pièces de 80m², salle de bain, WC. Nombreux rangements. Jardin avec vue sur la Terre. Idéal jeunes explorateurs martiens ». Voici peut-être le genre d’annonce que l’on verra fleurir sur des sites internet à l’avenir. La NASA vient de recevoir un projet français d’impression 3D de maisons sur la planète rouge.

Imprimer une maison à partir des matériaux présents dans le sol martien

La planète Mars intéresse de plus en plus la NASA, qui compte y envoyer une mission habitée en 2030. L’agence spatiale vient de débuter une expérience d’un an, où elle a enfermé 6 personnes dans un dôme dont un français, afin d’étudier leur comportement. Cette fois, elle vient recevoir un projet d’un concours qu’elle a organisé, pour imprimer une maison sur Mars à partir de matériaux locaux.

La France s’illustre une nouvelle fois dans la conquête de Mars, puisque c’est une société bien de chez nous, qui est parvenue à mettre au point, une imprimante 3D destinée à imprimer des maisons à la surface de la planète rouge. Les futurs habitants ne seraient pas trop à l’étroit puisque d’après les plans de cette habitation, la maison ferait trois étages et mesurerait 80 mètres carré ! Elle disposerait même d’un jardin pour faire pousser des légumes.

La Nasa va étudier très en détail l’ensemble du processus pour valider sa faisabilité sur Mars et fournira ses conclusions fin septembre. Si ce projet est sélectionné par la NASA, c’est la société Fabulous qui serait chargée de la réalisation. Pierre Brisson, membre de la Mars Society a expliqué : « L’avantage de l’impression 3D, c’est qu’on peut tout faire sur place avec ce que l’on y trouve, en l’occurrence le fer et l’eau sous forme de glace».

Arnault Coulet, le PDG de la société française Fabulous, explique que l’impression d’une maison martienne devrait prendre entre trois et quatre mois, et sera rendue possible grâce à un mât central qui supporte deux bras indépendants. « Il y a un bras de la foreuse qui trie la matière et l’autre qui fusionne pour constituer la coque » déclarait-il.

Les astronautes qui se rendront sur Mars en 2030 seront heureux d’apprendre qu’ils auront un toit !

Source : presse-citron.net

Voir les commentaires

Samsung imagine la télé qui s'adapte à votre vue

7 Septembre 2015, 19:57pm

Publié par Grégory SANT

Via des technologies de eye-tracking et de reconnaissance faciale, Samsung veut allier confort d’utilisation et véritable bien-être médical dans ses futures télévisions.

Est-ce que plutôt que de le regarder, ce sera bientôt l'écran de télévision qui nous regardera ? Cela semble en tout cas bien parti pour ! En effet, Samsung aurait déposé selon le DailyMail un brevet d'invention pour un écran de télévision s'adaptant à la vision du spectateur (ou plutôt à ses problèmes de vue) grâce à des caméras présentes au devant de cet écran et utilisant des technologies de eye-tracking et de reconnaissance faciale.

Plus concrètement, en fonction des difficultés que pourrait avoir le spectateur à visionner l'écran de sa télévision, celle-ci serait capable de zoomer automatiquement certaines parties de l'image, de changer la luminosité de l'écran et, dans le cas de sous-titres, de changer leur taille, leur couleur, leur vitesse...

Si l'on s'intéresse un peu plus en profondeur à cette technologie, on voit 2 types de capture d'image. La première serait de l'ensemble de la pièce dans laquelle se trouve le spectateur. Ainsi, la caméra pourrait évaluer si la lumière ambiante ou celle du soleil, par exemple, gêne l'image, mais également pourrait déterminer si la distance du spectateur par rapport à l'écran n'indique pas qu'il peine à bien voir ce qu'il s'y passe.

Le eye-tracking viendrait alors en second et se focaliserait sur la pupille du spectacteur. Si celle-ci est dilatée, c'est que l'écran manque certainement de luminosité et devra donc s'adapter dans ce sens. Si au contraire, il est identifié que le spectateur plisse les yeux, la technologie sera capable de comprendre que ce dernier à des difficultés à bien voir et proposera des solutions en fonction de la dilatation progressive de la pupille.

La question désormais serait de savoir si le but ultime de cette technologie ne serait pas la santé visuelle du consommateur. Le brevet déposé semble aller dans ce sens en tout cas puisqu'il laisse entendre que les données issues des zooms et autres modifications de l'écran pourrait être directement rattachées à un dossier médical en ligne adressé à son médecin. L'écran pourrait d'ailleurs même alerter le spectateur lui-même de la nécessité de consulter.

Source : atelier.net

Voir les commentaires

Avion géant imaginé pour l'armée russe

5 Septembre 2015, 19:05pm

Publié par Grégory SANT

Voir les commentaires

Dyson : champion de l'innovation

5 Septembre 2015, 18:56pm

Publié par Grégory SANT

Les ventes du britannique ont progressé de 9,5% en 2014. Ses aspirateurs sans fil devancent désormais les modèles traîneaux.

L’inventeur de l’aspirateur sans sac, Dyson, poursuit sa marche en avant. Son pari : le haut de gamme dans un marché en pleine déflation. Et ça paie ! Malgré des prix pour ses aspirateurs, deux à trois fois plus élevés que ses concurrents, le britannique a vu ses ventes progresser de 9,5 % en 2014, à 1,3 milliard de livres sterling (1,7 milliard d’euros). Le résultat net s’est envolé de 41 % pour atteindre 113 millions de livres.

L’innovation reste au cœur de la stratégie. «Nous avons augmenté notre budget R&D de 40% en 2014 et dépensons 3 millions de livres sterling par semaine afin de développer notre expertise dans des nouvelles catégories, précise James Dyson, le fondateur, à la tête du département recherche. Notre technologie est notre avenir ». La preuve : ce sont les aspirateurs sans fil, que Dyson a lancés en 2011, qui ont tiré sa croissance l’an dernier. Leur vente a bondi de 68 %, pour un prix entre 350 et 500 euros. Alors que les autres fabricants d’électroménager en proposaient depuis longtemps, le groupe, avec son modèle plus léger et maniable, a su conquérir les consommatrices, y compris en Chine. Son moteur numérique Dyson V6 (les premiers ont été lancés il y a 15 ans) en fait « le plus puissant du marché », selon la société. Désormais, les sans fil se vendent plus que les aspirateurs traîneaux.

Une hausse des capacités de production

Autre levier de croissance : la gamme Dyson Air Multiplier, le premier ventilateur sans pales du marché, dont les ventes ont progressé de 20% en Asie. Le britannique parie aussi sur son humidificateur, qui fait un carton au Japon. Le produit a été lancé jeudi en France. Le Japon est le second marché de Dyson, derrière les Etats-Unis, et devant le Royaume Uni.

Pour maintenir son avance, Dyson avait annoncé l’an dernier un investissement de 1,5 milliard de livres pour agrandir ses laboratoires, et son siège à Malmesbury. Les travaux sont en cours.A Singapour, où se trouve le site de fabrication des moteurs, 160 millions de livres sterling ont injectées. Ce qui a permis l’ajout de quatre nouvelles lignes de production. Et va permettre de porter la capacité de production à 11 millions de moteurs par an.

Source : lesechos.fr

Voir les commentaires

Impression 3D d'objets en verre

5 Septembre 2015, 18:53pm

Publié par Grégory SANT

Un groupe de recherche du MIT a créé une machine capable d’injecter du verre en fusion à 1000°C. Elle permet d’obtenir des objets en verre transparent, chose impossible jusque-là.

Jusque-là, les objets en verre imprimés en 3D étaient obtenus par injection d'une poudre de verre mais ils ne pouvaient s’agir que d’objets opaques. Au MIT, le Glass Lab a, pour la première fois, réussi à fabriquer des objets en verre transparent en faisant sortir des buses de l'imprimante du verre chauffé à 1900° Fahrenheit, soit 1037,77° Celsius.

Le laboratoire a pour cela conçu une imprimante spéciale en aluminium sur une armature d’acier. Elle est dotée de buses en oxyde d’aluminium et un système de compartiments permet de faire passer la matière en fusion d’un creuset aux buses tout en maintenant la température adéquate à tous les stades de l’opération. L’espace où l’objet se forme est lui aussi chauffé mais la température y est modulée par injection progressive d’air comprimée afin de provoquer un refroidissement pour solidifier le verre sans le briser. Pour le reste, le principe de l’impression 3D est inchangé, il s’agit toujours de réaliser un objet figurant sur un fichier numérique stocké sur un ordinateur.

Source : sciencesetavenir.fr

Voir les commentaires

Revo Build par Acer présenté à l'IFA 2015

4 Septembre 2015, 19:45pm

Publié par Grégory SANT

Le Revo Build d’Acer est un PC composé de plusieurs modules, permettant de séparer les différents composants essentiels d’un PC, de façon à pouvoir les retirer et les changer en fonction des besoins de chacun.

Revo Build : Acer présente son PC modulaire à L’IFA 2015

L’intérêt d’un PC modulaire est très facile à comprendre, si l’on souhaite personnaliser ce dernier avec un disque dur plus important ou changer le bloc audio, en fonction de ses besoins réels. De plus, si une partie tombe en panne, il n’est plus nécessaire de devoir bidouiller ou de racheter l’ensemble. Le Revo Build d’Acer s’inscrit donc dans l’ère du temps !

Acer a montré lors de sa présentation à l’iFA 2015, que le Revo Build disposait de plusieurs blocs d’extension comme le Power Bank qui permet de recharger des smartphones sans fil, ou encore l’Audio Block qui contient les enceintes, le micro, etc. mais aussi le Graphic Block, le Portable Hard Drive… Aucun fil ne relie les blocs entre eux, simplement un système de broches à alignement magnétique. De plus, chaque bloc peut servir individuellement et de façon autonome sur un autre PC ! Enfin, sa dimension vraiment compacte est aussi un atout, ce PC modulaire dans sa configuration de base ne mesure que 125 x 125 mm.

Le Revo Build intègrera un processeur Intel Pentium ou Celeron, qui sera épaulé jusqu’à 8 Go de DDR4 si vous souhaitez ajouter cette configuration dans le PC. Par chance, il ne faudra pas attendre longtemps pour en disposer puisque Acer a révélé qu’il serait commercialisé dès le mois d’octobre, à partir de 199 euros.

Source : presse-citron.net

Voir les commentaires

Aéroglisseur Mercier-Jones Supercraft

4 Septembre 2015, 19:42pm

Publié par Grégory SANT

Le Mercier-Jones Supercraft est un luxueux concept d'aéroglisseur dont le design s'inspire clairement de l'industrie automobile : Bugatti-Veyron, Maserati Gran Turismo ou encore, Audi R8. Ce véhicule amphibie est décrit par ses concepteurs comme "agile, rapide et facile à piloter." Construit à la main, il possède un look agressif et moderne (voire même futuriste).

Même si à première vue, on ne voit pas forcément la ressemblance avec le milieu marin, le Supercraft possède néanmoins quelques caractéristiques marines, "comme les ponts latéraux ou encore le cockpit ouvert."

Pour rappel, les hovercrafts sont des véhicules de pointe qui peuvent voyager sur terre, sur mer, mais aussi sur une grande variété de terrains. Ils avancent grâce à un coussin d'air qui les propulse au-dessus de la surface. "Vous pouvez conduire très vite sur la terre, la glace, le sable, l'eau et tout le reste."

Avec une vitesse pointe estimée à plus de 129 km/h (80 mph) le Mercier-Jones Supercraft espère battre haut la main le record de vitesse de l'aéroglisseur sur terre qui est de 90km/h (56,25 mph). Il espère également décrocher le record sur l'eau qui est de 139 km/h (86,5 MPH).

En plus de sa ressemblance frappante avec une voiture de sport haut de gamme, le Mercier-Jones Supercraft se comporte comme tel. Son système commande directionnelle en attente de brevet - propulsion et traction hybrides – permet une grande maniabilité. "Aussi bien vers l'avant, sur les côtés ou encore en marche arrière. Cela facilite le démarrage et l'arrêt." Ce groupe motopropulseur hybride écologique améliore les performances tout en réduisant l'impact environnemental et la pollution sonore. Pour fonctionner, un moteur à essence (optimisé pour une efficacité énergétique maximale) produit l'électricité nécessaire aux deux moteurs électriques indépendants. Une batterie permet de servir de réserve pour les deux moteurs.

Construit en matériaux haut de gamme – fibre de carbone et alliages métalliques –, il bénéficie de techniques de construction issue de l'industrie automobile, de la marine et de l'aérospatiale. À l'intérieur, on trouve deux sièges.

Environ 50 modèles d'hovercraft devraient être produits pour le mois d'octobre et seront vendus à l'unité, au prix de 54 000 € (75 000 $).

Source : superyachts.fr

Voir les commentaires

L'UX impacte le design des sites de luxe

4 Septembre 2015, 19:38pm

Publié par Grégory SANT

L’Expérience utilisateur (communément appelée UX pour User Experience en anglais) correspond à la perception et au ressenti d’un individu lorsqu’il réalise un achat sur internet. Au sein de notre économie digitale, l’UX est directement dictée par le webdesign dont le but est de mettre l’utilisateur dans les meilleures conditions possibles pour qu’il arrive à ses fins. Elle est particulièrement importante pour les entreprises de luxe qui ne proposent pas uniquement un produit mais un réel voyage au sein de leur univers de marque. Et pour cette raison, le webdesign des sites haut-de-gamme doit être abordé différemment des autres sites.

L’importance de l’UX pour les sites de luxe

La définition de l’UX doit tenir compte de plusieurs éléments: la faculté à trouver une information, à accéder à un contenu, à susciter un intérêt, à convaincre un internaute, à le mettre en confiance et à répondre à son besoin. La majorité des sites internet met donc en évidence un certain nombre d’informations de bases pour les consommateurs (prix, descriptif détaillé, délais de livraison…), et respecte certains codes d’apparence et de mise en page pour répondre à ces critères. Les marques de luxe ont néanmoins abordé la chose différemment. Dans un monde dominé par les émotions et les désirs, la manière d’acheter est toute aussi importante que l’achat en lui-même et les grandes marques ont cherché à recréer un cérémonial de vente (comme dans un magasin). Ainsi, les sites de luxe utilisent le webdesign pour donner à l’internaute la sensation d’acheter quelque chose d’unique, de spécial – car il est lui-même spécial.

Graphismes, photos, mannequin ; tout doit être choisi avec une précaution particulière afin de rendre la visite sur le site mémorable et prestigieuse. Les sites de luxe ne sont pas de simples plateformes donnant l’accès à un produit. Ils véhiculent une véritable identité et vous invitent dans un voyage d’émotions. Cet univers immersif se construit souvent à l’aide d’histoires et de récits qui alimentent l’UX. C’est ce que l’on appelle le story-telling, essentiel pour les marques qui souhaitent créer un lien émotionnel entre un individu et un produit. Par conséquent, le nombre d’informations dîtes utiles est réduit au strict minimum. La cinématique de navigation est volontairement allongée afin de prolonger la contemplation des produits et appuyer le caractère unique, hors-norme de l’expérience sur le site internet.

Les tendances web design en matière de luxe

Pour offrir aux internautes une expérience unique, les sites de luxe jouent avec certains effets et aujourd’hui des tendances se démarquent en matière de webdesign.

Le mode Plein Écran est la meilleure manière d’immerger l’utilisateur dans l’univers de la marque. Celui-ci est alors confronté de plein fouet à l’imagerie luxueuse de la marque et peut difficilement s’en détacher.

Web design du site internet de Lamborghini

Le mur d’images permet de contempler un large panel de produits dans un laps de temps très court et suscite l’irrésistible envie de tous les posséder. Il peut également être représentatif de l’identité de la marque et nous imprégner d’une certaine atmosphère, à la manière d’un mood board.

Web design du site internet Les Ailes d’Hermès

Les sites internet des marques de luxe sont également très friands en média interactifs. Les animations flashs et autres vidéos en streaming sont légion dans ce genre de site.

Esthétisme et fonctionnalité, compatibles ?

En 2014, les Français ont acheté pour plus de 57 milliards d’euros sur internet. Pour arriver à un tel chiffre, les entreprises ont passé du temps à peaufiner le design de leurs sites afin d’améliorer toujours plus l’UX. Il existe cependant de grandes différences entre les sites suivant leur positionnement. Alors les marques raffinées jouent sur une expérience de marque forte, différenciante, rare, les sites e-commerce donnent la priorité à l’ergonomie afin de faciliter la vente. Néanmoins, l’utilisation (parfois) abusive des medias interactifs peut entrainer des problèmes de compatibilité et de lenteur, et constitue une réelle limite pour le secteur du luxe. De même pour la cinématique particulièrement longue qui peut très vite agacer les habitués d’une navigation fluide. Enfin, l’absence d’informations utiles quant au produit peut perturber l’achat en ligne.

Les marques de luxe ont déjà commencé leur adaptation au monde e-commerce et ne se contentent plus de communiquer sur internet. En plus de promouvoir le Web-to-store, elles développent une réelle stratégie digitale et cherchent à gagner des parts-de marché.

Source : marketiong-professionnel.fr

Voir les commentaires

La proprioception des végétaux

4 Septembre 2015, 19:33pm

Publié par Grégory SANT

L’extraordinaire capacité des plantes à s’adapter à leur environnement, représente un nouvel et immense champ de recherche scientifique.

Leurs propriétés non moins étonnantes leur permettant à la fois de communiquer entre elles, de manière subtile et diverse et d’agir sur leur milieu.

Grâce à une multitude de travaux et de recherche dans ce domaine, les scientifiques ont acquis la conviction, depuis une quinzaine d’années, que les plantes étaient bel et bien capables de percevoir d’une manière très fine, en combinant de multiples mécanismes physico-chimiques, les modifications de leur environnement.

À cet égard, la science a longtemps cru que les propriétés d’adaptation du végétal étaient essentiellement passives et régies par des mécanismes biologiques et génétiques très déterministes. Mais en réalité, il n’en est rien. Prenons l’exemple du mécanisme de la photosynthèse qui permet aux plantes de transformer l’énergie lumineuse du soleil en énergie chimique. Dans ce mécanisme d’une redoutable efficacité, on a longtemps pensé que les plantes ne faisaient que transformer automatiquement cette énergie solaire en énergie chimique, sans être capables d’une quelconque forme de perception de cette propriété, à l’instar d’une cellule photovoltaïque qui n’a pas « conscience » des photons qu'elle transforme en énergie.

Mais de récents travaux ont montré que des plantes sont capables de percevoir la lumière réfléchie par des plantes voisines, en recourant à des pigments photosensibles, assez similaires à ceux présents dans nos yeux. Grâce à ce système, bien plus sophistiqué qu’on ne l’imaginait encore récemment, les plantes peuvent détecter le moindre changement dans la composition spectrale de la lumière, ce qui leur permet d’adapter en conséquence leur croissance et de faire face à la « concurrence » des autres plantes.

Un des plus beaux exemples de ce mécanisme étonnant est constitué par la remarquable régularité des champs de blés, où tous les plants ont pratiquement la même hauteur. Ce phénomène, directement lié à ce mécanisme subtil de perception de la lumière fonctionne à la fois pour les blés cultivés et les blés sauvages et les paysans ont su, au fil des siècles et de manière empirique, l’utiliser pour obtenir des cultures de plus en plus homogènes, au rendement accru.

Mais à côté de ce mode de perception lumineuse, les plantes sont également dotées de capacités chimiques, mécaniques et physiques au moins aussi surprenantes. À cet égard, des recherches ont montré qu’en Afrique du Sud, certaines espèces d’antilopes se nourrissant ordinairement de feuilles d’acacia, avaient brusquement été empoisonnées par ces mêmes feuilles qui s’étaient mises à produire en surface des substances toxiques pour se protéger des agressions excessives exercées par ces animaux.

Mais les végétaux sont également capables de percevoir les pressions et les forces qui s'exercent sur leur organisme par la déformation des cellules. Cette propriété est évidemment particulièrement importante dans le cadre de l’évolution et de la compétition darwinienne entre espèces car elle peut permettre à la plante de s’adapter rapidement à un brusque changement de son environnement et même de l’anticiper.

Mais ce qui est fascinant dans ce mécanisme, c’est qu’il fait intervenir des milliers de gènes, dont l’expression va se trouver modifiée sous l’effet de cette perception mécanique. Encore plus étonnant, cette perception des tensions et des forces va mobiliser des canaux irriguant les membranes et ceux-ci vont moduler leur perméabilité pour permettre un passage plus ou moins important d’ions calcium. Ce mécanisme s’avère donc, considéré à un niveau fondamental, proche de celui à l’œuvre dans le sens du toucher chez les animaux…

Les arbres et les plantes sont également dotés, comme les animaux et les êtres humains, d’une propriété extrêmement élaborée de proprioception. Cette capacité perceptive remarquable va permettre aux végétaux de percevoir en permanence l’évolution de leurs déformations et de rétroagir en conséquence pour optimiser leur croissance. Évoquant ce mécanisme d’une très grande complexité, Bruno Moulia, chercheur en agronomie, n’hésite pas à affirmer que les plantes ont su développer un niveau de proprioception qui n’est pas très éloigné de celui des humains…

Un champ plus récent de recherche a également montré que de nombreuses plantes semblent sensibles à certaines vibrations émettant certains types de sons, notamment lorsqu’ils proviennent de plantes voisines appartenant à la même espèce.

Une autre étude publiée en mai 2012 (Voir PLOS One), s’est penché sur les différents modes de communication entre deux plantes, le piment et le fenouil. Ce dernier est en effet connu pour pouvoir déclencher tout un arsenal de molécules chimiques qui parviennent à bloquer la croissance de certains de ses voisins et concurrents.

En plaçant côte à côte des pieds de fenouil en pots et des graines de piment et en utilisant un dispositif expérimental très ingénieux, constitué de plusieurs barrières isolantes permettant de soustraire les graines de piment aux différents types de communications chimiques ou lumineuses du fenouil, ces recherches ont montré que des graines de piment semblaient « savoir », sans pouvoir recevoir le moindre signal physique, chimique ou optique en provenance du fenouil, si ce dernier était présent ou non sous l’enceinte hermétique.

En effet, ces graines ne germaient pas à la même vitesse, selon que les plans de fenouil étaient ou non présents à proximité, même lorsque ceux-ci étaient totalement isolés et dissimulés par une capsule hermétique. Pour tenter d’expliquer cette observation tout à fait étonnante, des scientifiques font deux hypothèses : soit les graines de piment seraient sensibles à des champs magnétiques très faibles générés par les plantes fenouillères, soit elles seraient capables d’entendre des sons de très faible intensité émis par les plants de fenouil.

La même équipe de recherche a également montré dans une autre étude publiée en 2012 (Voir LINV) et intitulée « Vers une compréhension des sons émis par les plantes », que des racines de jeunes plants de maïs, lorsqu’ils étaient soumis à un son continu émis à des fréquences comprises entre 200 et 300 hertz, tendaient à se tourner vers la source sonore.

Une autre étude publiée en mai 2014 (Voir Nature) et réalisée par Antony Champion, chercheur à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) et Antoine Larrieu, chercheur dans le laboratoire de reproduction et développement des plantes à l’École normale supérieure de Lyon, a permis de mettre au point un biocapteur capable d'observer en temps réel la réponse d’une plante à une agression.

Ces recherches ont montré qu’une plante meurtrie par les intempéries ou un animal va déclencher immédiatement la production d’une hormone de stress, l’acide jasmonique. Ces recherches ont également permis d’observer que la plante ainsi agressée réagissait en deux temps : d’abord en informant immédiatement l’ensemble de la plante de la blessure subie ; ensuite en déclenchant une stratégie à plus long terme permettant à la plante de ralentir sa croissance et de produire certaines molécules de défense, dont la nature et la quantité varie en fonction du type d’agression.

Pour prendre un exemple concret, si une plante, par exemple, est attaquée par des insectes herbivores, elle peut mettre en œuvre plusieurs lignes de défense biologique et chimique très efficaces. L’ensemble de ces mécanismes de protection est contrôlé par de nombreuses hormones végétales comme l’éthylène, l’acide jasmonique ou l’acide salicylique.

Ces recherches récentes confirment d’autres travaux et montrent de manière très convaincante que les mécanismes impliqués dans la perception d'une agression ou d’une blessure chez les plantes sont étonnamment proches de ceux à l’œuvre chez l’homme.

Enfin, signalons les récentes découvertes de l’équipe de Patrick Achard à l'Institut de biologie moléculaire des plantes. Ces travaux ont notamment permis de révéler un système de communication complexe à longue distance assurant une croissance coordonnée des organes chez les plantes (Voir Nature). Cette étude, qui ouvre un vaste champ de recherche, commence à révéler par quels mécanismes multiples et subtils les organes distants des plantes -feuilles et racines, notamment- coordonnent leur croissance et coopèrent activement pour parvenir à s’adapter aux nouvelles contraintes de l’environnement et pour en tirer parfois un avantage compétitif décisif.

L’ensemble de ces travaux n’a pas seulement pour but une meilleure connaissance scientifique fondamentale des plantes, de leur croissance et de leur reproduction. En commençant enfin à élucider les multiples mécanismes et processus biologiques, génétiques optiques, physiques et peut-être électromagnétiques que les plantes ont développés au cours de leur très longue évolution et ont appris à utiliser pour survivre et se reproduire dans des conditions extrêmes, ces recherches passionnantes vont provoquer, au cours des prochaines décennies, de véritables ruptures en matière agronomique. Elles contribueront sans doute de manière puissante à la poursuite de l’amélioration du rendement des productions agricoles, dans le respect de l’environnement et de la biodiversité. Dans un monde où il faudra nourrir, dans le cadre d’une agriculture durable, plus de neuf milliards d’êtres humaines dans quarante ans, on mesure évidemment l’importance absolument décisive de ces avancées scientifiques.

Enfin, même si nous devons nous garder de toute métaphore anthropocentrisme déplacée et éviter de parler « d’intelligence » ou de « conscience » des plantes, comment ne pas être émerveillé par la diversité et la complexité de ces mécanismes qui sont tout sauf automatiques et passifs et qui s’apparentent à bien des égards à une véritable perception végétale. Mais la chose la plus extraordinaire que nous révèlent ces récentes découvertes est sans doute la profonde et mystérieuse unité du vivant qui, au-delà du foisonnement immense des espèces, s’appuie sur des mécanismes biologiques fondamentaux communs.

Ce lien puissant et indissoluble entre le monde végétal, le monde animal et l’homme doit nous inciter encore davantage à conclure avec notre Planète une nouvelle alliance rompant avec la destruction accrue et irréversible des ressources naturelles et jetant les bases d’une nouvelle exploitation raisonnable, durable et équitable des immenses richesses que nous prodigue notre Terre.

Voir les commentaires