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POILU : l'impression 3D se lance dans la déco

12 Octobre 2017, 17:33pm

Publié par Grégory SANT

POILU vases imprimés en 3D par Bold Design

Bold Design, véritable laboratoire de design imaginé par les designers français William Boujon et Julien Benayoun, nous présente la collection de vases POILU, vase découverts lors de la Paris Design Week.

Pour mémoire, lors de la #PDW15 le studio avait présenté son premier prototype lors de l’exposition originale Design Porn.

POILU vases imprimés en 3D par Bold Design POILU vases imprimés en 3D par Bold Design POILU vases imprimés en 3D par Bold Design

Le studio à eu le temps d’explorer de nouvelles possibilités d’impression 3D durant ces deux années, POILU repose sur l’utilisation PLA et matières et fibres naturelles comme le bois, bambou ou encore la noix de coco.

« Une exploration personnelle des possibilités de l’impression 3D de générer des formes et de créer et d’implanter des « poils ». La machine interprète un code composé de coordonnées à mi-chemin entre logique informatique et loi naturelle dont le rendu ne peut s’apprécier qu’une fois l’objet créé. »

Le résultat est à la fois intrigant et originale, les vases s’habillent de poils, cheveux ou mentaux d’hiver. Les interprétations ou extrapolations vont alors bon train.

Nous avons la chance d’en savoir un peu plus sur la conception de cette collection avec des images exclusives sur la fabrication…

POILU vases imprimés en 3D par Bold Design POILU vases imprimés en 3D par Bold Design

Préparation des formes, couleurs et matériaux… Puis nous passons aux premiers essais :

POILU vases imprimés en 3D par Bold Design POILU vases imprimés en 3D par Bold Design POILU vases imprimés en 3D par Bold Design

Un long travail de forme et réalisation des « poils » est obligatoire afin de trouver le meilleur paramétrage de la machine.

POILU vases imprimés en 3D par Bold Design POILU vases imprimés en 3D par Bold Design

 

POILU vases imprimés en 3D par Bold Design

Pour un résultat final :

POILU vases imprimés en 3D par Bold Design POILU vases imprimés en 3D par Bold Design

 

 

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La fenêtre devient aussi intelligente et connectée

12 Octobre 2017, 17:19pm

Publié par Grégory SANT

Une équipe d’ingénieurs de l’Université de Standford a publié au cours du mois d’aout une étude décrivant une nouvelle (GE, la présentée en 1991 dans un concept de maison) technologie de fenêtres « intelligentes » dont le verre peut s’assombrir en moins d’une minute, puis revenir à son état initial dans le même laps de temps. Cette nouvelle technologie utilise un gel polymère contenant des ions métalliques appliqués sur une électrode transparente et aurait un coût de fabrication très inférieur aux verres électrochromiques qui existent déjà. L’utilisation de ce type de verre pourrait donc se généraliser, et se démocratiser, dans des secteurs tels que celui de la construction, en permettant de réduire jusqu’à 20 % les coûts de chauffage et de climatisation des immeubles équipés. Ils pourraient également être plus généralement employés dans les secteurs de l’aviation ou de l’automobile (toits ouvrants, pare-brise, etc.).   

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SolCold : la peinture magique qui transforme le soleil en climatisation

11 Octobre 2017, 16:39pm

Publié par Grégory SANT

Une innovation contre-intuitive ce matin. En principe, le soleil, ça chauffe. Là, vous avez trouvé une peinture qui refroidit les murs lorsqu’elle est bombardée par le soleil.

De la peinture qui transforme le soleil en climatisation. Plus elle reçoit de soleil, plus elle rafraichit les murs. Tout cela sans électricité.

On savait déjà que la peinture blanche renvoyait la lumière du soleil. Donc qu’elle limitait l’augmentation de température d’un petit degré, pas plus.

Là, on va beaucoup plus loin. Puisque cette peinture peut faire tomber la température d’une pièce de 10° en plein soleil. Cela veut dire, qu’en été, on aura besoin de moins de refroidissement et donc que l’on fera des économies d’énergie.

Mais comment le soleil peut refroidir une peinture ?

Vous l’avez dit, c’est complètement contre-intuitif. Mais le principe est connu. Il s’agit du refroidissement laser.

Il se trouve que lorsque certains matériaux sont soumis à une lumière très particulière (un laser par exemple), ils laissent s’échapper des photons, ce qui leur fait perdre de l’énergie et donc de la chaleur. On arrive ainsi à refroidir des objets jusqu’à -120°.

C’est ce principe qu’ont utilisé les ingénieurs israéliens de la société SolCold. Leur peinture est en fait composée de deux couches : une première qui filtre la lumière du soleil pour ne laisser passer qu’un certain type de rayons. Et une seconde qui perd de la chaleur quand elle reçoit cette fameuse lumière.

Et elle coûte cher cette peinture climatisante ?

Elle n’est pas encore commercialisée. Mais on sait déjà que ce ne sera pas donné. Il faudra compter environ300€ pour 100 mètres carrés. Soit 3 à 4 fois plus qu’une peinture extérieure classique.

Donc les premiers clients seront probablement des bâtiments commerciaux. Mais comme toujours, les prix finissent par baisser et on en retrouvera dans les magasins de bricolage.

On peut être assez épaté par les innovations autour de la peinture. Nous vous avions déjà parlé de peinture dépolluante, de peinture anti odeurs et de peinture qui stocke la chaleur du jour pour la restituer la nuit. On peut parier que l’on aura bientôt des peintures solaires qui génèrent de l’électricité.

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Thalès présent des nanoneurones pour l'intelligence artificielle

11 Octobre 2017, 16:35pm

Publié par Grégory SANT

Thalès présent des nanoneurones pour l'intelligence artificielle

Puissance ou sobriété

Cette problématique - la recherche d'une plus grande sobriété énergétique en matière de calcul - est au coeur des recherches menées par le groupe Thales dans le domaine de l'intelligence artificielle, qui viennent de donner lieu à un article remarqué dans la revue « Nature » sur les nanoneurones .

Une grande partie du problème vient de la configuration même de nos ordinateurs, qu'il s'agisse de SoC, de supercalculateurs ou de nos classiques PC. Deux blocs spatialement distincts se font face : celui correspondant à la mémoire du disque dur et celui correspondant au traitement (la mémoire de travail), éloignés dans les circuits de la machine de quelques millimètres, voire quelques centimètres. « Ce qui, à l'échelle d'un processeur, est énorme », commente Julie Grollier , directrice de recherche à l'unité mixte CNRS-Thales et principale auteure de l'étude sur les nanoneurones parue dans « Nature ».

« C'est un peu comme si un cuisinier disposait d'une table avec les ingrédients (les données, c'est-à-dire la mémoire) d'un côté et d'une table avec les ustensiles de cuisine de l'autre, et que les deux tables étaient séparées par des milliers de kilomètres. » Faire transiter les données d'un bloc à l'autre le plus vite possible : voilà ce qui rend nos ordinateurs de toute sorte si gourmands en énergie - et ce d'autant plus qu'ils sont plus puissants. Mais cette course à la vitesse a des limites physiques, auxquelles l'électronique actuelle est en passe de toucher. Pour sortir de cette impasse, il faudrait que la composante de base de l'électronique, le transistor, soit lui-même doté d'une mémoire. Mais il n'en est rien : un transistor isolé n'est rien d'autre qu'un simple interrupteur. Rien à voir avec un neurone biologique, alimenté en données par ses synapses, qui le relient aux autres ( dans le cerveau, chacun de nos 100 milliards de neurones dispose en moyenne de 10.000 synapses, soit 10.000 connexions !).

Il est bien sûr possible de construire quelque chose qui ressemble à un neurone artificiel, c'est-à-dire qui ait une mémoire, avec des transistors. Mais il faut alors en assembler beaucoup, et l'on se heurte alors à un problème de taille : un ensemble de transistors suffisamment complexe pour prétendre au titre de neurone artificiel s'étend, au mieux, sur une centaine de microns. « Pour doter de cette façon une machine d'autant de neurones artificiels que nous avons de neurones biologiques dans le cerveau, il faudrait construire une galette de silicium de trente mètres de diamètre », a calculé Julie Grollier.

Une première mondiale

Les transistors sur lesquels a été construite toute l'électronique actuelle ne sont donc pas la bonne piste pour aller vers le neurone artificiel. La chercheuse de Thales et son équipe ont choisi d'en explorer une autre : les oscillateurs magnétiques. A l'inverse des transistors isolés, ces minuscules cylindres magnétiques de 100 nanomètres - et demain peut-être 10 - de diamètre ont en eux-mêmes une mémoire.

Ces « nanoneurones » magnétiques sont issus des travaux en matière d'électronique de spin (ou spintronique) du prix Nobel de physique Albert Fert, qui a son bureau au centre Palaiseau de Thales. Julie Grollier les a testés. Plus précisément, elle a cherché à savoir si un réseau de tels nanoneurones était capable d'accomplir une tâche cognitive complexe, du type de celle que doit pouvoir effectuer une machine pour relever de l'intelligence artificielle. La tâche cognitive en question consistait à reconnaître un chiffre de 0 à 9 prononcé par divers interlocuteurs. Ce qui a l'air plutôt bébête dit comme ça, mais n'en constitue pas moins une première mondiale, ce qui explique que l'expérience ait intéressé une revue aussi prestigieuse que « Nature ».

Expérience faite, le réseau de nanoneurones de Julie Grollier reconnaît les chiffres prononcés avec un score de 99,6 %. « La prochaine étape, confie-t-elle, sera d'assembler des réseaux de nanoneurones de plus en plus grands, et, in fine, de fabriquer une puce capable de reconnaître des signaux complexes et d'apprendre en temps réel de ses erreurs » - en d'autres termes, et pour reprendre sa propre métaphore, de construire enfin une cuisine fonctionnelle où la table des ingrédients et celle des ustensiles ne soient pas séparées par l'étendue d'un océan…

Quel sera le gain en termes de consommation d'énergie de cette puce basse consommation et néanmoins intelligente ? « Nous visons une division par un facteur 10, voire 100 », lâche la jeune chercheuse, qui a encore assez d'années de travail devant elle pour voir émerger cette électronique du troisième type.


En savoir plus sur https://business.lesechos.fr/directions-numeriques/030682714030-des-nanoneurones-pour-doper-l-intelligence-artificielle-314381.php?dcFEU01Gt7T4ovWV.99

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Comment l'impression 3D va impacter le commerce mondial

11 Octobre 2017, 16:33pm

Publié par Grégory SANT

 

 

La banque hollandaise ING a publié il y a quelques jours un rapport dans lequel elle explique que l’impression 3D pourrait être en mesure d’éliminer une partie importante du commerce international en 2060, notamment à cause d’une forte baisse de l’importation et de l’exportation.

Le rapport explique que la relation actuelle entre l’impression 3D et le commerce est presque insignifiante si on la compare à ce qu’elle pourrait être dans les prochaines années. Il ne faut toutefois pas oublier que la vente d’imprimantes 3D a doublé en 2016 et que l’impression 3D est un marché en pleine maturation qui a déjà atteint six milliards de dollars.

impression 3D commerce international

Evolution de la fabrication additive dans le secteur de la production

La principale affirmation du rapport d’ING est qu’il prévoit une diminution élevée du commerce international de 25% en moins de quatre décennies, changeant complètement ce que nous connaissons du secteur industriel aujourd’hui. En effet, il est encore difficile d’imaginer qu’une grande partie des produits utilisés seront créés grâce à l’impression 3D. Il est difficile de définir le potentiel exact de l’impression 3D mais quelques experts espèrent une implication de 50% dans la production dans les décennies à venir, explique le rapport. Les calculs effectués montrent que si les investissements dans l’impression 3D continuent de croître, 50% des biens manufacturés seront imprimés en 2060.”

La fabrication additive est aujourd’hui en forte croissance pour l’industrie mais certains secteurs, pays et entreprises pourraient être plus touchés que d’autres démontre le rapport. Pour les Etats-Unis par exemple, la fabrication additive montre un impact largement positif. On entrevoit déjà de multiples développements notamment dans le secteur automobile qui pourrait créer à terme de nouveaux emplois et ainsi favoriser la production locale. Mais in fine, cela devrait avoir un impact négatif pour des pays comme le Mexique, l’Allemagne ou le Canada qui ont des flux commerciaux avec ce pays. La Chine pourrait également être affectée car c’est un important producteur de biens de consommation qui sont vendus à des pays comme les Etats-Unis.
impression 3D commerce mondial

Les échanges commerciaux dans le secteur automobile

L’impression 3D peut être une menace pour le commerce mondial mais d’un autre côté, elle permet de ramener la production à l’échelle locale, un avantage régulièrement soulevé concernant la fabrication additive. “Une fois que l’impression 3D sera applicable et économiquement viable pour la production de masse, elle augmentera la production locale avec des imprimantes 3D au détriment des importations. On commence à aller, pas à pas, vers une impression 3D rapide mais il est encore difficile de savoir quand et à quelle vitesse se fera le développement des imprimantes 3D dans toutes les industries.”

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Des panneaux anti-bruit en bois

11 Octobre 2017, 16:29pm

Publié par Grégory SANT

Un écran acoustique 3D en béton de bois !
Dans le cadre d’un appel d’offre public pour l’A40 et l’A42, Capremib a imaginé un écran acoustique 3D en béton de bois très original et unique en son genre. De quoi trouver à redire aux solutions de protection acoustique existantes dont l’esthétisme est rarement au rendez-vous !
 
Cette création, dont le visuel change en fonction du déplacement, est en fait un mur anti bruit tout à fait singulier. Un jeu de lumière s’exerce entre les parties saillantes et les parties creuses, donnant une impression de graphisme moderne en vision latérale faisant de lui un trompe l’œil à grande échelle.

773 panneaux réalisés par Capremib ont récemment été mis en place par Vinci Construction Terrassement sur l’A40 et l’A42. Au total, 3 838 mètres de linéaire et 7 024 m² de mur acoustique constitués de panneaux de 5 m x 1,83 m de haut, posés avec une inclinaison de 13° sur une GBA élargie de 80 cm de haut, portant la hauteur totale à 2,63 m.
 
Côté performance, rien à envier aux panneaux à cannelures traditionnelles en matériaux de même nature. Si les panneaux peuvent être laissés dans leur couleur naturelle de fabrication, ils peuvent aussi être facilement et rapidement recouverts d’une peinture phonique, comme sur le chantier de l’A40/A42, à raison de 400 m²/jour. Cette couche d’homogénéisation offre également l’avantage de renforcer l’effet visuel donné par le profil 3D quelle que soit la couleur choisie.
 
A savoir, sur le chantier de l’A40/A42 la mise en oeuvre du mur acoustique 3D en béton de bois s’est faite en trois fois. La première tranche s’est achevée fin 2016 et la deuxième au printemps 2017. La dernière a été finalisée l’été dernier. 

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Les FabLabs redonnent le pouvoir aux citoyens

10 Octobre 2017, 17:13pm

Publié par Grégory SANT

Crédit photo : Mr Mondialisation
FabLabs et makers sont encore trop souvent associés à tord à des geeks bricoleurs, essentiellement passionnés d’informatique. Pourtant, derrière les machines 3D et les perceuses, les adeptes ont développé une pensée politique globale, qui leur permet de questionner notre rapport aux savoirs, à la propriété intellectuelle, mais aussi à la consommation de masse d’objets. Désormais, leurs ateliers s’ouvrent au plus grand nombre, pour que chacun.e puisse s’émanciper grâce à l’accès à différentes machines. Nous avons passé une matinée dans l’un ces FabLabs (entendez « fabrication laboratory » ou « laboratoire de fabrication »), à Liège.

Il y a quelques semaines, au cœur de Lège, le FabLab nommé « ReLab » inaugurait ses nouveaux locaux. Avec une baie vitrée qui donne sur un lieu de passage du centre-ville, les objectifs sont clairement affichés : se faire connaître du plus grand nombre et attirer au-delà du cercle traditionnel de makers déjà convaincus.
Crédit photo : Mr Mondialisation

Imprimante 3D et cie. 

À Liège, ce FabLab existe depuis 4 ans, mais a été conduit à déménager à plusieurs reprises. À l’origine, l’idée principale était de recycler des déchets. D’ailleurs, en parallèle de l’ouverture du ReLab, un « ReStore » a vu le jour à Liège, une boutique qui propose des produits réalisés selon les processus propres au slow design et à l’upcycling (transformation de déchets en nouveaux objets utiles).

Au sein du ReLab, les différentes machines exposées peuvent être utilisées par le public pour construire tous types d’objets, contre une petite cotisation forfaitaire qui est ajustée aux besoins de la personne. « Le but est de promouvoir l’utilisation d’outils mal connus du public, mais qui peuvent changer la vie de tous le jours » explique Bryan, FabManager (salarié) depuis 1 an.

Ce FabLab, comme la majorité des autres, aligne son fonctionnement sur une charte générale et possède des machines sophistiquées parmi lesquelles plusieurs imprimantes 3D, une découpeuse laser et une découpeuse vinyle.
Crédit photo : Mr Mondialisation

Un public plus varié qu’on l’imagine

Lorsqu’une personne n’ayant pas d’expérience avec les machines se rend dans le FabLab, les salariés « l’accompagne dans le processus de réalisation, sans autant le faire à leur place ». Une démarche assumée par le FabManager, qui insiste sur la nécessité de former les personnes qui viennent pour qu’elles puissent se rendre autonome et qu’elles puissent à terme utiliser le parc de machines sans aide. Par ailleurs, des étudiants viennent régulièrement avec leurs enseignants dans l’espace pour se familiariser avec les engins et profiter d’un espace de travail et de réflexion unique en son genre.

Mais il ne s’agit pas des seuls intéressés. Industriels et start-up en devenir se rendent également au FabLab pour valider certains projets avant de les lancer à une échelle plus importante. Ces derniers peuvent se servir des machines pour faire des tests, mais pas pour produire en série. Pour certains, le FabLab a été un tremplin : c’est le cas de YUMA, une marque de lunettes imprimées en 3D et recyclées.

« Remettre en perspective le pouvoir qu’on a de créer et la société de consommation »

Pour Sylvain, un ingénieur en aéronautique qui est entré dans l’équipe en tant que salarié il y a quelques semaines seulement, travailler au FabLab est « un challenge quotidien », puisque tous les jours des personnes viennent pour soumettre des idées très différentes. Pour lui, les enjeux dépassent largement ceux de la sphère individuelle, puisqu’il s’agit de questionner les valeurs sur lesquelles repose notre société. Néanmoins nuance-t-il, il reste encore beaucoup de travail à faire pour que les visiteurs se rendent réellement compte des questions politiques que soulèvent les FabLab.

« Les outils des FabLab sont une première étape pour se rendre compte qu’on est pas obligé de passer par un système de consommation » estime ainsi Sylvain, qui relève également que le FabLab permet de démocratiser l’accès à des machines couteuses et de construire des outils réellement adaptés à nos besoins et de mieux comprendre la complexité des objets qui nous entourent et donc de leur valeur. Bryan confirme : « Il s’agit de faire comprendre aux visiteurs qu’ils peuvent réparer un bouton de cuisinière sans en payer une nouvelle parce que ce modèle de bouton n’existe plus ou est vendu à un prix exorbitant. » Des enjeux très contemporains donc, au cœur de la révolution sociétale et écologique.

Crédit photo : Mr Mondialisation

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Les supercalculateurs embarqués vont rendre la voiture 100% autonome

10 Octobre 2017, 17:08pm

Publié par Grégory SANT

 

D’ici le milieu de l'année 2018, Nvidia estime qu’il disposera d'un système capable d'une autonomie de niveau 5, et prête à servir pour l'industrie automobile. Le niveau 5 correspond au plus élevé de la classification des véhicules autonomes, c’est-à-dire à 100%.

Surnommé le Pegasus, le système est la dernière version du Drive PX et contient une paire de SoC Xavier et une paire de GPU concernant lesquels Nvidia ne communique pas de détails. Le fondeur se contente de préciser qu’il s’agit de la prochaine génération de processeur graphique basée sur son GPU Volta.

 

Le supercalculateur embarqué dans la voiture

La puissance de calcul de Pegasus est évaluée à 320 billions d'opérations par seconde, ce qui, selon l'entreprise, est treize fois plus élevé que pour les générations précédentes.

« La création d'une voiture entièrement autonome est l'une des initiatives les plus importantes de la société - et l'une des plus difficiles à réaliser » commente Jensen Huang, le PDG de Nvidia.

« Avec Pegasus supervisant l'environnement et la conduite sécurisée, l'industrie peut offrir une gamme de nouveaux types de véhicules, ressemblant à des bureaux, des salons ou des chambres d'hôtel sur roues. Les voyageurs commanderont simplement le type de véhicule qu'ils veulent, en fonction de leur destination et des activités prévues en cours de route » imagine déjà le dirigeant.

Après l’avoir dévoilé en mai, Nvidia a également annoncé que Holodeck était désormais en accès limité pour certains utilisateurs.

Coup de pouce au deep learning

Holodeck est construit sur une version hautement personnalisée d’Unreal Engine 4 d'Epic Games. La technologie permet à plusieurs utilisateurs de communiquer dans un espace virtuel destiné à produire un rendu très réaliste.

En mai toujours, Nvidia sortait son accélérateur Tesla V100 pour le deep learning, un domaine de l’intelligence artificielle.

Développé pour un coût de 3 milliards de dollars, le V100 dispose de 21 milliards de transistors fixés avec le processus de fabrication FinFET de 12 nanomètres de TSMC. Le GPU compte 5.120 cœurs CUDA, et afficherait une puissance de calcul de 7.5 TéraFLOPs pour le 64 bits et 15 TéraFLOPs en 32 bits. Sur le front de la mémoire, le GPU dispose de 16 Go de RAM HBM2, dont la bande passante atteint 900 Go par seconde.

Selon Nvidia, les gains en matière de deep learning sont donc majeurs avec le V100, avec une amélioration par 12 de l'apprentissage en deep learning, et par 6 de la performance pour l'inférence deep learning.

« Ce qui était réalisable sur Titax X en quelques minutes est désormais possible en quelques secondes » assurait Huang quelques mois plus tôt.

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Lockheed Martin pprésente un laser anti-missile

10 Octobre 2017, 17:07pm

Publié par Grégory SANT

Le 5 octobre, l'agence américaine pour la défense anti-missile a demandé à Lockheed Martin de développer un laser pour contrer la menace représentée par les missiles.

Ce contrat, de 9,4M$, vise à développer un prototype de laser intégré sur un drone et pouvant détruire des missiles en vol. Ce programme prend le nom de Low Power Laser Demonstrator (LPLD) et court sur 9 mois. Ainsi Lockheed Martin a jusqu'au 5 juillet prochain pour développer cette technologie.

L'objectif du LPLD est de pouvoir intercepter le missile lors de sa phase de propulsion. L'industriel américain rappelle qu'il s'agit de la période idéale, car le missile n'a pas encore atteint sa vitesse maximale. De même, il n'a pas encore éjecté ses leurres, qui pourraient venir handicaper le système laser dans sa capacité de détection.

Si les essais et le développement de ce démonstrateur s'avèrent concluants, ce laser pourrait faire partie d'un système de défense antimissile plus large. « La vitesse et la précision des systèmes laser en font des options sérieuses pour l'intégration sur un futur système de défense contre les missiles », précise Lockheed Martin.

Avec le LPLD, cela sera la première fois que Lockheed Martin développe une telle technologie pour un drone. S'il s'agit d'un nouveau système, l'industriel américain ne part pas de zéro. En effet, Lockheed Martin a déjà développé plusieurs systèmes d'interception basé sur la technologie du laser et de l'énergie dirigée. Ces systèmes « permettent des capacités offensives et défensives contre un large éventail de menaces pouvant toucher aussi bien les forces militaires que les infrastructures », détaille Lockheed Martin. De même, les capacités propres au laser lui confèrent un avantage tout particulier. « Les armes laser représentent une technologie révolutionnaire grâce à de très bonnes capacités en termes de rapidité, de flexibilité et de précision », ajoute l'industriel. De même, les lasers présentent un avantage de coût.

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Le supermarché qui ne vend que des produits recyclés

9 Octobre 2017, 19:19pm

Publié par Grégory SANT

Le supermarché qui ne vend que des produits recyclés

La Suède a du talent et prouve encore une fois son avance dans le domaine de l’environnement avec le ReTuna Återbruksgalleria. Situé à 1h30 de Stockholm, c’est le premier centre commercial au monde à être entièrement dédié à la seconde main.

L’endroit n’appartient à personne, ni l’idée. Pourtant, seule la petite ville d’Eskilstuna peut se targuer d’avoir un centre commercial ne vendant que des produits recyclés. L’équipe derrière le projet est composée d’activistes souhaitant améliorer le tri des déchets au niveau local.

Avec le soutien de la municipalité et une envie commune de sauver la planète, ce sont quatorze magasins qui ont ouvert depuis son lancement en août 2015. Les clients se déplacent pour y trouver aussi bien des vêtements que des vélos, des outils de construction, des jouets ou encore des meubles. Quant aux produits non recyclables, comme le café, ils doivent être bio et climate-friendly. Un restaurant, un centre éducatif, une salle de conférence et trois pop-up-stores viennent compléter ce nouvel eldorado de la consommation responsable.

Les biens, eux, sont réceptionnés dans le dépôt et c’est une entreprise sociale qui s’occupe de leur donner une nouvelle vie, en les réparant ou en les transformant. Et n’importe qui peut venir se débarrasser de leurs objets sans encombrer les services municipaux. C’est ce qu’on appelle du win-win pour tout le monde !

Si vous lisez le suédois, vous pouvez toujours jeter un œil à leur site : retuna.se

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