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Un lance-pierre moléculaire pour ingérer des médicaments

20 Juin 2017, 18:36pm

Publié par Grégory SANT

Un lance-pierre moléculaire pour ingérer des médicaments

 

Une molécule constituée d'ADN, ayant la forme d'un lance-pierre, a été modélisée et synthétisée à l'échelle nanométrique par des chercheurs de l'Université de Montréal et leurs collègues de l'Université de Rome. Leur objectif est de propulser des médicaments à des endroits très précis du corps où se trouvent des biomarqueurs propres à une maladie​.

Ce « lance-pierre moléculaire » est 20 000 fois plus petit qu’un cheveu humain et ne mesure que quelques nanomètres de long. Il se compose d’un brin d’ADN synthétique capable de transporter un médicament et de le relâcher au bon moment dans l’organisme à la manière de l’élastique d’un lance-pierre. Les extrémités de cet « élastique » d’ADN sont constituées de groupes de liaison capables de se fixer à un anticorps, soit une protéine en forme de Y utilisée par le système immunitaire pour détecter et neutraliser des agents pathogènes comme des bactéries et des virus.

Lorsque les groupements de liaison du lance-pierre reconnaissent un anticorps spécifique et se fixent à ses branches, « l’élastique » d’ADN s’étire et le médicament qu’il transporte est relâché. Le chercheur explique qu’il est possible de configurer le lance-pierre pour qu’il libère un médicament donné en présence d’anticorps propres à une maladie, et ce, simplement en modifiant la structure de ces sites.

Le Professeur Alexis Vallée-Bélisle, du Département de chimie de l’Université de Montréal, vante la grande adaptabilité du lance-pierre. "À ce jour, nous avons seulement fait la démonstration du principe de fonctionnement du lance-pierre en le mettant en présence de trois anticorps, dont un anticorps du VIH, et en utilisant des acides nucléiques comme modèles de médicaments".

Les chercheurs sont toutefois convaincus qu’il sera facile de configurer « l’élastique » du lance-pierre pour qu’il propulse un grand nombre de molécules thérapeutiques. La prochaine étape du projet consiste à tester le « lance-pierre » avec une maladie et un médicament particuliers afin de le tester sur des cellules in vitro. Ensuite suivront les essais sur des rongeurs et, si tout va bien, sur des humains.

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Le train devient autonome

20 Juin 2017, 18:32pm

Publié par Grégory SANT

Le train devient autonome

Les trains sont en réalité déjà pour la plupart automatisé. En milieu urbain du moins, car dès qu’il s’agit de s’aventurer à l’extérieur d’une métropole et sur une longue distance, la conduite humaine reste de mise en raison de sa difficulté : "La conduite autonome est, dans un système de voies ferrées complexe où roulent des trains de voyageurs lents et rapides et des trains de marchandise, plus difficile que pour un métro, mais elle est possible", expliquait Rüdiger Grube le patron de la Deutsche Bahn. Sur ce point Guillaume Pepy, le PDG de la SNCF, le rejoint : "A priori, c’est faisable, sauf que le train circule en milieu ouvert dont on ne maîtrise pas les événements, une voiture qui tombe sur la voie, des personnes sur les rails, etc. Ce qui distingue les trains automatiques des trains autonomes, c’est que pour les premiers la prise de décision provient de systèmes externes."

 

Le train envoie des données et reçoit des instructions. Là où le train autonome est capable de prendre lui-même les décisions en interne grâce à la mise en perspective de facteurs comme la géolocalisation, l’analyse pointue d’un parcours grâce aux capteurs. Par conséquent l’étape suivante pour passer de l’automatisme à l’autonomie serait de doter le train de caméras et de capteurs embarqués, en plus d’un système GPS : "La notion de train autonome va forcément faire appel à la combinaison de capteurs hyper performants en temps réel pour détecter les obstacles sur la voie, mais aussi au positionnement par satellite, et il se trouve que Thales est le maître d’œuvre de Galileo. Et bien sûr, elle va faire appel à des algorithmes de manière à prendre les décisions en temps réel et au bon moment", a détaillé Patrice Caine.« La prochaine étape sera d’équiper le train de capteurs et de capacités de calcul, comme la voiture Google, afin qu’il puisse prendre lui-même des décisions.»

 

Sur les rails aujourd’hui, on trouve peu d’exemples encore de ces futurs trains-fantômes. En France, un train TER semi-autonome a été testé cette année dans la région de Toulouse. Ce train a notamment la particularité de connaître sa position exacte grâce au système Geofer :

 

« C’est un projet qui va servir de laboratoire au niveau national », poursuit l’ingénieur Frédéric Adragna, chargé des applications spatiales au CNES, à Toulouse. Non, c’est plutôt vers l’étranger qu’il faut tourner son regard pour voir les initiatives fleurir. En Australie par exemple, dans la région de Pilbara, le groupe minier Rio Tinto a été la première multinationale à mettre sur pied un train autonome longue distance, de transport de marchandises (minerais de fer).

Entre performance et sécurité

30% de services supplémentaires

Les enjeux du développement du train autonome reposent sur un double objectif de performance et de sécurité. Être plus compétitif en limitant les retards, en diminuant le poids de la maintenance, en fluidifiant le trafic, et en étendant l’offre, sont les promesses de ces trains. « L'automatisme va optimiser la vitesse de circulation des trains. C'est un peu comme sur une autoroute. La fluidité est plus grande quand tout le monde roule à la vitesse idéale. Le train autonome, c'est la certitude d'avoir plus de débit sur une ligne (…) » A priori, on devrait y parvenir à horizon 2022-2024, comme pour les voitures autonomes. A la clef : davantage de trains pourront circuler sur la même ligne et permettre une meilleure régularité. » pour Guillaume Pepy, Président de SNCF. Il poursuit : « A nous aussi d'utiliser les nouvelles possibilités qu'offre l'Internet industriel. En connectant nos trains, nos gares et notre réseau, nous allons pouvoir passer d'une maintenance curative coûteuse à une maintenance prédictive plus efficace. » Et pour Laurent Fortune, le jeu en vaudrait la chandelle. Responsable de l’automatisation de la ligne 1 et 14 des métros parisiens, il a pu observer une augmentation 30% du service grâce à l’automatisation. Et on pourrait supposer qu’il en serait de même pour les TGV.

 

L’autre avantage des trains autonomes seraient d’être tout aussi sûrs que les métros automatisés. A l’image de Skytrain, le premier métro automatisé à Vancouver dans les années 1980 qui circule depuis bientôt 30 ans sans avoir enregistré d’accidents mortels. Et les trains classiques ne peuvent en dire autant, puisque bien souvent ces accidents de train sont le fait d’une erreur humaine : excès de vitesse, erreur d’aiguillage. Le déraillement du TGV EST en 2015, le plus important qu’ait connu la France depuis 25 ans,  est là pour nous le rappeler. Il était dû au non suivi de la feuille de route initiale…

Skytrain

The10and3.com

Accident train
The10and3.com

Des obstacles sur la voie

16,6Km pour 150 millions d'Euros

Avant que le train autonome n’entre en gare, se dresse sur son chemin des obstacles et non des moindres. A commencer par le coût économique de son installation. Pour rappel, la seule automatisation de la ligne 1 du métro parisien sur une distance courte de 16,6 kilomètres a fait grimper la facture autour de 150 millions d’euros. On peut imaginer la facture démesurée que coûterait l’équipement de 30 000 kilomètres de voie ferrées et plus supposer avec plus de justesse, et imaginer qu’à l’avenir seuls quelques tronçons stratégiques seront automatisés. Le chantier économique n’est pas le seul à entamer.

 

La standardisation des rails entre pays européens sera l’enjeu majeur. Mais il est déjà en marche : “ l'Europe travaille sur les standards qui s’apparentent à ceux du train autonome avec l'ETCS niveau 3. L’Europe, qui s'y intéresse donc fortement, peut constituer un marché tout comme les pays d’Asie ou la Chine“ selon Patrice Caine.  De surcroît, la question de la cybersécurité sera cruciale pour un système ultra-connecté : « Ils se posent tout un tas de questions pour cyber sécuriser leurs systèmes de signalisation, de supervision, de contrôle commande. Je vous laisse imaginer les conséquences potentielles d’une attaque informatique sur ce type de systèmes.»

 

Mais le frein sans doute le plus difficile à lever demeure le frein psychologique et humain : réussir à insuffler au passager la confiance requise. Accepterons-nous de monter dans un train autonome ? A Gare du Nord, l’Atelier BNP Paribas est allé à la rencontre d’une voyageuse régulière, Lucie une étudiante de 22 ans dont voici le témoignage : «Quand je monte dans la ligne 1, je suis tout à fait consciente que le métro est automatisé. Mais je suis réticente à l’idée de me laisser conduire par une intelligence artificielle dans un train à grande vitesse parce que je suis inquiète des conséquences irréversibles que pourraient induire une erreur de calcul ou de programmation. Après, je pense malgré tout que comme toute nouveauté, un temps d’adaptation est nécessaire avant d’ancrer cette nouveauté dans le quotidien. »

Airbus - Pop Up

Peut-être peut-on supposer que les trains autonomes seront dans un premier temps affectés au transport de marchandises…Mais ce qui rend l’avenir du train autonome somme toute incertain c’est qu’il se confronte à une concurrence de taille dans l’industrie des transports. Que penser des trains autonomes alors que l’Hyperloop d’Elon Musk, dont la vitesse est estimée à 1100 km/h promet de relier Paris à Marseille en une trentaine de minutes ? Reste à savoir si les 2 modèles cohabiteront ou si la technologie de l’Hyperloop rendra obsolète l’autonomie des trains.  Airbus d’ailleurs semble aller dans la même direction que l’Hyperloop. Son nouveau projet pop-up utilise des capsules compatibles avec l’Hyperloop et construit des modes de transport polymodal : aérien et terrestre. L’heure du transport monomodal ne sera peut-être plus dans quelques années.

 
«Lorsque des piétons peuvent accéder aux voies, ne pas prévoir une personne en cabine de conduite est délicat. Seul un conducteur humain peut faire la différence entre un choc avec un animal sauvage et un drame humain.» 
Anne Froger

Anne Froger

Bombardier

 

 En tout cas, l’autonomisation de la conduite relance le débat sur le rôle futur des conducteurs. De ce côté, Guillaume Peppy l’assure, les conducteurs auront toujours un rôle à jouer : « Le premier enjeu, c'est d'augmenter la capacité des lignes et pas de se passer des conducteurs. » Anne Froger, directrice de la communication pour la France et le Benelux du groupe canadien Bombardier, insiste sur ce point : l’intelligence humaine et la sensibilité humaine ne saurait être mise de côté et seront là pour assurer les situations. Laurent Fortune peut en témoigner : l’automatisation des lignes 1 et 14 n’a pas supprimé d’emplois. Les conducteurs ont soit été promus dans un rôle de superviseur soit transférés sur d’autres sites où la conduite reste nécessaire : « Il y aura toujours des hommes autour du train » assure-t-il. Yoni Abittan notre expert et docteur de l’Atelier BNP Paribas partage cette vision : «  La valeur de l’IA repose sur l’interaction homme-machine. La machine sans l’humain, ou un chatbot comme Alexa qui va être smart a besoin d’ingurgiter des volumes de données qui vont être transmis par l’humain. Ceux qui pensent que l’IA est synonyme de perte d’emplois, ceux-là se trompent. »

 

En attendant, les défis à relever sont nombreux avant qu’un train autonome soit nommé désir.

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SNIPS fait parler les objets du quotidien

16 Juin 2017, 18:43pm

Publié par Grégory SANT

SNIPS fait parler les objets du quotidien
 

La start-up développe une technologie concurrente d'Amazon Alexa, pour permettre à des objets de comprendre des instructions orales, sans nécessiter de connexion à Internet.

Apporter la compréhension du français à une machine à café, à une box Internet ou à une borne d'information dans un centre commercial. La start-up Snips propose aux entreprises d'inclure dans leurs produits un assistant personnel capable de reconnaître les ordres des clients dans chacun de leurs domaines. «Grâce à l'intelligence artificielle, les objets vont pouvoir comprendre nos habitudes. Il ne sera plus nécessaire d'apprendre à s'en servir», fait valoir Rand Hindi, cofondateur de Snips. Pour mener à bien ce projet d'envergure, la start-up lève 12 millions d'euros auprès de la Bpi, de Maif Avenir et du fonds coréen K-Fund  1, conseillé par l'ancienne ministre du Numérique Fleur Pellerin.

Snips vient concurrencer des solutions clés en main mises à disposition par les géants du Web, Amazon, Google, Facebook ou Microsoft. Chacun, à sa manière, propose des briques logicielles pour reconnaître la voix, comprendre le langage naturel ou les intentions des interlocuteurs. Pour fonctionner, elles nécessitent un dialogue constant avec leurs serveurs, et donc une connexion à Internet. À l'inverse, la technologie de la start-up française est  la première plateforme vocale au monde 100 % embarquée». Les intelligences artificielles sont entraînées et configurées pour chaque objet, puis stockées localement. «Nous atteignons 93% de taux de compréhension, davantage que les assistants personnels généralistes», selon Rand Hindi. Une machine à café saura par exemple comprendre la commande d'un double expresso sans sucre, et réagir en conséquence.

Respect de la vie privée

Cette approche permet aussi de concevoir des solutions plus respectueuses de la vie privée, car rien ne se retrouve stocké dans le  cloud. «La voix est une donnée biométrique qui nous identifie de manière unique. Si l'on se fait voler notre empreinte vocale, il est impossible d'en changer», souligne Rand Hindi. Le règlement européen pour la protection des données personnelles, qui entrera en vigueur en mai 2018, nécessitera le consentement explicite pour chaque usage de ses informations. C'est pourquoi des solutions comme celles de Snips seront plus aisées à déployer. «Nous avons trouvé le talon d'Achille des Gafa et pouvons reprendre l'avantage», estime Rand Hindi.

Snips discute avec des fabricants d'automobiles, de robots et de PC, ou encore des opérateurs Internet, et les premiers produits sont attendus en fin d'année. Un site Internet permet de concevoir un prototype gratuit d'assistant personnel. La solution sera vendue une poignée de dollars aux entreprises, en fonction des volumes de produits, là où les géants de la tech facturent selon le nombre de requête. Les fabricants devront aussi inclure des composants de la puissance d'un Rasberry Pi (processeur 1GHz monocœur, 500 Mo de RAM) pour faire tourner le logiciel.

À ce jour, l'assistant de Snips comprend cinq langues - français, anglais, allemand, espagnol, coréen - et sera ouvert à d'autres. La start-up souhaite gérer par la suite la synthèse vocale. Fondé en 2013, Snips a commencé par conseiller les entreprises pour faire fructifier leurs données grâce à l'intelligence artificielle. La start-up a obtenu 21 millions de dollars de subventions et d'investissements en deux ans et emploie une quarantaine de personnes. Elle a commencé par lancer une application de recommandations aux utilisateurs, en fonction de leur contexte. Ces développements auprès du grand public, stoppés, serviront à enrichir sa plateforme destinée aux professionnels. Pour Rand Hindi, distingué en 2014 par le MIT Technology Review parmi les entrepreneurs de moins de 35 ans, «notre but reste de faire disparaître la technologie grâce à l'intelligence artificielle».

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Boom et Stratasys ensemble pour des avions supersonique en impression 3D

16 Juin 2017, 18:32pm

Publié par Grégory SANT

Le démonstrateur XB-1 tel qu'il se présentera, l'appareil devrait voler d'ici un an environ et fait actuellement l'objet d'essais en soufflerie. © Boom Technologies

Boom Supersonic vient de signer un partenariat avec Stratasys pour la fabrication de pièces en impression 3D destinées au futur appareil de transport supersonique.

 

Boom Supersonic vient de signer un partenariat avec Stratasys, fournisseur de solutions d'impression 3D et de fabrication additive. Cet accord, d'une duée de trois ans, vise à concevoir et produire des pièces réalisées en fabrication additive à destination du démonstrateur du futur avion de transport supersonique projeté par Boom Supersonic, le XB-1.

L'accord permettra à Boom Supersonic d'utiliser les solutions d'impression 3D, les matériaux et les services de Stratasys. "Les solutions d’impression 3D permettront d'améliorer la vitesse, le coût et les performances des processus d'ingénierie et de fabrication de l'avionneur", commente t-on chez Stratasys.

Boom prévoit d'inaugurer dès l'année prochaine le premier vol de son avion supersonique de démonstration, le XB-1. L’entreprise utilise les imprimantes 3D Fortus 450mc et F370 basées sur la technologie FDM de Stratasys, toutes deux conçues pour fabriquer des pièces finales à la demande à partir de thermoplastiques

« Le vol supersonique existe depuis plus de 50 ans, mais la technologie existante ne permettait pas de rendre ces vols commerciaux courants abordables. Aujourd'hui, les avancées considérables en matière d'aérodynamique, de conception des moteurs, de fabrication additive et de matériaux composites en fibre de carbone transforment le secteur à tous les niveaux. La fabrication additive permet d'accélérer le développement d'une nouvelle génération d'avions », déclare Blake Scholl, fondateur et PDG de Boom.

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Gratte-ciel modulable à modules imprimés en 3D par Hassef Rafiei

16 Juin 2017, 18:30pm

Publié par Grégory SANT

Logements imprimés en 3D dans le gratte-ciel

Un gratte-ciel du futur avec des logements imprimés en 3D – © Hassef Rafiei

 

Comment fonctionne ce bâtiment de logements imprimés en 3D ?

Pour créer ses capsules d’habitations, il suffira de passer commande à l’imprimante 3D présente en haut de la tour. Ainsi, l’immeuble se créer au fur et à mesure des commandes, il est donc en perpétuelle construction. Cette tour répondra aux besoins de la ville avec une construction très rapide adaptée aux besoins de chaque usager. La construction robotisée pourrait ainsi être la solution tant attendue pour contrer la surpopulation qui gagne les centres-villes.

Pour ce faire, les grattes-ciel disposeraient d’une imprimante 3D géante à leur sommet qui créera des logements imprimés sur commande et en parfaite autonomie. Ensuite, un système de grue viendrait placer la capsule-logement à l’endroit souhaiter par son nouveau propriétaire. Cette idée toute droite sortie d’un film de science-fiction paraît largement crédible, surtout lorsqu’on constate l’évolution remarquable des imprimantes 3D.

Imprimante 3D créant les logements imprimés

Exemple d’imprimante 3D placée au sommet du gratte-ciel – © Hassef Rafiei

L’idée de l’architecte Hassef Rafiei pour le moins surprenante a permis au talentueux créateur de décrocher la mention « honorable » à l’issue du concours Evolo récompensant les visions innovantes de la construction de gratte-ciel. Cette invention permet de créer des capsules personnalisables imprimées en 3D qui peuvent être ajoutées ou retirées en un rien de temps. Une telle mobilité des logements peut permettre de déménager très facilement par rapport aux logements classiques. Autre avantage, on peut très bien se créer un logement de trois capsules et en rajouter une pour faire une chambre le jour où l’on en a besoin, si la place sur la grille le permet évidemment. Elle fait souvent l’objet d’un rapprochement avec les célèbres jeux Tetris et Puissance 4 en raison de l’apparence et de son fonctionnement avec le système de grille.

Révolution de l’industrie immobilière

Cette innovation de l’immobilier urbain va permettre de révolutionner l’industrie immobilière comme le dit Hassef Rafiei :

Mon projet explore la possibilité de convertir l’industrie immobilière en un système automatisé de vente automatique

Cette innovation arrive à point nommé alors que la demande de logement des centres-villes explosent, notamment dans des pays comme le Japon. Les chances de voir des distributeurs automatiques de logements imprimés semblent donc se concrétiser. Ils répondraient aussi à une problématique récurrente dans l’immobilier : les abandons des projets qui « gaspillent » des habitations.

Autre point important, la personnalisation de son logement, c’est un critère qui est de plus en plus recherché de nos jours par les acquéreurs de nouveaux logements. Avec ces logements imprimés modulables et un intérieur conçu comme nous le souhaitons, les possibilités de personnalisation sont grandes !

Capsules imprimés à insérer dans la grille de la tour

Exemple de capsule créé par l’imprimante 3D et totalement modulable et personnalisable – © Hassef Rafiei

En s’inspirant de la culture japonaise, ce jeune créateur, vient de créer le bâtiment qui change et qui s’adapte au fil du temps, parallèlement à la demande de logement de la ville tout en supprimant les problèmes d’accessibilité de la ville lors de travaux de construction. La création sur place de son propre logement permet d’avoir un processus hautement efficace.

La flexibilité va permettre d’adapter les logements imprimés en fonction des besoins. Ainsi, des bureaux ou même des centres commerciaux pourront s’installer dans ces habitations.

 

Ce projet paraît difficile à croire, mais c’est pourtant une idée révolutionnaire et réalisable grâce au progrès technologique de notre époque. Totalement ancré dans la culture japonaise, cela risque de mettre un peu plus de temps avant d’arriver en Europe. Une chose est sûre, le secteur de l’immobilier n’a pas fini de nous surprendre…

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Un capteur 3D de reconnaissance faciale sur l'iPhone 8

15 Juin 2017, 17:54pm

Publié par Grégory SANT

iphone 8 ar 3 iPhone 8 : larrivée de capteurs 3D pour la reconnaissance faciale confirmée par un fournisseur

Largan Precision est un fournisseur avec qui Apple a déjà collaboré sur l’iPhone 7. Celui-ci confirme aujourd’hui à demi-mot l’arrivée de capteurs 3D sur l’iPhone 8 (une éventualité déjà évoquée plus d’une fois par les rumeurs), en affirmant qu’il fournira des capteurs 3D au second trimestre de 2017 pour un mystérieux client qui ne peut être qu’Apple, tant la coïncidence saute au yeux.

Un capteur 3D aurait un réel intérêt et permettrait d’ouvrir le champ à plusieurs possibilités, à savoir la reconnaissance faciale, ou plus poussé encore : la reconnaissance de l’iris, mais aussi des fonctionnalités liées à la réalité augmentée et donc, à l’ARKit, le nouveau kit de développement mis à disposition des développeurs par Apple sur iOS 11.

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Vision : le pneumatique intelligent et vertueux en impresion 3D

15 Juin 2017, 17:52pm

Publié par Grégory SANT

 
Une fois de plus Michelin révolutionne le pneu avec Vision, fruit de quatre innovations.

Michelin vient de présenter lors de son événement Movin’On (ex-Challenge Bibendum) son pneu concept « Vision ». Un pneu totalement avant-gardiste et visionnaire dont on peine à croire qu’il pourrait être commercialisé un jour.

Ce pneu concept révolutionnaire mêle quatre innovations qui font de lui un produit de rupture technologique. Vision est sans air, connecté, rechargeable, réalisé sur mesure et bio car élaboré à partir de matériaux biosourcés et biodégradables. Vision, c’est à la fois une roue et un pneu.

Un pneu imprimé en 3D et rechargeable selon les besoins

Rechargeable et réalisé sur mesure ?! En effet, Michelin casse les codes en annonçant que Vision est un pneu imprimé en 3D et rechargeable selon l’usure et les besoins de mobilité. À l’aide d’une imprimante 3D, il devient possible de déposer la juste quantité de gomme sur le pneu et ainsi de prolonger sa durée de vie, en fonction des besoins, pour une mobilité toujours garantie.

Les sculptures de la bande de roulement sont optimisées. Leur profondeur est réduite afin que le pneu soit plus sobre en matériaux. En fonction des besoins de mobilité, ces sculptures sont adaptées, toujours dans un triple souci de confort, de sécurité et de durabilité. En prime, Vision est plus léger.

Vision supprime l’air au bénéfice d’une structure alvéolaire capable de soutenir le véhicule, d’assurer la solidité de la roue et de garantir confort et sécurité de conduite.

Équipé de capteurs, le pneu concept renseigne en temps réel sur son état. Par ailleurs, via l’application mobile Michelin, il est possible de prendre rendez-vous pour changer la destination du pneu, selon les besoins. Cette modification de l’usage (par exemple : se doter des caractéristiques neige) est rapide et réalisée par l’impression 3D.

Quand le pneu devient un objet naturel

« Vision a été conçu comme un objet naturel. Sa naissance, sa croissance, son renouvellement, sa fin de vie s’inscrivent dans un processus naturel sans dommage pour l’environnement comme une plante qui, née de la terre, retourne à la terre une fois morte. L’économie circulaire est une boucle vertueuse inspirée du cycle de vie. Michelin en a fait un pneumatique », résume avec poésie le fabricant.

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Les imprimantes 3D grand format ont elles de l'avenir ?

15 Juin 2017, 17:48pm

Publié par Grégory SANT

Les imprimantes 3D grand format ont elles de l'avenir ?

Les imprimantes 3D géantes sont les stars du salon 3D Print à Lyon du 13 au 16 juin. Elles impriment pendant des heures des vases d'un mètre, ou d'autres grandes structures aux formes complexes sous le regard fasciné des visiteurs. Mais qui utilisent vraiment ces imprimantes ? "Des écoles de design pour imprimer des prototypes de mobiliers, des architectes pour de grandes maquettes", répond Charly Leroy, responsable du Makershop du Mans, qui commercialise des imprimantes 3D, dont celle grand format du fabricant allemand BigRep.

Des industriels de l'auto pour des prototypes

Un porte-parole du fabricant Delta 3D complète :  "Il y a aussi beaucoup d’industriels, de l’automobile et de la défense notamment, mais aussi le secteur médical. Nos clients utilisent ce type de machine à 90 % pour des protoypes.Un de nos clients est un constructeur automobile, il utilise notre imprimante grand format pour imprimer des prototypes de bloc moteur. Ceux-ci servent à vérifier l’encombrement, c’est-à-dire la place que nécessite le bloc moteur. Cela permet de vérifier qu’il s’intègre bien aux autres éléments" . Avant les constructeurs utilisaient l’usinage. Mais cette méthode de fabrication classique était beaucoup trop coûteuse en matière première et en outillage pour une pièce qui n’est pas fonctionnelle. 

Pour obtenir une très grande pièce imprimée en 3D, il faut s’armer de patience. Entre une dizaine et une soixantaine d’heures pour obtenir une pièce d’un mètre environ, selon la taille des couches d’impression souhaitées. 

Un marché naissant

Peu d’imprimantes 3D grand format sont aujourd’hui sur le marché. Les fabricants proposant ce type de machine restent peu nombreux : l’Américain Stratasys, l’Allemand BigRep, le Français Delta 3D… Outre, le temps d’impression, les imprimantes 3D XXL présentent d’autres contraintes. "Elles ne sont pas compatibles avec certains matériaux comme l’ABS. Ces matériaux nécessitent de très hautes températures au moment de l’impression, sinon le plastique refroidit trop vite et les couches se désolidarisent", explique Charly Leroy, responsable du Makershop du Mans. Or, les machines grand format sont généralement ouvertes. Impossible donc de conserver de forte température.

 

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Google Maps vous donne l'état de la pollution de l'air

9 Juin 2017, 19:36pm

Publié par Grégory SANT

Sur cette capture d’écran extraite de la carte interactive Google Maps sur la pollution atmosphérique dans la ville d’Oakland (Californie), on peut voir, matérialisés par des points de couleurs, les niveaux en microgrammes par mètre cube d’oxyde nitrique (NO), de dioxyde d’azote (NO2) et de noir de carbone. © Google

L'idée est que ces données puissent servir d'outils de veille aux citoyens ainsi qu'aux autorités locales en charge de l'urbanisme pour faire avancer des projets d'aménagement susceptibles d'améliorer la situation de façon plus localisée. Les informations sont également mises à la disposition des scientifiques qui souhaitent les étudier. Elles ont fait l'objet d'une publication dans la revue Environmental Science & Technology.

Google travaille aussi sur la détection des fuites de méthane

Peut-on imaginer qu'à terme, Google Maps intègre systématiquement des informations sur la qualité de l'air ? La chose serait techniquement faisable mais demanderait sans doute un certain temps pour atteindre une large diffusion. Il serait intéressant de voir de quelle manière ces données pourraient servir à faire évoluer Google Maps, par exemple en proposant des itinéraires qui ne contribueraient pas à amplifier un pic de pollution dans une zone spécifique. Le service pourrait aussi fournir des alertes en temps réel aux piétons et aux cyclistes via leurs smartphones en leur recommandant d'éviter une artère trop polluée.

Google a indiqué qu'il travaillait depuis 2015 avec Aclima sur la cartographie de la pollution atmosphérique dans les villes de San Francisco, Los Angeles et la région de la Central Valley mais n'a pas encore publié ces informations. Par ailleurs, le groupe californien collabore depuis 2014 avec l'EDF sur un projet de mesure des fuites de méthane dans plusieurs grandes villes des États-Unis dont Boston, Chicago, Dallas, Los Angeles et Pittsburgh.

 

L'idée est que ces données puissent servir d'outils de veille aux citoyens ainsi qu'aux autorités locales en charge de l'urbanisme pour faire avancer des projets d'aménagement susceptibles d'améliorer la situation de façon plus localisée. Les informations sont également mises à la disposition des scientifiques qui souhaitent les étudier. Elles ont fait l'objet d'une publication dans la revue Environmental Science & Technology.

Google travaille aussi sur la détection des fuites de méthane

Peut-on imaginer qu'à terme, Google Maps intègre systématiquement des informations sur la qualité de l'air ? La chose serait techniquement faisable mais demanderait sans doute un certain temps pour atteindre une large diffusion. Il serait intéressant de voir de quelle manière ces données pourraient servir à faire évoluer Google Maps, par exemple en proposant des itinéraires qui ne contribueraient pas à amplifier un pic de pollution dans une zone spécifique. Le service pourrait aussi fournir des alertes en temps réel aux piétons et aux cyclistes via leurs smartphones en leur recommandant d'éviter une artère trop polluée.

Google a indiqué qu'il travaillait depuis 2015 avec Aclima sur la cartographie de la pollution atmosphérique dans les villes de San Francisco, Los Angeles et la région de la Central Valley mais n'a pas encore publié ces informations. Par ailleurs, le groupe californien collabore depuis 2014 avec l'EDF sur un projet de mesure des fuites de méthane dans plusieurs grandes villes des États-Unis dont Boston, Chicago, Dallas, Los Angeles et Pittsburgh.

 

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Quel futur pour les résidences universitaires ?

9 Juin 2017, 19:32pm

Publié par Grégory SANT

Sept élèves ingénieurs à l'école des métiers de l'environnement (Bruz, Bretagne) ont imaginé Hélicity un bâtiment éco-construit à bas coût. Et Hélicity ne va pas rester qu'à l'état de projet puisque la construction du premier prototype habitable va débuter cet été.

Fabriquer un logement éco-construit pour les étudiants c'est possible. L'idée est née il y a un et demi dans la tête de sept étudiants ingénieurs à l'école des métiers de l'environnement (Bruz, Ile-et-Vilaine). Leur projet Hélicity a pour but de concevoir un tel bâtiment à un coût suffisamment bas pour qu'il soit loué à 400 euros par mois par les étudiants.

Hélicity c'est d'abord "bousculer l'idée reçue selon laquelle l'éco-construit coûte cher", selon son président Pierre Lumalé. Leur bâtiment utilise "beaucoup de matériaux bio-sourcés et la matière première utilisée est le bois", détaille le président d'Hélicity. "Le schéma constructif choisi s’inspire très largement d’une ossature bois classique mais associe une performance thermique permettant d’espérer un statut proche des références des maisons passives". Mais ce statut ils ne peuvent pas l'avoir, précise Pierre Lumalé. "Par exemple, Hélicity ne propose pas de système de ventilation de type VMC nécessaire", explique l'apprenti ingénieur.

Comme Hélicity se rapproche d'un bâtiment passif sans en avoir la certification, les dépenses en énergies sont faibles. Pierre Lumalé estime que l'électricité coûtera seulement 5 euros par mois par personne.

Une maison "modulable et éphémère"

"Hélicity est conçu pour être modulable, pas éphémère. Mais le logement se rapproche plus d'une maison que d'un mobil 'home", précise Pierre Lumalé. Les ingénieurs se sont également affranchis des contraintes stylistiques d'une maison standard en proposant ce logement à des étudiants.

Le lieu est épuré d'où un coût de construction plus faible, explique Pierre Lumalé. Deux bâtiments en forme de U se font face. Chaque bâtiment comprend deux chambres et une cuisine commune, ce qui  fait "baisser les coûts de fabrication et permet de retrouver la convivialité de la colocation tout en laissant une grande part d'intimité."

La fabrication du prototype va débuter cet été. "Le but étant de le valoriser, le prototype va être construit à l'échelle 1 et sera donc habitable", précise Pierre Lumalé. Les premiers locataires seront même quatre membres d'Hélicity.

Les sept étudiants vont mettre la main à la pâte. Après deux semaines de formation en juillet, ils serviront de main d'œuvre à la société CI 56 basée à Lorient qui va construire ce premier bâtiment dès août (fin des travaux prévue pour mi-septembre). Le bâtiment à vocation à rester cinq ans sur un terrain situé sur le campus de Ker Lann et mis à disposition par la ville de Bruz. Son coût de fabrication est estimé à 100 000 euros, soit 25 000 euros par chambre pour 5 ans, soit environ 400 par mois et par personne.

Et après ? "Le bâtiment est transportable, recyclable et peut être déconstruit facilement", liste le président d'Hélicity. Si le prototype est viable économiquement, le groupe d'ingénieurs rêve déjà à une mise sur le marché.

 

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