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Les textiles du futur

5 Mars 2015, 21:15pm

Publié par Grégory SANT

Une introduction aux "vêtements du futur" et aux possibilités offertes par le "tissu intelligent" : c'est le passionnant thème abordé par Juliette Sallin, designer textile basée à Genève, au cours d'une conférence de l'"Observatoire des nouveaux médias", organisée par l’Ecole nationale sup t;/span>érieure des arts décoratifs (ENSAD, cycle supérieur de recherche, création et innovation) et l’Université Paris 8.

Juliette Sallin classifie ces tissus du futur en trois catégories distinctes ; les textiles innovants, à base de fibres naturelles ou entièrement synthétiques, sont prisées pour leur résistance et leur versatilité. L'exemple le plus frappant est probablement celui du "Spray-on fabric" : une bombe de "tissu" qui se vaporise directement sur le corps, dont on peut moduler l'épaisseur.

Spray-on fabric © Fabrican Ltd 2007 Photographer Gene Kiegel

Les textiles dits "sensibles" réagissent, eux, à leur environnement : variation de température, stimulation électrique, réactions aux substances chimiques... Les tissus sensibles sont parfois électroluminescents grâce à l'ajout de fibres optiques, comme cette robe imaginée par Luminex (ci-dessus), ou dotés de fibres conductrices en métal, à mémoire de forme.

L'emploi d'encres thermo-chromiques permet également de modifier la couleur d'un vêtement (en fonction de la chaleur, de la luminosité) ou d'en faire disparaître les motifs : le vêtement peut ainsi évoluer au fil des heures.

Quant aux textiles "intelligents", ils sont programmés pour interagir avec la personne qui les porte. Les "wearables" nous donneront bientôt l'impression d'être dotées de... super-pouvoirs. Les délirantes robes interactives Sticky, Stiff et Itchy, du projet Captain Electric & the Battery Boy par XS Labs, donnent un aperçu des possibilités.

Un sujet que Juliette Sallin connait bien, puisqu'elle s'y consacre depuis plusieurs années, réalisant notamment quelques projets personnels audacieux et remarqués, que nous vous présenteront très prochainement.

Robe Leeches, XS labs

Robes interactives Sticky, Stiff et Itchy - XS Labs - Captain Electric & the Battery Boy

Source : sleekdesign.canalblog.com

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Samsung WAM7500/6500 : l'enceinte au son à 360 degrés

5 Mars 2015, 20:53pm

Publié par Grégory SANT

Samsung a profité de son événement presse à Monaco pour présenter sa nouvelle enceinte WAM7500/6500 développée dans son laboratoire en Californie. Elle avait déjà été dévoilé lors du dernier CES de Las Vegas.

Cette enceinte offre une expérience sonore à 360° grâce à la technologie de radiateur anneau Samsung, qui fournit un son véritablement omnidirectionnel, à la fois horizontalement et verticalement. Le modèle WAM 6500 est le plus compact et peut aisément être transporté grâce à son anse. La WAM 7500 est plus volumineuse et pourra apparemment se fixer sur un magnifique trépied en aluminium. Pour le moment, on ne connait toujours pas les prix ni les disponibilités de ces deux produits.

Source : w3sh.com

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Defender 6 roues par Kahn Design

4 Mars 2015, 18:25pm

Publié par Grégory SANT

Le préparateur Kahn Design présentera au salon de Genève un Defender 6 roues motrices.

Vous connaissiez déjà l’Allemand Mercedes Classe G 63 AMG 6x6, place aujourd’hui au "Flying Huntsman 110 WB 6x6 Concept". Sous ce petit nom se cache le Britannique Land Rover Defender 110, équipé d’une transmission six roues motrices. Ce travail de préparation nous vient de Kahn Design et sera présenté en avant-première lors de la 85ème édition du salon automobile de Genève (5 au 15 mars 2015).

Un V8 General Motors

Sous le capot, dites adieu au « petit » diesel 2.2 litres fort de 122 chevaux. A la place, Kahn Design a préféré installer une motorisation d’origine General Motors. Il s’agit d’un V8 6.2 litres développant une puissance de 435 chevaux et qui est associé à une boîte automatique à 6 rapports. Le mastodonte pourrait même être produit en série limitée dans différentes versions. Celle présentée dispose d’un capot allongé de 40 cm, d’une cabine plus longue de 80 cm et a été élargie de 15 cm.

Source : autoplus.fr

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Concept-Car Gea par Ital-design

4 Mars 2015, 18:14pm

Publié par Grégory SANT

Ital Design est venu au salon de Genève 2015 avec l'auto pour séduire les banquiers d'affaires Suisses soucieux de se déplacer en silence.

La limousine GEA en impose et pas seulement par la très grande taille de ses roues (26 pouces) qui logent chacune un moteur électrique. La puissance cumulée est de 570 kW, ce qui lui permet d'atteindre une vitesse maximale de 250 km/h. La recharge des batteries s’opère par induction.



Avec ses dimensions généreuses - 5,37 mètres de long, un empattement de 3,33 mètres, 1,98 m de large et 1,46 m de haut – la limousine GEA s'insère dans le segment des berlines de luxe, telles l’Audi A8, la BMW Série 7 et la Mercedes Classe S.

Malgré ses 5,37 m de long, la limousine GEA d'Ital Design ne loge que quatre personnes à la fois.

Cette étude de style s’en distingue par son habitacle organisé autour de quatre fauteuils. La particularité est que le siège passager peut être tourné dos à la route, une position idéale pour pouvoir discuter avec les deux personnes assises aux places arrière. Un véritable salon roulant cette Ital Design GEA !

Sorce : largus.fr

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La maintenance se fait avec des lunettes à réalité augmentée chez Virgin Atlantic

4 Mars 2015, 18:01pm

Publié par Grégory SANT

Si Virgin Atlantic a équipé son personnel chargé des passagers Upper class à London Heahtrow avec des Google Glass, ses mécaniciens et agents de maintenance vont travailler avec les lunettes de réalité augmentée Sony SmartEyeglass Developer Edition SED-E1, la SmartWatch 3 ainsi que des tablettes et smartphones. La compagnie aérienne va tester ce matériel pendant 8 semaines.

Les appareils intelligents de Sony vont être testés dans les hangars et pistes de Londres Heathrow. Virgin Atlantic va vérifier si cette technologie peut améliorer la communication en temps réels entre les équipes de mécaniciens et les centres de maintenance. Pendant ce test de 8 semaines, les techniciens pourront par exemple recevoir des notifications sur leur SmartWatch 3 concernant les tâches attribuées ou leur emploi du temps. Leurs managers seront informés lorsqu'ils auront lu les messages. Les mécaniciens auront aussi la possibilité de prendre des photos et des vidéos des procédures effectuées grâce aux SmartEyeglass Developer Edition SED-E1. Ces films pourront être visionnées en temps réel par le staff de la maintenance. L'équipe pourra ainsi apporter son aide si l'agent est en difficulté sur une réparation.

En outre, utiliser les Sony SmartWear avec un téléphone ou une tablette devrait pouvoir diminuer la quantité de papier utilisée lors des contrôles des avions. Cette technologie devrait aussi permettre aux techniciens de rester dans l'avion pendant son demi-tour, et ainsi gagner du temps pendant l'escale.

Source : deplacementspro.com

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Le scanner 3D intégré aux téléphones Google ?

4 Mars 2015, 17:58pm

Publié par Grégory SANT

Avec 250 000 mesures par seconde pour construire une carte 3D, il devient clair que Google ne veut pas seulement lancer un nouveau smartphone mais bien lancer une technologie innovante et fiable.

Cette semaine, le géant Google a annoncé vouloir mettre à disposition des développeurs sa nouvelle technologie de numérisation 3D : Tango. Les particuliers auront accès à cette nouvelle technologie avant la fin de cette année. Ainsi, certains modèles de smartphone intégreront Tango avec des caméras de pointe et des capteurs de profondeur pour créer très rapidement et facilement des modèles 3D de leur environnement (un peu sur le même principe que la Kinect de Microsoft)

L’année dernière, Google avait déjà ouvert sa plate-forme pour sélectionner un groupe de développeurs afin de tester le prototype bêta et construire des outils de cartographie, des jeux et d'autres applications, y compris celles qui pourraient un jour aider les aveugles à mieux naviguer dans leur environnement.

" Nous sommes des êtres physiques qui vivent dans un monde en 3D ", a déclaré Google quand ils ont annoncé le Projet Tango l’année dernière.

Source : additiverse.com

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BnbSitter : le service de conciergerie 2.0

3 Mars 2015, 19:18pm

Publié par Grégory SANT

Suite à une réservation sur Airbnb, vous vous êtes déjà retrouvé(e) dans un appartement un peu crado ou sous la pluie devant une porte, à attendre un loueur qui se faisait désirer ? Rassurez-vous, vous n'êtes pas seul(e) dans l'Univers...

Piero Cipriano et Biagio Tumino, deux Italiens installés à Paris, ont eux aussi expérimenté ce type de déconvenues au cours de leurs voyages. Ils ont réalisé que tout le monde n'avait pas forcément les qualités d'un concierge d'hôtel. Ils ont donc décidé de créer BnbSitter, une plateforme qui met en relation les hôtes avec de vrais professionnels de l'accueil et du ménage, et qui se positionne comme le Uber de la conciergerie pour les particuliers. Check-in, check-out, nettoyage des sols, de la cuisine, des sanitaires, du linge... pour quelques dizaines d'euros, ces concierges 2.0 s'occupent de tout, y compris de la gestion des clés. (On a vérifié, Passe-Partout de Fort Boyard ne fait pas partie du staff.)

Source : soonsoonsoon.com

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Géo-ingénierie : quelles conséquences

3 Mars 2015, 19:13pm

Publié par Grégory SANT

Plusieurs années après le rapport de la Royal Society, ce sont maintenant les Américains qui s’y mettent : la National Academy of Sciences a sorti son propre document sur la modification du climat, ce qui n’a pas manqué de susciter divers articles dans la presse spécialisée. Ainsi le New Scientist nous prévient que “la modification du climat serait irrationnelle et irresponsable“, tandis que la Technology Review du MIT nous informe que “l’étude de la National Academy of Science préconise l’usage de la géo-ingénierie sur une petite échelle“. Enfin, Ars Technica explique que le rapport nous suggère d’y “réfléchir avec prudence“.

Comme les auteurs du document de la Royal Society, les chercheurs sont tout sauf enthousiastes quand il s’agit d’utiliser les méthodes les plus radicales de modification climatique, celles qui impliquent de réduire l’accès de la lumière solaire à la planète, ce qu’on appelle la “réduction de l’albédo “. Mais également comme leurs partenaires britanniques, ils reconnaissent que ce recours peut s’avérer inévitable. Du reste, ils sont dans ce domaine beaucoup plus précis que les auteurs du rapport anglais, et ce n’est pas étonnant. En quelques années, les études sur le sujet se sont multipliées.

Le rapport américain est aussi plus sélectif sur les projets analysés : il passe très rapidement sans s’y arrêter sur les méthodes les plus farfelues (peindre tous les toits en blanc) ou les plus chères et les plus futuristes (emplir l’orbite terrestre d’un anneau de particules réfléchissantes ) pour se concentrer sur les plus réalistes et les moins onéreuses du catalogue : celles qui impliquent l’usage d’aérosols stratosphériques ou la création de couches de nuages à partir de gouttelettes issues des océans (pour une description plus précise de ces techniques, se reporter à notre dossier sur la question).

Les recommandations ne sont pas surprenantes : on préconise de se concentrer sur la réduction des émissions de CO2 et de préférer la géo-ingénierie “douce” qui consiste à essayer de recapturer ce dernier. Quant à la réduction de l’albédo, il n’est pas question la déployer cette solution pour l’instant, même si les auteurs conseillent de développer un programme de recherches.
Le Comité estime qu’il est irrationnel et irresponsable de mettre en œuvre une modification soutenue de l’albédo sans poursuivre également l’atténuation des émissions, la capture du dioxyde de carbone, ou les deux“. Notez la seconde partie de la phrase. Autrement dit, pas d’interdiction totale et définitive sur les techniques de manipulation du climat…

Les difficultés de l’expérimentation

Mais comment étudier et expérimenter sur des phénomènes aussi globaux et aux conséquences aussi dramatiques ?

Tout d’abord, même les travaux les plus inoffensifs peuvent susciter des réactions très hostiles de l’opinion, parce qu’ils pourraient, éventuellement mener à de vraies opérations de géo-ingénierie, ainsi que Hugh Hunt et l’équipe britannique de SPICE (qui étudie la possibilité de projeter des particules dans l’atmosphère) ont pu le découvrir en 2010. Il était difficile d’imaginer une expérience moins dangereuse : un ballon flottant à un kilomètre au-dessus de Norfolk devait projeter 150 litres d’eau grâce à tuyau d’arrosage. Pourtant, malgré son côté inoffensif, plus de 50 organisations avaient signé une pétition s’opposant à cette expérimentation, précisément pour les conséquences qu’elle pourrait entraîner, avec pour conséquence l’annulation du projet. (Mais, ainsi que le souligne le rapport de l’académie américaine, une autre raison impliquant un conflit d’intérêts a joué un rôle dans l’affaire : l’un des membres du groupe de chercheurs avait déposé un brevet concernant la distribution de l’eau…).

D’autres scientifiques ont fait des propositions d’expérimentation qui n’ont pas abouti, du moins pas encore. En 2012, James Anderson et David Keith, de l’université de Harvard, proposaient d’étudier l’effet de la projection de toutes petites quantités de particules de soufre dans la stratosphère à l’aide d’un ballon lancé depuis le centre de la NASA dans le Nouveau-Mexique. Le but : étudier les conséquences de cette action, notamment sur la couche d’ozone qui peut être endommagée par une telle opération de grande ampleur. L’expérience n’a pas eu lieu, mais cela n’a pas empêché David Keith et James Anderson, en compagnie de quelques collègues, de proposer une nouvelle version de l’expérience en novembre 2014, un système nommé Scopex impliquant, là encore, un ballon et un système d’analyse.

Là encore, l’expérience pourrait difficilement être qualifiée de dangereuse. Comme nous le rappelle Motherboard : “Moins de 1 kg d’acide sulfurique est nécessaire par vol, une quantité inférieure à la quantité de soufre libéré par un avion de ligne en 1 minute de vol“.

Un scénario “modeste”

L’autre grande angoisse suscitée par la géo-ingénierie est son caractère définitif. Que se passe-t-il si l’on découvre qu’on a fait fausse route ? Peut-on revenir en arrière ?

L’un des grands problèmes de cette technologie est, qu’en réalité, elle ne supprime pas le CO2 de l’atmosphère, elle en masque juste les conséquences. Autrement dit, un arrêt de la modification du rayonnement solaire relancerait à nouveau le réchauffement, et à vitesse grand V. Avec pour risque, comme nous le soulignions déjà dans notre dossier, de devoir maintenir activement le processus de géo-ingénierie pendant des siècles, voire des millénaires. Bien plus que la durée de vie moyenne d’une civilisation telle que l’histoire nous l’a montrée.

Ars Technica nous présente un scénario (avec encore David Keith parmi les auteurs) qui pourrait permettre d’éviter des risques aussi extrêmes (l’article original de Nature est lisible en ligne, mais uniquement si vous cliquez sur le lien au bas de celui d’Ars Technica – il s’agit d’une nouvelle politique de la revue Nature, qui offre une lecture en ligne via un logiciel spécifique, pour les lecteurs de certains médias privilégiés).

L’idée est de commencer en 2020 à utiliser une technique de réduction de l’albédo pour effacer environ la moitié du réchauffement tandis qu’on met en place – sérieusement cette fois-ci – de véritables processus pour combattre l’émission de gaz à effet de serre. La température n’en serait pas affectée. Mais la vitesse du réchauffement se trouverait ralentie. Or précise Ars Technica, c’est bien souvent cette vitesse, cette accélération, qui est la cause de bon nombre de désordres naturels. Le but resterait néanmoins de stabiliser nos émissions de gaz carbonique. Une fois cet objectif atteint, on pourrait alors arrêter le processus de géo-ingénierie.

En cas d’un commencement de l’opération en 2020, les besoins en géo-ingénierie atteindraient un pic vers 2060 et descendraient petit à petit au cours du siècle suivant. De surcroît, continue Ars Technica, une telle opération pourrait être relativement bien suivie par des outils de mesure et modifiée ou supprimée en cas de conséquences inattendues et malencontreuses.

Mais, souligne enfin le magazine, cette utilisation signe en tout cas l’abandon d’une idée souvent mise en avant lorsqu’on parle de géo-ingénierie : celle d’un plan B, à utiliser en cas d’urgence lorsque toutes les autres solutions ont échoué. Au contraire, une telle approche, soigneusement limitée et planifiée, indissolublement associée à un processus de réduction des émissions, demande au contraire un peu d’avance et une certaine liberté de mouvement. Quels que soient les choix et les résultats des recherches et des expériences, on n’échappera pas à la nécessité de réduire rapidement notre production de gaz à effet de serre !

Rémi Sussan

Source : internetactu.net

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La smart city de la démesure

3 Mars 2015, 19:07pm

Publié par Grégory SANT

Jules Verne n’a qu’à bien se tenir. Les projets de villes du futur sur ou sous l’eau, le sable ou faites d’immenses gratte-ciels se multiplient. Dernier en date, l’idée d’un architecte italien, Luca Curci, de créer une cité du désert faite d’ensembles circulaires quasi-autonomes. Tentant d’exploiter au mieux l’ensemble des ressources de l’environnement aride, l’architecte propose le plan d’une ville alimentée par l’éolien et le photovoltaïque, et utilisant la récupération des eaux usées ou encore le recyclage des déchets. Pensée pour les petites communautés, les plans intéressent déjà le gouvernement saoudien qui serait en train d’envisager des emplacements, confesse l’architecte.D’autres envisagent la fondation de cités flottantes autarciques ou spécialisées dans un type de production. En Inde, on dessine les plans d’une mégapole, Dholera, deux fois plus grande que Bombay. Un architecte belge, Vincent Callebaut imagine quant à lui une ville de gratte-ciels écologiques et auto-suffisants en énergie. Ces projets gigantesques sont cependant loin d’être nouveaux. Ils font florès tout au long du XXe siècle comme le souligne le professeur d’urbanisme Thierry Paquot, interrogé par l’Atelier : “Ces projets-là sont tout à fait récurrents tout au long du XXe siècle. Dans les années 1960, Paul Maymont imaginait une ville sur sept étages sous la Seine. Cette idée d’une technique performante est une vieille obsession mais qui apparaît désormais vraisemblable.” La différence est là selon lui : aussi audacieux sont-ils, les plans de Luca Curci ou de Vincent Callebaut semblent aujourd’hui faisables. Reste à déterminer si cette faisabilité aboutira concrètement à la réalisation de ces projets colossaux.

Des projets imaginaires ou réalisables ?

De tous les projets cités, soulignons que rares sont ceux qui font actuellement l’objet d’un début de construction. Logique, répond Luca Curci: “Le rôle de l’architecte n’est pas seulement de concevoir des plans de bâtiments concrets, c’est aussi de prévoir ce que sera le futur des villes.” Les plans de villes du futur seraient donc plus des expériences que de véritables projets de construction, des essais pour orienter la ville intelligente de demain plus que des plans à réaliser dans l’année. Un idéal que résumait ainsi Vincent Callebaut à FranceTv : “Notre but, c'est de viser la Lune pour atterrir dans les étoiles. C'est-à-dire pousser nos client à placer la barre le plus haut possible.” On toucherait là à un des fondements de l’architecture selon Étienne Roché, analyste pour L’Atelier, “un architecte doit se distinguer par une ligne.” Les plans démesurés permettent à leur concepteur d’imposer leur style, de se distinguer.

Car ils doivent également séduire ingénieurs et investisseurs. Tâche des plus ardue tant certains de ces dessins semblent démesurés. Cela dit la ville du désert de Curci intéresse l’Arabie Saoudite, preuve que de tels projets sont loin de ne représenter qu’un idéal de science-fiction, bien que ce pays soit très friand de projets extraordinaires. La ville de l’architecte italien permettrait de créer plus de liens au sein de petites communautés : “Cela pourrait servir de concept pour des campus, des lieux de recherche, des centres militaires, bref pour toutes les petites communautés.” explique Luca Curci. Les applications seraient nombreuses.

Reste un obstacle fondamental selon Thierry Paquot : l’enfermement. Pour le professeur d’urbanisme le caractère autarcique de certains de ces projets peut freiner des habitants en quête de liberté. Par ailleurs, les habitudes de peuplement au sein des villes semblent finalement à la fois culturelles et imprévisibles selon la London School of Economics ce qui ne peut que faire douter de la viabilité de ces cités futuristes from scratch. D’ailleurs l’éco-quartier de Tianjin, en Chine n’arrive pas à attirer les 350 000 habitants prévus au départ. Plusieurs années après sa construction, la ville ne compte que 20 000 âmes.

Entre problèmes démographiques et volonté d’échapper aux villes existantes

N’oublions pas les habitants. Ces derniers sont bel et bien au cœur des préoccupations de la plupart sinon toutes ces villes du futur. Ils sont la raison principale à la floraison de ces projets démesurés. Il est frappant de voir que les descriptifs d’une grande partie des dessins de cités futuristes commencent par un même constat : le monde s’urbanise massivement. “Face à cet exode rural massif et à une accélération effrénée de l’urbanisation, les futurs modèles de villes – vertes, densifiées et connectées – doivent être repensés dès maintenant !écrit Vincent Callebaut. Les villes futuristes répondraient donc à un besoin, celui de repenser le monde urbain comme tente de le faire Dholera en Inde, projet pharaonique mais à la taille des enjeux indiens. Un rapport de McKinsey soulignait en effet que le pays devrait bâtir plus d’une vingtaine de nouvelles villes pour répondre à la pression démographique de la prochaine décennie.

Autre raison pour expliquer l’apparition de ces plans de villes du futur construites à partir de rien : la volonté d’échapper aux contraintes des mégalopoles existantes. “Il est plus facile d’imaginer une smart-city en partant de rien que de partir d’une ville existante avec une contrainte majeure : les habitants.” souligne Thierry Paquot. Selon le chercheur, ces habitants installés ont des besoins, des exigences, des plaintes qui freinent la mise en place d’un Paris ou d’un New-York intelligent par exemple. Autrement dit, si les habitants suscitent et inspirent les architectes, ils sont également en mesure in fine de décider de leur succès ou non.

La démesure au service de l’écologie et pas nécessairement des nouvelles technologies

Toujours est-il qu’une ville intelligente bâtie dans le désert offre une liberté immense à l’architecte. Une liberté que ce dernier utilise notamment pour servir une utopie écologique. Car ces projets ont un point commun : réduire l’impact environnemental à zéro et produire plus d'énergie que nécessaire pour obtenir un bilan énergétique positif. C’est un peu cet “esprit écologique” qui semble en effet animer la plupart des concepteurs cités. Quand Luca Curci confie “Je suis très préoccupé des problèmes environnementaux. Nous devons donc, pour nos projets, utiliser tout ce que la nature peut offrir.”, Vincent Callebaut met en avant le concept “d’archibiotique”, mélange de nouvelles technologies et de respect du vivant pour l’architecture. Ils travaillent à mettre en avant des outils simples ayant néanmoins un réel impact sur les dépenses énergétiques. Parmi leurs préoccupations : réduire les émissions de CO2 ou optimiser le recyclage des déchets. Exemple probant : le projet colossal du quartier de Songdo en Corée avec son système de récupération d’eau de pluie pour irriguer les espaces verts, et de gestion de déchets.

Les plans de smart city s’inspirent de la nature dans leur fonctionnement mais aussi dans leur esthétique. Le projet Asian Cairns imaginé par l’architecte Vincent Callebaut voit se dessiner des tours à l’image de galets plats superposés faisant office de pôles urbains multifonctionnels à base de biotechnologies. Un autre projet du même architecte se base sur l’aspect d’une fleur de lotus d’Amazonie constituant ainsi une véritable cité utopique et auto-suffisante qui permettrait d’accueillir les réfugiés climatiques. Quant à Luca Curci, il s’inspire des cellules et de leur liaison pour imaginer la ville de demain. Une smart city inspirée par et pour la nature en quelques sortes. Au point même d’occulter quelque peu les nouvelles technologies. Dans ces projets, le numérique passe au second plan face aux préoccupations environnementales et humaines. La peur de voir les technologies déshumaniser voire “robotiser” la smart city, comme l’évoque Carlos Moreno ou le Guardian dans un article récent, conduit semble -t-il les architectes à remettre l’humain et la nature au centre.

Cette utopie écologique n’est cependant pas un concept propre aux smart cities ex nihilo. Elle s’inscrit aussi dans le fonctionnement de villes historiques comme Paris (qui pourrait, avec le projet Paris 2050, réduire de 75 % ses émissions de CO2 d’ici 2050 en réintroduisant la verdure dans son architecture) ou même Londres avec le controversé garden bridge. Des projets ambitieux mais, selon Étienne Roché, “l’architecture ne fonctionne qu’avec des projets fous qui mettront peut-être dix, cent ou deux cents ans à se réaliser ce qui est encore plus vrai en urbanisme, et celui qui le fera entrera dans l’histoire”. Le projet Garden Bridge sur la Tamises au coeur de Londres, Credit ARUP

Source : atelier.fr

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Grand luxe pour un Boeing 747-8 privé

3 Mars 2015, 18:56pm

Publié par Grégory SANT

GreenPoint Technology, une entreprise spécialisée dans l'équipement aéronautique de luxe vient de présenter sa dernière production : un Boeing 747-8 capable habituellement d'accueillir 450 passagers réaménagé pour un seul client... Dont l'identité restera secrète. Ici, l'une des deux chambres à coucher située dans le nez de l'appareil.

L'avion est équipé de plusieurs écrans plats que l'on voit ici dans une salle de réunion tout confort.

L'avion est équipé de plusieurs écrans plats que l'on voit ici dans une salle de réunion tout confort.

Pas de perte de temps grâce à cette salle permettant de travailler dans d'excellentes

Ces équipements n'ont rien à envier aux avions les plus luxueux du monde comme AirForce One, l'avion des présidents américains.
© GreenPoint Technology

Source : linternaute.com

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