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Les plates-formes d’innovation : des communautés porteuses de nouvelles relations de travail

12 Septembre 2017, 21:16pm

Publié par Grégory SANT

Fab lab au sein d'une bibliothèque contemporaine à South Shields au Royaume-Uni. Julia Chandler/Flickr, CC BY

 

La digitalisation de l’économie offre aujourd’hui de nouvelles opportunités pour l’innovation. Elle oblige aussi à une accélération du développement des projets, voire à une transformation des modes de travail. Ces opportunités émergent en mobilisant de nouveaux outils technologiques (data analytics, visualisation, imprimantes 3D…) ou se matérialisent en construisant de nouveaux business models.

De nouveaux acteurs économiques émergent dans cette perspective. Qu’on les appelle fab lab, open labs, makerspaces, coworking spaces ou encore incubateurs, ces nouveaux lieux d’innovation se multiplient aujourd’hui un peu partout en France. Ils répondent à un besoin concret : gagner en flexibilité et en transdisciplinarité. Ils utilisent les outils du monde des makers pour matérialiser plus vite les idées. Ces nouveaux lieux sont à la mode mais leur fonctionnement et leur valeur ajoutée sont encore mal compris.

Dans une étude récente cofinancée par l’Innovation Factory, Bpifrance le Hub et Paris&Co, nous avons analysé et comparé une quinzaine de lieux d’innovation en île-de-France.

Au-delà du foisonnement, une définition commune

La plupart des lieux ne coïncident pas avec les grilles traditionnelles qui distinguent fab lab, coworking spaces, hacker spaces, ou encore accélérateurs et incubateurs. Ces grilles sont incomplètes car elles ont tendance à les réduire à une activité unique. Elles ne reflètent ni l’étendue des services proposés, ni les dynamiques qu’ils suscitent.

Les nouveaux lieux sont portés par des entrepreneurs et/ou des associations. Ils reposent toujours sur des démarches ouvertes et collaboratives. Leur dynamique repose sur une communauté d’individus qui partagent les mêmes valeurs et expérimentent au quotidien de nouvelles démarches d’innovation. Le lieu physique est primordial car il cristallise la rencontre et l’émergence de nouveaux modèles de collaboration.

Au final, ces lieux représentent de véritables plates-formes d’innovation dans lesquelles les modes de travail se différencient nettement des organisations classiques et cette logique a été mis en évidence par de nombreux autres chercheurs sur The Conversation France.

La vie quotidienne permet d’y avoir des collègues de travail, mais pas de lien hiérarchique. Les rencontres, les échanges, les centres d’intérêt commun et une curiosité partagée pour la nouveauté vont permettre de faire avancer les projets de chaque membre (ou équipe).

Le fonctionnement des plates-formes permet de casser les silos au quotidien, à la fois à l’intérieur de la plate-forme et dans l’écosystème. La flexibilité et l’agilité permettent de mixer les compétences. Cela se manifeste dans la mobilisation de méthodes d’idéation ou de prototypage rapide.

Ces méthodes sont par essence inclusives : tout le monde peut y participer, même ceux qui ne font pas formellement partie du projet, qui pensent ne pas détenir de compétences justifiant leur présence, ou qui veulent seulement promouvoir une thématique qui leur tient à cœur. C’est le principe même des hold-ups pratiqués chez Makesense.

Trois catégories principales de plates-formes

Ces plates-formes se distinguent pour l’essentiel par leur orientation business, social business ou not for profit.

Les plates-formes business oriented peuvent être généralistes ou thématiques, c’est-à-dire qu’elles proposent de renouveler les modèles économiques dans un monde numérique, elles peuvent proposer des modèles d’organisation alternatifs dans un secteur spécifique.. Reposant sur un modèle d’organisation différent de celui d’une agence de création, Digital Village permet à ses membres de conserver leurs statuts d’indépendants tout en bénéficiant d’une mutualisation de moyens.

Certaines plates-formes se définissent par les dynamiques collectives qu’elles impulsent au sein d’écosystèmes existants ou en devenir. C’est le cas du Cargo et de Creatis qui se situent à l’intersection entre contenu numérique et activités culturelles, ou du Welcome City Lab qui situe son activité entre contenu numérique et tourisme urbain

Les plates-formes social-business oriented cherchent à concilier la performance économique avec les enjeux associés au développement durable, ou à la création (ou au renouvellement) de biens collectifs. C’est le cas de La Ruche, de Makesense ou encore de Liberté Living Lab. Leur objectif est de faire entrer l’économie sociale et solidaire comme une référence pour le développement de toutes activités.

Les plates-formes not-for-profit oriented portent des modèles alternatifs qui visent à réformer des activités existantes. Ainsi, La Paillasse se donne mission de faire de la science autrement de manière plus ouverte et partagée fondée sur des dynamiques d’open source sans préalable de diplôme ou de titre. Electrolab, un hacker space spécialisé dans l’électronique, veut redonner envie aux citoyens de s’engager dans la technologie « par le faire ».

Des plates-formes construites par et pour une communauté

Au-delà de la mission qui reste spécifique à chaque plate-forme, les communautés qui s’y développent partagent des valeurs précises : réciprocité, bienveillance, collaboration, entrepreneuriat et passion. La culture entrepreneuriale est omniprésente dans la communauté et se trouve aussi chez ceux qui ont été à l’origine de la plate-forme et de la communauté. Ces communautés sont de tailles diverses (quelques dizaines à plusieurs centaines voire milliers de membres dans le cas du NUMA) mais elles sont toutes caractérisées par la diversité : diversité de projets, diversité sociale, diversité de compétences, diversité générationnelle et/ou diversité culturelle.

La diversité y constitue un atout stratégique car elle permet de décaler les points de vue et d’offrir une richesse dans l’expertise.

« Le fait d’avoir une communauté hétérogène est très vertueux parce que du coup les [membres] sont complémentaires et [ils] se donnent des coups de main entre eux. » (Laurent Queige, Welcome City Lab).

 
_La diversité des communautés dans les plates-formes d’innovation. Bpifrance Le Hub, Innovation Factory, Paris&Co

Pour la plupart des plates-formes, les communautés entretiennent des relations de collaboration fondées sur la réciprocité. Cela n’exclut pas pour autant les relations marchandes. Les membres y intègrent les codes permettant de passer d’un modèle de relation à l’autre. La dynamique est le plus souvent guidée par la nature du projet et les types de contributions. Les relations collaboratives sont fondées sur « le don contre don ». Ces relations sont asynchrones, sans contrepartie directe ou monétaire.

Certaines relations collaboratives prennent parfois la forme de troc : une activité ou un conseil en échange d’un autre service, la mutualisation de certains outils, un « dépannage » technique. La contrepartie tire parti d’une autre compétence, parfois sur un plan totalement différent. Le plus souvent, la démarche fait partie des valeurs promues par le lieu et de la norme de comportement. Dans certains cas, elle permet d’obtenir des réductions sur le tarif de l’hébergement dans l’espace de coworking.

Dans les plates-formes, la communauté s’ouvre aussi sur les relations marchandes car les connexions entre membres font émerger des opportunités d’affaires. Cela peut survenir entre les membres de la communauté ou avec une entreprise de l’écosystème, ou autour d’un événement tenu dans le lieu.

Dans certains cas, les relations business occupent une place centrale parce que les artisans d’ICI Montreuil ou les indépendants du web de Digital Village viennent réaliser leurs activités au sein de ces plates-formes. La solidarité entre ces acteurs existe mais la dynamique repose aussi sur le fait que les demandes des clients requièrent de plus en plus une combinaison de leurs expertises.

Comment font les individus pour gérer le passage d’un modèle de relations à l’autre ? La nature du projet et le temps consacré dictent leurs choix. Dans l’échange, chacun se rend compte assez vite si le projet en question apporte ou pas quelque chose. Lorsque l’échange se manifeste par un conseil ou une aide ponctuelle rapide, les relations de dons contre dons ou de troc s’imposent. Dans les autres cas, le troc ou les relations marchandes s’imposent.

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Les promesses de la Blockchain

12 Septembre 2017, 21:12pm

Publié par Grégory SANT

Les projets associant les acteurs de la gestion se multiplient. Les asset managers espèrent, à terme, se passer des intermédiaires et réaliser des économies substantielles. La blockchain devrait également leur permettre de reprendre la main sur la connaissance client. 

Test réussi pour la plate-forme FundsDLT. En juin dernier, celle-ci a annoncé que pour la première fois, des investisseurs avaient pu souscrire des parts de fonds de Natixis Asset Management (NAM) grâce à la blockchain. Connue jusqu'à maintenant pour être la technologie utilisée par les monnaies virtuelles comme le bitcoin, la « chaîne de blocs » (en français)  devrait bientôt révolutionner la gestion d'actifs . Le Trésor, qui prépare une ordonnance sur ce sujet pour l'automne, ne s'y est pas trompé. Et les projets visant à mettre ce registre virtuel immense au service des gestionnaires d'actifs se multiplient. 

-1- Pourquoi la blockchain est particulièrement adaptée à la gestion d'actifs

Parmi tous les métiers de la finance, la gestion d'actifs reste l'un des plus intermédiés, avec une chaîne d'opérations particulièrement longue et complexe. Ainsi, les asset managers gèrent des fonds dont le passif est en général tenu par des dépositaires (SG Securities Services, BNP Paribas Securities Services, Caceis...). Les dépositaires se chargent de la tenue de comptes et de la conservation des titres des organismes de placement collectif (OPC). Ils enregistrent les opérations et en assurent le règlement et la livraison en relation avec le dépositaire central (Euroclear), tiennent à jour les positions et gèrent les opérations sur titres. Le problème de cette externalisation est que non seulement les opérations de souscriptions/rachats sont peu fluides, mais surtout les gestionnaires d'actifs n'ont qu'une connaissance très imparfaite de leurs clients finaux. Et accessoirement elle génère des coûts qui se répercutent dans les frais de gestion.

-2- Test réussi sur les transactions

FundsDLT - une collaboration entre Fundsquare et KPMG Luxembourg - a déjà réussi à prendre en charge une transaction réelle. Concrètement, la blockchain a permis à l'investisseur de lire le prospectus, de voir la valeur liquidative et de prendre la décision de souscrire des parts de fonds. Côté administration de l'ordre, ce dernier a été pris en charge par la plateforme, et la société de gestion et le régulateur ont été informés. Il a également été valorisé et exécuté, avec un virement du compte de l'investisseur vers celui du fonds et l'inscription du transfert de propriété dans le registre blockchain. 

L'initiative Funds DLT rassemble « quelques dizaines de sociétés de gestion europénnes et américaines », explique Said Sihri, chez KPMG Luxembourg. « Nous espérons un développement commercial totalement sécurisé avant fin 2018 », indique, quant à lui, Olivier Taille, responsable du projet blockchain chez NAM. De quoi accélérer significativement les transactions. Aujourd'hui, il faut compter plusieurs jours entre la décision d'investir et l'exécution de l'ordre. « La blockchain offrira aux sociétés de gestion une véritable alternative au dispositif actuel de règlement livraison et de tenue du registre des parts de fonds et permettra de réaliser des économies importantes qui bénéficieront in fine aux investisseurs. » 

 

-3- La blockchain dédiée à la tenue de passif

Le problème est que pour l'instant le projet de FundsDLT ne permet pas à la société de gestion d'avoir une vision complète de son passif (c'est à dire de ses clients). Lui échappent les transactions qui ne transitent pas par la blockchain puisqu'elles n'y sont pas enregistrées. « Cela fait partie des prochaines étapes de développement, avec la gestion des opérations sur titres. L'objectif est que les sociétés de gestion puissent tenir l'intégralité de leur passif via la blockchain », poursuit Olivier Taille. 

Pierre Davoust, responsable du bureau parisien de la fintech londonienne SETL - avant cela il était adjoint au chef du bureau des marchés financiers à la Direction générale du Trésor - explique, lui, travailler à « la mise en place, en collaboration avec plusieurs sociétés de gestion, d'une plateforme qui sera dédiée à la tenue de passif, c'est à dire qui gèrera aussi bien les flux (i.e. les transactions, ndlr) que les stocks (i.e. la propriété de l'ensemble des parts de fonds) ». Des annonces plus précises sont attendues dans les prochains jours mais Pierre Davoust affirme déjà que « la phase de test est dépassée et un lancement opérationnel devrait intervenir ces prochains mois ». 

-4- Les acteurs menacés cherchent leur place

Prendre le virage avant qu'il ne soit trop tard... C'est la priorité pour un certain nombre d'acteurs dont le modèle d'activité promet d'être totalement bouleversé par la blockchain. Le projet BNP Paribas Fund Links par exemple permettra à BP2S, avec l'aide d'Axa IM, de créer une plateforme de distribution dont le but sera de faciliter la circulation des informations entre acheteurs et vendeurs de fonds. Les acheteurs de fonds n'auront par exemple à renseigner leur profil et les documents nécessaires à un nouvel investissement qu'une seule fois. Ces informations seront ensuite partagées avec les sociétés de gestion d'actifs présentes sur la plateforme. « Ce travail de KYC (know your client) est essentiel pour connaitre les origines des fonds et la nature de nos clients et nous sommes prêts à aider BP2S à le faire », indique Joseph Pinto, chez Axa IM. «Nous regardons aussi avec BP2S comment diminuer le temps de transaction grâce à la blockchain. Une annonce pourrait être faite début 2018 ». 

Euroclear s'intéresse également de très près au sujet et estime que « la blockchain pourrait aider les dépositaires centraux à automatiser certaines de leurs fonctions ». Sans surprise, le spécialiste du règlement livraison met l'accent sur les questions de sécurité, de robustesse et de confidentialité de la technologie. « Ces questions ne sont pas impossibles à résoudre mais il faut que la responsabilité soit portée par un acteur et les dépositaires centraux ont typiquement un rôle à jouer. » 

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S-MAD le drone-avion chauve-souris

11 Septembre 2017, 17:23pm

Publié par Grégory SANT

L’Université de Sherbrooke au Canada vient de mettre au point une technologie pour le moins étonnante, en s’inspirant des animaux. Le drone-avion baptisé S-MAD possède en effet la capacité de se poser à la verticale sur une surface.

Vous avez bien lu, le drone S-MAD (Sherbrooke’s Multimodal Autonomous Drone) est capable de s’agripper à la paroi des murs en imitant la phase d’approche d’un oiseau pour se poser et la manière de s’accrocher d’un insecte. Comme on peut le voir sur la vidéo en fin d’article, le drone-avion S-MAD peut foncer à près de 25 kilomètres par heure en direction d’un mur, sans pour autant s’écraser dessus et être réduit en miettes.

Ce drone a une particularité, comme l’explique Dino Mehanovic le responsable de l’équipe travaillant sur cet engin innovant: « Nous nous sommes inspirés des écureuils volants, mais surtout des oiseaux. Avant de se poser sur une branche, ils utilisent une manœuvre de cabrage pour redresser leur corps et ralentir avec leurs ailes. Ils ne touchent pas leur objectif tout de suite. Ils restent un certain temps en l’air pour ralentir et se laisser une marge d’erreur en cas de perturbation ».

D’après l’équipe travaillant sur ce projet, le S-MAD peut se poser sur de nombreuses surfaces « Brique, stucco, bardeau d’asphalte, béton… Il est capable de s’accrocher à différents types de surfaces rugueuses ». L’engin dispose en effet de petites griffes microscopiques pouvant s’accrocher sur d’infimes aspérités. Le secret réside surtout dans la capacité à plusieurs capteurs (de distance, d’orientation, de vitesse et des accéléromètres) à créer le mouvement parfait pour se poser en douceur et avec précision, sans accroc.

Le mieux est encore de visionner la vidéo pour mieux cerner le potentiel de cette technologie, qui trouvera des applications militaires c’est assez évident, mais également pour des opérations de surveillance, de maintenance ou pour établir des relais de communication dans des zones sinistrées par exemple en allant se poser sur des points hauts, sur des structures où des hommes ne pourraient pas se rendre sans danger.

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Une musique sans musicien avec l'AI

11 Septembre 2017, 17:20pm

Publié par Grégory SANT

 
amper-intelligence-artificielle

Un programme d’intelligence artificielle nommé « Amper » est capable de produire de la musique avec un minimum d’intervention humaine.

Et le talent alors ? Cela ne compte plus ? A en croire « I Am AI », le premier album composé par une intelligence artificielle, il est désormais possible d’éditer des morceaux assez facilement. C’est pour son nouvel album que Taryn Southern, ex-candidate d’American Idol en 2004, a choisi d’utiliser Amper, une IA qui compose, produit et joue de la musique. Une grande première !

Ainsi, en parallèle de ses paroles, Taryn a donné des consignes mélodiques au logiciel afin de composer l’ensemble de la partie instrumentale, des accords aux harmonies. Selon Drew Silverstein, l’un des fondateurs d’Amper, « le futur de la musique sera créé par collaborations entre des humains et des AI. Nous souhaitons que cette expérience emmène le processus de création encore plus loin. La création humaine et les musiciens humains ne disparaîtront pas. Nous essayons juste de faire en sorte que passer plus de 10 000 heures et dépenser des milliers de dollars ne soit plus une nécessité pour partager et exprimer des idées ».

Développée par une équipe de musiciens professionnels et d’experts en technologie, Amper a en tout cas séduit Taryn Southern pour son nouveau single « Break Free », premier extrait de son album. « J’ai un nouveau partenaire pour l’écriture de mes chansons, il ne se fatigue pas et a une connaissance infinie de la création musicale. Cela dit, je réitère et choisis ce que j’aime et ce que je n’aime pas. Il y a bien plus de contrôle qu’on ne l’imagine ».

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Une actualité qui repose la question du droit d’auteur pour les robots. Depuis 2016, un projet de résolution du Parlement européen réfléchit à accorder des droits de propriété intellectuelle spécifiques sur les œuvres crées par des IA. Mais, pour l’heure, la définition de la personnalité juridique à donner aux robots reste complexe à mettre en place, selon différents d’experts interrogés lors d’un séminaire à Bruxelles.

Par le rythme, la mesure et la longueur des notes, la musique est avant tout une affaire de mathématiques. Pas étonnant donc de retrouver des algorithmes capables de générer des morceaux de musique. A l’instar de Jukedeck, une IA qui compose de la musique libre de droits à la demande, FlowMachines, un système développé par Sony pour composer du jazz et de la pop, DeepBach, qui revisite Jean-Sébastien Bach, ou encore Magenta de Google.

Est-ce la fin de la musique vivante ? Pas sûr. A l’écoute de « Break Free », on sent bien que l’IA n’est pas encore au niveau d’un musicien humain professionnel. Les amateurs de Garage Band vont-ils succomber à ces nouvelles technologies ? A suivre.

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Un canoë en bouteilles plastique

11 Septembre 2017, 17:18pm

Publié par Grégory SANT

 

Dans la même veine que la serre en bouteilles plastique, je vous propose de réaliser une barque.

Bien entendu, tous les formats sont de l’ordre du possible, toutes les fantaisies…. il faut pour cela que vous ayez beaucoup de bouteilles, des outils, le sens du bricolage et de la place pour construire.  bateau-bouteilles

Par exemple, deux tchèques ont réalisé un bateau avec 50.000 bouteilles qui est propulsé comme un pédalo (LIRE ICI).

CEPENDANT, nous ne sommes pas obligés de partir dans des choses qui nous prendront tout notre été…. On peut réaliser des barques plus petites pour aller pêcher ou pour le loisir.

Et pour vous aider à en réaliser un, je vous propose un TUTORIEL vraiment complet en français >>> ICI ICI ICI

bateau-bouteilles2

 

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Refaites vos photos après vos vacances

8 Septembre 2017, 16:36pm

Publié par Grégory SANT

D’abord, on parle de "refaire" ses photos. Donc pour que cela fonctionne, il faut déjà avoir pris la photo, au moins une fois, avec un de ces nouveaux appareils que préparent Insta360 et GoPro. Ce sont des appareils qui filment à 360°, donc en même temps devant, derrière, en haut et en bas, comme les films en IMAX. Dès que l’on pressent quelque chose d’intéressant, on le déclenche. Et pas besoin de cadrer, la caméra enregistre tout ce qu’il se passe autour de soi à 360°.

Ensuite, quand on rentre – c’est là la magie – on va pouvoir choisir n’importe quel instant du film et n’importe quel angle de vue, simplement en déplaçant son téléphone portable dans les airs, exactement comme si l’on était encore sur place en train de reprendre la photo. Du coup, si l’on n’a photographié que ses pieds à la plage, en rentrant, on pourra relever la tête et prendre la mer au loin. Ou se retourner et prendre le coucher de soleil que l’on avait oublié derrière.

Donc on enregistre tout à 360° et on fait un arrêt sur image, avec en plus, la possibilité de choisir le meilleur cadrage. Ce sera très pratique avec les enfants car il est difficile de les prendre en photo. On appuie trop tôt ou trop tard, on n’est jamais au bon endroit ni au bon moment. Avec cette technologie, on pourra laisser l’appareil au milieu de la pièce, jouer avec le petit en courant partout. Et ensuite, choisir la meilleure photo, prise au meilleur moment, avec le meilleur cadrage, puisque l’on est sûr de n’avoir rien raté.

Les grands photographes comme Henri Cartier Bresson ont toujours eu cette capacité à saisir l’instant parfait avec le cadrage idéal. Eux, ils ont le talent. Nous, on tente de compenser avec la technologie. Donc, attendez-vous à voir de plus en plus de caméras à 360°.

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Le tracteur biométhane de New Holland

8 Septembre 2017, 16:29pm

Publié par Grégory SANT

Le tracteur biométhane de New Holland
Le tracteur biométhane de New Holland
Le tracteur biométhane de New Holland

New Holland Methan PowerNew Holland vient de dévoiler son nouveau concept de tracteur au méthane. (©New Holland)

Depuis le Farm Progress Show dans l’Illinois aux Etats-Unis, New Holland a présenté une nouvelle gamme de tracteurs fonctionnant au biométhane.

New Holland a toujours été innovant dans les carburants alternatifs. Pour preuve : la compatibilité de toute la gamme au biodiesel en 2006, le New Holland NH2 tracteur à hydrogène présenté en 2009, le premier tracteur au propane en 2012, et enfin le Méthane Power au Sima 2013. En 2017, New Holland confirme son intérêt pour les énergies renouvelables avec un carburant alternatif, le biométhane.

Après une série de tests réalisés à travers le monde, le constructeur se dit maintenant prêt à proposer des tracteurs fonctionnant au biométhane et ayant les mêmes performances qu’un tracteur T6 équipé d’un moteur diesel.

En effet « le fabricant de moteur FPT industrial travaille depuis 1995 sur ce carburant et peut aujourd’hui proposer un moteur de 180 ch ayant le même couple qu’un moteur diesel avec une réduction des coûts de maintenance de 30 % » a déclaré Sean Lennon, le responsable produit des tracteurs de la marque italienne.

 

De plus, le constructeur annonce une réduction des rejets de 80 % dans l’atmosphère et une diminution du niveau de bruit de 50 %. Un réservoir innovant permet maintenant d’avoir une journée complète d’autonomie de travail.

Mais New Holland ne s’arrête pas là et propose aussi sur ce tracteur un nouveau design assez révolutionnaire. Du capot, aux ailes avant en passant par une cabine grande visibilité, l’extérieur du T6 Concept est bien différent des modèles de série actuels. Des innovations dans la cabine viennent encore enrichir le prototype comme le contrôle à la voix, le moyeu de volant fixe, le terminal dans le volant, le siège en forme de logo New Holland. Le concept permet aussi une prise de contrôle à distance grâce à un smartphone.

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Concept-car Peugeot Instinct

8 Septembre 2017, 16:24pm

Publié par Grégory SANT

Gilles Vidal, Directeur du style Peugeot, a répondu aux questions de Caradisiac. Les prises de vues ont été réalisées sur le toit de l'ADN, le bâtiment ultra-sécurisé de PSA à Vélizy où se dessine - au sens propre - l'avenir des productions du groupe.
Gilles Vidal, Directeur du style Peugeot, a répondu aux questions de Caradisiac. Les prises de vues ont été réalisées sur le toit de l'ADN, le bâtiment ultra-sécurisé de PSA à Vélizy où se dessine - au sens propre - l'avenir des productions du groupe.
En mode autonome, le volant et les commandes se rétractent dans la planche de bord.
En mode autonome, le volant et les commandes se rétractent dans la planche de bord.

Le concept Peugeot Instinct en apporte une excellente illustration. Dévoilé en février dernier à l'occasion du Mobile world congress de Barcelone - et non lors d’un traditionnel salon automobile, ce qui illustre le désamour croissant dont ces grand-messes font l’objet – ce véhicule exprime une nouvelle vision de l’automobile, appelée à devenir un objet multimédia parmi d’autres. A cette fin, l’auto qui nous intéresse aujourd’hui embarque une plate-forme développée par Samsung et qui, grâce au Cloud, créée une continuité multimédia entre l'automobile et l’ordinateur ou le téléphone. En d’autres termes, l’internet des objets se voit ici appliqué à l’automobile, qui devient un élément multimédia parmi d’autres.

Le profil est celui d'un break de chasse. Les portes s'ouvrent de façon antagoniste, libérant l'accès à un habitacle à 4 places. Sous le long capot, un bloc hybride rechargeable de 300 ch.
Le profil est celui d'un break de chasse. Les portes s'ouvrent de façon antagoniste, libérant l'accès à un habitacle à 4 places. Sous le long capot, un bloc hybride rechargeable de 300 ch.

Totalement connectée et autonome, elle dispose de technologies que l’on retrouvera d’ici moins de 15 ans quand circuleront sur nos routes des modèles autonomes de niveau 4, dit « mind off », à bord desquels il sera possible de déléguer à l’ordinateur les tâches de conduite aussi longtemps qu’on le désire. Bien sûr, de nombreux freins techniques et législatifs doivent encore être levés, mais les progrès de l’intelligence artificielle permettent d'espérer que ce qui s’apparente aujourd’hui à de la science-fiction devienne réalité demain.

La signature lumineuse de la proue, avec ses traits acérés, devrait inspirer celle de la future 508, attendue au printemps 2018.
La signature lumineuse de la proue, avec ses traits acérés, devrait inspirer celle de la future 508, attendue au printemps 2018.

C’est justement le propos du décryptage réalisé par Caradisiac en compagnie de Gilles Vidal, patron du design de la marque au lion, et que vous découvrez dans la vidéo accompagnant cet article. Comme vous allez le constater, Instinct contient de belles promesses concernant l’avenir de Peugeot, dont la première concrétisation sera le lancement de la remplaçante de la 508, qui sera présentée au salon de Genève en mars 2018.

Peugeot Instinct: le décryptage vidéo

Images: vidéo Alain Daldem, photos Nicolas Zwickel

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SPEAR : l'auto guérison chez le robot

7 Septembre 2017, 18:05pm

Publié par Grégory SANT


Illustration: projet BruBotics
 
Des robots qui s'auto-guérissent? Un autre concept de science-fiction en passe de devenir une réalité.

Si vous vous coupez ou vous déchirez un muscle, avec le temps vous finirez par aller mieux. Des chercheurs d'une université belge ont étendu cette propriété d'autoguérison aux robots mous.

Des roboticiens de la Vrije Universiteit Brussel (VUB), forts des connaissances du projet SPEAR financé par l'UE, ont conçu des robots mous capables de s'auto-guérir. Une nouvelle recherche publiée dans la revue Science Robotics souligne les résultats obtenus par l'équipe.
Les robots sont fabriqués à partir de matériaux flexibles qui leur permettent de saisir des objets délicats, les destinant ainsi à une utilisation dans l'industrie alimentaire ou dans la chirurgie mini-invasive, entre autres applications. Les robots "mous" sont également utilisés pour la rééducation et les prothèses de bras. Leur forme leur permet d'amortir les chocs et les protège des impacts mécaniques mais, comme l'affirment les chercheurs dans leur document, "(...) les matériaux souples utilisés pour leur fabrication sont très fragiles et peuvent subir des coupures et des perforations causées par des objets tranchants présents dans les environnements non contrôlés et imprévisibles dans lesquels ils opèrent."

Les robots mous peuvent servir pour circuler sur des terrains accidentés ou pénétrer dans de minuscules interstices. En contact avec d'autres objets, les actionneurs souples peuvent s'adapter à leur forme, devenant ainsi de bons candidats pour équiper des pinces devant manipuler des objets souples, comme des fruits ou des légumes. Une grande partie de la robotique molle se fait par commande pneumatique, et la pression supplémentaire exercée est une cause courante de dégât. Afin de maximiser les bénéfices potentiels de cette robotique tout en essayant de minimiser le coût et les pertes de temps occasionnées par leur fragilité, (les robots pneumatiques mous sont sujets aux perforations et fuites dues aux pressions excessives ou à l'usure au cours de l'opération), l'équipe a construit des robots mous faits uniquement d'élastomères autocicatrisants.

Les chercheurs ont utilisé des polymères Diels-Alder dans leur fabrication afin de développer trois applications d'actionneurs pneumatiques souples autocicatrisants (une main souple, une pince souple, et des muscles artificiels). À l'aide de ces matériaux souples, une conformité inhérente est créée, comparable à la conformité biologique des organismes naturels. La méthode de fabrication des actionneurs exploite le comportement autocicatrisant des matériaux. Ces polymères ont ainsi eu la possibilité de corriger les dégâts microscopiques et macroscopiques, en retrouvant d'abord leurs formes d'origine puis en se guérissant complètement.

L'équipe a porté son choix sur les trois applications qui ont la portée la plus large: une main souple qui intéressait l'équipe en raison de son utilisation potentielle dans des robots sociaux, actifs dans des environnements dynamiques qui n'ont pas été préprogrammés. En tant que tels, ils sont susceptibles de rencontrer des objets tranchants, comme des arêtes métalliques, du verre brisé, des plastiques tranchants, ou juste la tranche d'un morceau de papier.

Ensuite, ils ont travaillé sur une pince pneumatique souple qui pourrait être utilisée pour manipuler les objets délicats, par exemple dans le tri et l'emballage de fruits et légumes, où des extrémités tranchantes pourraient représenter un danger.

La troisième application était les muscles artificiels pneumatiques contractiles souvent utilisés pour intégrer un degré de conformité aux systèmes robotiques. Ces derniers peuvent produire des niveaux de force élevés mais au prix d'une surpression qui peut conduire à une usure accrue et à la formation de perforations et de fuites.

Les chercheurs sont parvenus à établir un dégât macroscopique réaliste qui pourrait être complètement guéri à l'aide d'un traitement thermique modéré. Dans les trois applications, les dégâts peuvent être totalement réparés à l'aide d'une procédure d'auto-guérison nécessitant une chaleur moyenne (80° C). Aucun point faible n'a été créé à l'endroit de la cicatrice, et les performances de l'actionneur ont été presque entièrement récupérées après chaque cycle de guérison.

Les matériaux d'auto-guérison sont un phénomène relativement récent; le terme a fait son apparition en 2001. Ils sont aujourd'hui utilisés comme revêtements pour téléphones portables capables d'auto-réparer les rayures; l'industrie automobile utilise également ces matériaux. Les applications potentielles dans le secteur aérospatial sont très prometteuses et des films autocicatrisants étirables en cours de développement présentent un fort potentiel en tant que peau artificielle.

Le projet SPEAR (Series-Parallel Actuators for Robotics) a pour mission de relever tous les défis de la recherche et d'explorer les frontières de cette nouvelle application, avec un énorme impact sur tous les systèmes techniques utilisant des actionneurs, notamment en robotique.

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Smart Vision EQ fortwo

7 Septembre 2017, 18:01pm

Publié par Grégory SANT

Lors de son Tecday à Stuttgart, Daimler a dévoilé le concept car Smart vision EQ fortwo, une Smart deux places taillée pour l'autopartage (qui ressemble beaucoup à la Google Car originelle). Il s'agit du premier concept-car imaginé par Daimler dépourvu de volant et de pédales. Cette EQ (la nouvelle marque du groupe dédiée à la mobilité électrique) serait totalement autonome et s'adapterait au profil de chaque passager, avec une personnalisation complète de l'habitacle. Un prototype sera présenté lors du Salon de Francfort, du 14 au 24 septembre 2017.

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