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Bientôt des armes en impression 3D pour nos militaires ?

15 Mars 2017, 18:31pm

Publié par Grégory SANT

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L'impression 3D intégrée dans le process chez FORD

15 Mars 2017, 18:26pm

Publié par Grégory SANT

Le constructeur américain Ford teste la production de pièces automobiles avec l'impression 3D.

Ford nous parle aujourd’hui de son nouveau système d’impression 3D, situé au centre de recherche et d’innovation à Dearborn, aux Etats-Unis. Celui-ci va permettre de grandes possibilités à l’avenir comme la production de pièces plus légères. "Un becquet imprimé en 3D peut, par exemple, peser moins de la moitié de son équivalent en métal", annonce le constructeur.

Même si l’impression 3D n’est pas encore assez rapide pour une production en grande série, elle offre une meilleure rentabilité pour fabriquer en petite série (éléments à destination des prototypes ou des voitures de course). Le constructeur envisage également de créer des pièces uniques, de n'importe quelle forme ou longueur, dans le cadre d'un programme de personnalisation à destination de ses clients.

 

Un marché de près de 10 milliards de dollars

"La technologie Inifinite Build apporte beaucoup de flexibilité dans nos processus de conception et nous permet de créer rapidement de grandes pièces avec de nouvelles possibilités en termes de design", explique Ellen Lee, en charge de la recherche sur les techniques de production. Le marché mondial de l’impression 3D devrait atteindre 9,6 milliards de dollars d’ici 2020.

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L'Open Innovation Lab par Renault

15 Mars 2017, 18:20pm

Publié par Grégory SANT

L'Open Innovation Lab de Paris est le troisième à ouvrir.
L'Open Innovation Lab de Paris est le troisième à ouvrir.

Lieu dédié à l’échange de connaissances et accélérateur de start-up, l’Open Innovation Lab de Paris aura pour objectif de renforcer l’expertise de Renault sur les mobilités du futur.

Après la création en 2011 du premier Open Innovation Lab dans la Silicon Valley, puis de celui de Tel Aviv en 2016, Renault inaugure à présent un « laboratoire » parisien. Située dans le quartier de République, cette structure devrait permettre au constructeur de renforcer ses échanges avec le monde de l’innovation.

Imaginer le futur de la mobilité

Baptisé Le Square, l’Open Innovation Lab de Paris permettra à Renault d’accueillir des partenaires externes travaillant sur la mobilité du futur et d’échanger avec eux. « Renault fabrique des voitures depuis plus de cent ans, mais notre industrie évolue très rapidement. Nous nous devons d’être à la pointe et d’innover en permanence, en travaillant sur les nouvelles technologies, les voitures connectées et les véhicules électriques, mais aussi de définir le futur de la mobilité afin de proposer à nos clients le meilleur service possible » souligne Pierrick Cornet, directeur de l’innovation de l’Alliance.

Concrètement, Le Square, qui sera administré par Renault et des partenaires externes, accueillera start-up, universitaires et investisseurs dans un esprit d’échange direct avec les équipes du constructeur.

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Les innovations santé oeuvrent contre les déficiences

9 Mars 2017, 19:05pm

Publié par Grégory SANT

 

A quoi va ressembler l’innovation santé en 2017 ? De quelle façon les objets connectés, la réalité virtuelle ou encore les applications vont-ils changer notre façon de nous soigner ? Alors que nous sommes déjà au mois de mars, il est temps de faire un premier point sur ce que l’on a déjà appris, ce qui va arriver et ce que l’on peut imaginer. Petite revue d’effectifs du champ des possibles avec trois exemples. 

L’innovation santé en 2017 pour remplacer les sens déficients

Remplacer les yeux des personnes aveugles. C’est un marché où on devrait aussi voir de l’innovation santé en 2017. Parmi les projets à suivre, il y a notamment Oxsight. on vous en parlait il y a quelques jours. Si le futur se situe sans doute dans les « yeux bioniques », comme l’imagine Google avec des implants bioniques, il faut sans doute attendre encore un peu avant qu’on ne devienne tous des cyborgs. Une start-up d’Oxford a donc décidé de mettre à profit les technologies utilisées dans la réalité augmentée et la réalité virtuelle pour fournir une alternative intéressante aux aveugles. Il est sans doute un peu tôt pour espérer voir arriver OxSight en 2017 sur le marché mais ses fondateurs sont optimistes. La technologie pourrait aussi être utilisée pour les personnes dyslexiques, souffrant de démence ou encore d’autisme.

Les sourds ne sont pas non plus oubliés. Opn, de l’entreprise Opticon est la première aide auditive connectée à Internet. Présentée au CES 2017, elle y a remporté deux prix de l’innovation. Encore peu connue, elle devrait se développer en même temps que le marché de la maison connectée. Elle peut en effet être reliée des sonnettes, des détecteurs de fumée, ou n’importe quel autre capteur intelligent installé dans une maison. Par ailleurs, elle peut aussi gérer les environnements bruyants et serait 50 fois plus puissant qu’une aide audio classique. « En milieu bruyant, on se concentre plus pour écouter. En améliorant considérablement l’intelligibilité, le cerveau fait moins d’effort et peut utiliser cette ressource pour faire autre chose. On a pu mesurer que les gens étaient capables de conserver 20 % de souvenirs en plus de leurs conversations », explique Éric Bougerolles, responsable audiologie de l’entreprise.

L’innovation santé en 2017 pour la rééducation

 

Les capteurs Notch faisaient partie de notre sélection des meilleurs objets présentés au CES 2017.  Ils sont l’illustration parfaite d’un marché qui devrait décoller en 2017. L’utilisation des objets connectés pour aider à la rééducation du corps après un accident ou plus généralement un problème de santé. L’idée est évidente, pourtant elle commence tout juste à prendre pied sur le marché. Les capteurs et trackers d’activité nous permettent d’accéder à des informations hyper-précises sur la situation de notre corps et de notre rythme de sommeil. Mais ils servent surtout à des personnes en bonne santé ou qui reprennent une activité sportive par exemple. Pourquoi ne pas les utiliser avec comme objectif de rendre l’autonomie ou permettre à une personne d’utiliser de nouveau ses bras, ses jambes…

Notch compte donc six capteurs de mouvements 3D, permettant de détecter le moindre mouvement corporel effectué par l’utilisateur. Chacun d’entre eux compte un accéléromètre, un gyroscope et une boussole pour suivre et cartographier les mouvements sur l’application smartphone. La principale utilisation est bien entendu le sport mais les professionnels de la santé ont déjà perçu son potentiel pour la rééducation. Sur un concept proche, on trouve Beyond Your Motion (BYM), une start-up bretonne. Son système basé sur deux capteurs est principalement destiné aux victimes de la maladie de Parkinson et à terme de celles ayant subi un AVC. L’idée est de pouvoir faire de la rééducation à domicile de façon indépendante.

L’innovation santé en 2017 : la télé-médecine

Pouvoir se soigner sans être sur place. Avoir un avis médical de l’autre bout du monde . Savoir quel médicament on peut prendre en quelques minutes… C’est là que pourrait bien se trouver le futur de la médecine et 2017 devrait en apporter la confirmation. Parmi les possibilités à ce niveau, on trouve les applications pour smartphones. Plusieurs modèles sont déjà apparus ces dernières années mais le marché semble arriver à maturation. L’une des plus prometteuses est « Citizen Doc ». Conçue par des médecins, elle vous invite tout d’abord à remplir un questionnaire sur vos symptômes. Ensuite selon le type de douleur et son importance, l’application vous recommandera des médecines naturelles ou des médicaments en libre service. Bien entendu, impossible d’avoir une véritable ordonnance, il s’agit d’un médecin virtuel. Si l’application ne peut pas vous aider, elle vous incite alors à contacter votre médecin traitant.

Toutefois, les applications reposent davantage sur l’intelligence artificielle que véritablement sur de la télé-médecine. On peut en revanche regarder du côté de « Visiocheck » pour un aperçu de ce que nous réserve le futur. Cette station de télémédecine permet de suivre l’état de santé d’un patient de façon très facile. Il compte un thermomètre, un électrocardiographe, un tensiomètre, un glucomètre et un appareil de mesure de la saturation en oxygène. Une caméra permet aussi de prendre et d’envoyer une photo d’une plaie, d’un bouton et peut même permettre de faire une auscultation.

Source : objetconnecte.net

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Des emballages en impression 3D

9 Mars 2017, 18:52pm

Publié par Grégory SANT

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A partir du fichier numérique de conception d’une pièce, Inori est en mesure de fabriquer son emballage 3D. © Philippe Bohlinger.

Inori a levé 1,5 million d’€ en vue de commercialiser sa solution d’emballage 3D par fabrication additive « Pack&Strat ».
Cette plateforme d’innovation implantée à Saint-Dié (Vosges) entend séduire les fabricants de pièces industrielles haut-de-gamme et les emballeurs.
La structure qui associe vingt partenaires industriels et financiers vise 6 millions d’€ de chiffre d’affaires d’ici 2020.

« Le conditionnement constitue bien souvent la dernière fonction chez un industriel. Le manque d’attention accordé à cette étape peut être préjudiciable en termes d’image pour des produits à forte valeur ajoutée », expose Claude Barlier, président d’Inori.

 

« Certes, il existe des solutions d’emballage à partir de polystyrène injecté pour les grandes séries. Mais, aucune solution industrielle n’avait été jusqu’alors imaginée pour le conditionnement des petites séries ou pièces unitaires », poursuit le dirigeant de la petite entreprise qui emploie cinq personnes à Saint-Dié (Vosges).


Brevet délivré pour la Chine, l’Europe et le Canada

 

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L'emballage épouse parfaitement la forme de la pièce. © Philippe Bohlinger.

 

A partir du fichier numérique de conception d’une pièce, Inori est en mesure de fabriquer son emballage 3D. En l’absence de fichier, la société scanne numériquement le produit :   « Cela prend  quelques minutes. »

 

L’entreprise propose sa solution complète associant un logiciel à une machine de découpe d’un fabricant suisse, mais aussi le logiciel seul à intégrer à des machines existantes de découpe cutter, micro-fraisage, laser, etc.


Inori aura patienté dix ans entre le dépôt du brevet de Pack&Strat en 2007 et le lancement de sa commercialisation. « En raison de l’importance du marché ciblé, nos conseillers en propriété industrielle nous ont suggéré d’attendre la délivrance du brevet avant de lancer la commercialisation », détaille le dirigeant.

 

La Chine aura été la première à délivrer le brevet en 2015, suivie en 2016 de l’Union européenne, puis du Canada. Les Etats-Unis et le Japon devraient leur succéder cette année.

 

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Le logiciel de stratoconception peut-être couplé à une machine de découpe cutter, micro-fraisage ou encore laser existante. © Philippe Bohlinger.

 

Inori a vu le jour en 2012 pour déployer la technologie de fabrication additive par « stratoconception » brevetée par Claude Barlier en 1991. Une technologie qui consiste à fabriquer un objet, couche après couche, par empilement de feuilles de matériaux.


« Nous avons commencé à fabriquer des pièces par stratoconception et à les envoyer à nos clients, des grands groupes comme Areva, Airbus ou PSA, mais aussi des ETI. Cependant, nous rencontrions parfois des difficultés à expédier ces pièces complexes et coûteuses », se remémore Claude Barlier, co-auteur de l'ouvrage Fabrication Additive : du Prototypage Rapide à l'Impression 3D (éditions Dunod, 2015).

 

Inori a eu l’idée d’exploiter les fichiers numériques des pièces pour générer des emballages sur-mesure en négatif. C’est ainsi qu’est née la solution Pack&Strat.

 

La société cible les secteurs de la pièce industrielle et des emballeurs. Son business-model anticipe un chiffre d’affaires de 2 millions d’€ pour le premier exercice et de 6 millions d’€ en 2020.

Source : tracesecritesnews.fr

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Un coeur fonctionnel en impression 3D

9 Mars 2017, 18:49pm

Publié par Grégory SANT

Le coeur sera bientôt réalisé par une imprimante 3D

L’imprimante 3D va sans doute révolutionner la médecine et le monde moderne. C’est mon constat personnel suivant les différentes lectures que j’ai faite sur les applications actuelles des imprimantes 3D. Le coeur sera bientôt réalisé par une imprimante 3D

Lorsqu’elle est apparue il y a quelques années à un prix tout bonnement prohibitif, beaucoup de personnes ont penser l’ont assimilé à un gadget hors de prix. Mais voilà, le temps a passé, la technologie s’est améliorée et le prix a baissé. Maintenant, il est possible d’imprimer des objets de la taille d’une grosse orange pour un coût avoisinant les 30€. Un prix très intéressant puisque de nombreux instituts se sont emparés de cette technologie pour sans servir.

Il y a de plus en plus d’écoles de médecine qui l’utilisent. Cela leur permet de fabriquer des crânes humains hyper-réaliste, ou n’importe quel os du corps humain, pour les TP des étudiants par exemple (cela évite d’en prendre des vrais !). Mais voilà, comme cela fonctionne très bien et que cela permet de réaliser des objets très complexes difficilement réalisables, les scientifiques se sont lancés dans la recherche pour réaliser des cœurs fonctionnels. S’ils y parviennent, ce serait une vraie révolution médicale et l’imprimante 3D aurait sa place dans les grandes inventions.

Source : encyclopedie-quantum.com

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Ferrari 812 Superfast

8 Mars 2017, 19:14pm

Publié par Grégory SANT

Ferrari 812 Superfast

Après la Lamborghini Huracan Performante, voici une autre supercar venue tout droit d'Emilie-Romagne avec un nom pour le moins explicite : la Ferrari 812 Superfast, remplaçante de la F12Berlinetta lancée en 2012. La nouvelle venue reprend à peu de chose près les mensurations (4,66 m de long, + 5 cm) et la silhouette de sa devancière, agrémentée de quelques angles vifs et de feux arrière dédoublés comme au temps des 550 Maranello et 575M. Visuellement, la transition ressemble à celle opérée entre la FF et la GTC4Lusso.

Comme sur cette dernière, le V12 atmosphérique a droit à un sursis. Et quel sursis : porté à 6,5 l et 800 ch (8 500 tr/min), contre 6.3 et 780 ch sur la F12tdf (740 ch sur la F12berlinetta originelle), ce monument développe 718 Nm à 7 000 tr/min, dont 80 % sont disponibles dès 3 500 tr/min. Le 0 à 100 km/h est concassé en 2,9 s et le 0 à 200 en 7,9 s, des chronos identiques à ceux d'une F12tdf sensiblement plus légère (1 415 kg contre 1 525 pour la 812 Superfast). Du côté de la transmission, Ferrari annonce des rapports raccourcis de 6 % en moyenne  et des temps de passage réduits de 30 % sur la nouvelle version de la boîte à double embrayage. On retrouve l'aérodynamique active de la F12tdf et ses roues arrière directrices, associées pour la première fois chez Ferrari à une direction à assistance électrique.

Il faudra attendre encore un peu pour découvrir les tarifs officiels de ce nouveau fleuron du Cheval cabré, qui devrait avoisiner les 300 000 euros.   

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Monospace Sedric par Volkswagen

8 Mars 2017, 19:04pm

Publié par Grégory SANT

Monospace Sedric par Volkswagen

 

Après le scandale du DieselGate, et afin de s'aligner sur ses concurrents, Volkswagen a pris le tournant de la voiture électrique et autonome. Le groupe de Wolfsburg a déjà présenté plusieurs concepts.

Au salon de Genève 2017, il en remet une couche avec un nouveau concept autonome et électrique. Il fait suite à la très appréciée I.D Buzz présentée au Mondial de l'Automobile de Paris en 2016, avec la différence que ce nouveau modèle est un van et qu'il se destinerait peut-être plus à une utilisation en tant que transport en commun.
 

Pas de volant ni de pédales pour le SEDRIC


Le nom SEDRIC est déjà tout un programme. Il est la contraction de Self Driving Carvoiture qui se conduit toute seule en anglais) ce qui laisse entendre que le SEDRIC est une voiture autonome de niveau 5. Pour se diriger elle n'a besoin d'aucune intervention externe. Et cela se traduit au sein de l'habitacle : il ne présente pas de poste "conducteur", de volant ou de pédales. Seules quatre places, qui se font face comme dans un salon, sont présentes.

SEDRIC offre donc une toute autre façon de conduire ou de concevoir le trajet en voiture. Grâce à un bouton, qui commande tout, SEDRIC peut être appelé comme on appelle un taxi. Une fois à l'intérieur, les passagers disent tout simplement à SEDRIC, par la voix ou par une application smartphone, la destination. Le van s'occupe du reste.
 

SEDRIC est connectée, autonome et électrique


Cette nouvelle façon de se déplacer, avec la conduite autonome de niveau 5 qui n'est pas encore au point, permet donc à Volkswagen de changer le concept même de voiture : comme le groupe l'explique, SEDRIC ne sera pas propriété d'une personne ; où que l'on soit dans le monde, en appuyant sur le bouton, une SEDRIC viendra chercher ses passagers. Une sorte d'auto-partage mondial.

Les passagers peuvent, pendant le trajet, utiliser toutes les fonctionnalités de leurs appareils connectés ou encore s'informer sur le pare-brise qui devient un écran interactif. Une fois à destination, le bouton de SEDRIC s'illumine et vibre afin de prévenir les passagers que leur trajet est terminé.
 

 
 

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Obereggen Mountain Hut par Peter Pichler et Pavol Mikolaychak

8 Mars 2017, 19:00pm

Publié par Grégory SANT

 

Les architectes Peter Pichler et Pavol Mikolaychak ont conçu Obereggen Mountain Hut, un restaurant et espace de loisirs situé dans les Alpes Italiennes, à 2 000 mètres d’altitude. Cette structure essentiellement faite de bois repose sur la colline tel un arbre tombé avec trois branches tournées vers la montagne.

 

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A quoi ressemblera le travail demain

7 Mars 2017, 19:31pm

Publié par Grégory SANT

A quoi ressemblera le travail demain

Et si le monde numérique qui se déploie devant nous, nous imposait de nouvelles façons de penser le travail de demain ? De nouveaux paradigmes pour de nouveaux enjeux et un même défi : faire du travail une source d’émancipation pour tous. On a parlé travail de demain au Lab Postal 2020.

« La vie fleurit par le travail » chantait Arthur Rimbaud. Mais pas n’importe quel travail pour n’importe quelle vie. « La travail c’est la santé » pour ceux qui ont la chance d’y accéder, de s’épanouir et de s’émanciper. Or, le travail souvent est perçu comme un fardeau ou comme une marque de soumission et d’aliénation. Jusque dans son étymologie, tripalium, littéralement, la torture. Il assène une place, une classe, un rang. Pourtant, le travail permet d’être vivant et de se réaliser. “Jours de travail ! Seuls jours où j'ai vécu !” disait Alfred de Musset. Aujourd’hui plus que jamais, les progrès technologiques amènent à repenser structurellement nos organisations et nos manières de penser. Ce qui est en jeu, c’est que, par le travail, émerge une nouvelle cohésion et une nouvelle solidarité.  Une réorientation des savoirs et des savoirs faire, une meilleure inclusion et une meilleure formation pour révéler les talents et perpétuer les sphères de création et d’innovation. 

Pour la 9ème édition du Lab Postal, le rendez-vous annuel de la Tech organisé par La Poste, la question du travail était au cœur des discussions. Au programme, un retour vers le futur, à horizon 2020, pour découvrir le nouveau visage de l’écosystème industriel français. Deux jours de conférences, parmi lesquelles « Faire autrement : vers de nouveaux schémas de pensée », une mise en perspective des nouveaux paradigmes et des nouvelles façons de travailler, animée par quatre intervenants : Claude Terosier, fondatrice de la start-up Magic Makers, Yvane Piolet, consultante en management de l'innovation, Walter Baets, professeur émérite de The Camp, et Sylvie Joseph, responsable de la transformation interne au sein de La Poste. L’occasion donc de dresser un portrait complet des transformations à venir dans nos manières de concevoir et de faire mais aussi d’investir et de créer en entreprise. Peut-être aussi un nouveau cadre pour redéfinir ce qu’est le travail et dans quelles conditions l’exercer pour concilier performance, compétence et appétence.

Vers une société de Makers polyvalents

Nous sommes entrés dans un nouvel âge du faire qui amène un infléchissement de la définition de ce qu’est le travail et son organisation. Les techniques et les technologies ont changé, emportant avec elles des bouleversements fondamentaux en matière de savoir faire. Il ne s’agit plus de savoir avant de faire, ni complètement de faire sans savoir. Les entreprises tentent de plus en plus d’apprendre tout en pratiquant, c’est la méthode dite du Learning by doing dont nous vous avions déjà parlé. « Apprendre avec les mains », formule répétée à de nombreuses reprises lors de la conférence, n’est pas amoindrir la valeur de l’activité, ce n’est pas non plus faire sans réfléchir mais réfléchir en faisant. Ainsi, là où l’organisation du travail était divisée en deux parties hiérarchisées, apprendre puis faire, ici les deux pôles sont mêlés entrainant par la même un gain de productivité et d’efficacité. Mais pour qui ? Pour les entreprises, naturellement, mais aussi pour les salariés et les apprenants qui expérimentent plus qu’une simple mission mais une véritable activité.

Claude Terosier, présidente et fondatrice de la start-up MagicMakers, rappelle ainsi le rôle fondateur de l’expérientiel. Sa start-up, dont la devise est « apprendre à coder pour apprendre à créer », organise en effet des ateliers de programmation informatique à destination des enfants. L’objectif ? Apprendre tout en créant et en s’amusant. Meilleur moyen selon elle, de « devenir maître de leur apprentissage ». Comment ? Par la création d’un nouveau contexte de formation qui permet aux enfants de collaborer entre eux et donc d’apprendre par eux même, d’expérimenter, de persister, d’oser, de désespérer parfois, bref de travailler.  S’opère alors un renversement de posture : d’agents passifs ils deviennent agents actifs.

Cette posture s’inscrit pleinement dans la « culture maker », un nouveau paradigme de formation prônant un apprentissage de groupe fondé sur la collaboration autour d’un patrimoine commun et partagé. Cette organisation suit celle de la structure en réseaux des solidarités en ligne, où chacun apporte sa pierre à l’édifice et où chacun s’inspire réciproquement.  Elle s’appuie aussi sur des supports open source ou de logiciels libres. Cette perspective, encore trop souvent l’apanage  des jeunes start-up et autres travailleurs free-lance, pourrait bien pénétrer peu à peu le monde de l’entreprise et bouleverser par la même les processus RH, de formation et d’organisation interne.

Développer des palettes de talents en changeant les modalités de formation

L’intérêt majeur de cette démarche pour les entreprises est de s’adapter aux mutations de la société et coller au mieux aux réalités et aux attentes sur le marché de l’emploi. D’après la dernière enquête Millennial Survey 2017 de Deloitte, les Millennials aspireraient à plus de flexibilité au travail, garante selon eux de bien-être, de gain de productivité et d’engagement au travail. Ayant grandi dans des contextes économiques difficiles, ils sont partagés entre liberté et stabilité. Si l’activité en free-lance les tente, pour autant leur angoisse face à l’instabilité des conjonctures économiques les amènent à préférer un poste plus stable, de préférence dans une entreprise reconnue « qui n’embauche que les meilleurs ». Sur le marché de l’emploi comme pour l’ensemble de la société existent des tendances difficilement conciliables : la peur face à un monde qui change et qui s’hybride à une vitesse vertigineuse et l’élan de liberté et de création que ce tournant historique permet.

C’est pourquoi, c’est le moment, plus que jamais, pour les entreprises d’épouser ces tendances et de s’adapter à ce nouveau monde. Et cela commence dès la formation des futurs porteurs d’innovation. Walter Baets est un universitaire et auteur belge, directeur de la Graduate school of business à l’université du Cap en Afrique. Mais c’est en qualité de chargé de formation et de transformation à The Camp qu’il s’est présenté durant ce Lab Postal 2017. The Camp, initié par Frédéric Chevalier est un campus universitaire inédit, dédié à la transformation numérique et à la ville du futur organisé autour de plusieurs workshops de co-création. Basé à Aix-en-Provence, le campus de 12.000m2 est un établissement hybride, à cheval entre une université et un incubateur. Les jeunes sont ainsi formés aux métiers de l’innovation en développant des prototypes. Learning by doing, encore et toujours. Au cœur de la méthode pédagogique, le développement d’une « intelligence collective » par la mise en commun d’idées et de perspectives parfois divergentes ou antagonistes. Walter Baets le confesse : « On apprend avec des gens avec qui on est en désaccord ou avec qui on rencontre le même problème mais qui pensent  différemment ». Le campus se veut en outre un écosystème intergénérationnel et pluridisciplinaire où se développent librement les talents. Dans l’innovation, il est moins question de compétition que de collaboration et de création. C’est pourquoi, aux modèles traditionnels de notation, The Camp et Magic Makers préfèrent la réalisation. Toute idée est potentiellement porteuse d’innovation, l’intérêt est donc plus de développer les motivations pour valoriser les ambitions.

Développer des palettes de talents en changeant les modalités de formation

L’intérêt majeur de cette démarche pour les entreprises est de s’adapter aux mutations de la société et coller au mieux aux réalités et aux attentes sur le marché de l’emploi. D’après la dernière enquête Millennial Survey 2017 de Deloitte, les Millennials aspireraient à plus de flexibilité au travail, garante selon eux de bien-être, de gain de productivité et d’engagement au travail. Ayant grandi dans des contextes économiques difficiles, ils sont partagés entre liberté et stabilité. Si l’activité en free-lance les tente, pour autant leur angoisse face à l’instabilité des conjonctures économiques les amènent à préférer un poste plus stable, de préférence dans une entreprise reconnue « qui n’embauche que les meilleurs ». Sur le marché de l’emploi comme pour l’ensemble de la société existent des tendances difficilement conciliables : la peur face à un monde qui change et qui s’hybride à une vitesse vertigineuse et l’élan de liberté et de création que ce tournant historique permet.

C’est pourquoi, c’est le moment, plus que jamais, pour les entreprises d’épouser ces tendances et de s’adapter à ce nouveau monde. Et cela commence dès la formation des futurs porteurs d’innovation. Walter Baets est un universitaire et auteur belge, directeur de la Graduate school of business à l’université du Cap en Afrique. Mais c’est en qualité de chargé de formation et de transformation à The Camp qu’il s’est présenté durant ce Lab Postal 2017. The Camp, initié par Frédéric Chevalier est un campus universitaire inédit, dédié à la transformation numérique et à la ville du futur organisé autour de plusieurs workshops de co-création. Basé à Aix-en-Provence, le campus de 12.000m2 est un établissement hybride, à cheval entre une université et un incubateur. Les jeunes sont ainsi formés aux métiers de l’innovation en développant des prototypes. Learning by doing, encore et toujours. Au cœur de la méthode pédagogique, le développement d’une « intelligence collective » par la mise en commun d’idées et de perspectives parfois divergentes ou antagonistes. Walter Baets le confesse : « On apprend avec des gens avec qui on est en désaccord ou avec qui on rencontre le même problème mais qui pensent  différemment ». Le campus se veut en outre un écosystème intergénérationnel et pluridisciplinaire où se développent librement les talents. Dans l’innovation, il est moins question de compétition que de collaboration et de création. C’est pourquoi, aux modèles traditionnels de notation, The Camp et Magic Makers préfèrent la réalisation. Toute idée est potentiellement porteuse d’innovation, l’intérêt est donc plus de développer les motivations pour valoriser les ambitions.

Privilégier l’Holacratie à la verticalité hiérarchique

Mais alors comment adapter l’organisation de l’entreprise de demain à ces nouvelles façons de faire? Du taylorisme à nos jours, de l’eau a coulé sous les ponts. Un océan de changements et de restructurations, des vagues de décentralisation, de délocalisation même, des torrents de transformations qui tour à tour ont transfiguré l’organisation des entreprises. Or, face aux défis de la flexibilité, surtout pour les grands groupes, le chemin est encore long. Sylvie Joseph, responsable de la transformation interne du Groupe La Poste, est au cœur de cette problématique. Le Groupe La Poste est un géant économique qui emploie plus de 250.000 personnes. Pour un Groupe d’une telle ampleur, la transition numérique pose des questions de fond et amène à repenser en profondeur l’organisation de la société. Pour Sylvie Joselph toutefois, l’adaptation est indispensable, « quand on est immobile, on est déjà mort ». Pour ce faire le Groupe réinvente sa culture d’entreprise autour de l’expérimentation à petite échelle et par l’interaction entre divers pôles auto-organisés. C’est un des axes par ailleurs majeur de la mutation numérique qui s’impose aux entreprises aujourd’hui.

La verticalité hiérarchique des grands groupes n’est pas la plus adaptée aux logiques du 21ème siècle et aux nouveaux enjeux de l’innovation. Cloisonnée et austère, la structure pyramidale ne laisse finalement que peu de place à l’émergence d’idées diverses et originales, issus de la discussion et de la collaboration. Car l’entreprise est à l’image de la société et en suit les mouvements, c’est pourquoi elle en emprunte aussi le nom. Monarchique dans sa pyramide hiérarchique, l’entreprise traditionnelle est en révolution. Elle n’est plus un partage de pouvoir mais le fruit d’une véritable collaboration. Construite selon un modèle organisationnel, chacun apprend de tous avec des responsabilités redistribuées selon un objectif commun. La hiérarchie est morte, vive l’Holacratie ! Or, contrairement à ce que l’on a tendance à penser, l’Holacratie n’est pas l’entreprise libérée, qu’Isaac Getz décrit comme « une forme organisationnelle dans laquelle les salariés sont totalement libres et responsables dans les actions qu'ils jugent bon - eux et non leur patron - d'entreprendre ». L’Holacratie, inventée en 2007 par Brian Robertson et Tom Thomison, désigne plutôt un modèle organisationnel en rupture avec le système pyramidal qui entend refonder la gouvernance d’entreprise autour de l’intelligence collective. De la pyramide passer au cercle. Englober plus qu’empiler. Un système nouveau, inclusif, qui, faisant collaborer les talents individuels, serait à même de faire émerger une intelligence collective innovante et créative. La hiérarchie ne disparaît pas mais s’infléchit. S’appuyant sur le dialogue, l’interaction, la réunion et la coopération, ce nouveau mode d’organisation interne permet à la fois un pilotage dynamique de l’action, un gain effectif de transparence, et une véritable inclusion de ses collaborateurs, qui dès lors en sortent plus motivés et inspirés.

Ne reste qu’à construire un modèle et une culture d’entreprise à l’image d’une pendule, dont chaque maillon requerrait la ronde d’un autre pour faire tourner la machine. Une interdépendance dans un cadre libre, où l’expertise de chacun permet la réussite de tous. Peut-être est-ce là d’ailleurs l’essence de l’entreprise, une fusion des talents, des connaissances, des différences et des personnalités, qui, dans un jeu fou de l’autre et du même, parvient soudain sans peine à innover et rayonner.

Source : atelier.net

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