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Un pont pour vélos en impression 3D

27 Juin 2017, 17:43pm

Publié par Grégory SANT

Un pont pour vélos en impression 3D
Un pont pour vélos en impression 3D
Un pont pour vélos en impression 3D
 

Aux Pays-Bas, l’Université de Technologie d’Eindhoven a commencé à construire un pont imprimé en 3D de 8 mètres pour les vélos dans la ville de Gemert. Elle travaille avec l’entreprise de construction Royal BAM Group pour mener à bien ce projet.

Avec un quart de leur territoire situé en dessous du niveau de la mer, les Pays-Bas sont marqués par la présence de nombreux lacs et canaux et donc de beaucoup de ponts. Le pays n’hésite pas à se tourner vers la fabrication additive pour les construire : on se souvient du pont en acier imprimé en 3D par MX3D en plein cœur d’Amsterdam.

Ce nouveau pont, conçu par l’entreprise Witteveen+Bos et construit par l’Université de Technologie d’Eindhoven et le groupe BAM, sera en béton précontraint et renforcé et permettra aux vélos de traverser le Peelsche Loop, un des canaux de la ville. Il mesurera 8 mètres de long et 3,5 mètres de large. Un projet qui rappelle la passerelle imprimée en 3D au nord de Madrid de 12 mètres de long.

La construction est fabriquée en différentes parties d’un mètre à partir d’un mélange de béton et de mortier avant d’être montée sur place. Les sections imprimées en 3D seront placées entre les deux têtes de pont et fixées avec des câbles ultra résistants. Un des éléments clés de ce projet est le matériau d’impression utilisé, un béton spécialement formulé qui peut conserver sa forme une fois imprimé.

pont imprimé en 3D

L’imprimante dépose le béton couche par couche

Theo Salet, professeur à l’IUT d’Eindhover explique : « Nous avons fait beaucoup de tests pour voir comment le matériel réagissait et se comportait. Ce qui est intéressant avec l’impression 3D est qu’on a besoin de moins de béton, vous utilisez juste ce dont vous avez besoin. En plus, il y a moins d’émissions de CO2. »

Les porteurs du projet cherchent aujourd’hui à aller plus loin et voir comment ils pourraient imprimer directement le pont sur place au lieu de le pré-fabriquer. Cela permettrait de réduire le temps de construction et l’impact environnemental. Le pont devrait être prêt en septembre 2017.

 

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Les créations surprenantes de Justyna Wołodkiewicz

26 Juin 2017, 19:43pm

Publié par Grégory SANT

 

L’artiste Justyna Wołodkiewicz mélange la broderie avec des formes abstraites d’argile afin de produire des œuvres tridimensionnelles.

Ses oeuvres abstraites sont de véritables petits bijoux de finesse et de créativité, si cela vous plait vous pouvez aller faire un tour sur la boutique en ligne de Justyna Wołodkiewicz.

Pour en savoir plus: Justyna Wołodkiewicz

 

Photos © Justyna Wołodkiewicz

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Un écran géant OLED souple par LG

26 Juin 2017, 19:33pm

Publié par Grégory SANT

Un écran géant OLED souple par LG

Le constructeur coréen LG Display offre une nouvelle démonstration de sa maîtrise des technologies d'affichage avec un écran Oled Ultra HD de 77 pouces, à la fois souple et transparent.

En 2014, LG Display dévoilait deux prototypes d'écrans Oled. L'un offrant un taux de transparence de 30 %, l'autre flexible, pouvant supporter un rayon de courbure de 30R. À l'époque, le constructeur sud-coréen promettait d'unir ces deux technologies et de proposer des écrans Oled Ultra HD flexibles et transparents pour 2017.

Promesse tenue puisque l'entreprise vient de dévoiler un écran Oled de 77 pouces à la fois flexible et transparent. Cet écran unique en son genre peut être courbé à 80 degrés et bénéficie d'une transparence de 40 %. Sa résolution Ultra HD affiche 3.840 x 2.160 pixels.

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Quoi de neuf au salon du Bourget ?

23 Juin 2017, 18:22pm

Publié par Grégory SANT

Avec ses 80 000 m2 de halls et 35 000 m2 de chalets, le salon du Bourget, dont la 52 e édition se tient jusqu'au 25 juin, présente les dernières innovations dans le secteur de l'aéronautique et du spatial. En voici quelques-unes, que la rédaction d'Industrie et technologies a sélectionnées.

Le pneu connecté de Michelin et Safran

C’est une innovation qui pourrait intéresser plus d’un avionneur. Michelin et Safran Landing Sytems ont profité du salon du Bourget, à Paris, pour présenter leur nouveau projet : un pneu connecté destiné à faciliter les opérations de maintenance au sol. Baptisé PresSense, celui-ci embarque un capteur électronique, intégré à la fin du processus de fabrication. Il permet de récolter les informations relatives à la pression des pneumatiques et les transmet directement sur un smartphone ou un lecteur. Un procédé allégé par rapport aux opérations de contrôle classiques. Les pressions de gonflage dépassant les 15 bars, l’opérateur doit normalement mesurer la pression sur la valve à l’aide d’un manomètre. Un procédé intrusif, qui exige habituellement l’intervention manuelle d’un technicien certifié. “Avec ce nouveau système connecté, tout le monde pourra effectuer ce contrôle. Même le pilote. Il suffira d’approcher le lecteur près de la puce RFID, passive, pour l'activer”, se félicite l’un des techniciens du projet. Afin d’anticiper d’éventuelles complications, le dispositif, doté d’une capacité de mémoire, permet également d’accéder à l’historique des 5 dernières mesures. Et pourrait, à terme, rendre possibles des services de maintenance prédictive. En moyenne, un avion décolle et atterrit entre 10 et 12 fois par jour. “Cette solution doit permettre un vrai gain de temps”, estiment les partenaires, qui annoncent une commercialisation en 2019.

 

Le drone sur mesure de Neva Aerospace

Avec son drone adaptable, le consortium européen Neva Aerospace entend offrir une solution de transport pratique et économique aux entreprises. Baptisé Eole, le drone, qui dénombre 4 moteurs à l’origine, peut en intégrer 6 de plus afin, par exemple de soulever une charge plus lourde. “Il suffit de connaître le poids de l’objet à soulever, et d’adapter le nombre de turbines en conséquence”, explique David Brotherton-Ratcliffe, le directeur scientifique. Outre le nombre de moteurs, il est également possible de jouer sur la puissance de ces derniers. Trois types de turbines sont ainsi proposés : Athéna peut soulever entre 2,5 et 4 kg. Hermès entre 5 et 8 kg, et Cerès de 9 à 15 kg. “Au lieu d’avoir une douzaine d’Athènes, on peut concevoir un drone doté de 4 Hermès…”, détaille le directeur scientifique. Si le drone civil peut soulever jusqu’à 25 kg, sa version militaire est conçue pour supporter jusqu’à 50 kg. La plateforme, reliée par un fil à un générateur, peut voler jusqu’à 30 mn sans interruption. Et être utilisée en intérieur comme en extérieur. Ses hélices, entourées d’une gangue, ne présentent pas de danger pour l’homme. Sa caméra embarquée permet également à Eole de mener des opération de surveillance.

Le dernier-né de la gamme, le drone Vlinder, mérite également le coup d’oeil. S‘il n’est pas modulable, ce drone, qui intègre un ensemble de turbines lui assurant puissance et stabilité, est doté d’une plus grande autonomie et capacité de poussée. Il peut en effet emporter jusqu’à 150 kg, et se maintenir en vol 40 minutes. Surtout, il peut s’agrémenter d’un bras robotisé afin d’effectuer des missions de maintenance en zones difficiles d’accès par exemple.

La voiture volante d’Aeromobil

Lignes arrondies et épurées, robe jaune et noire… La voiture volante de l’entreprise slovaque Aéromobil ne passe pas inaperçue au salon du Bourget. Exposée au Paris Air lab, l’espace dédié aux innovations, cet avion bi-place, en matière composite, transporte aussi bien ses passagers sur terre que dans les airs. Ses ailes, d’une envergure de 8,8 m, sont en effet conçues pour se replier à l’horizontale afin de s’intégrer dans le trafic routier. Mais cette flexibilité ne permet pas de s’insérer ou de s’extraire directement d’une route embouteillée. Il faudra tout de même prévoir une piste pour atterrir ou décoller. Sur route, cette guêpe motorisée peut atteindre les 160 km/h. Et filer jusqu’à 200 km/h dans les airs. Elle peut embarquer 240 kg de charge utile (passager compris). Les plus téméraires devront passer un permis de pilote avant de l’étrenner. Et pour cause : il faudra pouvoir se repérer sur le tableau de bord, hybride, qui réunit aussi bien les instruments relatifs à la conduite routière qu’aérienne. Le volant, lui, se double d’un manche afin de pouvoir voler.

Une plateforme de réalité virtuelle pour la formation des opérateurs

Et si les professionnels misaient eux aussi sur la réalité virtuelle ? Dans son châlet du salon du Bourget, Dassault systèmes présentait l’un des volets de sa plateforme 3D experience, réalisée dans le cadre d’un partenariat avec l'université de Wichita (Kansas) et l'Institut Américain de Recherche Aéronautique. Celle-ci doit permettre aux acteurs industriels d’accélérer et améliorer la conception de leurs produits en numérisant toutes les étapes de la chaîne de fabrication. Jusqu’à la formation du personnel, chargé de mener des opérations de maintenance sur le terrain. L’une des missions proposées par Dassault lors de sa démonstration proposée au salon du Bourget : monter un drone sur le terrain. Coiffé d’un casque de réalité virtuelle et muni d’une manette dans chaque main, l’opérateur doit saisir les pièces qui se présentent, modélisées, à ses pieds, et les assembler au carénage du drone qui se présente face à lui. Afin de mieux le guider dans ses mouvements,plutôt qu’une notice de montage, c’est une forme qui lui apparaît en transparence là où la pièce doit être positionnée. Avec un peu d’entraînement et de dextérité, la pièce s’emboîte parfaitement. Il suffit alors de valider l’action d’une pression sur le bouton de la manette. Et de vérifier, une fois le drone entier assemblé, toutes les étapes de la check list, elle aussi dématérialisée. Le drone peut alors s’envoler.

 

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Se prépare-t-on à la guerre spatiale ?

23 Juin 2017, 18:16pm

Publié par Grégory SANT

Se prépare-t-on à la guerre spatiale ?

 L'empereur Palpatine n'a qu'à bien se tenir: les Etats-Unis ont, depuis vendredi 16 juin, un "général de l'espace". Si l'information, rapportée par Le Point, peut faire sourire, elle montre en réalité à quel point l'orbite terrestre est devenue une zone de conflit potentiel entre la Chine, la Russie et les Etats-Unis.

 

Et dont la situation évolue très vite. Tellement que des parlementaires américains ont officiellement demandé, jeudi 22 juin, qu'un "Space corps" soit créé. Celui-ci fonctionnerait, comme la Navy, les Marines et l'Air Force, de manière plus indépendante du ministère de la Défense américain. Ce qui lui permettrait d'être plus souple et plus à même de s'adapter rapidement aux nouvelles technologies de l'espace.

 

Car avec le temps, l'armée américaine est devenue très dépendante de l'avantage technologique procuré par sa domination spatiale, notamment de son réseau satellite. 250.000 systèmes militaires américains dépendent du GPS, rappelle Motherboard.

 

Or, ces dernières années, la Russie et la Chine ont démontré à demi-mot qu'ils étaient capables de s'attaquer à ce réseau orbital.

Satellite kamikaze et d'abordage

 

Ainsi, la Chine avait envoyé un missile détruire un de ses vieux satellites, démontrant sa capacité à atteindre ces précieux vaisseaux orbitaux. Depuis, d'autres tests ont été effectués de manière plus subtile (le but étant de rater un satellite de peu, pour ne pas faire de vague).

En 2016, le pays a également lancé un satellite de test équipé d'un bras-grappin permettant de s'accrocher à d'autres satellites. Le but officiel est de lutter contre les débris spatiaux, mais un tel outil pourrait être utile pour détruire un équipement étranger.

La Russie travaille également sur des satellites capables de changer d'orbite pour aller à la rencontre d'objectifs. En 2014, le pays a lancé un satellite, Kosmos 2499, suspecté d'être un tueur de satellite, une sorte de kamikaze qui se placerait sur l'orbite d'un objet ennemi. La différence de vitesse suffirait à les éliminer tous les deux. Mais on peut aussi imaginer des objets capables de faire de petits mais terribles dégâts (en détruisant les antennes, par exemple, pour l'empêcher de communiquer).

Pour tous ces exemples, les Etats n'ont jamais reconnu le côté militaire de leurs expérimentations, invoquant de simples recherches scientifiques.

Réponse américaine à base de canons lasers

Mais cela n'a pas empêché les Etats-Unis de réagir. Le missile chinois de 2007? L'année suivante, les Etats-Unis font de même. Avant même la nomination du général de l'espace, l'Air Force disposait d'un centre de commandement spatial. Et il est en train de gonfler.

Ainsi, en 2016, le budget du département de la Défense consacré à l'espace a gonflé de 5 milliards de dollars. Il existe même une équipe, appelée "agresseurs de l'espace" dont le travail est de simuler un conflit orbital. Aussi, depuis 2014, l'US Air Force a déployé un petit réseau de satellite destiné... à surveiller ce qu'il se passe en orbite.

Les Etats-Unis disposent aussi de leurs armes spatiales, avérées ou supputées. En 2010, l'armée américaine réussissait à détruire un missile balistique avec un rayon laser. Plus récemment, en 2015, une société privée a annoncé travailler sur un drone équipé d'un canon laser, similaire mais cinq fois plus puissant que celui posé sur ce navire de l'US Navy:

Ces dernières années, il y a également eu beaucoup de spéculations sur l'utilisé du vaisseau spatial top-secret X-37B (même si les experts ne pensent pas qu'il puisse servir d'arme orbitale).

Cyberguerre orbitale

Mais si ces moyens existent, il est possible qu'à l'instar des bombes nucléaires aujourd'hui, ils ne soient pas utilisés. Car les conséquences seraient catastrophiques à cause des débris libérés dans l'espace. Rien que l'essai chinois de 2007 a engendré plus de 1600 débris qui gravitent autour de la Terre, sur plusieurs orbites différentes, à des dizaines de milliers de kilomètres-heure. Or, l'espace est déjà bien saturé de poubelles volantes:

Une destruction massive d'un réseau de satellites pourrait donc handicaper toutes les nations terrestres, y compris l'agresseur. C'est pour cela que le chercheur Deganit Paikowsky, interrogé par Motherboard, pense que la guerre de l'espace se fera à coups de piratage informatique.

"Ne pas utiliser d'attaques cinétiques est une question de durabilité et de sécurité pour l'environnement spatial", explique-t-il. "Les cyberattaques sont en train de devenir plus susceptibles d'être utilisées contre des systèmes spatiaux".

Espérons en tout cas que des armes bien réelles ne seront jamais utilisées en orbite. Car le scénario de "Gravity" d'une réaction en chaîne de débris n'est pas exclu. A vrai dire, il a même un nom: le syndrome Kessler. L'idée: si des débris se mettent à s'entrechoquer avec d'autres et à se diviser, la situation pourrait être telle qu'il ne serait plus possible de quitter l'atmosphère.

Déjà, la Nasa estime que d'ici 2025, n'importe quel objet lancé dans l'espace sera percuté par au moins un débris. L'espace aurait plus besoin d'une coopération internationale que d'une guerre orbitale.

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Voliro : un drone très agile

23 Juin 2017, 18:13pm

Publié par Grégory SANT

 

Des étudiants suisses sont parvenus à créer une innovation en matière de drone : il s’agit de Voliro, un type de drone multirotor spécifique dans la mesure où ses six rotors sont capables de pivoter à 360 degrés. Cela permet de la sorte d’effectuer à peu près n’importe quelle figure. Mais ce n’est pas le seul objectif.

Les drones multirotors, en plein essor

Les drones multirotors ont atteint aujourd’hui un niveau de popularité important parmi le grand public. Si les drones à quatre ou six rotors ne sont pas rares et sont particulièrement rapides, ils ne sont par contre pas réputés pour leur flexibilité, du fait de leurs rotors fixes.

C’est la nouveauté qu’apporte Voliro, un drone conçu par des étudiants de Zurich. Avec ses six rotors qui fonctionnent de manière indépendante et qui peuvent pivoter à 360 degrés, quasiment toutes sortes de figures peuvent être réalisées par ce drone.

Six rotors indépendants pour un maximum de liberté : l’innovation Voliro

Avec six rotors indépendants et la possibilité de contrôler séparément la position et l’orientation de l’appareil,  Voliro bénéficie d’une liberté de mouvement incroyable, ce qui lui permet de réaliser des choses assez exceptionnelles : vol sur le côté, à l’envers, demi-tour sur lui-même…

Mais l’objectif de Voliro n’est pas seulement d’effectuer des pirouettes. L’un des objectifs de ce drone d’un nouveau genre est la surveillance de bâtiments et d’infrastructures, et cela grâce à la possibilité pour ce drone de voler en parallèle à un mur.

En attendant, Voliro soulève d’autres questionnements. Ainsi, on peut s’interroger sur le niveau de maîtrise nécessaire pour piloter manuellement l’engin, sachant que les drones multirotors ne sont pas réputés faciles à contrôler. Avec ses six rotors indépendants, on peut se demander s’il n’y aura pas besoin au final de deux opérateurs. En effet, au vu de la complexité de ce drone multirotor, la question peut se poser.

 

 

Système d’assemblage du système Voliro

 

 

 

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Le parasol intelligent ShadeCraft par SunFlower

22 Juin 2017, 17:33pm

Publié par Grégory SANT

Le parasol intelligent ShadeCraft par SunFlower

nspiré du biomimétisme et empruntant son nom à la fleur de Tournesol, ce parasol bourré de capteurs tourne sur lui-même grâce à l’énergie solaire. Connecté au réseau Wifi de la maison via une application dédiée (SmartShade), il est également compatible avec d’autres de ses congénères connectés, à l’instar de Google Assistant, Siri et Alexa.

Plus qu’un parasol, l’objet fait aussi figure d’assistant personnel. Il vous permet de recharger vos appareils électroniques via un port USB, se pare d’un éclairage LED et embarque deux haut-parleurs Bluetooth pour que vous puissiez lézarder au soleil et changer la musique à votre convenance.

En bonus, SunFlower intègre aussi une caméra de surveillance 360 degrés qui capture, au gré de sa rotation, les instants mémorables que vous souhaitez sauvegarder. Enfin, le parasol vous tient informé concernant la météo et peut également se fermer automatiquement si jamais le temps se gâte.

Déjà disponible sur iOS, l’application SmartShade sera accessible sur Android dès l’année prochaine. SunFlower sera disponible en précommande dès le mois de juillet.

Côté budget, il faudra débourser près de 2 700 euros !

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le cabinet médical du futur

22 Juin 2017, 17:26pm

Publié par Grégory SANT

Avec ses grandes baies vitrées, sa décoration épurée et ses objectifs high-tech, le cabinet médical du futur imaginé par la start-up américaine Forward ressemble davantage à un Apple Store. Son fondateur, un ancien responsable de Google, ambitionne de tirer profit des avancées technologiques, pour réinventer la médecine.

«L’objectif, c’est d’inverser le paradigme pour passer d’une médecine réactive à une médecine proactive», explique Adrian Aoun. Pour y parvenir, l’entrepreneur mise sur l’analyse de données et l’intelligence artificielle: «Les médecins ont difficilement accès aux données de leurs patients. Ils ont besoin de meilleurs outils.»

 
 
 
Plus d'informations
 
 
 
 
 

Patients hyperconnectés

Chez Forward, dont le premier cabinet a ouvert ses portes en début d’année en plein de cœur de San Francisco, tout est donc pensé pour récolter le maximum d’informations. En arrivant, le patient passe d’abord sur un scanner corporel, développé par les ingénieurs de la société. En 45 secondes, son poids, sa taille, sa température, son rythme cardiaque ou encore sa pression artérielle sont collectés.

 

Une prise de sang et un prélèvement de salive sont également effectués. Forward fournit par ailleurs des objets connectés à ses patients, comme des bracelets, des balances, des moniteurs de sommeil ou encore des capteurs électrocardiogrammes. Toutes ces données alimentent automatiquement un profil informatique. «Nos médecins ne perdent plus de temps à entrer ses données manuellement sur leurs ordinateurs», souligne Adrian Aoun.

Les patients peuvent accéder en temps réel à leur profil depuis un smartphone. Ils peuvent aussi prendre rendez-vous en quelques clics ou discuter avec un professionnel de santé «à tout moment et dans les 90 secondes», explique le fondateur de la société.

Abonnement mensuel de 149 dollars

Forward ambitionne aussi de révolutionner le modèle économique. Les paiements à l’acte ont été remplacés par un abonnement mensuel de 149 dollars (environ 145 francs). Pour ce prix, ses patients disposent d’un nombre illimité de consultations, peuvent réaliser leurs vaccins et ont accès à des nutritionnistes ou gynécologues. «L’abonnement ne se substitue pas entièrement à une assurance santé», reconnaît Adrian Aoun. Il espère cependant baisser ses tarifs grâce à des économies d’échelles.

Pour atteindre ses objectifs, l’entrepreneur a séduit un groupe d’investisseurs de renom, comme Eric Schmidt, le président d’Alphabet, la maison mère de Google, Marc Benioff, le fondateur et patron de l’éditeur de logiciels Salesforce, ou encore les fonds Khosla Ventures et Founders Fund. La Silicon Valley se passionne en effet pour la santé. Depuis 2014, les start-up du secteur ont levé plus de 13 milliards de dollars aux Etats-Unis, selon les décomptes du fonds de capital-risque Rock Health.

Une quarantaine d'employés, la moitié ingénieurs

Selon la presse américaine, Forward, qui compte une quarantaine d’employés dont une moitié d’ingénieurs, aurait levé 30 millions de dollars. «Il nous faudra encore beaucoup plus d’argent», reconnaît son patron. L’entrepreneur ne manque en effet pas d’ambitions. Il espère ouvrir de nouveaux cabinets, d’abord aux Etats-Unis puis potentiellement à l’étranger. «Et un hôpital dans les dix ans», assure-t-il.

«Nous voulons tout rebâtir de zéro», poursuit-il. La société prévoit ainsi de développer des logiciels dopés à l’intelligence artificielle et de fabriquer de nouveaux instruments pour les médecins. En plus du scanner corporel, elle a par exemple conçu un outil infrarouge qui permet de trouver les veines pour une prise de sang. «La technologie doit permettre de résoudre l’arbitrage entre la qualité des soins et leurs coûts», conclut Adrian Aoun.

 

« Réapprendre à reconstruire ». C’est ce que prétend la société hollandaise CyBe grâce à ses imprimantes 3 D de béton. La startup a choisi le salon Viva Technology qui s’est tenu à Paris la semaine dernière pour présenter sa technologie innovante et un partenariat avec Bouygues Construction.
 
La startup CyBe a été créée il y a seulement quatre ans mais elle a déjà de nombreuses réalisations à son palmarès et notamment l’édification d’un bâtiment important à Dubaï, le R&Drone. Ses prestations innovent dans l’impression de béton, une technologie vieille de 10 ans. CyBe est en effet capable d’ « imprimer » un bâtiment directement sur place alors qu’auparavant, il fallait fabriquer des éléments, morceau par morceau, en usine.
L’intérêt de fabriquer sur place est évidemment économique. Les bâtiments, parfois aux formes très complexes, sont construits plus rapidement et pour beaucoup moins cher qu’une construction classique.
 
Le site Industrie & technologies indique que, côté matériaux, « Cybe a dû travailler sur les additifs chimiques qui entrent dans la composition du béton pour maîtriser la rhéologie du matériau, son temps de prise, et sa visquosité. La rhéologie est la tenue du béton sous l’effet des contraintes. Une première couche, notamment, doit pouvoir supporter une seconde couche. Le temps de prise du béton doit également être extrêmement rapide, de l’ordre de la minute. Ce qui n’est pas sans poser problème quant à la gestion de la fabrication du béton au pied du robot, mais permet de diminuer drastiquement le temps de séchage ! Enfin, la visquosité du béton doit être telle qu’il puisse être pompé par le robot et « imprimé » sans être ni trop solide, ni trop liquide ! »
 
L’imprimante de béton peut être montée sur chenilles pour se déplacer sur les chantiers. Elle travaille sur la base de logiciels de modélisation qui dirigent les têtes d’impression en fonction du dessin du bâtiment que l’on souhaite obtenir.
 
Le fondateur de la société, Bart Vaessen affiche sans complexes ses ambitions : « Nous voulons réapprendre à construire. Grâce à cette technique, les différents pans de la construction, de la conception jusqu’à la finalisation, sont bien plus intégrés, et doivent l’être pour que cela fonctionne. Tout le monde travaille ensemble. »
C’est ce concept « réapprendre à reconstruire » qui a intéressé le géant de la construction Bouygues. Un partenariat a donc été conclu avec la jeune société. Le responsable de l’open-innovation chez Bouygues, Roland Leroux, explique : « Ce qui nous intéresse dans cette technique, c’est la souplesse. Souplesse sur la forme mais aussi sur les coûts et la rapidité. Nous n’aurions pu construire le bâtiment à Dubaï avec des matériaux classiques. On aurait dû faire faire des moules par des sous-traitants, ce qui aurait pu prendre un mois, puis une fois le béton coulé, il aurait fallu attendre trois semaines pour que cela sèche ! »
 
Selon le dernier rapport publié par MarketsandMarket, société américaine de consulting et d’études de marché, le marché de l’impression 3D béton devrait connaître « une croissance significative au cours des prochaines années en raison de l’urbanisation et l’industrialisation rapide, avec des investissements accrus dans les développements d’infrastructure dans les marchés émergents. »
 
Dans son étude MarketsandMarket distingue trois secteurs sur ce marché : la construction industrielle, la construction architecturale et la construction domestique qui devrait représenter la part la plus importante de ce marché dans les cinq prochaines années.

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Forte progression du marché de l'impression 3D

22 Juin 2017, 17:23pm

Publié par Grégory SANT

Forte progression du marché de l'impression 3D

Avec une croissance annuelle des livraisons de 29% enregistrée en 2016 et une progression des revenus de plus de 18%, le secteur de l’impression 3D se porte bien. Côté livraisons, la plus forte progression est enregistrée par les imprimantes à dépôt de matière (FFF et FDM) et par les systèmes de stéréolithographie (SLA) qui enregistrent des croissances d’environ 30%. En valeur, ce sont les systèmes à fusion sur lit de poudre qui pointent en tête avec des ventes en hausse de 40% entre 2015 et 2016. « Le raffermissement du marché se poursuit sur le plan mondial avec plus de choix en matière de matériels et de logiciels, ce qui attire plus d’investissements dans le secteur et une plus grande utilisation du matériel installé », commente dans la présentation de l’étude, Tim Greene, directeur de recherche Hardcopy Solutions chez IDC. «  Nous constatons une formidable croissance dans certains segments technologiques clés comme la FFF/FDM, la SLA et la fusion sur lit de poudre, qui enregistrent des taux de croissance à deux chiffres d’une année sur l’autre. »

Les plus fortes croissances des livraisons d’imprimantes 3D sont enregistrées par la région Asie/Pacifique (à l’exclusion du Japon), qui devient la région la mieux dotée en la matière, par l’Europe Centrale et de l’Est ainsi que par la zone Moyen-Orient/Afrique. En revanche, malgré un rebond en fin d’année, l’Amérique du Nord enregistre un recul de ses ventes en 2016. IDC ne communique malheureusement pas les chiffres concernant l’Europe de l’Ouest.

Côté fournisseurs, les fabricants chinois tels que Flashforge, XYZ Printing et Tiertime, spécialisés dans les systèmes FFF/FDM bas de gamme, sont à l’origine de 30% des livraisons d’imprimantes 3D mais ne représentent que 5% du chiffre d’affaires mondial. En revanche, Stratasys et 3D Systems n’ont pesé que 6% des livraisons mais ont encaissé 30% du chiffre d’affaires mondial.

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La première greffe de tête en 2017 ?

21 Juin 2017, 18:50pm

Publié par Grégory SANT

 

 

Russell Cheyne / Reuters
Le neurochirurgien italien Sergio Canavero

Des scientifiques, critiqués par leurs collègues, qui coupent la tête d'une personne et la transposent sur le corps inanimé d'une autre. Cela a tout d'un scénario de science-fiction, sauf que c'est l'ambition de deux chirurgiens bien réels. Ils espèrent même réaliser cette greffe de tête d'ici la fin de l'année.

L'un, Sergio Canavero, est neurochirurgien. Il est devenu célèbre en 2013, quand il a pour la première fois évoqué l'idée qu'une greffe de tête était possible. Et qu'il allait s'en occuper dans les années à venir. A ce moment, il cherchait alors des chirurgiens pour l'aider, lors de congrès aux Etats-Unis notamment.

C'est peu dire que son projet fut critiqué par la communauté scientifique, à la fois sur le plan éthique et technique. On lui a notamment reproché une absence de preuves et de résultats, sans lesquelles il est difficile d'imaginer la viabilité d'une telle greffe.

 

Une opération prévue en Chine cette année

Mais depuis, le sulfureux scientifique italien a trouvé un compagnon de route expérimenté et un pays moins sourcilleux sur les questions éthiques. Sergio Canavero a en effet annoncé le 27 avril qu'il allait réaliser cette greffe de tête en Chine fin 2017, avec une équipe dirigée par le chirurgien chinois Xiaoping Ren. Celui-ci a notamment participé à la première greffe de main aux Etats-Unis.

 

La date exacte de l'opération devrait être communiquée d'ici le mois de juin. Quelques mois plus tôt, le New York Times affirmait que les chercheurs avaient déjà plusieurs volontaires pour cette première mondiale. Pour l'instant, le patient zéro devrait être M. Wang, un homme de 62 ans paralysé six ans plus tôt. Xiaoping Ren affirme avoir commencé des expériences sur des têtes de souris et sur des cadavres humains.

Techniquement, voici ce qui devrait se passer, en tout cas, si l'on en croit les promesses de ces deux chirurgiens. Le corps du donneur ainsi que celui du patient seront refroidis, pour leur permettre de résister à la privation d'afflux sanguin, et donc d'oxygène. Les tissus ainsi que la moelle épinière seront sectionnés. La tête sera ensuite connectée au corps du donneur, puis les vaisseaux sanguins reconnectés. Enfin la moelle épinière sera raccordée, grâce à une substance particulière servant de colle.

Parmi les (nombreuses) critiques techniques, beaucoup pointaient du doigt l'absence d'études publiées dans des revues scientifiques à comité de lecture. Car les défis médicaux sont énormes. Il faut à la fois garder le cerveau alimenté en oxygène, mais aussi réussir à ressouder la moelle épinière, ce qui est considéré comme mission impossible par plusieurs chirurgiens interrogés par les médias américains.

Des expériences (critiquées) sur les animaux

Des critiques auxquelles Sergio Canavero a tenté de répondre ces derniers mois, en participant à la publication de plusieurs articles scientifiques. En août, trois d'entre eux dévoilaient les résultats d'une équipe sud-coréenne. Les chercheurs affirment avoir réussi à "recoller" la moelle épinière sectionnée de souris, de rats et d'un chien. Pour ce faire, les chercheurs ont utilisé un produit chimique, le PEG, qui aiderait à reconnecter la moelle épinière. Le neurochirurgien italien a aidé à interpréter ces résultats.

Mais malgré tout, les scientifiques sont dubitatifs. Le New Scientist avait interrogé des spécialistes du sujet en septembre. Ceux-ci n'avaient soit pas voulu s'exprimer, soit avaient douté des résultats. Il faut dire que les études n'étaient pas si nettes que cela. Par exemple, quatre des cinq rats d'une des expériences seraient morts noyés dans une inondation du laboratoire, selon les auteurs. Dans l'étude portant sur les chiens, seul un animal a été testé, et aucune donnée ne permet de savoir si sa moelle épinière était véritablement sectionnée avant l'opération.

Plus récemment, le 27 avril dernier, l'équipe de Xiaoping Ren a publié une autre étude, dans la revue CNS Neuroscience & Therapeutics. Les chercheurs auraient réussi à greffer une tête de souris sur un rat. Cette tête n'est pour autant pas connectée à la moelle épinière du rongeur hôte. Le but de l'expérience était tout autre: montrer qu'il est possible de réaliser ce transfert sans que le cerveau ne subisse de dégâts à cause du manque d'influx sanguin. Ce que les scientifiques auraient réussi à faire, selon l'étude, comme le rapporte Le Monde.

 

CNS Neuroscience & Therapeutics

 

Selon Sergio Canavero, beaucoup "d'études contrôlées ont été réalisées en Corée du Sud et en Chine sur de nombreux animaux différents et les résultats sont très clairs: la moelle épinière et la possibilité de se mouvoir peut être entièrement restaurée". Reste à voir quelle sera cette fois la qualité de ces données, quand elles seront effectivement publiées.

Et même si les résultats sont satisfaisants, ils concernent des animaux assez distincts de l'homme et sont pour l'instant circonstanciés à des détails bien spécifiques. Il y a un énorme pas à franchir jusqu'à la greffe effective d'une tête entière sur un corps étranger, surtout s'il est humain. Les risques de rejet, par exemple, sont à prendre en compte. D'autant qu'il serait surement fatal.

Prochaine étape, le cerveau cryogénisé

Mais même si d'aventure, les deux chirurgiens avaient la possibilité technique de réaliser une greffe, reste à savoir s'il faudrait le faire éthiquement. Arthur Caplan, bioéthicien de l'université de New York, estimait ainsi dans le New Scientist que Sergio Canavero ferait mieux de se concentrer sur les "centaines de milliers de personnes qui pourraient bénéficier d'une procédure qui permet de faire repousser la moelle épinière". "C'est comme dire que je veux voler jusqu'à la prochaine galaxie quand il serait déjà bien de coloniser Mars, et je pense que les probabilités sont similaires".

C'est notamment pour échapper à ces débats moraux que l'expérience pourrait avoir lieu en Chine. Le pays n'est en effet pas très à cheval sur les règles éthiques. D'ailleurs, le travail de Xiaoping Ren est financé par le gouvernement chinois.

Mais Sergio Canavero ne s'embarrasse pas vraiment de l'éthique et pense déjà à la suite. Dans sa récente interview à Ooom, il explique travailler à la première... greffe de cerveau. L'avantage, selon lui, c'est que le risque de rejet serait moindre, vu qu'il n'y a pas de vaisseau sanguin ou de muscles à greffer. L'idée serait d'utiliser un cerveau cryogénisé et de l'implanter dans le corps d'un donneur. Une idée un peu particulière de la vie éternelle.

Et le fait est que le procédé de vitrification existe et passionne bon nombre de scientifiques. Récemment, une équipe a réussi à cryogénisé un cerveau de lapin, qui n'a subi aucun dégât. Mais le vrai problème, c'est de le décongeler sans dommage. Là aussi, il y a eu une récente avancée: des chercheurs ont réussi à réchauffer parfaitement des tissus cryogénisés.

Mais de l'aveu même des auteurs, faire de même avec des organes humains prendra au moins 7 à 10 ans. Surtout, même si l'on y arrivait, il y a de grandes chances que les connexions neuronales ne soient pas maintenues. Alors imaginer arriver à extraire un cerveau humain, le cryogéniser, le greffer et le réchauffer, c'est pour l'instant de la science-fiction.

Si Sergio Canavero a tout du parfait savant fou, il semble encore loin de réussir à créer son monstre de Frankenstein. Et c'est peut-être tant mieux: cela laissera du temps à la société pour débattre de l'utilité de telles possibilités.

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