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Ouverture au public de l'Orange Labs de Caen

17 Octobre 2017, 18:49pm

Publié par Grégory SANT

Résultat de recherche d'images pour "orange lab caen"

C'est un laboratoire de recherche et développement qui s'est dévoilé au tout-venant, ce dimanche 15 octobre. L'occasion de découvrir quelques trouvailles, comme un projecteur à écran tactile ou un robot permettant une visioconférence.

C'est un cruel dilemme qui s'impose, lorsqu'un véritable pôle de recherche comme l'Orange Labs de Caen ouvre ses portes un dimanche aussi ensoleillé.

Ceux qui ont fait le choix de la science ont en tout cas pu découvrir une foultitude de projets, comme ce "micro-projecteur muni d'un laser quadri-dimensionnel et d'une caméra infrarouge qui permet de transformer n'importe quelle surface en surface tactile". Cette unité de recherche et développement du géant de la communication Orange, qui a remplacé l'ancien SEPT de Caen et emploie 300 personnes, est surtout spécialisée dans la sécurité monétaire du "banking" par téléphone.

Il s'agit du fait de régler toutes ses transactions par téléphone portable. Une pratique déjà utilisée par près de 30 millions d'Africains, et qu'Orange voudrait développer.

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L'avenir de l'ordinateur selon Facebook

16 Octobre 2017, 18:29pm

Publié par Grégory SANT

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Le DAQRI Smart Helmet, où la réalité augmentée pour les professionnels.

Dans les années 80', le minitel faisait son apparition. Nombreux sont les foyers en ayant possédé un. Seulement, avec l'apparition de l'ordinateur, le minitel a été descendu au rang d'obsolète, lui octroyant une place de choix, dans les poubelles ou chez des collectionneurs. Seulement, il se pourrait bien que l'ordinateur ait finalement atteint ce point de non-retour. Alors, prêts à délaisser votre PC pour vous focaliser sur votre iPhone X ?
 
La fin de l'ordinateur tel que nous le connaissons ? 

Se connecter à Internet est devenu presque primordial, pour de nombreuses personnes. Que ce soit pour s'y informer, échanger ou tout simplement télécharger les 100 Go de l'Ombre de la Guerre, la toile est devenue un lieu de rassemblement pour des milliards d'humains. Selon l'étude Ruptures 2020 réalisée par Facebook IQ et présentée par le directeur de Facebook France au Hubforum, Laurent Solly, ce mercredi, les smartphones seront la seule source de connexion au net pour 3 milliards de personnes. Le nombre de personnes équipées d'un téléphone mobile devrait atteindre 5,5 milliards d'ici 2020. 

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Le minitel, disparu depuis le début des années 2000.

Leur connexion Internet, certains la vénèreraient s'ils le pouvaient. Aux Etats-Unis, un interrogé sur deux serait prêt à se passer de manger au restaurant pendant un an ou partir en vacances quand un interrogé sur cinq au Kenya et en Afrique du Sud renoncerait aux transports en commun, afin de garder leur accès au web. Même si certains sont plus connectés que jamais et tiennent à le rester, ce n'est pas autant qu'il faut commencer à dire adieu à ces bons vieux desktop. 

"Je ne pense pas qu’on arrivera jusque-là car l’ordinateur, dans certains cas d’usage, a une utilité" rassure Brice Vinocour, marketing manager pour Facebook France, dans des propos rapportés par 20 minutes. "En termes d’intensité et de durée d’exposition média, le téléphone dépasse l’ordinateur. Mais ce qui est certain c’est que, dans nos pays, la croissance du mobile dépasse largement celle du desktop et cette tendance va se poursuivre. Dans les pays émergents, des millions de gens vont découvrir Internet avec le smartphone, ils ne verront sans doute jamais un desktop de leur vie."

Même si Facebook ne parie pas sur une disparition rapide de l'ordinateur de bureau, son utilisation devrait être grignotée par les smartphones, mais également les nouvelles technologies en approche. "La vidéo va être beaucoup plus diversifiée avec la réalité virtuelle, la réalité augmentée et l’intelligence artificielle." indique Brice Vinocour. Pourtant, même si la réalité virtuelle a conquis le foyer de nombreux gamers, son utilisation professionnelle de tous les jours reste rare. Facebook tient d'ailleurs à s'imposer dans ce domaine depuis l'acquisition de l'Oculus Rift en 2014 pour 2 milliards de dollars. 

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Quel marché pour les smartgrids ?

16 Octobre 2017, 18:26pm

Publié par Grégory SANT

Entre 2016 et 2018, le marché français des smartgrids va presque doubler. © Xerfi

Les quatre prochaines années devraient être déterminantes pour le marché des smartgrids en France. Selon les prévisions de notre partenaire Xerfi, qui portent sur la période 2018-2022, le marché des réseaux intelligents d'électricité, de gaz et d'eau va presque doubler entre 2016 et 2018, passant de 800 millions d'euros l'année dernière à 1,5 milliard l'année prochaine.

Xerfi s'attend aux mouvements suivants entre 2018 et 2022 chez les gestionnaires de réseaux :

  • Des efforts de R&D soutenus par les pouvoirs publics, qui permettront aux gestionnaires de s'équiper en matériels et logiciels dédiés à l'intégration des énergies vertes dans les réseaux. L'arrivée de la 5G et la miniaturisation des capteurs devraient également porter le marché.
  • Des investissements massifs dans la modernisation des infrastructures.
  • Une augmentation de la demande mondiale de smart grids, qui entraînera des économies d'échelle et une baisse des prix des équipements.
  • Une diversification dans les services chez les fabricants d'équipements via des prestations de maintenance.

Dans le détail, 2018 et 2019 devraient marquer un pic d'activité, notamment grâce à des investissements dans l'installation de compteurs de gaz et d'électricité intelligents. 2017-2019 correspondra également à "une phase de démonstration à grande échelle" et d'investissements dans la modernisation des réseaux de distribution et de transport d'électricité, estime Xerfi. (A part pour le secteur du gaz, dont les premiers démonstrateurs n'arriveront qu'en 2019.) Cette modernisation permettra de réaliser des économies et une amélioration de la qualité du service.

Le marché devrait se rétracter en 2020 (1,3 milliard d'euros) et 2021 (1,2 milliard), sous l'effet d'une baisse des dépenses des gestionnaires de réseaux. Avant de repartir à la hausse en 2022 (1,4 milliard) grâce aux nouvelles de technologies de "smart operation", qui permettent "un pilotage plus fin et plus réactif des réseaux d'électricité et de gaz", explique Xerfi.

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Bar Ganadara par Jean de Lessard

16 Octobre 2017, 18:20pm

Publié par Grégory SANT

La transformation par la firme de design Jean de Lessard – Designers Créatifs d’un vaste espace à l’abandon depuis six ans a donné naissance au bar Ganadara, en juin dernier.

Le design module avec succès des besoins au départ contradictoires : créer un environnement chaleureux et confortable, mais dans un endroit rythmé par une plastique unique au rap coréen. Les designers ont privilégié la simplicité solide du bois, à l’intérieur d’une coquille plus grossière de béton et d’acier.

Partant de leur axe de réflexion principal, ils ont développé la notion d’espace collectif dans un lieu nocturne, au moyen de la forme circulaire répétitive, notamment, le positionnement central des fonctions et la déambulation périphérique. La notion de « spectacle » se trouve amplifiée, d’autant que l’éclairage et sa disposition dans l’espace crée des points de vue aux ambiances variées.

« L’espace est conçu de telle manière que les gens se regroupent au comptoir-bar. La géométrie focalise l’énergie à l’intérieur des lieux, » explique Jean de Lessard.

Cet îlot qui fait aussi office de cuisine agit comme force centripète. Des éléments décoratifs contribuent à ramener les regards au cœur de l’espace : d’épais rideaux aux fenêtres closent l’espace; puis, une seconde peau et une troisième, respectivement, une forêt de bambous et une paroi en verre givré, viennent également faire obstacle au dehors.

Un autre moyen ingénieux utilisé pour structurer l’espace est la construction sculpturale aérienne au-dessus du comptoir-bar. Quelque 2 700 montants de bois de longueurs différentes épousent un mouvement fluide vers le bas, focalisant de nouveau les regards là où tout se passe.

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Casio présente une imprimante 2,5D

12 Octobre 2017, 20:01pm

Publié par Grégory SANT

 

 

L’imprimante développée par le japonais Casio n’est pas une imprimante 3D mais s’en rapproche curieusement : la Mofrel est une imprimante 2.5D qui vient ajouter un relief à la feuille imprimée. L’utilisateur peut ainsi avoir la sensation de toucher du cuir et toutes sortes de textile, une innovation intéressante dans le monde du design.

Cela fait quelques années que la technologie 2.5 Printing est à l’étude : c’est le français Océ Print Logic Technologies France, racheté par le groupe Canon en 2010, qui avait commencé à la développer. C’est donc à partir de ces recherches que le groupe japonais a fabriqué sa nouvelle imprimante 2.5D.

imprimante 2,5D

La Mofrel cherche à reproduire différents matériaux et à offrir une expérience tactile. Ce n’est pas un objet en 3D qui sort de cette imprimante mais elle ajoute quand même du relief. Ce sont les feuilles développées par Casio qui sont clés dans cette nouvelle imprimante 2,5D. Elles ont l’apparence de feuilles de papier classiques mais contiennent en réalité une micro couche de poudre. Chaque particule est composée d’un hydrocarbure liquide recouvert d’une résine thermoplastique (acrylonitrile) : elles se dilatent lorsqu’elles sont exposées à la chaleur. La structure se maintient quand la température baisse, ce qui donne cette texture sur la feuille.  

 

Afin de mieux contrôler la création de la texture, son motif est d’abord imprimé sur le microfilm supérieur de la feuille en utilisant du carbone. Puis, ces particules de carbone concentrent la chaleur sur les zones de micropoudre souhaitées ce qui fait gonfler certaines parties de la feuille, créant ainsi l’effet en relief. Le microfilm est ensuite décollé et les couleurs sont appliquées via un procédé d’impression de jet d’encre classique. Il est aujourd’hui possible d’imprimer des textures de 2,5 mm maximum – Casio conseille toutefois de régler l’épaisseur à 1,7 mm.

imprimante 2,5D

Créd

imprimante 2,5D

Le processus entier ne prend que 3 à 5 minutes pour une feuille A4 qui coûte aujourd’hui $10. Un prix qui peut paraître élevé pour une feuille de papier mais qu’il faut remettre en perspective par rapport à la gamme large de textures que la machine peut imiter. C’est une opportunité pour les designers qui pourront créer des prototypages avec le matériau réel dès le début et se rendre compte du résultat final beaucoup plus rapidement.  Cela peut être particulièrement intéressant pour créer l’intérieur d’une voiture par exemple.

imprimante 2,5D

La version actuelle de l’imprimante professionnelle coûte 40,000€ et devrait être prête l’année prochaine. Peut-elle être une alternative aux imprimantes 3D pour les designers?

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POILU : l'impression 3D se lance dans la déco

12 Octobre 2017, 17:33pm

Publié par Grégory SANT

POILU vases imprimés en 3D par Bold Design

Bold Design, véritable laboratoire de design imaginé par les designers français William Boujon et Julien Benayoun, nous présente la collection de vases POILU, vase découverts lors de la Paris Design Week.

Pour mémoire, lors de la #PDW15 le studio avait présenté son premier prototype lors de l’exposition originale Design Porn.

POILU vases imprimés en 3D par Bold Design POILU vases imprimés en 3D par Bold Design POILU vases imprimés en 3D par Bold Design

Le studio à eu le temps d’explorer de nouvelles possibilités d’impression 3D durant ces deux années, POILU repose sur l’utilisation PLA et matières et fibres naturelles comme le bois, bambou ou encore la noix de coco.

« Une exploration personnelle des possibilités de l’impression 3D de générer des formes et de créer et d’implanter des « poils ». La machine interprète un code composé de coordonnées à mi-chemin entre logique informatique et loi naturelle dont le rendu ne peut s’apprécier qu’une fois l’objet créé. »

Le résultat est à la fois intrigant et originale, les vases s’habillent de poils, cheveux ou mentaux d’hiver. Les interprétations ou extrapolations vont alors bon train.

Nous avons la chance d’en savoir un peu plus sur la conception de cette collection avec des images exclusives sur la fabrication…

POILU vases imprimés en 3D par Bold Design POILU vases imprimés en 3D par Bold Design

Préparation des formes, couleurs et matériaux… Puis nous passons aux premiers essais :

POILU vases imprimés en 3D par Bold Design POILU vases imprimés en 3D par Bold Design POILU vases imprimés en 3D par Bold Design

Un long travail de forme et réalisation des « poils » est obligatoire afin de trouver le meilleur paramétrage de la machine.

POILU vases imprimés en 3D par Bold Design POILU vases imprimés en 3D par Bold Design

 

POILU vases imprimés en 3D par Bold Design

Pour un résultat final :

POILU vases imprimés en 3D par Bold Design POILU vases imprimés en 3D par Bold Design

 

 

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La fenêtre devient aussi intelligente et connectée

12 Octobre 2017, 17:19pm

Publié par Grégory SANT

Une équipe d’ingénieurs de l’Université de Standford a publié au cours du mois d’aout une étude décrivant une nouvelle (GE, la présentée en 1991 dans un concept de maison) technologie de fenêtres « intelligentes » dont le verre peut s’assombrir en moins d’une minute, puis revenir à son état initial dans le même laps de temps. Cette nouvelle technologie utilise un gel polymère contenant des ions métalliques appliqués sur une électrode transparente et aurait un coût de fabrication très inférieur aux verres électrochromiques qui existent déjà. L’utilisation de ce type de verre pourrait donc se généraliser, et se démocratiser, dans des secteurs tels que celui de la construction, en permettant de réduire jusqu’à 20 % les coûts de chauffage et de climatisation des immeubles équipés. Ils pourraient également être plus généralement employés dans les secteurs de l’aviation ou de l’automobile (toits ouvrants, pare-brise, etc.).   

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SolCold : la peinture magique qui transforme le soleil en climatisation

11 Octobre 2017, 16:39pm

Publié par Grégory SANT

Une innovation contre-intuitive ce matin. En principe, le soleil, ça chauffe. Là, vous avez trouvé une peinture qui refroidit les murs lorsqu’elle est bombardée par le soleil.

De la peinture qui transforme le soleil en climatisation. Plus elle reçoit de soleil, plus elle rafraichit les murs. Tout cela sans électricité.

On savait déjà que la peinture blanche renvoyait la lumière du soleil. Donc qu’elle limitait l’augmentation de température d’un petit degré, pas plus.

Là, on va beaucoup plus loin. Puisque cette peinture peut faire tomber la température d’une pièce de 10° en plein soleil. Cela veut dire, qu’en été, on aura besoin de moins de refroidissement et donc que l’on fera des économies d’énergie.

Mais comment le soleil peut refroidir une peinture ?

Vous l’avez dit, c’est complètement contre-intuitif. Mais le principe est connu. Il s’agit du refroidissement laser.

Il se trouve que lorsque certains matériaux sont soumis à une lumière très particulière (un laser par exemple), ils laissent s’échapper des photons, ce qui leur fait perdre de l’énergie et donc de la chaleur. On arrive ainsi à refroidir des objets jusqu’à -120°.

C’est ce principe qu’ont utilisé les ingénieurs israéliens de la société SolCold. Leur peinture est en fait composée de deux couches : une première qui filtre la lumière du soleil pour ne laisser passer qu’un certain type de rayons. Et une seconde qui perd de la chaleur quand elle reçoit cette fameuse lumière.

Et elle coûte cher cette peinture climatisante ?

Elle n’est pas encore commercialisée. Mais on sait déjà que ce ne sera pas donné. Il faudra compter environ300€ pour 100 mètres carrés. Soit 3 à 4 fois plus qu’une peinture extérieure classique.

Donc les premiers clients seront probablement des bâtiments commerciaux. Mais comme toujours, les prix finissent par baisser et on en retrouvera dans les magasins de bricolage.

On peut être assez épaté par les innovations autour de la peinture. Nous vous avions déjà parlé de peinture dépolluante, de peinture anti odeurs et de peinture qui stocke la chaleur du jour pour la restituer la nuit. On peut parier que l’on aura bientôt des peintures solaires qui génèrent de l’électricité.

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Thalès présent des nanoneurones pour l'intelligence artificielle

11 Octobre 2017, 16:35pm

Publié par Grégory SANT

Thalès présent des nanoneurones pour l'intelligence artificielle
Puissance ou sobriété

Cette problématique - la recherche d'une plus grande sobriété énergétique en matière de calcul - est au coeur des recherches menées par le groupe Thales dans le domaine de l'intelligence artificielle, qui viennent de donner lieu à un article remarqué dans la revue « Nature » sur les nanoneurones .

Une grande partie du problème vient de la configuration même de nos ordinateurs, qu'il s'agisse de SoC, de supercalculateurs ou de nos classiques PC. Deux blocs spatialement distincts se font face : celui correspondant à la mémoire du disque dur et celui correspondant au traitement (la mémoire de travail), éloignés dans les circuits de la machine de quelques millimètres, voire quelques centimètres. « Ce qui, à l'échelle d'un processeur, est énorme », commente Julie Grollier , directrice de recherche à l'unité mixte CNRS-Thales et principale auteure de l'étude sur les nanoneurones parue dans « Nature ».

« C'est un peu comme si un cuisinier disposait d'une table avec les ingrédients (les données, c'est-à-dire la mémoire) d'un côté et d'une table avec les ustensiles de cuisine de l'autre, et que les deux tables étaient séparées par des milliers de kilomètres. » Faire transiter les données d'un bloc à l'autre le plus vite possible : voilà ce qui rend nos ordinateurs de toute sorte si gourmands en énergie - et ce d'autant plus qu'ils sont plus puissants. Mais cette course à la vitesse a des limites physiques, auxquelles l'électronique actuelle est en passe de toucher. Pour sortir de cette impasse, il faudrait que la composante de base de l'électronique, le transistor, soit lui-même doté d'une mémoire. Mais il n'en est rien : un transistor isolé n'est rien d'autre qu'un simple interrupteur. Rien à voir avec un neurone biologique, alimenté en données par ses synapses, qui le relient aux autres ( dans le cerveau, chacun de nos 100 milliards de neurones dispose en moyenne de 10.000 synapses, soit 10.000 connexions !).

Il est bien sûr possible de construire quelque chose qui ressemble à un neurone artificiel, c'est-à-dire qui ait une mémoire, avec des transistors. Mais il faut alors en assembler beaucoup, et l'on se heurte alors à un problème de taille : un ensemble de transistors suffisamment complexe pour prétendre au titre de neurone artificiel s'étend, au mieux, sur une centaine de microns. « Pour doter de cette façon une machine d'autant de neurones artificiels que nous avons de neurones biologiques dans le cerveau, il faudrait construire une galette de silicium de trente mètres de diamètre », a calculé Julie Grollier.

Une première mondiale

Les transistors sur lesquels a été construite toute l'électronique actuelle ne sont donc pas la bonne piste pour aller vers le neurone artificiel. La chercheuse de Thales et son équipe ont choisi d'en explorer une autre : les oscillateurs magnétiques. A l'inverse des transistors isolés, ces minuscules cylindres magnétiques de 100 nanomètres - et demain peut-être 10 - de diamètre ont en eux-mêmes une mémoire.

Ces « nanoneurones » magnétiques sont issus des travaux en matière d'électronique de spin (ou spintronique) du prix Nobel de physique Albert Fert, qui a son bureau au centre Palaiseau de Thales. Julie Grollier les a testés. Plus précisément, elle a cherché à savoir si un réseau de tels nanoneurones était capable d'accomplir une tâche cognitive complexe, du type de celle que doit pouvoir effectuer une machine pour relever de l'intelligence artificielle. La tâche cognitive en question consistait à reconnaître un chiffre de 0 à 9 prononcé par divers interlocuteurs. Ce qui a l'air plutôt bébête dit comme ça, mais n'en constitue pas moins une première mondiale, ce qui explique que l'expérience ait intéressé une revue aussi prestigieuse que « Nature ».

Expérience faite, le réseau de nanoneurones de Julie Grollier reconnaît les chiffres prononcés avec un score de 99,6 %. « La prochaine étape, confie-t-elle, sera d'assembler des réseaux de nanoneurones de plus en plus grands, et, in fine, de fabriquer une puce capable de reconnaître des signaux complexes et d'apprendre en temps réel de ses erreurs » - en d'autres termes, et pour reprendre sa propre métaphore, de construire enfin une cuisine fonctionnelle où la table des ingrédients et celle des ustensiles ne soient pas séparées par l'étendue d'un océan…

Quel sera le gain en termes de consommation d'énergie de cette puce basse consommation et néanmoins intelligente ? « Nous visons une division par un facteur 10, voire 100 », lâche la jeune chercheuse, qui a encore assez d'années de travail devant elle pour voir émerger cette électronique du troisième type.


En savoir plus sur https://business.lesechos.fr/directions-numeriques/030682714030-des-nanoneurones-pour-doper-l-intelligence-artificielle-314381.php?dcFEU01Gt7T4ovWV.99

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Comment l'impression 3D va impacter le commerce mondial

11 Octobre 2017, 16:33pm

Publié par Grégory SANT

 

 

La banque hollandaise ING a publié il y a quelques jours un rapport dans lequel elle explique que l’impression 3D pourrait être en mesure d’éliminer une partie importante du commerce international en 2060, notamment à cause d’une forte baisse de l’importation et de l’exportation.

Le rapport explique que la relation actuelle entre l’impression 3D et le commerce est presque insignifiante si on la compare à ce qu’elle pourrait être dans les prochaines années. Il ne faut toutefois pas oublier que la vente d’imprimantes 3D a doublé en 2016 et que l’impression 3D est un marché en pleine maturation qui a déjà atteint six milliards de dollars.

impression 3D commerce international

Evolution de la fabrication additive dans le secteur de la production

La principale affirmation du rapport d’ING est qu’il prévoit une diminution élevée du commerce international de 25% en moins de quatre décennies, changeant complètement ce que nous connaissons du secteur industriel aujourd’hui. En effet, il est encore difficile d’imaginer qu’une grande partie des produits utilisés seront créés grâce à l’impression 3D. Il est difficile de définir le potentiel exact de l’impression 3D mais quelques experts espèrent une implication de 50% dans la production dans les décennies à venir, explique le rapport. Les calculs effectués montrent que si les investissements dans l’impression 3D continuent de croître, 50% des biens manufacturés seront imprimés en 2060.”

La fabrication additive est aujourd’hui en forte croissance pour l’industrie mais certains secteurs, pays et entreprises pourraient être plus touchés que d’autres démontre le rapport. Pour les Etats-Unis par exemple, la fabrication additive montre un impact largement positif. On entrevoit déjà de multiples développements notamment dans le secteur automobile qui pourrait créer à terme de nouveaux emplois et ainsi favoriser la production locale. Mais in fine, cela devrait avoir un impact négatif pour des pays comme le Mexique, l’Allemagne ou le Canada qui ont des flux commerciaux avec ce pays. La Chine pourrait également être affectée car c’est un important producteur de biens de consommation qui sont vendus à des pays comme les Etats-Unis.
impression 3D commerce mondial

Les échanges commerciaux dans le secteur automobile

L’impression 3D peut être une menace pour le commerce mondial mais d’un autre côté, elle permet de ramener la production à l’échelle locale, un avantage régulièrement soulevé concernant la fabrication additive. “Une fois que l’impression 3D sera applicable et économiquement viable pour la production de masse, elle augmentera la production locale avec des imprimantes 3D au détriment des importations. On commence à aller, pas à pas, vers une impression 3D rapide mais il est encore difficile de savoir quand et à quelle vitesse se fera le développement des imprimantes 3D dans toutes les industries.”

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