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Un Terminator va bientôt être réalité

19 Mai 2017, 19:28pm

Publié par Grégory SANT

Un Terminator va bientôt être réalité

Un Terminator liquide bientôt réel? Une équipe de chercheurs chinois a élaboré un métal liquide destiné à servir de base, dans le futur, pour la création de robots innovants.

Des scientifiques chinois ont créé des gouttes de métal liquide qui constitueront à l'avenir un matériau de base pour des robots d'un nouveau type, ressemblant au Terminator liquide du film homonyme de James Cameron.

 

Le métal liquide a un potentiel pour être utilisé dans le domaine de l'électronique et de la robotique « douce », c'est-à-dire la création de robots avec des matières non dures, lit-on sur ScienceAlert. Traditionnellement, ce métal est préparé par fusion du gallium, de l'étain et de l'indium. Pourtant, ce processus fait apparaître une couche d'oxydes sur la surface des gouttes, ce qui rend la matière collante et inutilisable.

Afin de résoudre ce problème, les chercheurs ont élaboré une méthode de création de gouttes permettant de modifier leurs caractéristiques, prévoyant de plonger les morceaux de métal liquide dans la solution d'hydroxyde de sodium pendant trois secondes, pour leur donner une forme sphérique. Ensuite, les morceaux ont été traités avec du téflon.

Par conséquent, les scientifiques ont reçu de petites boules métalliques non gluantes à la surface. Leurs nouvelles qualités leur ont permis de rouler librement et de rebondir en cas d'impact. À l'avenir, ils espèrent faire réagir la matière aux agents irritants externes en changeant leur forme, ce qui les rapprochera de la création d'un Terminateur liquide réel.

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L'électroménager connecté contient-il des faikkes de sécurité

18 Mai 2017, 19:23pm

Publié par Grégory SANT

L’éditeur de logiciel antivirus Avast tire la sonnette d’alarme sur la facilité avec laquelle il est possible de hacker les objets domestiques connectés.

Le domaine de l’électroménager n’a pas résisté longtemps à la tendance du « tout connecté ». Tablette tactile sur les frigos, four connecté à internet pour une cuisson parfaite, télévisions connectées… de plus en plus d’appareils sont désormais dépendants d’Internet.

La situation n’est pas sans inquiéter les experts en sécurité informatique, et notamment Avast qui met en garde sur la vulnérabilité de ces appareils.

Une vulnérabilité inquiétante

Pour le PDG d’Avast Vincent Steckler, la situation est alarmante, car le piratage des nouveaux appareils connectés est extrêmement simple à réaliser. Le directeur technique du spécialiste des antivirus basé à Prague va jusqu’à parler de « cauchemar total en matière de sécurité ».

Selon lui,  les téléviseurs, les systèmes sonores, les machines à café et même les jouets d’enfants font partie des appareils les moins sécurisés. Dès lors, il est aisé de pénétrer dans les routeurs de ces objets et d’en prendre le contrôle, les chercheurs d’Avast ont réalisé une expérience assez inquiétante en la matière.

 
 
 

Prendre le contrôle d’un téléviseur

Lors d’une présentation aux États-Unis, Vincent Steckler a démontré comment il était possible pour n’importe quel hacker de pénétrer dans le système d’un téléviseur connecté pour lui faire répéter en boucle la même vidéo, dans le cas présent un discours de Barack Obama. Il est alors aisé d’imaginer les possibilités de manipulation de l’opinion publique offertes par ce type d’outils.

La vulnérabilité des objets connectés a déjà été mise en lumière dans plusieurs affaires de piratage. En septembre dernier, des hackers avaient lancé une attaque contre l’hébergeur OVH en utilisant un réseau de caméras sur IP dont ils avaient pris le contrôle. Nous ne saurons que vous conseiller de sécuriser votre installation si vous êtes adeptes de ces technologies, ce dont nous ne doutons pas si vous traînez par ici !

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L'intelligence sera fortement présente dans nos vies en 2027

18 Mai 2017, 19:20pm

Publié par Grégory SANT

L'intelligence sera fortement présente dans nos vies en 2027

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La bio-impression : la médecine du futur ?

18 Mai 2017, 19:15pm

Publié par Grégory SANT

La bio-impression : la médecine du futur ?
La bio-impression : la médecine du futur ?
La bio-impression : la médecine du futur ?
La bio-impression : la médecine du futur ?
La bio-impression : la médecine du futur ?
La bio-impression : la médecine du futur ?
La bio-impression : la médecine du futur ?
La bio-impression : la médecine du futur ?

La bio-impression a commencé à se développer il y a un peu plus de vingt ans et pourrait déjà devenir le futur de la médecine. Mais savons-nous réellement ce que c’est ? Pourquoi relions-nous la bio-impression avec l’impression 3D ? Quels sont les résultats de ces avancées médicales jusqu’à maintenant ? Quels bénéfices réels pourrons-nous tirer dans quelques années ?

La bio-impression est l’un des développements de l’industrie 3D qui a connu la plus importante croissance et des innovations spectaculaires ces dernières années. Jusqu’ici, les acteurs du marché étaient principalement regroupés aux les Etats-Unis avec des laboratoires et universités spécialisés dans ce domaine. Ils se développent progressivement dans le reste du monde.

Les acteurs clés de la bio-impression

Aujourd’hui, nombreuses sont les personnes qui attendent de recevoir un organe pour une greffe. La demande est très forte les chances et les chances d’en obtenir sont plus faibles. En France, en 2014, 5 747 greffes ont été réalisées tandis que 21 500 patients étaient en liste d’attente. Les greffes de rein et de foie sont les plus courantes tandis que celles du cœur se sont élevées à 471.

La bio-impression pourrait bien pallier ce problème. Elle correspond au processus qui permet de créer des structures cellulaires grâce à une imprimante 3D particulière. Ces cellules peuvent être intégrées à un organe fonctionnel. Comme toute technologie d’impression 3D, la bio-impression ajoute des cellules couche par couche afin d’obtenir des modèles complexes multicellulaires.

Les débuts de la bio-impression

Le premier développement de la bio-impression date de 1988 lorsque le Docteur Robert J. Klebe de l’Université du Texas a présenté son processus Cytoscribing, une méthode de micro-positionnement des cellules pour créer des tissus synthétiques en 2 ou 3D en utilisant une imprimante inkjet classique. A la suite de ces recherches, le Professeur Anthony Atala de l’Université de Wake Forest a crée en 2002 le premier organe grâce à la bio-impression, un rein à échelle réduite. En 2010, le premier laboratoire spécialisé dans l’impression 3D a vu le jour : Organovo s’est rapidement positionné comme le leader de cette industrie et selon certaines études, tout laisse à penser que ça sera encore le cas jusqu’en 2022. Ce n’est que ces dernières années qu’il a commencé à développer un tissu osseux et a réussi à greffer des tissus de foie.

La bio-impression n’en est qu’à ses débuts. Arriver à imprimer des organes humains n’est pas une tâche facile ; l’un des plus gros challenges est le coût élevé du développement et le manque de connaissances. Toutefois, de nouvelles techniques 3D commencent à émerger pour augmenter les chances de réussite et peuvent être divisées en 5 catégories différentes.

La bio-impression « inkjet »

Cette technologie est basée sur le processus d’impression inkjet classique. Aujourd’hui, des imprimantes 3D FDM sont modifiées afin d’obtenir un procédé d’impression similaire. Cette méthode permet de déposer des gouttelettes de bio-encre couche par couche – ces bio-matériaux sont aussi appelés des biotines – sur un support hydrogel ou une plaque de culture. Cette technologie peut être classée dans les méthodes thermiques et piézoélectriques, toutes les deux basées sur une forme de biotine.

 

La technologie thermique utilise la chaleur pour créer des bulles d’air qui viennent s’éclater et fournissent suffisamment de pression pour éjecter les gouttes d’encre. A l’inverse, la technologie piézoélectrique n’utilise pas la chaleur pour créer la pression suffisante mais a recours à une charge électrique qui s’accumule dans certains matériaux solides – dans ce cas, de la céramique polycristalline piézoélectrique présente dans chaque buse. Toutefois, cette technologie peut endommager la membrane cellulaire si elle est utilisée trop souvent.

Des scientifiques ont fait d’importants progrès dans la bio-impression de modèles de molécules, cellules et organes en utilisant l’impression inkjet. Les molécules ont été dupliquées avec succès facilitant ainsi l’étude du cancer et son traitement. Les cellules qui soignent le cancer peuvent ainsi être imprimées via ce procédé et conserver leurs fonctions.

 

Organovo utilise l’impression inkjet pour créer des tissus humains fonctionnels. Le laboratoire est actuellement en train de reproduire du tissu humain pour le foie afin de réparer la partie endommagée de l’organe. Cela permettrait de rallonger la durée de vie du foie jusqu’à ce que le patient en question puisse recevoir une greffe, opération qui peut prendre quelques années.

La bio-impression par extrusion

Ce type de bio-impression est basé sur l’extrusion pour créer des modèles 3D et des structures cellulaires. Les bio-matériaux utilisés sont généralement des solutions extrudées en coordonnant le mouvement d’un piston à pression ou d’une micro-aiguille au dessus d’un support fixe. Après l’application couche par couche, on procède à un assemblage pour compléter les modèles 3D formés. Les avantages de cette technologie sont le traitement à température ambiante, l’incorporation directe des cellules et leur distribution homogène. Certaines des bio-imprimantes les plus populaires utilisent cette technique parce qu’elle est considérée comme une évolution de la bio-impression par inkjet – comme la Bioplotter d’EnvisionTec.

La bio-imprimante d’EnvisionTec

La bio-impression assistée par laser

Cette technique utilise un laser comme source d’énergie pour déposer les bio-matériaux dans un récepteur. Elle est composée de trois parties : une source laser, un film plastique recouvert de matériaux biologiques et un récepteur. Les rayons laser irradient le film entrainant ainsi l’évaporation des matériaux biologiques liquides qui vont alors dans le récepteur sous la forme de gouttes. Ce dernier contient un bio-polymère qui conserve l’adhésion des cellules et les aide à se développer. Comparée à d’autres technologies, la bio-impression assistée par laser a des avantages uniques notamment parce que c’est un processus sans buse et sans contact, qu’elle permet une impression de cellules d’une grande résolution et un contrôle des gouttelettes de biotine.

 

Le leader français de la bio-impression, Poietis, a réussi à recréer des cheveux en partenariat avec L’Oréal. L’entreprise utilise la technologie de bio-impression assistée par laser qui lui permet de déposer précisément les cellules en une géométrie particulière. En travaillant avec la marque de cosmétiques, Poietis bénéfice de son expertise dans le domaine de la biologie capillaire. Actuellement, le français essaye de recréer des follicules capillaires qui pourraient être une solution efficace pour faire pousser les cheveux et une alternative pour les hommes et femmes confrontés à des problèmes d’alopécie.

Stéréolithographie

La technologie consiste à solidifier un photopolymère grâce à une lumière ultra-violette. Elle a la précision de fabrication la plus élevée. Elle est adaptée à la bio-impression et imprime des hydrogels sensibles à la lumière. Cette technologie est en développement parce qu’elle présente encore des nombreuses restrictions comme le manque de biocompatibilité et de biodégradabilité des polymères, les effets nuisibles et l’incapacité à retirer le support d’impression.

 

La bio-impression par ondes acoustiques

Cette méthode a été développée par l’Université Carnegie Mellon, la Pennsylvania State University et MIT. Elle utilise des sortes de pinces acoustiques, un système micro-fluidique dans lequel les cellules individuelles peuvent être manipulées, et des ondes acoustiques superficielles. Ce système a permis aux chercheurs de contrôler l’endroit où les ondes se rencontreraient. A ce point de rencontre, les ondes ont formé un nœud qui a permis de capturer les cellules individuelles. Ces dernières sont recueillies pour créer des modèles 2D puis 3D. Cette technique offre une performance élevée en termes de précision de mouvement.

Il existe de plus en plus de développements associés à ces technologies, de nouvelles applications ou techniques comme la création il y a quelques mois d’un ovaire fonctionnel par l’Université de Northwest, dans l’Illinois. Des chercheurs espagnols sont maintenant capables de développer de la peau humaine qui peut être greffée ; Harvard travaille sur la bio-impression d’un rein ; Aspect Biosystems sur l’impression 3D de tissus pour le genou, etc. Tout cela est prometteur mais qu’en est-il des problèmes éthiques liés à cette avancée médicale ?

 

L’avenir de la bio-impression et les problèmes éthiques

Les techniques de bio-médecine cherchent à développer la « médecine personnalisée » où les docteurs pourraient adapter les traitements en fonction des besoins de chaque patient. Une des principales préoccupations de l’industrie est les coûts liés à cette personnalisation et qui pourrait y accéder.

Un autre problème éthique est qu’il n’est aujourd’hui pas possible de tester l’efficacité et la sécurité de ces traitements. Après l’analyse des différentes techniques utilisées, nous savons qu’il est possible de développer des organes fonctionnels qui peuvent remplacer les organes humains mais il n’est pas encore possible d’évaluer si le corps du patient acceptera le nouveau tissu et l’organe artificiel créé.

En plus de tout cela, il faut considérer les règlementations juridiques qui doivent être créées avant que ces avancées ne soient disponibles à un public plus large.

 

N’oublions pas non plus que les nouvelles technologies peuvent être utilisées à mauvais escient, la bio-impression n’est pas une exception. Si les technologies sont capables de créer des organes ou des tissus sur-mesure, il faut considérer la possibilité de créer de nouvelles capacités humaines, des os plus résistants ou des poumons oxygénés différemment.

En 2015, le marché de la bio-impression a été évalué à 100 milliards de dollars et devrait connaître une croissance de 35,9% entre 2017 et 2022, surpassant de loin de nombreux marchés reliés à l’impression 3D. Les acteurs clés attendus sont toujours les pays d’Amérique du Nord – le leader étant les Etats-Unis qui est suivi du Canada, puis l’Europe avec l’Angleterre et l’Allemagne comme leaders. La croissance principale du marché se concentrera sur le développement de tissus et d’organes dans un premier temps. Avec tous ces les progrès médicaux réalisés aujourd’hui, on peut facilement dire que dans dix ans, on pourra probablement parler de greffes d’organes humains imprimés en 3D, sans doute l’une des plus grandes révolutions médicales de l’Histoire.

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Le déchiffrage de l'écriture de la civilisation de l'Indus par l'intelligence artificielle

16 Mai 2017, 18:07pm

Publié par Grégory SANT

 
L’intelligence artificielle pour aider à déchiffrer l’écriture de la civilisation de l’Indus

La civilisation de la vallée de l’Indus, aussi appelée civilisation harappéenne (-2600 à -1900 av. J.-C.), est une civilisation de l’Inde antique dont les vestiges s’étendent sur les régions actuelles du Baloutchistan, du Sindh, du Penjab et du Gujarat. Elle se caractérise par un fort degré d’urbanisation avec des cités remarquablement développées, organisées selon une planification complexe, qui intégraient notamment la gestion des eaux usées.

Malheureusement, depuis sa découverte au XIXème siècle, les textes et les symboles de cette brillante civilisation restent indéchiffrables. Environ 400 symboles différents ont été recensés, mais sans « pierre de Rosette », ou texte bilingue avec une autre écriture connue, linguistes et épigraphes n’ont pas été capables de déchiffrer l’écriture de la civilisation de l’Indus.

Adoptant une approche nouvelle, deux scientifiques de Chennai, Ronojoy Adhikari, de l’Institute of Mathematical Sciences et Satish Palaniappan, du Sri Sivasubramaniya Nadar College of Engineering, ont développé un algorithme permettant de lire l’écriture de la civilisation de l’Indus à partir des sceaux ou poteries qui en sont recouverts. Cet algorithme d’apprentissage profond (« deep-learning algorithm ») peut « reconnaître » à partir de l’image d’un objet, la partie qui contient des caractères écrits, de les séparer en graphèmes (en linguistique, la plus petite unité d’un système d’écriture) individuels, puis de les identifier à partir d’un corpus de texte standard.

L’algorithme se base sur plusieurs niveaux de réseaux de neurones artificiels, une technologie d’intelligence artificielle appelée « deep neural network » déjà utilisée notamment dans les voitures autonomes ou la simulation du jeu de Go. Ces différents niveaux imitent le fonctionnement des différentes régions du cerveau humain au cours du processus de lecture qui se déroule en trois phases. Lors de la première étape, les parties de l’image contenant des caractères sont découpées puis sélectionnées ; ces images sont ensuite elles-mêmes découpées en morceaux ne contenant qu’un seul graphème. Enfin, chaque graphème est classifié pour correspondre à l’un des 417 caractères de l’écriture de la civilisation de la vallée de l’Indus.

Cette opération permettra de créer de façon automatisée un corpus standardisé de textes de la civilisation de l’Indus à partir de l’ensemble des objets trouvés lors de fouilles archéologiques, une tâche qui autrement aurait requis un effort humain considérable. Un tel corpus représenterait une avancée significative pour la recherche épigraphique et pourrait conduire à déchiffrer cette écriture mystérieuse.

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La blockchain connecte le réel et le virtuel

16 Mai 2017, 18:06pm

Publié par Grégory SANT

La création numérique de documents, l’Internet des objets et la blockchain permettront à des inconnus d’effectuer des transactions sans passer par un tiers garant et par de nombreux mécanismes de contrôle

Le propriétaire du Burj Khalifa à Dubaï, la plus haute tour du monde, a trouvé une tactique pour faire s’exécuter les locataires qui ont des paiements de loyer en retard: il déconnecte leur accès aux systèmes d’ascenseurs de l’immeuble. En gravissant les 150 étages les séparant de leur logement, les mauvais payeurs ont en effet le temps de réfléchir à l’ordre de priorité de leurs créanciers.

Dans un proche futur, il sera possible de connecter une action (ici, la désactivation de l’ascenseur) à une condition (le non-paiement du loyer) de façon automatique à travers des smart contracts. Pour cela, trois technologies sont nécessaires, qui sont en train d’arriver à maturité: la création digitale de documents, l’Internet des objets et la blockchain.

 
 
 
 
 
 
 

Options automatiques

De plus en plus d’outils permettent la création de contrats de façon automatisée au moyen d’un questionnaire. L’utilisateur répond aux questions par oui et par non et donne quelques inputs manuels minimaux (adresse des parties, dates, prix). Le document est ensuite automatiquement assemblé sur la base des choix effectués. Les contrats ainsi générés ont un avantage important sur les documents créés manuellement: derrière chaque réponse de l’utilisateur au questionnaire standard, un point de donnée est créé.

La machine connaît donc le contenu du contrat. Il n’y a alors qu’un pas pour relier un de ces points à un smart contract, permettant de lier une conséquence à la survenance d’un événement précis. Un contrat lié à la livraison d’un objet, par exemple, pourrait donner naissance à un mécanisme d’entiercement automatisé si l’utilisateur souhaitant une garantie de livraison choisit l’option correspondante.

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L'haptique attendu par les chirurgiens

16 Mai 2017, 18:04pm

Publié par Grégory SANT

 

Qu'ils soient étudiant ou chef de service, les chirurgiens attendent beaucoup de la simulation numérique. Le défi à surmonter pour les éditeurs de solutions est celui de l'haptique. Ou comment retrouver la sensation du toucher. 

Les Rencontres de la Simulation Numérique en Santé de SimforHealth poursuivent leur tour de France à Toulouse (1). Au menu de la 7ème étape demain : une démonstration de réalité virtuelle et une conférence sur ce thème.

L’objectif des organisateurs reste le même : faire découvrir ces solutions pédagogiques à l'ensemble des professionnels de santé pour qu'ils se les approprient.

Le Pr Christophe Meyer, chirurgien maxillo-faciale au CHU de Besançon, est convaincu par leur intérêt. Notamment dans sa spécialité, la chirurgie, qui fait encore figure de "parent pauvre" de la réalité virtuelle, selon lui.

Dans l’attente d’un retour de force

« Les solutions actuelles pour évaluer des connaissances théoriques sont tout à fait valables », explique Christophe Meyer. « Par contre, si on veut former des chirurgiens manuellement, il faut passer à une autre simulation. Celle de l’acte chirurgical », poursuit-il. Et c’est là où le bât blesse pour le moment. Même si l’horizon semble dégagé.

« SimforHealth et d’autres éditeurs ont l’intention de développer des simulateurs avec lesquels les chirurgiens pourraient retrouver la sensation du toucher », se réjouit l'habitué des blocs.

Pour y arriver, l'homme rappelle que le défi consiste à créer des bras capables de développer 40-50 kg de retour de force (haptique).  Et non pas 300-400 grammes comme dans les jeux vidéo d'aujourd'hui. La promesse de ces solutions est la suivante : faciliter la formation continue des médecins et former plus aisément les étudiants durant leur internat.

Jamais la 1ère fois sur un patient

Pour toutes raisons, les futurs chirurgiens sont les premiers à les réclamer.  « Ils ne sont pas à l’aise quand ils passent la 1ère fois sur un patient. Commencer sur un simulateur serait un bon moyen de les mettre en confiance et de les sécuriser durant leur apprentissage », pense Christophe Meyer.

Calmer ces angoisses, c’est justement l’un des enjeux de la récente réforme du 3ème cycle des études médicales. Celle-ci acte en effet ce crédo : « jamais la 1ère fois sur un patient ».  Le chirurgien Quentin Denost du CHU de Bordeaux espère juste qu’il ne s’agira pas d’une promesse virtuelle !

Car lui est entré dans le mouvement. Avec SimforHealth, il travaille déjà sur plusieurs cas cliniques de réalité virtuelle dans sa spé' : la chirurgie colorectale et pelvienne. Les premiers résultats haptiques devraient arriver d’ici 1-2 ans. « La réalité augmentée est une vraie opportunité. Quand on s’entraîne sur un cadavre, on ne se forme pas sur un cas clinique précis », regrette Quentin Denost. Des médecins mieux formés pour une meilleure médecine, c'est tout l'enjeu de la réalité virtuelle. 

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Livrea lance un voilier imprimé en 3D

16 Mai 2017, 18:00pm

Publié par Grégory SANT

Une startup italienne va créer, en collaboration avec Autodesk, un tout nouveau voilier grâce à la fabrication additive. Les deux partenaires viennent de terminer la fabrication de leur plus grosse pièce. C’est une première dans le secteur maritime! Le voilier imprimé en 3D devrait être prêt en 2019.

Livrea a été fondé par Daniele Cevola et Francesco Belvisi qui fabriquent des voiliers depuis plusieurs années selon la vieille tradition sicilienne, avant même d’avoir recours aux technologies d’impression 3D. Au départ, ils les utilisaient pour créer des maquettes, comme leur voilier Livrea 26. Ils se sont rapidement rendus compte que l’impression 3D pouvait rendre leurs voiliers de course beaucoup plus compétitifs. Une initiative qui rappelle le bateau de Land Rover dont une partie avait été construite grâce à la fabrication additive.

voilier imprimé en 3D

La maquette du Livrea 26

« Nous avons voulu continuer cette tradition de la fabrication sicilienne de bateaux en amenant la conception et la création au niveau supérieur. Ce projet est notre passion depuis quelque temps maintenant. En exploitant le cloud design, la fabrication additive robotisée et des matériaux avancés, nous avons pu avancer d’un grand pas vers notre objectif qui est de créer le premier voilier entièrement imprimé en 3D au monde. », explique Cevola.

La fabrication additive permet d’accélérer la production et de réduire les coûts tout en amenant les designs des deux italiens à un autre niveau. C’est pour cela qu’ils ont travaillé avec un expert de l’impression 3D, Autodesk. Le géant américain a mis au point un procédé automatisé d’impression 3D grand échelle et a testé plusieurs matériaux pour rendre le voilier aussi compétitif que possible. Autodesk a finalement opté pour des composites polymères multi-matériaux qui garantissent une meilleure précision et légèreté que le bois.

voilier imprimé en 3D

L’une des plus grandes pièces du voilier imprimée en 3D

Selon Massimiliano Moruzzi, Senior Principal Research Scientist chez Autodesk, « Livrea est un bon exemple d’entreprise qui explore l’avenir de la fabrication et qui secoue son secteur d’activités. L’équipe exploite les techniques et matériaux de fabrication de pointe et démontre ainsi ce qu’il est possible de faire. Nous sommes vraiment contents d’aider Livrea à fabriquer le premier voilier entièrement imprimé en 3D. »

La fabrication additive a fourni un niveau sans précédent de complexité en termes de courbes pour la coque. Les modèles initiaux dessinés à la main ont été transformés en modèles 3D en utilisant le logiciel Autodesk Fusion 360.

voilier imprimé en 3D

L’imprimante 3D qui permet de créer les différentes pièces

Livrea a pour ambition de terminer son voilier à temps pour la Mini Transat de 2019, une course de 4050 milles nautiques en solitaire qui commence en France et se termine en Martinique. Une course qu’on suivra de près !

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8h pour fabriquer vvotre maison en impression 3D

16 Mai 2017, 17:52pm

Publié par Grégory SANT

8h pour fabriquer vvotre maison en impression 3D
PassivDom, une entreprise ukrainienne spécialisée dans l’impression 3D, propose des maisons complètement autonomes et construites en seulement 8 heures !

Finis les retards, les crises d’angoisse et autres joyeusetés qui accompagnent la construction d’une maison. L’impression 3D révolutionne le monde du bâtiment en proposant des maisons prêtes en moins d’une journée. Et pour un coût imbattable de 30.000 euros !

Grâce à un robot à 7 axes, l’entreprise vous propose d’imprimer plancher, toit et murs. Voilà qui sent l’arnaque, pensez-vous ? Que nenni ! L’imprimante 3D utilise des matériaux isolants : fibre de carbone, résine, polyuréthane, fibres de basalte et fibre de verre. Résultat : une épaisseur de 20 cm qui vous garantit une parfaite isolation même par grand froid.

Une fois la structure montée, il vous restera à installer fenêtres et portes, plomberie et électricité. Voilà qui consolera ceux qui craignent que les robots remplacent les ouvriers ! En moins d’une journée, tout peut donc être opérationnel, d’autant que cette maison se veut 100% autonome, et n’a pas besoin d’être raccordée : des panneaux solaires s’occupent de l’électricité, des filtres récupèrent l’humidité de l’air pour la transformer en eau, et la maison possède son propre système d’égout. Cerise sur cupcake : cette maison respectueuse de l’environnement est facilement transportable.

Le premier modèle fait 36 m² et se compose d’une grande pièce à vivre, d’une cuisine et d’une salle de bains. Pour obtenir une maison de 72 m², il faudra débourser 95.000 euros.

Les amoureux de la domotique seront ravis d’apprendre que tout se commande depuis un smartphone (pour le pack Tamagotchi). Car l'entreprise, qui ne manque pas d'humour, a prévu des options aux noms évocateurs comme le pack “Zombie apocalypse”, avec protection ultra-sécurisée et bible offerte, ou encore le pack "Personne dans le jardin", avec une réplique de Kalashnikov.

Les premières maisons devraient être livrées d’ici la fin de l’année en Ukraine et aux États-Unis. Espérons que l'Europe soit la prochaine étape ! - See more at: http://www.bienchezsoi.net/breves/imprimez-votre-maison-en-8-heures-seulement-614.php#sthash.e3MTGJMU.dpuf
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Nos déchets peuvent-ils devenir une ressource ouverte ?

12 Mai 2017, 19:07pm

Publié par Grégory SANT

Nos déchets peuvent-ils devenir une ressource ouverte ?

L’innovation ce n’est pas que du numérique. Cette semaine nous entrons dans le détail d’une mission que nous effectuons pour la filière de recyclage de pneus. Ou comment faire de nos déchets des ressources ouvertes pour faciliter leur réutilisation dans des projets innovants.

Innovation : et si l’on faisait de nos déchets une ressource ouverte ?

 

Je vais vous parler de la mission la plus originale et – oserais-je dire – la plus innovante qui nous ai jamais été confiée. D’abord par son sujet : un déchet, le pneu usagé. Ensuite par la méthode mise en oeuvre : comment appliquer les méthodes d’ouverture et de partage qui ont fait le succès du logiciel au recyclage des déchets ?

Ne refermez pas tout de suite cet article, laissez-moi vous raconter cette histoire où un déchet du quotidien se transforme en trésor. Je ne doute pas qu’elle vous inspirera dans vos propres démarches de développement produit.

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Acte 1. Quel est le problème à régler ?

Crédit photo  »Michel Djaoui, Aliapur, DR

Vous êtes-vous déjà demandé ce que devenaient vos pneus une fois changés contre des neufs ? La loi prévoit que l’intégralité des pneumatiques usagés soient collectés et valorisés. Aliapur, notre client, est le leader de ce marché avec plus de 40 millions de pneus traités chaque année.

Que deviennent ces pneus une fois collectés ? Aujourd’hui, 18% environ sont revendus sur le marché de l’occasion ou du rechapage. Le reste est valorisé comme matière première et comme combustible de substitution. C’est mieux que la décharge, mais il est nécessaire de trouver d’autres débouchés.

Plus d’infos sur la filière  ici

Le pneumatique, même usagé, est un trésor caché. Concentré de technologies à l’état neuf , le pneu contient trois matières brutes potentiellement réutilisables : l’élastomère (sous forme de pneu entier, transformée en granulats ou en poudre), du tissu et une résille de métal. Ces matières sont assez simples à récupérer et transformer. Le caoutchouc issu du pneu usagé conserve par exemple de grandes qualités fonctionnelles d’élasticité, d’isolation, d’amortissement, de solidité ou de pouvoir drainant. Ces matières sont de plus bon marché et disponibles en quantité : plus de 335 000 tonnes de pneus sont collectées chaque année par Aliapur.

D’autres réutilisations existent déjà, mais elles restent moins développées : saviez-vous que les sols des aires où jouent vos enfants, les terrains de sport synthétiques où s’entraîne votre équipe ou encore les roues de vos poubelles sont déjà fabriqués à partir de pneumatiques recyclés ? Que des artistes, des ingénieur-e-s et des makers inventent chaque jour de nouveaux usages ?

Pouffe imprimé en 3D à partir de pneus usagés

Alors, pourquoi ne trouve-t-on pas plus de cas de réutilisations comme ceux-ci ?

Le problème est que le pneu en fin de vie souffre d’une méconnaissance et d’une mauvaise image.  Quand on pense « pneu usagé » apparaissent généralement des images peu flatteuses : pneu abandonné dans un garage, matière sale voir potentiellement toxique,… Comme beaucoup de déchets, il est difficile de les considérer comme une véritable richesse et une source de créativité.

Acte 2. L’élément déclencheur

En 2012, les deux dirigeants d’une entreprise de Nouvelle-Calédonie cherchent une solution pour empêcher les larves de moustiques de se développer dans les gouttières où stagne l’eau. En effet les moustiques dans les régions tropicales sont porteurs de virus dangereux comme la Dengue et Chikungunya. Or, ces insectes logent souvent à proximité immédiate des populations qu’ils frappent. La solution recherchée devait permettre de laisser passer l’eau dans les gouttières sans pour autant permettre aux moustiques d’y pondre. Les dirigeants se rapprochent des ingénieurs d’Aliapur, et ensemble conçoivent un composé de granulats répondant aux besoins de filtration, de non-pourrissement et de sécurité pour l’environnement. L’invention sera étudiée et validée par le Centre de Transfert Technologique du Mans (CTTM) pendant un an. Elle sortira sur le marché sous la marque Aglostic. Elle est désormais sur le marché et a fait l’objet de nombreuses récompenses.

En savoir plus sur Aglostic ici.

Voici une innovation frugale qui règle un vrai problème de santé publique tout en faisant du bien à l’environnement.

Cette expérience a eu un effet déclencheur pour les responsables d’Aliapur : si l’entreprise a pu contribuer à créer une solution comme Aglostic, que devrait-elle faire pour aider des dizaines, voire des centaines d’autres solutions utilisant des pneus usagés ?

L’objectif n’était pas financier : Aliapur, de par son activité, ne génère pas de bénéfices. Il était de diversifier les débouchés de valorisation et de privilégier ceux qui ont le meilleur bilan environnemental.

Acte 3. Comment renverser la table ?

Aliapur souhaitait trouver des débouchés nouveaux dont le bilan environnemental était égal ou meilleur que les réutilisations actuelles. L’entreprise souhaitait de plus garder une certaine maîtrise sur les débouchés en raison de ses obligations légales sans pour autant avoir à traiter individuellement chaque demande.

Comment concilier cette obligation de maîtrise avec des moyens nécessairement limités pour susciter et accompagner les projets externes à l’entreprise ? Classiquement, les entreprises mettent en place une cellule interne dédiée à l’examen au cas par cas des demandes de réutilisateurs. Elle se retrouvent dès lors confrontées à un double risque :

  • ne pas susciter assez de projets de réutilisation
  • susciter un trop grand nombre de projets

Comment attirer un nombre suffisant de réutilisateurs ? Aliapur n’est pas la SNCF ou la BNP : les startups ne se pressent pas dans leur hall d’accueil pour leur proposer des produits innovants. Or en l’absence d’une masse critique suffisante de projets, le risque est grand d’accorder trop d’importance  à des idées de faible valeur. Difficile de rejeter des idées quand on ne dispose pas d’un “flux de propositions” suffisant.  

Paradoxalement un afflux trop grand de projets conduit souvent aux mêmes conséquences : face à un flot de demandes, l’équipe dédiée à l’innovation devra sélectionner à l’entrée les projets sur lesquels elle affectera ses moyens limités; il est fort probable que la priorité sera accordée aux projets ayant a priori le plus de chance de réussir (= les moins risqués) et portés par les acteurs les plus « rassurants » (= grands groupes, les projets subventionnés, les innovations incrémentales). Conséquence : l’entreprise se retrouve à soutenir des projets “attendus” sur des marchés “connus”, avec peu de chances que l’un d’eux change un jour le marché.

C’est l’effet “goulet d’étranglement” des dispositifs classiques d’innovation dans les entreprises.

C’est pourquoi lorsque Aliapur nous a consultés nous avons avec Gael Musquet proposé une démarche inverse :  “faire du pneu usagé une ressource ouverte”.

Plutôt que de traiter au cas par cas chaque demande de réutilisation, nous avons proposé à Aliapur d’ouvrir ses ressources et les exposer de manière à ce que les réutilisateurs, quels qu’ils soient, puissent y accéder facilement et sans contrainte. Favoriser la créativité et la croissance des réutilisateurs en leur fournissant tout ce qui est nécessaire à leur projet, et en les encourageant à améliorer eux-mêmes ces ressources.

Cette démarche est pratiquée dans le monde du logiciel depuis plusieurs décennies, avec le succès que l’on connaît. Si vous souhaitez créer par exemple une application qui fonctionne sur un smartphone, des ressources sont organisées et accessibles pour vous accompagner de bout en bout. Pas besoin de prendre rendez-vous chez Apple : on trouve en ligne des “kits de développement”, de la documentation et des espaces d’échanges. Ce n’est pas l’anarchie pour autant : les règles d’utilisation sont clairement exposées et leur acceptation n’est pas négociable. En revanche, une fois ces règles acceptées, la liberté de créer est quasi infinie et le “goulet d’étranglement” est réduit au minimum. À titre d’exemple, 13 millions de développeurs sont inscrits dans la communauté d’iOS (le système d’exploitation de l’iPhone). Ils ont créé plusieurs centaines de millions d’applications et Apple leur a déjà reversé 50 milliards de dollars en dix ans.

Concrètement, nous avons proposé à Aliapur de s’inspirer des méthodes d’innovation pratiquées dans le logiciel en mettant à disposition des réutilisateurs :

  • une documentation ouverte et accessible sur les possibilités offertes par le pneu usagé
  • une aide technique à la réalisation de transformations
  • un kit de démarrage
  • et bien entendu des matériaux sous différents formats.

Acte 4. On passe à l’action

Nous poursuivions par cette démarche plusieurs objectifs interdépendants :

  • rendre accessibles les connaissances sur le sujet afin d’abaisser les barrières à l’entrée
  • inspirer les réutilisateurs potentiels avec des exemples documentés et des ressources directement exploitables
  • inciter la communauté des réutilisateurs à contribuer à l’amélioration des connaissances et des pratiques

Voici ce que nous avons mis en place depuis début 2017 :

Créer une première documentation sur le produit et ses usages

Une toute première version du Wiki non publique a rassemblé les éléments essentiels :

  • état de l’art des cas existants de recyclage de pneus usagés : à la fois ceux pour lesquels Aliapur était impliqué, mais également tous ceux trouvés dans le cadre de nos recherches
  • premiers éléments techniques sur les “produits” : caractéristiques fonctionnelles, toxicologie,…

Séance d’idéation au Techshop LM d’Ivry

Générer de multiples exemples de réutilisations pour inspirer

Début février nous avons réunis au TechShop LM d’Ivry sur Seine une dizaine de réutilisateurs potentiels – entrepreneurs, makers, professionnels du bâtiment et du secteur de la plaisance – autour des ingénieurs d’Aliapur. Les principaux matériaux issus du pneu étaient posés sur la table, même si l’objectif n’était pas de fabriquer mais de trouver des idées de réutilisations. Un grand merci en particulier à Dara Dotz, Henriette HippomèneBertier LuytCorentin Larose et Christophe Lambrecq pour leur participation.

Cette première vague d’idéation a permis de générer une centaine d’idées. Une dizaine ont été sélectionnées et approfondies en équipe : types de transformation, marchés concernés, impacts environnementaux,….

Ces idées furent extrêmement variées : de la protection pour le mobilier urbain à de la litière pour chat réutilisable en passant par des cales pour panneaux solaires. À l’image de la variété des réutilisations que nous souhaiterions susciter ensuite.

Lien vers le Trello qui recense les idées ici.

Nous avons enfin “crash-testé” la première version du wiki pour voir si les ressources qu’il contenait auraient été suffisantes pour réaliser les projets inventés.

L’objectif de cette démarche n’était pas de trouver les meilleurs projets ni les plus faisables mais de valider la pertinence et l’utilité du wiki.

L’exercice nous a permis également de valider les formes de conditionnement des matières transformées (granulats, poudrettes,…) nécessaires pour pouvoir commencer à tester les possibilités du produit.

Créer un starter development kit

Nous avons constaté que le panel de réutilisateurs avait besoin de toucher et manipuler les matériaux sous différentes formes : morceaux bruts, granulats, poudrette, résille, tissus.

L’idée est venue de proposer un “kit de démarrage” comme il en existe pour l’électronique et le logiciel ouverts avec les kits Arduino ou Grove.

 

Le Starter Kit d’Arduino

L’équipe d’Aliapur a dû trouver de nouveaux conditionnements pour les matériaux et les éléments comme la résine, afin de disposer d’un kit transportable et facile à utiliser.

Ce n’est qu’une première version beta, mais elle permet déjà à des makers de faire leurs premières armes et tester quelques réutilisations de matières.

Notre objectif n’était pas d’en faire un joli kit comme celui d’Arduino, mais de sortir rapidement le nécessaire pour les réutilisateurs.

Le tester auprès des utilisateurs internes

Avant de se lancer dans le grand bain, il nous a semblé utile de présenter en premier lieu la démarche et le starter kit aux salariés d’Aliapur :

  • ils sont les premiers concernés et les oublier aurait été une erreur
  • ils sont les premiers “connaisseurs” des produits et méthodes; certains ont peut-être des idées de réutilisation

Le 28 avril, Gael est allé présenter le projet devant les salariés. Cette séance s’est accompagnée d’une mise en pratique avec utilisation du starter kit.

Diffuser une version publique du Wiki

Le wiki est désormais en ligne. Il contient désormais plus de 60 pages de textes, contenus visuels et liens vers d’autres ressources utiles. Difficile de trouver plus d’informations sur ces produits et matières ailleurs. Nous l’avons volontairement hébergé sur GitHub, qui est un outil mondialement connu et qui offre les meilleures possibilités d’exposition et de traçage des contributions.

Lien vers le Wiki ici

Toutes remarques, questions et contributions sont évidemment les bienvenues.

Aller au contact des réutilisateurs potentiels pour présenter le wiki et le kit

Les plus belles ressources n’ont aucun intérêt si elles restent inconnues de leurs destinataires. C’est pourquoi nous avons prévu de prendre contact avec des organisations-relais et des influenceurs, d’abord individuellement, puis dans le cadre de manifestations comme le FabLab Festival de Toulouse les 11 et 12 mai prochain, où nous irons à la rencontre des personnes intéressées. Nous sommes disponibles évidemment pour présenter ce projet dans d’autres manifestations.

Si la documentation est pertinente, des projets devraient commencer à utiliser ces matériaux plutôt que de l’élastomère, du métal ou des tissus neufs et plus coûteux. Dans la mesure du possible, la fourniture de ces matériaux au plus près du lieu de réutilisation (circuit court) sera envisagée.

Disposer d’autant de ressources matérielles et immatérielles pour créer des produits vertueux d’un point de vue environnemental est rare, voire unique.

Reste à le faire savoir.

Acte 5. Nous avons besoin de vous

Notre objectif est que les principaux lieux de fabrication et de création ouverts – fablabs, hackerspaces, écoles de design, recyclerie,… disposent d’un starter kit et connaissent le Wiki. Nous faisons le pari que des milliers de personnes dans le monde sont en train de mûrir, de mettre en œuvre ou de terminer un projet nécessitant ce types matériaux. La connaissance de ces ressources les aiderait grandement.

Il reste ensuite d’innombrables ressources à créer pour faciliter la création : tutoriaux, autres kits de développement, formations, repérage des référents, conseils, meetups,…Nous avons besoin de vous pour faire connaître ce projet, le diffuser et que la communauté puisse contribuer à son amélioration.

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