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Ethereum : une nouvelle cryptomonnaie

15 Février 2017, 20:36pm

Publié par Grégory SANT

Le bureau Ethereum DEV à Berlin, Allemagne, 14 Avril 2015. Ethereum est une plateforme "open source" qui héberge des applications et des données sur un réseau décentralisé. Avec Primavera De Filippi, juriste, artiste et chargée de recherches au CNRS, associée à l’Université de Harvard. Ses recherches portent notamment sur les enjeux juridiques soulevés par les technologies dites “blockchain” (Bitcoin, Ethereum, etc.) et la manière dont ces monnaies et modes de paiement virtuels sans intermédiaires (banques, notaires) élaborent des nouveaux modes de gouvernance qui encouragent la collaboration et la prise de décision participative.

Quelle nouvelle donne juridique engage cette confiance en une monnaie dématérialisée, et quelle méfiance révèle-t-elle éventuellement vis-à-vis d'une gestion monétaire centralisée par l'Etat ?

Source franceculture.fr

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Blockchain : la deuxième révolution numérique

15 Février 2017, 20:33pm

Publié par Grégory SANT

Blockchain, la révolution de la confiance (Eyrolles)

« Deuxième révolution numérique », « ubérisation ultime », « machine à confiance »... La technologie blockchain se développe à très grande vitesse, laissant présager rien moins qu’une révolution des usages du quotidien comparable à celle portée par l’Internet dans les années 90.

À la hauteur de sa promesse, majeure -celle de transactions quasi instantanées à des coûts minimes et sans l’intermédiation d’un organe central de référence ou de contrôle-. À la mesure de son potentiel, susceptible de bouleverser les règles du jeu de secteurs de l’économie et activités aussi nombreux que divers, notamment dans le domaine des services, à commencer par le système bancaire.

Parce qu’il devient urgent d’anticiper sa diffusion, Laurent LELOUP propose en expert un décryptage du fonctionnement d’une blockchain en même temps qu’un état des lieux des expérimentations en cours comme des perspectives qui s’ouvrent. Surtout, il pointe les questions que soulève la technologie, et guide le diagnostic des opportunités concernées dans le large éventail de champs d’application.

Au-delà des implications économiques de la blockchain se profile en effet une profonde transformation sociétale. Car c’est d’abord et avant tout de confiance qu’il s’agit. D’une confiance qui serait partagée et non plus garantie par des « tiers de confiance ».

Initialement inventée pour gérer la monnaie électronique Bitcoin, la blockchain, chaîne de stockage d’informations disséminée dans le réseau, consiste en un registre de transactions en peer-to-peer géré collectivement, entièrement décentralisé et transparent -chaque participant détenant sa propre copie, mise à jour en permanence-, et dont le contenu est consultable à tout moment, et -grâce au cryptage- non modifiable ni falsifiable. De quoi sécuriser les échanges sur la Toile, mais également, à terme, enregistrer ou valider une infinité de types d’actes ainsi authentifiés.

Laurent LELOUP est le créateur -en 2006- de Finyear Group qui publie les quotidiens Finyear et Blockchain Daily News et produit de nombreux évènements.

Il a par ailleurs cofondé -en 2016- Blockness, startup centrée blockchain, France Blocktech, l’association de l’écosystème blockchain français, et Blockchain Valley, à la fois campus, centre de formation et incubateur.

En vente, entre autres, sur Amazon.

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La réalité augmentée prochain eldorado d'Apple ?

14 Février 2017, 20:26pm

Publié par Grégory SANT

tim cook realite augmentee

La réalité augmentée, prochaine révolution d’apple ?

Dans une récente interview accordée à The Independant, Tim Cook a fait quelques déclarations intéressantes sur la réalité augmentée. Une technologie qui, selon lui, est « une grande idée, comme le smartphone ». Ce n’est sans doute pas demain la veille qu’on verra cette technologie s’inviter sur l’iPhone, Tim Cook reconnaissant lui même qu’elle n’en n’est qu’à ses balbutiements, il semble toutefois y croire dur comme fer.

« Je considère la réalité augmentée comme une très grande idée, comme le smartphone. Le smartphone s’adresse à tout le monde. L’iPhone ne concerne pas spécifiquement un certain marché démographique, national ou vertical, c’est pour tout le monde. Je pense que la RA, c’est aussi énorme »

En dehors du fait qu’il a encore une fois tendance à confondre smartphone et iPhone, son point de vue sur la réalité augmentée reste intéressant dans la mesure où semble la considérer non pas comme une technologie de niche mais comme une technologie grand public. Il semble, en outre, afficher une certaine préférence pour la réalité augmentée lorsqu’il la compare à la réalité virtuelle.

D’après lui, la réalité augmentée permet de mélanger le monde virtuel et le monde réel sans avoir besoin d’enfermer l’utilisateur dans un monde virtuel. Mi novembre, on découvrait qu’Apple comptait lancer des lunettes de réalité augmentée, suivant ainsi les traces de Google qui est loin d’être un novice en la matière.

Source : phonandroid.com

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Le prémur intelligent révolutionne la construction

14 Février 2017, 20:11pm

Publié par Grégory SANT

Le prémur intelligent, une innovation qui est en train de révolutionner le monde du BTP. Une start-up de Poussan dans l’Hérault a mis au point un panneau de construction intelligent.

4 jours c’est le temps qu’il faut à la toute jeune start up Letgo pour construire une piscine. A sa tête Guy, un ingénieur des ponts et chaussées. En 2011 il dépose un brevet pour un panneau alvéolé. Ce panneau lui vaut 3 prix de l’innovation en 2014, 2015 et 2016. Le panneau s’appelle le prémur intelligent, et c’est une plaque de béton d’environ 3 tonnes pour 6m2.

L’appellation premur intelligent vient du fait qu’il est très facile à fabriquer, on le fabrique avec des moyens humains beaucoup plus rapidement qu’avec des moyens robotisés aujourd’hui. Il est facilement transportable et permet une économie de manœuvre spécialisé

Le reportage de Thierry Will et Sylvie Bonnet 

 
 
 
Poussan : le prémur intelligent une innovation pour révolutionner le monde du BTP
Le prémur intelligent, une innovation qui est en train de révolutionner le monde du BTP. Une start-up de Poussan dans l’Hérault a mis au point un panneau de construction intelligent. - France 3 Occitanie



Une rapidité, une innovation, liées à un état d'esprit, à 58 ans l'ingénieur structure est un inconditionnel de l'esprit startup.
Dans les tiroirs de l'entreprise,  un autre brevet pour 2017 : des caissons intelligents qui permettront de construire une maison de 105m2  en quatre jours et demi.

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L'emploi viendra des PME et des ETI Innovantes

13 Février 2017, 20:29pm

Publié par Grégory SANT

Il est essentiel de défendre l'industrie créatrice d'emplois en France, et cela passe d’abord par l’innovation et l’investissement. Le crédit d'impôt recherche (CIR) fonctionne bien, mais l’innovation reste très coûteuse pour des entreprises de taille moyenne qui ont moins de possibilités d’optimiser leur pression fiscale que les grands groupes. Nous proposons de renforcer le CIR à 50% des dépenses pour les PME et ETI, au lieu des 30% actuels. 

Les entreprises de taille intermédiaire représentent 5% du nombre des entreprises en France, mais 35% des dépenses d'innovation de toutes les entreprises ! L’emploi en France viendra d’abord des PME et des ETI. Leur permettre d’innover encore plus sera créateur de nombreux emplois industriels.

La fin du compte pénibilité

Par ailleurs, si l'actuelle réforme de la pénibilité a un objectif louable, elle est beaucoup trop complexe à mettre en oeuvre. Celle-ci donne une mauvaise image de l'industrie française et est susceptible de détruire progressivement la majeure partie des emplois industriels. Il faut la supprimer.

À la place, je propose des mesures d'encouragement à la prévention, par des incitations financières liées aux dépenses de sécurité et d’aménagement des postes de travail qui seraient supérieures aux obligations légales. Cela encouragerait l’amélioration constante des conditions de travail.

Un nouveau crédit d'impôt

De plus, pour stimuler significativement la capacité des entreprises à investir en France, je propose un crédit d’impôt équivalent à un pourcentage significatif, à définir, des investissements annuels réalisés en France.

Nous demandons également que les crédits d’impôt (CIR, CICE, etc) sur une année donnée soient remboursés en « cash » au plus tard le 31 décembre de l’année N+2 pour le solde qui n’aurait pas pu être imputé sur l’impôt des années N et N+1. Le système actuel pénalise en fait les entreprises qui investissent beaucoup en innovation ou sont en difficulté. Il faut au contraire les encourager.

De l'aide à la formation professionnelle

Enfin, dans bien des cas, les entreprises ont du mal à trouver des formations adéquates qui correspondent à leurs métiers et doivent se substituer à l'Etat pour créer des formations adaptées. C'est le cas d'Armor, qui a mis en place sa propre université sur son site industriel nantais, et crée ses parcours en lien avec sa branche professionnelle, comme par exemple une formation certifiante en pilotage des machines automatisées.

Nous proposons que les coûts des formations mises en place par les entreprises sur les métiers pour lesquels l'Etat ne propose pas de formations adaptées soient mieux financés, voire intégralement pris en charge sur les budgets de la formation professionnelle. Cela contribuera aussi à la qualité du dialogue social, qui fait également partie des clés du succès des PME et ETI, dont Armor.

Ces quatre propositions permettront de redonner confiance aux entreprises industrielles, de créer des emplois et de freiner les suppressions de postes, d'encourager les entreprises à investir dans la sécurité et les améliorations des conditions de travail, de donner une nouvelle impulsion à l'innovation et l’investissement en France, et enfin de développer la formation au sein des entreprises. Nous voulons des entreprises industrielles compétitives, innovantes, et sociales !

Source : lesechos.fr

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Les business gagnants de l'impression 3D

13 Février 2017, 20:23pm

Publié par Grégory SANT

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L'Usine 4.0

13 Février 2017, 20:20pm

Publié par Grégory SANT

Cobots (robots collaboratifs) et réalité virtuelle équipent la plateforme Fflor, cet équipement destiné à inventer l’usine du futur. Inaugurée lundi 30 janvier au cœur de l’usine PSA Trémery par ses deux financeurs - la Région et l’Etat - elle offre aux entreprises, grands groupes comme PME, la possibilité de tester machines et procédés à haute technologie ajoutée pour ne pas louper le train de l’innovation industrielle.

Devant un écran sur lequel est modélisé un poste d’assemblage de colonne de direction, un homme semble brasser l’air, un casque sur les yeux. En réalité, l’opérateur de Thyssen Krupp est en train d’éprouver virtuellement un poste de travail. Le but : tester la configuration idéale, celle qui permet à la fois l’ergonomie et l’accessibilité du poste, mais aussi sa flexibilité, c’est-à-dire la variation du cadencement en fonction des commandes. Meilleures conditions de travail et, surtout ne soyons pas naïfs, meilleure rentabilité sont ici au cœur des enjeux. La réalité virtuelle permet de tester et valider des processus avant de les lancer en fabrication, gain de temps et d’argent, tout le monde est content. « A commencer par les utilisateurs finaux, qui valideront eux-mêmes les équipements », explique un membre de CEA Tech.

“Cobots”

Ce poste, comme la dizaine d’autres installés sur la plateforme Fflor, ont été développés par l’organisme public de recherche avec le partenariat d’entreprises, une dizaine pour l’instant, le double d’ici la fin de l’année. La collaboration s’envisage à deux niveaux : les entreprises bénéficient des équipements pour tester de nouvelles façons de fabriquer leurs produits, ou elles mettent en place, avec le CEA Tech, des équipements et procédés adaptés à leurs besoins. Tout est envisageable, l’idée étant de prendre en main les possibilités qu’offre la technologie pour ne pas louper le train de l’innovation. Les équipements à disposition permettent, en s’y frottant concrètement, de ne pas avoir peur. Outre la réalité virtuelle, croisée plus haut, équipements connectés et robots collaboratifs, surnommés “cobots”, visent à faciliter les tâches humaines. Ces derniers se distinguent des lourds robots industriels par leur présence toute proche des hommes qui les manipulent, et l’absence de cage nécessaire à leur installation.

L’innovation nécessaire

Certains de ces robots aident à porter de lourdes charges, comme le feraient des exosquelettes, d’autres  manipulent et usinent des pièces en toute simplicité. C’est l’avantage aussi de ces robots dernière génération : leur facilité de programmation et de prise en main, d’installation et d’entretien. « Plus besoin d’avoir des connaissances en programmation, les robots apprennent par la simple manipulation des opérateurs. » Le prix de ces “cobots” est lui aussi incomparable avec les gros robots-cages aujourd’hui utilisés dans l’industrie puisque le premier modèle basique tourne autour des 20 000 euros : accessible aux entreprises les plus modestes. Une façon de rapprocher deux mondes aujourd’hui bien distincts - hommes et robots - et où la France est à la traîne. « Le plan national autour de l’industrie du futur lancé en 2014 ne doit pas être l’apanage de pépites ou de grands groupes mais doit fédérer, et c’est le rôle de cette plateforme », invite le représentant régional de l’Etat.
Les enjeux de la plateforme dépassent ses simples applications, et relèvent aussi de la dynamique. Celle insufflée par un Pacte Lorraine de 300 millions d’euros (moitié Etat, moitié Région) sur 3 ans (2013-2016), celle d’une innovation nécessaire dans un secteur menacé et l’installation de la plateforme dans l’enceinte du site de production PSA de Trémery, dont l’avenir dépend de celui qui sera fixé pour le diesel (la moitié de la production du site est dédiée aux moteurs diesel).
« Si nous n’avions pas cette plateforme nous serions en retard », résume Stéphane Fratacci, préfet de Région.
« Cette plateforme traduit l’inscription de la Région dans l’industrie du futur », dit Yann Vincent, directeur industriel du groupe PSA, « Premier groupe à déposer des brevets en France depuis 9 ans », s’enorgueillit au passage le directeur alors que la région Grand Est connaît quatre implantations : Trémery, Metz, Mulhouse et Charleville. « Cette plateforme est une manière d’innover concrètement et de rester dans la compétition », juge l’industriel alors que le représentant de l’institut de recherche, Stéphane Siebert le directeur de CEA Tech, voit là le moyen « d’accélérer la transformation des lignes de production en testant et validant les innovations en termes de production mais aussi de maintenance ou de formation ».
A leur tour, les deux financeurs ont pris la parole devant l’aréopage d’industriels et d’élus. Philippe Richert, président du Grand Est, invitant à « relever le défi » et à « inventer ensemble de nouvelles filières industrielles ».

150 bénéficiaires en région

« Le Grand Est est la deuxième région industrielle derrière l’Ile-de-France, rappelle-t-il. Nous faisons le choix d’investir dans l’usine 4.0 dont 150 entreprises régionales pourraient bénéficier chaque année. Nous sommes à un moment décisif où la puissance publique n’a rien de plus utile et de plus intelligent à faire que de soutenir ces démarches », dit en somme un président grand régional dans une emportée lyrique avant de s’énerver contre les menaces portées sur l’avenir du diesel et d’annoncer l’accompagnement financier de la Région, à hauteur de 25 à 30 millions d’euros pour le groupe PSA dans le Grand Est.

Source : lasemaine.fr

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Pourquoi les avions en plastique c'est mieux ?

13 Février 2017, 20:15pm

Publié par Grégory SANT

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Une bonne nouvelle pour tous ceux qui voyagent en avion, on n’aura enfin plus les oreilles qui se bouchent à l’atterrissage ou au décollage.

Tout cela, parce que les nouveaux avions seront en plastique et plus en aluminium.

Mais d’abord, pourquoi on a les oreilles qui se bouchent en avion ? Il faut savoir que les cabines des avions, du décollage à l’atterrissage, sont pressurisées à l’équivalent d’une altitude de 8.000 pieds (2.500 mètres, donc on est déjà très haut). C’est cette forte pressurisation qui fait que l’on a les oreilles qui se bouchent.

Pourquoi on pressurise autant ? On pourrait garder la même pression qu’au niveau du sol ?

Oui, mais dans ce cas, arrivé en altitude de croisière (30.000 pieds), la différence de pression entre l’intérieur et l'extérieur de l’appareil serait telle que les carlingues actuelles en aluminium auraient beaucoup de mal à résister. Elles finiraient par se recroqueviller sur elles-mêmes comme une bouteille en plastique.

Les nouveaux avions utilisent désormais une carlingue dans un matériau composite beaucoup plus résistant à base de plastique renforcé en carbone.

Du coup, on va pouvoir baisser la pression et se rapprocher des conditions que l’on a au sol. Donc on n’aura plus les oreilles qui se bouchent.

Il y a déjà des avions avec une carlingue en plastique comme vous dites ?

Ça commence tout juste. Aujourd’hui, il y a seulement l’Airbus A350 et le Boeing 787. Ils sont tout récents donc il y en a encore assez peu, mais ils vont se généraliser au fur et à mesure qu’on renouvelle les appareils.

Source : europe1.fr

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Une entreprise remplace 90% de ses employés par des robots

9 Février 2017, 19:38pm

Publié par Grégory SANT

 

Une entreprise chinoise remplace 90 % des employés de l'atelier par des robots

Pendant le mois de décembre, des scientifiques et des conseillers de l'ancien président des États-Unis Barack Obama ont publié un rapport sur les effets de l'automation sur le marché de l'emploi et l'économie américains. Les experts notent que l'IA présente un potentiel énorme de croissance et de richesse en raison de l'augmentation de la productivité, néanmoins, ils mettent en garde contre les menaces de l'emploi et l'aggravation de l'inégalité des salaires entre les salariés qualifiés et ceux moins qualifiés. 

Durant les cent dernières années, des millions d'emplois ont été remplacés par des robots. L'automation a conquis de nombreux postes d'emploi comme ceux des standardistes, des agents de voyage ou encore les travailleurs dans la chaine de montage. Aujourd'hui, l'IA menace de remplacer les chauffeurs de taxi et d'Uber et s'en prendra probablement aux chauffeurs de poids lourds durant la prochaine décennie, une industrie de poids aux États-Unis qui fournit plus 3,8 millions d'emplois. Enfin, quelques chaines de restaurants fastfood ont déjà commencé à installer des kiosques et des systèmes de commande automatique. 

Mais c'est en Chine que ce phénomène commence à prendre de l'ampleur. Une des premières usines robotisées à Dongguan a récemment remplacé 590 de ses ouvriers avec des robots et les résultats ont été stupéfiants. Seulement 60 employés travaillent encore dans l'usine et leur principale tâche est de s'assurer que les machines sont en bon état et marchent parfaitement. Bien que 60 est un nombre faible d'employés pour superviser une usine, les robots font un si bon travail que le management de l'entreprise a dit que le nombre d'employés humains pourrait être réduit davantage à 20 employés seulement. 

La Changying Precision Technology Company se concentre essentiellement sur la production de téléphones mobiles et utilise des lignes de production automatisées. Les bras robotisés produisent certaines pièces de téléphones mobiles à chaque station et l'usine utilise même des camions de transports autonomes. Depuis la transition vers des robots, le nombre de pièces produites par personne par mois est passé de 8000 à 21 000, soit une augmentation de 250 %. Cette progression ne s'est pas faite au détriment de la qualité, en effet, le nombre de produits défectueux a diminué de 25 % à seulement 5 %. 

Cette entreprise n'est pas la seule qui s'est lancée dans la voie de la robotisation. En Chine, l'initiative Made In China 2025 a pour but d'appliquer les avancées en technologie dans la production, un processus qui implique le recours à l'automation. Il n'est pas clair quel sera le destin de millions d'ouvriers dans le pays, mais cette étape ne fera surement pas l'affaire de ceux qui militent pour de meilleurs salaires et conditions de travail. 

S'il est clair que l'automation est en quête de perturber le marché de l'emploi, les estimations ne s'entendent pas sur la vitesse avec laquelle cette tendance va se propager. Adidas est l'une des firmes qui ont déjà annoncé leur intention à robotiser entièrement leurs usines. Au Japon, Fukoku Mutual Life Insurance, une entreprise japonaise d'assurances, veut augmenter la productivité de son entreprise de 30 % grâce à 
un projet mené en collaboration avec la filiale japonaise IBM Watson. Fukoku évoque un système de codage automatique d'évaluation de certificats médicaux qui va s'appuyer sur Watson. Ce système va permettre à l'entreprise de se séparer de 34 employés et augmenter sa productivité de 30 %. 

Les études qui mettent en garde contre la robotisation accrue ne manquent pas, des dizaines de métiers sont menacés de disparaitre et aucune économie n'est prête à faire cette transition pour le moment. S'il est vrai que l'automation a ses avantages et permet d'atteindre des objectifs impressionnants, il ne faut pas non plus négliger le fait qu'elle affecte négativement le marché de l'emploi pour le moment. En France, le Syndicat national de la banque et du crédit (SNB), deuxième organisation syndicale du secteur bancaire en France, 
a exprimé, lors d'une conférence de presse, son inquiétude au sujet d'une éventuelle substitution d'emplois dans le secteur par l'IA. D'après Régis Dos Santos, président du SNB, ces technologies qui émergent dans les établissements bancaires pour venir épauler les conseillers dans leurs tâches quotidiennes (réponses aux e-mails des clients, vérifications règlementaires, opérations de conformité, etc.), peuvent en effet finir par les écarter. 

Source : 
Monetary Watch

Pendant le mois de décembre, des scientifiques et des conseillers de l'ancien président des États-Unis Barack Obama ont publié un rapport sur les effets de l'automation sur le marché de l'emploi et l'économie américains. Les experts notent que l'IA présente un potentiel énorme de croissance et de richesse en raison de l'augmentation de la productivité, néanmoins, ils mettent en garde contre les menaces de l'emploi et l'aggravation de l'inégalité des salaires entre les salariés qualifiés et ceux moins qualifiés. 

Durant les cent dernières années, des millions d'emplois ont été remplacés par des robots. L'automation a conquis de nombreux postes d'emploi comme ceux des standardistes, des agents de voyage ou encore les travailleurs dans la chaine de montage. Aujourd'hui, l'IA menace de remplacer les chauffeurs de taxi et d'Uber et s'en prendra probablement aux chauffeurs de poids lourds durant la prochaine décennie, une industrie de poids aux États-Unis qui fournit plus 3,8 millions d'emplois. Enfin, quelques chaines de restaurants fastfood ont déjà commencé à installer des kiosques et des systèmes de commande automatique. 

Mais c'est en Chine que ce phénomène commence à prendre de l'ampleur. Une des premières usines robotisées à Dongguan a récemment remplacé 590 de ses ouvriers avec des robots et les résultats ont été stupéfiants. Seulement 60 employés travaillent encore dans l'usine et leur principale tâche est de s'assurer que les machines sont en bon état et marchent parfaitement. Bien que 60 est un nombre faible d'employés pour superviser une usine, les robots font un si bon travail que le management de l'entreprise a dit que le nombre d'employés humains pourrait être réduit davantage à 20 employés seulement. 

La Changying Precision Technology Company se concentre essentiellement sur la production de téléphones mobiles et utilise des lignes de production automatisées. Les bras robotisés produisent certaines pièces de téléphones mobiles à chaque station et l'usine utilise même des camions de transports autonomes. Depuis la transition vers des robots, le nombre de pièces produites par personne par mois est passé de 8000 à 21 000, soit une augmentation de 250 %. Cette progression ne s'est pas faite au détriment de la qualité, en effet, le nombre de produits défectueux a diminué de 25 % à seulement 5 %. 

Cette entreprise n'est pas la seule qui s'est lancée dans la voie de la robotisation. En Chine, l'initiative Made In China 2025 a pour but d'appliquer les avancées en technologie dans la production, un processus qui implique le recours à l'automation. Il n'est pas clair quel sera le destin de millions d'ouvriers dans le pays, mais cette étape ne fera surement pas l'affaire de ceux qui militent pour de meilleurs salaires et conditions de travail. 

S'il est clair que l'automation est en quête de perturber le marché de l'emploi, les estimations ne s'entendent pas sur la vitesse avec laquelle cette tendance va se propager. Adidas est l'une des firmes qui ont déjà annoncé leur intention à robotiser entièrement leurs usines. Au Japon, Fukoku Mutual Life Insurance, une entreprise japonaise d'assurances, veut augmenter la productivité de son entreprise de 30 % grâce à 
un projet mené en collaboration avec la filiale japonaise IBM Watson. Fukoku évoque un système de codage automatique d'évaluation de certificats médicaux qui va s'appuyer sur Watson. Ce système va permettre à l'entreprise de se séparer de 34 employés et augmenter sa productivité de 30 %. 

Les études qui mettent en garde contre la robotisation accrue ne manquent pas, des dizaines de métiers sont menacés de disparaitre et aucune économie n'est prête à faire cette transition pour le moment. S'il est vrai que l'automation a ses avantages et permet d'atteindre des objectifs impressionnants, il ne faut pas non plus négliger le fait qu'elle affecte négativement le marché de l'emploi pour le moment. En France, le Syndicat national de la banque et du crédit (SNB), deuxième organisation syndicale du secteur bancaire en France, 
a exprimé, lors d'une conférence de presse, son inquiétude au sujet d'une éventuelle substitution d'emplois dans le secteur par l'IA. D'après Régis Dos Santos, président du SNB, ces technologies qui émergent dans les établissements bancaires pour venir épauler les conseillers dans leurs tâches quotidiennes (réponses aux e-mails des clients, vérifications règlementaires, opérations de conformité, etc.), peuvent en effet finir par les écarter. 

Source : 
Monetary Watch

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Le phénomène 4.0

9 Février 2017, 19:35pm

Publié par Grégory SANT

2016 : Pour une première fois depuis 2012, le nombre d’usines créées en France (82) serait supérieur au nombre d’usines qui se ferment (75). Dans un pays où les services représentent 80 % du PIB, la nouvelle n’est pas anodine. Elle l’est d’autant moins au moment où le débat sur le 4.0 s’invite, de manière encore balbutiante, dans les programmes politiques des candidats à la présidence en France.

Le 4.0 : Une révolution économique ?

Mais, au fait, qu’est ce que le 4.0 ? Une usine automatique ? Ce n’est pas un phénomène nouveau. Déjà en 1993, Fiat se vantait d’avoir une de ses usines à Turin 100 % automatisée, capable de produire (presque) sans une intervention humaine. La fin des années 90 a été marquée par l’implantation de MRP, ERP, autant de progiciels aux noms barbares pour informatiser la production et son suivi. Le service commercial de l’usine pouvait être connecté au service approvisionnement émettant une commande quasi automatique au premier lorsque le seuil de sécurité du stock est atteint. Qu’est ce que le 4.0 vient donc changer ? Rien et tout à la fois.

L’avènement de ce que les journalistes et praticiens nomment la « smart factory » ou « usine intelligence » permet d’optimiser encore plus les ressources pour produire. Cette optimisation est permise par des outils numériques et des données disponibles sur le cloud. Concrètement ? L’ensemble des machines est connecté à l’intérieur de l’usine. A l’extérieur, ces mêmes machines sont potentiellement connectées à toutes les machines du client et même plus, de ses partenaires, y compris de l’utilisateur final.

Concrètement, tout change : le mode de travail dans chacun de ces endroits en premier lieu, les pratiques des collaborateurs aussi. Le produit industriel peut devenir très personnalisé. Pour l’automobile (mon auto avec la couleur et la finition que je veux sans attendre trois mois) et pour tout autre produit dans des temps très rapides et tout en étant informé de l’état d’avancement de la production et de la livraison…

Une 4e révolution industrielle ? Peut-être. Sur un plan technologique, la démarche s’inscrit dans la révolution numérique en marche depuis les années 1990. Pour autant, cette grappe d’innovations, pour parapher Schumpeter, va très certainement remplir sa fonction destructrice–créatrice d’emplois. Destructrice car si elle se diffuse pleinement, ce sont pratiquement tous les métiers de l’entreprise qui seront touchés, supprimés ou modifiés. Les métiers du marketing seront non seulement amenés à travailler sur un nombre de données qui vont bien au-delà des simples réponses aux questionnaires ou autres panels mais sur une quantité d’informations en temps réel. Les responsables des usines, peu habitués à rencontrer le client finale disposeront d’informations clés sur les profils des consommateurs, leurs goûts, leurs commandes.

Sans aucun doute, ces quelques illustrations laissent à penser combien l’organisation classique de l’entreprise qui évolue, somme toute, assez peu depuis l’avènement de la grande entreprise de Galbraith, va être bouleversée. Sans nul doute, ce changement génère des créations de nouveaux emplois, ou, du moins, de nouveaux métiers, ne serait-ce que pour accompagner cette transformation, puis, pour maintenir l’organisation et les systèmes numériques nouvellement installés.

Le 4.0 : Une opportunité pour les grands groupes français ou pour la France en général ?

En Europe, l’Allemagne est la grande pionnière de l’industrie du 4.0. Rien d’étonnant. L’industrie et le secteur automobile (pionnier du 4.0 pour faciliter les interactions entre constructeurs et sous-traitants) représentent respectivement 25 % et 3 à 5 % du PIB allemand. Pour maintenir la compétitivité de ces secteurs sur son territoire, l’Allemagne a misé sur une main d’œuvre très qualifiée et des systèmes de production « à la pointe ». Dès 2006, ce pays s’intéresse à l’organisation des usines en mode plate-forme, mettant en place un programme national « High Tech Strategie » qui deviendra ensuite le projet « 4.0 ».

Ces investissements allemands ont des retombées indirectes sur les usines localisées en France, en témoigne des initiatives du groupe Bosh dans ses usines de Rodez. En France, le Ministère de l’économie n’a vraiment initié de gros investissements sur le 4.0 qu’en 2014. Cela n’empêche pas certains gros groupes de s’être emparés du sujet depuis quelques années : Danone et sa micro-usine de Yaourts au Bengladesh, lui offrant ainsi la possibilité de concilier production de packages à échelle mondiale et produits locaux ; Essilor et les verres qui sont, par définition, personnalisés ou même Eurocopter pour la production de la plus grande partie de la gamme Puma.

L’entrepreneuriat français et le monde des PME sourd aux appels des sirènes du 4.0 ?

Est-ce à dire que seuls les gros groupes français sont concernés par la révolution du 4.0 et pour leurs seules usines, qui ne sont pas toujours localisées sur le territoire ? Certes, on peut comprendre que de tels investissements aussi coûteux soient réalisés avant tout par de grosses entités. Mais qu’en est-il des petits, et, en particulier des initiatives des PME qui produisent en France ? Calme plat. Alors qu’elles pourraient jouer la carte d’un co-investissement leur permettant de jouer la carte d’une production de biens assez complexes, de qualité, personnalisé tout en augmentant les quantités produits, force est de constater qu’elles se lancent tout juste – et encore pour certaines – dans l’investissement.

Et quid des démarches entrepreneuriales ? Force est de constater que la recette du développement économique par le cluster ne fonctionne pas encore très bien pour la révolution 4.0 en France. En théorie, le territoire et l’État créent les conditions. Le grand groupe doit pouvoir offrir des débouchés commerciaux aux start-up locales qui proposent elles-mêmes des solutions technologiques ou des services innovants, co-développées avec les universités et centres de recherche publics ou privés.

Or, justement, dans les incubateurs dans les écoles d’ingénieurs ou dans les universités et écoles de management, peu d’entre eux hébergent des entreprises susceptibles de déployer soit des briques de logiciels, soit des services d’accompagnement et de paramétrage de ces mêmes logiciels. La French Tech de Paris, de Lyon et de Grenoble, semble être plus séduite par les objets et applications connectées que par le 4.0. Les jeunes pousses dans les services se focalisent plus sur le conseil en open innovation qu’en processus d’industriel.

Tout au mieux, constatons-nous la création de bon nombre d’entreprises qui déclarent accompagner la transformation numérique de leur client. Pourtant, là encore, ces dernières se focalisent plus encore sur la gestion de communautés de pratiques, de transformation commerciales que sur un réel accompagnement des usines 4.0 avec des outils de simulation, ou autres logiciels.

Ce vide entrepreneuriat surprenant laisse ainsi les gros acteurs français en quête de solutions qu’elles trouvent ailleurs… auprès de PME ou d’autres start-up hors des frontières françaises.

Des exceptions ? Oui. Une seule… et elle est de taille, Total et son incubateur dédié au digital industriel lancé en 2015 qui utilise cette clé pour faire une démarche d’essaimage et d’accélérateur de croissance pour les jeunes pousses. Le groupe y trouve son intérêt : une grande partie de sa stratégie étant fondée sur le 4.0, son initiative lui permet de réduire ses risques d’investissement en la matière, de finançant le développement des briques technologiques recherchées et en permettant le développement de plusieurs entreprises qui auront la charge de trouver des débouchés commerciaux ailleurs.

L’État français a-t-il trop tardé dans ce mouvement ? Les recherches et start-up ont-elles trop tardées à s’intéresser à ses débouchés si bien que les gros groupes sont parties sans elle ? La quantité de travail est telle que les débouchés apportés par le 4.0 seront là, avec des créations d’emplois à la clé… à condition que nos start-up sachent s’en emparer avant que les gros groupes ne trouvent des solutions ailleurs.

Source : theconversation.com

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