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PA House par Gonzalo Martínez Oportus & Pablo Campano Sotomayor

20 Juillet 2017, 19:37pm

Publié par Grégory SANT

Face à l’émergence d’une architecture modulaire commerciale fabriquée en série, ce projet est une solution de construction alternative mais qui reste économique. Elle permet également de proposer des espaces intérieurs de qualité spatiale plus élevée qu’un travail préfabriqué.

La maison est un pavillon horizontal avec des murs en bois, des planchers et un deck en bois, une esthétique simple et nette, la reliant parfaitement à l’environnement dans lequel elle se trouve. Le pavillon est conçu comme un volume attrayant, dépourvu d’artifices.

En savoir plus sur Gonzalo Martínez Oportus
Photos: © Diego Aravena S.

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Isostal : des briques isolantes en composites bois + polystyrène

18 Juillet 2017, 17:25pm

Publié par Grégory SANT

L'objectif d'Innomur : fabriquer un bloc léger, isolant et facile à utiliser (Crédit : Innomur)
L'objectif d'Innomur : fabriquer un bloc léger, isolant et facile à utiliser (Crédit : Innomur)
Concevoir une brique qui allie légèreté, propriétés isolantes et facilité de mise en œuvre, c’est l’objectif que se sont lancé, en 2013, Jean-Claude Lacaze, maître artisan maçon depuis plus de trente ans, et de son fils, Aurélien.
 
Ils imaginent alors une brique moulée composée de copeaux et de sciures issus de l’industrie du bois. Baptisé Isostal, contraction des mots isolation et ostal, qui signifie maison en occitan, ce bloc est aujourd'hui fabriqué dans la ville de Mende, dans le département de la Lozère, où se trouve leur société Innomur.
 

 

L’espace intérieur entre les deux façades permet le coulage du béton (Crédit : innomur)
L’espace intérieur entre les deux façades permet le coulage du béton (Crédit : innomur)

Le bloc Isostal, un système constructif 3 en 1

Ce système remplit trois fonctions : celle de bloc de coffrage pour l’élévation des murs porteurs, celle de support à l’isolation extérieure et au parement intérieur.

Chaque brique se compose de deux façades en bois moulé, assemblées entre elles par quatre écarteurs. L’espace intérieur entre les deux façades permet le coulage du béton qui assure notamment la portance et l’inertie thermique du bâtiment.

Sur la face extérieure est collée une couche isolante de polystyrène expansé. Si les blocs sont déjà 100 % recyclables, et en partie compostables, l’entreprise effectue actuellement des travaux de recherche et développement pour pouvoir remplacer l’isolant en polystyrène par un isolant végétal, la laine de bois.

À l’intérieur, le bloc comporte des montants en bois moulé, qui permettent la fixation de la contre-cloison intérieure sans avoir à ajouter une ossature métallique.
 
"Entre ces montants, nous avons un vide technique qui va nous permettre de passer toutes la gaines, qu’elles soient électriques, que ce soit l’alimentation en eau chaude et eau froide et également les tuyaux de chauffage", précise Jean-Claude Lacaze.
 

 

les blocs s’emboîtent les uns dans les autres grâce à un système de clips (Crédit : Innomur)
les blocs s’emboîtent les uns dans les autres grâce à un système de clips (Crédit : Innomur)

Réduire la pénibilité du travail des maçons

Tel un jeu de Lego, les blocs s’emboîtent les uns aux autres grâce à un système de clips. Selon l’entreprise, il ne faut que trois jours pour monter les murs d’une maison, contre douze avec des techniques traditionnelles.
 
"Le poids est d’environ 21 kg au mètre carré. En comparaison, le bloc béton 200 kg au mètre carré et la brique 180 kg", précise Jean-Claude Lacaze.

Avec son bloc, l'entrepreneur espère rendre moins pénible le travail des maçons, qui portent habituellement des charges particulièrement lourdes.
 

 

C'est pour répondre à la réglementation thermique de 2012 que Jean-Claude et Aurélien Lacaze ont créé le bloc Isostal (Innomur)
C'est pour répondre à la réglementation thermique de 2012 que Jean-Claude et Aurélien Lacaze ont créé le bloc Isostal (Innomur)

Un matériau primé par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie

C’est aussi pour répondre à la réglementation thermique de 2012 que les deux entrepreneurs ont développé ce bloc. "Nous voulions que ce produit puisse servir à la construction de maisons passives", explique Jean-Claude Lacaze.

Pour cela, le chef d'entreprise a tablé sur une isolation thermique par l’extérieur, appelée "mur manteau". Il souligne que son système permet d'éviter les "ponts thermiques", ces points de jonction où l’isolation n’est pas continue et qui provoquent des pertes de chaleur.
 
"La performance énergétique de la paroi en bloc Isostal est de 0,18 ; la norme étant de 0,25. Plus le chiffre est faible, mieux c’est", précise le chef d'entreprise.

En septembre 2016, Innomur a été désignée lauréate du prix performance énergétique pour le bâtiment de l’ADEME, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.

Voilà quelques semaines que Jean-Claude et Aurélien Lacaze écoulent leurs blocs en Lozère et dans les départements limitrophes, ayant opté pour une distribution directe. D’ici trois ans, ils espèrent pouvoir les commercialiser dans la France entière.

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Les voitures toutes électriques en 2040 en France, est-ce possible ?

18 Juillet 2017, 17:18pm

Publié par Grégory SANT

Il avait promis une "vision du long terme", il a tenu parole. Nicolas Hulot a annoncé jeudi 6 juillet "la fin de la vente" des voitures diesel et à essence d'ici 2040. A l'échelle politique, cela peut sembler très long: il y aura eu 4 élections présidentielles d'ici là. Mais 23 ans, ce n'est pas grand chose pour un changement de cette ampleur.

Alors certes, la voiture électrique a le vent en poupe ces dernières années. En 2016, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), il y avait 2 millions de véhicules électriques et hybrides dans le monde. Il y en avait quelques centaines seulement en 2005, rappelle Vox.

Pour autant, il faut bien comprendre que 99,8% des voitures qui roulent sont propulsées uniquement par un moteur à explosion aujourd'hui. Car oui, il y a environ 1 milliard de véhicules thermiques dans le monde.

Des analyses optimistes, mais pas trop

Evidemment, les voitures électriques vont prendre de plus en plus de place. Jusqu'à devenir la seule alternative? Peut-être, mais dans très, très longtemps. Et surement pas d'ici 2040, pour de nombreux experts.

L'AIE pari ainsi sur environ 200 millions de véhicules électriques d'ici 2030, soit 10% du parc automobile mondial. Pire, pour le pétrolier BP, les voitures électriques ne représenteront que 6% du marché en 2035. L'Ufip, le lobby français de l'industrie pétrolière, ne voit pas non plus le thermique disparaître de si tôt.

Une révolution imprévisible

Mais tout n'est pas perdu pour l'objectif de Nicolas Hulot, loin de là. Certains scénarios sont plus optimistes que ceux de BP et de l'Ufip, pas vraiment pressés de voir l'électrique supplanter le pétrole. A l'instar du groupe Bloomberg, qui estime que les voitures électriques représenteront 35% des ventes de nouveaux véhicules en 2040.

En imaginant que la France soit vraiment un pays pionnier, il n'est pas inenvisageable que la totalité des véhicules vendus sur le territoire soient électriques. Et certains vont même plus loin. Une étude récente de l'institut Grantham du Collège impérial de Londres pense que les précédentes estimations n'ont pas bien compris la révolution à venir, rapporte Vox.

Les chercheurs estiment ainsi que d'ici 2040, les voitures électriques représenteront plus de la moitié du marché mondial. Comment sont-ils arrivés à ce résultat? Simplement en prenant en compte deux choses. D'abord, la baisse de prix incroyable des batteries.

Car il faut bien voir que la plupart des experts font preuve de beaucoup de réalisme, voire de pessimisme. Par exemple, l'AIE n'imagine pas que le prix d'une voiture électrique passera sous les 30.000 dollars avant 2030. Pourtant, de nombreux constructeurs affirment le contraire, se basant notamment sur la chute du prix des batteries. De même, l'agence internationale avait totalement sous estimé l'explosion de l'énergie solaire et éolienne.

L'autre grande nouveauté prise en compte par cette étude, c'est l'Accord de Paris. Et plus précisément les engagements pris par les Etats du monde entier (sauf les Etats-Unis, la Syrie et le Nicaragua) à réduire leur production de gaz à effet de serre.

Interdire l'essence, une idée de plus en plus répandue

Car il ne faut pas oublier que les Etats jouent pour beaucoup dans l'adoption (ou non) des voitures électriques. L'AIE précise ainsi qu'il est "indéniable que l'évolution du marché est largement influencée par les politiques environnementales".

Et en parallèle de cette annonce au long terme, Nicolas Hulot a également promis une prime verte étendue aux véhicules d'occasions pour remplacer de vieux véhicules polluants. Sans compter bien sûr l'actuel bonus-malus.

L'Inde a mis en place une stratégie similaire. Le ministère de l'Energie a affirmé en juin vouloir arrêter la vente de véhicules à essence d'ici 2030. Pour cela, le pays va mettre en place des aides à l'achat de véhicules propres pour les prochaines années.

Si l'Inde et la France semblent bien seuls au monde, ce n'est pas vraiment le cas. Après tout, les Pays-Bas, l'Allemagne et la Norvège réfléchissent à bannir totalement les voitures à essence ou diesel d'ici 10 à 20 ans. De même que de grandes villes, comme Paris, Madrid, Athènes et Mexico.

Ce ne sont encore que des projets, mais il semblerait que de plus en plus de pays avancent tous dans le même sens. Quant à ceux qui ne se lancent pas dans de telles promesses, ils mettent tout de même en place de grosses aides pour l'achat de véhicules électriques. Comme la Chine, qui est devenu N°1 du secteur en 2016.

D'ailleurs, le ministère de l'Environnement précise qu'il souhaite que l'Europe dans son ensemble se positionne sur la fin des voitures thermiques d'ici 2040. La France compte également "réunir une coalition de pays pour promouvoir cet objectif".

Avec autant de carottes et de bâtons déployés, difficile de prédire à quelle vitesse ira le cheval-vapeur électrique d'ici 23 ans.

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Les robots sexuels se démocratisent

17 Juillet 2017, 18:30pm

Publié par Grégory SANT

Les robots sexuels se démocratisent

Un nouveau rapport montre l’ensemble des façons dont les robots sexuels pourraient être utilisés dans la société.

Les robots sexuels et les poupées de même nature seraient de plus en plus avancés. C’est en tout cas ce que révèle un rapport intitulé « Notre avenir sexuel avec les robots », co-écrit par Noel Sharkey, un professeur en intelligence artificielle et robotique à l’Université de Sheffield.

« Nous avons constaté qu’il y avait beaucoup d’entreprises qui faisaient des commandes et nous avons pensé que nous devrions vraiment examiner la chose », a déclaré Noel Sharkey à l’occasion d’une conférence de presse organisée à Londres, ajoutant que certains robots sexuels seraient proposés pour une utilisation potentiellement douteuse.

 

Certains de ces robots sur le marché ont l’air extrêmement humain. Ils sont capables d’accomplir un nombre croissant d’actes sexuels, y compris la fellation. Les robots sexuels masculins peuvent même « pousser » avec un faux pénis.

Mais Noel Sharkey a surtout exprimé son inquiétude quant à l’émergence des robots sexuels, dont certains ressemblent à des enfants. Le professeur a demandé l’interdiction d’importer des robots aux allures d’enfants au Royaume-Uni, car leur utilisation soulèvera automatiquement des questions d’ordre éthique et moral.

Pourtant, ces robots-enfants sont déjà commercialisés. L’entreprise japonaise Trottla a notamment mis en vente un robot à l’effigie d’une jeune écolière destiné aux pédophiles. Le dirigeant de la compagnie se nomme Shin Takagi et a lui-même avoué être un pédophile. Il affirme n’avoir jamais violenté un enfant car il utilisait sa poupée. « J’aide les gens à exprimer leurs désirs, légalement et éthiquement. Cela ne vaut pas la peine de vivre si vous devez vivre avec un désir réprimé », assure Shin Takagi.

 

Selon les informations divulguées par ce rapport, plus de 60% des hommes, et environ 30% des femmes sont favorables à l’utilisation de robots sexuels. Mais il est pour l’heure impossible de déterminer le nombre de personnes qui possède ce genre de robot, car les fabricants ne divulguent pas ces données.

Au Canada, la justice tente actuellement de déterminer si posséder un tel objet peut être considéré comme une infraction dans le pays. Cette enquête fait suite à l’interception par la douane, il y a quatre ans, d’un robot-enfant en provenance du Japon destiné à Kennett Harrison, un habitant de Terre-Neuve-et-Labrador. Il est accusé d’avoir été en possession de pornographie infantile. Il a plaidé non coupable et est toujours dans l’attente de son jugement.

La pédophilie et le viol en question

Un domaine hautement controversé donc pour lequel certains militent pour notamment imposer ce type de robot en prévention du viol ou en thérapie. « Certaines personnes disent qu’il vaut mieux qu’ils violent des robots plutôt que de violer des vrais gens. D’autres personnes disent que cela encouragerait encore plus les violeurs », a déclaré Sharkey, qui a lancé la Foundation for Responsible Robotics il y a 18 mois. Pour Sharkey, c’est clair : « Je pense que cela encouragerait la pédophilie et la rendrait plus acceptable pour agresser les enfants ».

Cité dans le rapport, « The Ethical and Social Implications of Robotics » affirme pour sa part que « traiter les pédophiles avec des robots enfants sexuels est à la fois une idée douteuse et répugnante. Imaginez le traitement du racisme en laissant un abus de robot marron. Cela fonctionnerait-il ? Probablement pas ». 

Par ailleurs, des robots sexuels sont également proposés pour être utilisés dans des foyers pour personnes âgées. « Bien sûr, les personnes âgées veulent avoir des rapports sexuels. Mais c’est un peu contraire à leur dignité, surtout si vous avez une maladie d’Alzheimer sévère et que vous ne pouvez vraiment pas faire la différence dans ce que vous faites. Difficile », dit Sharkey. Des robots sexuels sont également proposés aux personnes handicapées et à celles qui ont une anxiété sociale à l’égard du sexe. « Il existe un droit humain fondamental selon lequel tout le monde a droit à une vie sexuelle, y compris les personnes handicapées », poursuit Sharkey.

On sait également que certaines entreprises, qui fabriquent ce type d’humanoïdes, comptent aller encore plus loin en ajoutant une intelligence artificielle. La compagnie américaine Abyss Creations a en effet déjà présenté une poupée nommée Harmony en mai dernier. Elle est capable de bouger la tête et les yeux, et parle grâce à une application disponible sur tablette. Toujours aux Etats-Unis, il existe aussi un robot sexuel en développement appelé « Roxxxy ». Ce robot est doté d’une peau synthétique et peut endosser cinq personnalités différentes.

Il est également possible que les couples, engagés dans une relation à longue distance, puissent avoir une réplique de silicium l’un de l’autre. En tout cas, un sondage publié par l’agence d’innovation Nesta en juin a révélé qu’un quart des jeunes sauteraient avec joie un robot. Mais pour Sharkey, les robots ont un certain nombre de limites dans les relations : « S’ils le font, ça va être très triste car ce sera une relation à sens unique. Les robots n’ont pas d’autre émotion. Les gens se lient avec les robots, mais c’est vraiment un moyen. Tu aimes un artefact qui ne peut t’aimer et c’est triste. Ils peuvent avoir un orgasme ou quoi que ce soit et prétendent vous aimer. Mais ils ne seront pas aussi bons ».

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Les algorithmes détectent les tendances de la mode

17 Juillet 2017, 18:25pm

Publié par Grégory SANT

Les algorithmes détectent les tendances de la mode

 

Les progrès des algorithmes de reconnaissance d’image permettent aujourd’hui de décrypter les évolutions de la mode à partir des contenus postés par les utilisateurs sur les réseaux sociaux.

Les algorithmes d’apprentissage machine (machine learning) sont aujourd’hui capables de segmenter les différentes parties d’une image et de les classifier, identifiant par exemple un chien, une pomme ou un humain. Ainsi, l’immense quantité d’images non structurées, non labellisées (et donc inutilisables) présentes sur la toile peuvent désormais être classifiées. Cette avancée ouvre notamment de nouvelles perspectives dans l’univers de la mode. En effet, depuis l’avènement des réseaux sociaux, l’internet fourmille de photos et vidéos postées par les utilisateurs, qui constituent désormais autant de précieux détecteurs de tendances pour les marques. Edited, une entreprise d’analyse de données spécialisée dans la mode, a ainsi conçu un logiciel capable de reconnaître un vêtement sur une photo, à l’aide d’une base de données composée de millions d’items recueillis auprès des marques et vendeurs à travers le monde. Les marques partenaires peuvent ainsi repérer l’émergence de micro-tendances avant leurs concurrents, et adapter leur offre vestimentaire en fonction.

 

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Amabrush : la brosse à dent révolutionnaire

12 Juillet 2017, 19:46pm

Publié par Grégory SANT

Amabrush : la brosse à dent révolutionnaire

Votre brosse à dent vous fait perdre un temps précieux. C'est en tout cas ce qu'affirme Amabrush, une société qui propose une "brosse à dent révolutionnaire", rapporte The Verge. Celle-ci ressemble à une sorte de dentier ou de protège-dents.

 

Et c'est justement sa forme qui changerait tout, selon les fondateurs. Avec Amabrush, toutes les dents sont frottées en même temps, via un système de vibration. Il suffirait donc de 10 secondes pour brosser toute la surface dentaire avec autant d'efficacité que si l'on y passe deux minutes avec une brosse classique.

 

Le système est composé de trois parties. Un socle (chargé par USB ou sans contact, pour la version deluxe), sur lequel se place une capsule contenant un dentifrice spécial. Lors de l'utilisation, la dose idéale se répand alors dans la dernière partie. Celle-ci, "l'embouchure", est remplie de petits pics à base de silicone. Ce sont eux qui vont frotter les dents.

 

Cette dernière partie, interchangeable, doit être remplacée tous les 3 à 6 mois, comme une brosse à dents classique, et coûte environ 6 euros. La recharge de dentifrice, elle, coûte 3 euros et dure un mois. Le pack de démarrage coûte actuellement 79 euros minimum, tout de même.

 

En à peine 24 heures, le projet a déjà convaincu plus de 2000 personnes, qui ont précommandé l'Amabrush sur Kickstarter. La société a ainsi déjà récolté 221.000 euros sur les 50.000 nécessaires. Les premières livraisons devraient avoir lieu à la fin de l'année.

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Du plastique à base d'huile de ricin pour l'impression 3D

12 Juillet 2017, 19:45pm

Publié par Grégory SANT

« Le Rilsan a permis de diviser par trois le poids de la chaussure. Mais outre la légéreté, il lui apporte également de la résistance et de l’élasticité », souligne Gilles Galinier, directeur de la communication d’Arkema. / phoopanotpics / stock.adobe.com

Le chimiste français Arkema met la gomme sur le développement des produits bio-sourcés, c’est-à-dire issus de matières premières renouvelables et non pas du pétrole. L’ex-filiale de Total a annoncé, mardi 11 juillet, un investissement de 300 millions en Asie pour la construction d’une usine dédiée à la fabrication d’un polyamide fabriqué à partir d’huile de ricin (appelé polyamide Rislan).

C’est le plus gros investissement réalisé par le groupe depuis sa mise en bourse en 2006.

Un vieux produit pour de nouvelles applications

L’utilisation du ricin n’est pas nouvelle. Le centre de recherche d’Arkema à Serquigny (Eure) développe depuis 1947 le procédé de fabrication du polymère à partir d’huile qui a été obtenu de cette plante tropicale.

Le Rilsan a d’abord servi à fabriquer des chaussettes et des maillots de bain. Mais l’amélioration du procédé a permis d’augmenter considérablement le champ de ses applications.

Cette résine sert, par exemple, à fabriquer les semelles des chaussures des athlètes. « Le Rilsan a permis de diviser par trois le poids de la chaussure. Mais outre la légèreté, il lui apporte également de la résistance et de l’élasticité », souligne Gilles Galinier, directeur de la communication d’Arkema.

Précision importante, l’exploitation du ricin, notamment en Inde, ne vient pas se substituer à des terres agricoles. Cette plante a aussi l’avantage de pousser dans des zones désertiques, à très faibles ressources en eau.

Se rapprocher des grands marchés

On retrouve également le Rilsan dans la fabrication des smartphones ou sous les capots des voitures, pour remplacer certaines pièces en acier. Mis en poudre, il sert aussi à l’impression 3D. L’usine française installée à Marseille, qui est la seule dans le monde à produire du Rilsan, serait aujourd’hui saturée, fait valoir le groupe.

Un second site devrait donc être créé en Asie (le pays exact n’a pas encore été dévoilé). Il répondra aussi à la nécessité de se rapprocher des donneurs d’ordre, comme les fabricants d’articles de sport ou d’électronique. Selon Arkema, la croissance attendue sur ces marchés en Asie sera de 7 % par an au cours des prochaines années.

L’essor de la chimie verte

Si le monde de la chimie reste encore massivement dépendant des hydrocarbures (à hauteur de près de 90 %), la chimie verte connaît une progression importante. Outre l’huile de ricin, Arkema utilise toutes sortes d’huiles végétales pour créer de nouvelles résines. Le « Cecabase » sert par exemple pour faire les enrobés des routes.

Les additifs soufrés, issus de la chimie du végétal, sont également utilisés dans les fluides techniques pour le travail des métaux ou dans les lubrifiants.

Le secteur est en pleine transformation

D’une manière générale, les groupes chimistes cherchent aujourd’hui à se développer dans les produits bio-sourcés. Il y a d’abord une demande forte des clients, qui cherchent à réduire à leur empreinte carbone.

Ce sont également des matériaux à haute valeur ajoutée et cette « chimie de spécialités » est moins dépendante des cycles économiques que la chimie de base. Mais elle réclame plus d’investissements dans la recherche avec, bien souvent, des produits réalisés « sur-mesure » par les clients.

Chez Arkema, la chimie de spécialités devrait représenter 80 % du chiffre d’affaires en 2023, contre 72 % en 2016 et 44 % en 2006.

 

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Fastbrick Robotics : la contrustruction robotisée de maison

12 Juillet 2017, 19:41pm

Publié par Grégory SANT

Fastbrick Robotics : la contrustruction robotisée de maison

Le fabricant américain de machines de construction, Caterpillar, vient d’investir dans une startup de l’impression 3D, Fastbrick Robotics. Cette entreprise australienne a conçu un robot maçon qui permet de construire très rapidement un bâtiment grâce à différentes technologies 3D. Ensemble, ils développeront la technologie robotique de Fastbrick.

Fastbrick Robotic a créé en 2015 le Hadrian X, un robot capable de fabriquer en quelques heures seulement une maison. Il peut déposer plusieurs centaines de briques très rapidement à partir d’un modèle CAO 3D et grâce à un système de guidage laser. Avant de déposer une brique, il applique un liant à base d’adhésif au lieu d’un ciment plus traditionnel. Le bras robotique peut placer jusqu’à 1000 briques par heure tout en prenant en compte l’endroit où seront posées les fenêtres, les portes, etc. La startup australienne explique que Hadrian X travaille de la même façon qu’une imprimante 3D dans le sens où le robot vient ajouter de la matière selon un modèle 3D précis, brique par brique comme l’imprimante fonctionne couche par couche.

Le robot maçon en action

Un robot qui défie les méthodes de construction traditionnelles et vient apporter une meilleure efficacité, rapidité mais aussi une meilleure gestion des déchets puisque seul le matériau nécessaire est utilisé. C’est donc sans surprise que le géant Caterpillar se penche sur cette nouvelle technologie.

Caterpillar a annoncé un premier investissement de $2 millions par placement conformément aux termes du contrat mis en place. L’américain se garde une option de réinvestir $8 millions supplémentaires. Les deux entreprises ont signé un mémorandum d’entente de 12 mois, un accord qui indique leur ligne d’action commune à savoir développer la technologie de Fastbrick Robotic que ce soit en termes de fabrication, de ventes ou encore de services liés.

fastbrick robotics

Le bras robotique est fixé sur les camions de la startup

« Fastbrick Robotics est plus que ravi de signer ce mémorandum avec Caterpillar et l’accueille comme nouvel actionnaire, déclare Mike Pivac, Directeur Général de Fastbrick Robotics. Caterpillar est un leader industriel reconnu dans le monde entier et nous sommes impatients de commencer à travailler avec elle et d’unir nos équipes pour partager des idées, continuer à innover et explorer des opportunités pour commercialiser notre technologie unique. »

Un protocole d’entente qui permet également de mettre en place un conseil d’alliance stratégique, le but étant de proposer la meilleure offre possible aux utilisateurs finaux.

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Lilium Jet : une nouvelle voiture volante

11 Juillet 2017, 19:37pm

Publié par Grégory SANT

Lilium Jet : une nouvelle voiture volante

Pour désengorger les routes, empruntons la voie du ciel. Depuis plusieurs années, on entend beaucoup parler de taxis volants, des engins que l'on commanderaient avec son smartphone, comme avec un Uber, et qui nous transporterait d'un point A à un point B par la voie des airs.
Une utopie ? Pas tant que ça ! De très nombreux prototypes fonctionnels ont été présentés ces derniers mois. Dernier en date : le Lilium Jet de la société Lilium Aviation qui a la particularité de décoller et d'atterir, non pas à l'horizontale, mais à la verticale, comme le ferait un hélicoptère.
Lilium Jet n'est pourtant pas équipé d'une hélice. Pour prendre de l'altitude, l'engin s'appuie sur six moteurs électriques inclinables qui permettent des déplacements horizontaux et verticaux très facilement. Et ce qui n'était au départ qu'une idée sur un bout de papier, vient d'être testé avec succès.
Lililum Jet a en effet effectué son premier vol en Allemagne en avril 2017. Un cap important pour les 40 designers et ingénieurs qui ont travaillé sur ce projet pour le moins ambitieux. Si ce premier vol s'est fait à une vitesse limitée, l'appareil serait capable de se déplacer à plus de 300km/h.
La route est cependant encore longue avant que l'on puisse monter à bord de ce taxi volant - pouvant accueillir deux personnes - et aller à nos « date » Tinder via les nuages. Lilium Aviation espère lancer ses premiers vols commerciaux vers 2025. En attendant, l'entreprise veut développer une version cinq places de sa voiture volante.

 

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Un capteur moléculaire à phosphorescence réversible

11 Juillet 2017, 19:31pm

Publié par Grégory SANT

Un capteur moléculaire à phosphorescence réversible

https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/wp-content/uploads/2017/07/phosphorescence1140-1024x301.jpgDes chercheurs japonais ont créé un capteur moléculaire sensible à des déformations mécaniques dont la phosphorescence change selon la force imprimée et ce, de façon réversible. Une grande nouveauté pour ces systèmes jusqu'alors à usage unique.

Des chimistes de l’institut des sciences et technologies de l’université d’Okinawa (OIST) ont publié un article dans Advanced Materials détaillant le fonctionnement d’un complexe moléculaire phosphorescent qui, incorporé dans un matériau soumis à un stress mécanique, change d’intensité lumineuse tout en étant capable ensuite de revenir à son état initial. En soi, de telles molécules permettant la création de matériaux chimio-mécano répondants sont déjà connues mais elles sont pour l’instant utilisées uniquement dans des applications à usage unique. Car dans les molécules utilisées jusqu’ici la photoluminescence est activée quand une force de compression, de torsion, d’étirement conduit à la cassure d’une liaison chimique ou à la séparation irréversible de deux molécules à la base de la structure du matériau. Le processus étant alors complètement ou difficilement réversible.

G. Filonenko and J. Khusnutdinova / OIST Incorporation d’un complexe chimio-mécano répondant (mechanophore) dans un polymère de polyuréthane En haut : le mechanophore est inséré dans des unités courtes et resserrées du polyuréthane En bas: quand une force mécanique, ici un étirement symbolisé par F, est appliqué sur le polymère et qu’on l’expose à une source d’excitation lumineuse (ici une lumière UV), le mechanophore augmente l’intensité de la lumière émise (ici montré comme une force).

Plus tu tires, plus ça brille !

Georgy Filonenko et Julia Khusnutdinova ont donc incorporé un complexe cuivré possédant des propriétés phosphorescentes dynamiques dans la chaîne principale de plusieurs polyuréthanes. Ils ont ensuite imposé des forces d’étirement à ces polyuréthanes en les éclairant d’une lumière ultraviolette. La réaction, qui se déclenche une une centaine de millisecondes, a fait apparaître jusqu’à un doublement de l’intensité lumineuse émise lors d’un étirement de l’ordre de 5-35MPa. Et quand l’étirement s’arrête, le polymère et le complexe phosphorescent reviennent à leur état initial, tout autant que l’intensité de la phosphorescence. L’expérience peut être renouvelée plusieurs fois.

Comment ça marche ?

La différence, comparée aux autres systèmes de ce type sensibles à des déformations, c’est que la force mécanique appliquée ne casse pas de liaisons chimiques et n’altère pas la structure phosphorescente. En réalité, au niveau moléculaire, quand l’étirement se produit, les forces dynamiques qui empêchaient ou limitaient la phosphorescence disparaissent et le rayonnement lumineux n’est plus bloqué par la structure moléculaire du matériau accueillant le complexe phosphorescent. Les chercheurs soulignent que ce capteur dynamique peut s’avérer utile pour cartographier la répartition du stress ou suivre des phénomènes dynamiques dans des polyuréthanes en utilisant des techniques d’imagerie optique simples.

Par Sophie Hoguin

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