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Dessaler de l'eau grâce au soleil

5 Juillet 2017, 19:40pm

Publié par Grégory SANT

Dessaler de l'eau grâce au soleil

Comment parvenir à dessaler l’eau de mer à moindre coût et sans substances nocives pour l'environnement ? Des chercheurs de l’Université de Rice (Etats-Unis) avec le soutien du Centre fédéral pour le traitement de l’eau grâce aux nanotechnologies (Center for Nanotechnology Enabled Water Treatment – NEWT) ont créé un nouveau système de retraitement de l’eau qui n’a besoin que de soleil pour fonctionner.

Ce système, modulaire, utilise la technologie de « distillation par membrane solaire nanophotonique active » (nanophotonics-enabled solar membrane distillation), simplifié sous l’acronyme NESMD. Dans cet appareil, les flux d’eau chaude et d’eau froide sont séparés par une fine membrane. De la vapeur d’eau s’y filtre du côté chaud au côté froid, tout en se séparant de son sel.

Ce procédé requiert beaucoup moins d’énergie que la distillation, puisqu’il ne s’agit pas de faire bouillir l’eau mais simplement de la chauffer. Pour améliorer l’efficacité du système, les chercheurs y ont ajouté des membranes contenant des nanoparticules qui convertissent la lumière en chaleur. La membrane chauffe alors toute seule, et il suffit donc de mettre de l’eau dans le système et de l’exposer au Soleil.

La seule source de consommation électrique est alors une pompe pour amener l’eau de mer dans le système, que deux panneaux solaires suffiront à alimenter. L’efficacité du système est encore améliorée lorsque la lumière du Soleil est concentrée sur une portion du dispositif. Atteignant jusqu’à 17,5 kW de puissance par mètre carré, ce qui permet alors de produire 6 litres d’eau douce par heure et par m².

Facile à transporter, le système pourrait être déployé auprès de communautés isolées, d’îles, ou de n’importe quel autre lieu où  la déssalinisation de l’eau bon marché est requise.

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L'aérogel de graphène en impression 3D : l'ultraléger dans vos produits

4 Juillet 2017, 21:22pm

Publié par Grégory SANT

L'aérogel de graphène en impression 3D : l'ultraléger dans vos produits
Le graphène, qui est une forme de carbone, est connu pour ses propriétés de résistance et de légèreté, surtout lorsqu’il est utilisé comme matériau d’impression 3D. C’est ce que trois ingénieurs ont constaté en imprimant un aérogel de graphène, considéré par la suite comme la structure imprimée en 3D la plus légère par le Livre Guinness des records.

L’aérogel, un matériau semblable à du gel dans lequel le composant liquide est remplacé par du gaz, était déjà considéré comme étant très solide, de faible densité et aux propriétés d’isolation thermique avantageuses. La graphène est quant à lui 10 fois plus résistant que l’acier selon sa forme. Par conséquent on imagine bien qu’un aérogel de graphène l’est encore plus. Et pour preuve : la structure imprimée en 3D peut être placée sur les pétales d’une fleur ou un morceau de coton sans tomber.

D’autres chercheurs avaient déjà réussi à imprimer un aérogel de graphène, mais celui-ci était toujours sous une forme cylindrique ou cubique, réduisant ainsi les possibilités de manipulation. Mais trois professeurs chinois, Chi Zhou, Dong Lin et Qiangqiang Zhang ont réussi à le créer sous une autre forme, avec une structure qui ne pèse que 0,5 milligrammes par centimètre cube.

aérogel de graphène

Le chercheur Chi Zhou avec l’imprimante 3D qui a servi à créer l’aérogel de graphène

« Le graphène est un matériau révolutionnaire et c’est assez logique que sa forme aérogel le soit encore plus, affirme Lin. Notre aérogel de graphène imprimé en 3D a des propriétés intéressantes permettant ainsi au matériau d’être utilisé pour de nombreuses applications – dans l’électronique par exemple, pour créer des batteries ou des semi conducteurs. »

Les chercheurs ont utilisé une imprimante jet d’encre à deux buses pour créer l’aérogel de graphène. Ils ont imprimé en 3D des gouttelettes d’un mélange d’oxyde de graphène et d’eau sur un plateau à -20° C. Cela a permis de produire une structure de glace en 3D de graphène et d’eau glacée, permettant ainsi au graphène de garder sa forme. Après l’impression, les chercheurs ont procédé à une lyophilisation pour retirer l’eau du matériau. L’aérogel de graphène 3D obtenu conserve alors sa forme à température ambiante.

aérogel de graphène

La structure de glace imprimée en 3D

« Grâce à cette méthode d’impression, nous pouvons contrôler la forme de l’aérogel de graphène et idéalement, nous pouvons gérer ses propriétés électriques et mécaniques », explique Lin.

Les trois chercheurs ne s’attendaient pas à remporter un record du monde mais leur travail montre bien tout le potentiel de l’aérogel de graphène. Un matériau ultra léger qui permettrait une impression 3D plus simple tout en gardant une qualité optimale. Dong Lin nous en dit plus sur la technique utilisée :

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Le hamberger Veggie qui ressemble à un "vrai" hamburger

3 Juillet 2017, 18:10pm

Publié par Grégory SANT

https://www.soonsoonsoon.com/media/articles/nb/ILLU4_BIG_102.jpg

Les burgers sans viande, vous connaissez déjà ? Et vous vous en battez les steaks ?

Grâce à Impossible Foods et à son Impossible Burger, vous allez découvrir le plaisir de déguster un steak vegan, mais bien saignant, avec un goût et un parfum de viande. Juteux et rosé, ce burger de l'impossible garanti sans boeuf est servi dans plusieurs fast-foods américains. Il est produit à partir de levures génétiquement modifiées, mais ne contient ni hormone ni cholestérol. Ce "steak haché" de synthèse saignant à souhait contient de l'hème, un composant de l'hémoglobine, dont les molécules sont fabriquées par un biochimiste de Stanford, à partir d'extraits de plantes. Artificiel donc, mais à partir d'ingrédients naturels. Tout est affaire de conviction personnelle : en la matière, chacun défend son bifteck.

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La "Cloud House" par atthew Mazzota

3 Juillet 2017, 18:04pm

Publié par Grégory SANT

 

Cette cabane est surmontée d’un étonnant nuage en résine (Crédit : Matthew Mazzota)
Cette cabane est surmontée d’un étonnant nuage en résine (Crédit : Matthew Mazzota)

Pour rappeler notre dépendance au fragile écosystème de la planète, l’artiste américain Matthew Mazzota a conçu une cabane, surmontée d’un nuage imprimé en 3D, qui simule le cycle de l’eau.

À la vue de la Cloud House, littéralement "la maison nuage", les visiteurs du Farmers Park de la ville de Springfield, aux États-Unis, éprouvent sans doute un certain étonnement.
 
Surmontée d’un gros nuage en résine, la cabane invite les promeneurs à une pause méditative. Assis confortablement dans un fauteuil à bascule, ils profitent du bruie de la pluie qui tambourine sur le toit de tôle.
 
"Cette cabane offre une expérience sensorielle, qui amplifie le lien entre notre existence et la nature", précise son concepteur Matthew Mazzota dans une vidéo YouTube publiée en mai.
 

 

L’installation, construite à partir de bois et de métal de récupération, modélise le cycle de l’eau. Lorsqu’il pleut, l’eau est récupérée et stockée dans un réservoir situé sous cet abri.
 

 

Un système de pompe, relié à deux fauteuils à bascule, permet d’amener l’eau jusqu’au nuage (Crédit : Matthew Mazzota)
Un système de pompe, relié à deux fauteuils à bascule, permet d’amener l’eau jusqu’au nuage (Crédit : Matthew Mazzota)
Une pompe, reliée à deux fauteuils à bascule, permet d’amener l’eau jusqu’au nuage. En se balançant, le visiteur active ce dispositif. Se déverse alors une pluie artificielle qui permet d’arroser un potager intégré aux fenêtres de la cabane. L’eau est de nouveau récupérée et stockée. Un cycle infini.
 
 

 

Les fauteuils à bascule font pleuvoir le nuage de la Cloud House (Crédit : Matthew Mazzota)
Les fauteuils à bascule font pleuvoir le nuage de la Cloud House (Crédit : Matthew Mazzota)
L’artiste veut ainsi mettre en lumière la dépendance de l’humanité aux ressources naturelles, et plus particulièrement à l’eau. "Il est de plus en plus important d’avoir une compréhension claire de notre lien à l’écosystème", prévient Matthew Mazzota.
 

 

Si le nuage n’offre plus de pluie, les plantes finissent par mourir (Crédit : Matthew Mazzota)
Si le nuage n’offre plus de pluie, les plantes finissent par mourir (Crédit : Matthew Mazzota)
En l’absence de précipitations naturelles, le réservoir se vide progressivement et le nuage n’offre plus de pluie. Les plantes finissent, elles, par mourir.
 
D’une façon plus abstraite, l’artiste tente d’éveiller les consciences sur la manière dont notre alimentation est aujourd’hui produite.
 

 

 
"Depuis des années, les supermarchés fournissent des produits alimentaires, dont la production dépend d’industries agroalimentaires et d’entreprises du secteur de la chimie, aux pratiques agricoles qui ne sont pas durables", regrette-t-il.
 
Mais la contestation monte. De plus en plus de gens demandent, explique l'artiste, "à ce que nous entretenions un autre rapport avec notre nourriture". Un rapport qui se doit de privilégier le lien social, notre santé et celle de la planète.

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La compétion source d'innovation

30 Juin 2017, 20:36pm

Publié par Grégory SANT

La compétion source d'innovation

Pour Éric Barbaroux, organisateur technique du deuxième Grand Prix de Formule électrique, qui s’est tenu en mai à Paris, un tel événement ne peut qu’être bénéfique au développement de la mobilité propre en ville.

Le deuxième Grand Prix de Formule électrique, qui s'est tenu à Paris en mai, a remporté un franc succès. Pas moins de 46 000 spectateurs sont venus assister sur deux jours à cette manche comptant pour le championnat du monde de la catégorie.

La Tribune de l'énergie a demandé à Éric Barbaroux, organisateur technique du deuxième Grand Prix de Formule électrique de Paris, en quoi l'organisation d'un tel évènement pouvait contribuer au développement de la mobilité électrique en ville.

La Tribune de l'énergie : Quel peut être l'impact d'un Grand Prix de Formule E, à Paris, sur le développement de la mobilité électrique ?

Éric Barbaroux : C'est en ville, surtout, que la mobilité électrique trouve tout son intérêt. C'est là que se concentre le plus gros de la pollution et où 90% des déplacements se font sur de petites distances. Rares sont les gens, dans les grandes villes, qui parcourent plus de cinquante kilomètres par jour.

L'intérêt est aussi d'amener le spectacle au plus près du consommateur, de se connecter avec ce public urbain qui est sur ce créneau « dernier kilomètre », où le véhicule électrique peut compter. Le fait d'être en ville nous permet un contact direct avec le consommateur, en particulier les futurs consommateurs que sont les jeunes.

LTDE : En quoi les performances de voitures de course peuvent-elles jouer sur le ressenti du consommateur ?

E.B. : Le Grand Prix est un navire amiral, où l'on pousse le bouchon le plus loin possible en matière de performance. La compétition a toujours été un vecteur d'innovations. L'essuie-glace, la ceinture de sécurité ou le frein à disque sont nés grâce à la compétition. Lutter pour être meilleur que le voisin, c'est un excellent banc d'essai pour la technologie. Et de plus en plus de constructeurs arrivent en Formula E.

 
 
 

La ville est aussi un environnement bien plus « sévère » pour les voitures qu'un circuit, avec des revêtements beaucoup plus contraignants, avec des trous. De gros progrès technologiques ont également été accomplis. Au lancement de la Formule E, il fallait deux voitures pour tenir l'intégralité d'une course. Cinq ans plus tard, une seule suffit. Nous avons réussi à doubler l'autonomie en gardant la même puissance.

LTDE : Ressentez-vous un intérêt croissant, au sein de la population, pour le véhicule électrique ?

E.B. : Avant, on ne voyait jamais de voitures électriques lorsque l'on sortait de chez soi. On en voit désormais tout le temps. Il y a une vraie prise de conscience. Beaucoup de concessionnaires avec lesquels nous discutons nous disent que les gens leur posent des questions sur les voitures électriques ce qui, là aussi, n'existait pas avant. Même s'il reste un certain nombre de contraintes, en particulier le prix à l'achat.

La micro-mobilité électrique, elle aussi, se développe. Certains constructeurs essaient désormais de l'intégrer dans leurs voitures électriques, avec une offre de trottinette, par exemple, dans la même idée qu'un petit bateau sur un plus gros.

Il y a quand même une vraie évolution possible dans la mesure où dans un foyer où il y a deux voitures, l'une d'entre elles peut très bien être électrique.

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Un réfrigérateur géant sans énergie en plein désert

30 Juin 2017, 20:33pm

Publié par Grégory SANT

Le Réfrigérateur géant qui marche sans électricité en plein désert depuis 2000 ans

De nos jours, chaque foyer a un réfrigérateur. Cela nous est normal de l’ouvrir pour prendre de la nourriture et de la boisson fraîche. Mais sans électricité, à quoi ressemblerait la vie sans réfrigérateur ?

Les habitants de l’ancienne Perse (dans l’Iran actuel) possédaient la capacité de réaliser un dispositif semblable aux réfrigérateurs, mais très grand et fonctionnant sans électricité.

Sa taille est impressionnante à observer. Cela paraît inimaginable qu’un frigo géant ait fonctionné en plein désert il y a 2000 ans.

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Il y a près de 2400 ans, la plus grande partie de la Perse était une terre aride et désertique. Cela a mené ses habitants à souhaiter des boissons fraîches dans les situations difficiles, particulièrement en été.

C’est à ce moment que des ingénieurs de l’ancienne Perse ont mis au point la technologie de conservation du froid, leur permettant d’utiliser des réserves de glace en été.

Ils ont appelé cette construction le Yakchal.

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Cet ancien réfrigérateur résistant aux transferts de chaleur possède un dôme creux d’une dizaine de mètres de hauteur. Sous le dôme se trouve un profond puits souterrain où placer la nourriture, et plus important de la glace. La technique des ingénieurs perses est de geler de la glace en hiver, puis de la stocker sous terre pour pouvoir l’utiliser durant l’été.

Les gens voulant des aliments et des boissons fraîches devaient descendre dans le puits, mais cela en valait la peine. Des boissons fraîches étaient disponibles dans le désert il y a 2000 ans, alors qu’elles ne sont aujourd’hui qu’un souhait irréalisable pour beaucoup.

 

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/06/frigo-ancien-4.jpg

frigo-ancien-4Au cours de l’hiver, de l’eau était amenée par un système de canalisation depuis les montagnes environnantes jusqu’au réfrigérateur Yakchal. Ces Yakchals étaient conçus pour permettre à de l’air d’entrer par le dessus du dôme jusqu’aux parties inférieures du Yakchal.

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Grâce à leur haut dôme conique, les Yakchals permettent à l’air chaud d’entrer et de ressortir. Les Yakchals gardent ainsi le froid tout au long de l’année.

Ces constructions étaient faites de sable, d’argile, de blanc d’œuf, de chaux, de cendres et de poils de chèvre.

Le mélange de ces ingrédients dans les bonnes proportions formait un mortier imperméable appelé Sarooj. En plus d’être imperméable le Sarooj permettait une bonne isolation, permettant de garder des blocs de glace toute l’année.

Pour renforcer les Yakchals, leurs murs pouvaient faire jusqu’à deux mètres d’épaisseur.

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Les habitants de l’ancienne Perse avaient ainsi la chance de pouvoir apprécier de la nourriture et des boissons fraîches durant l’été, particulièrement leur faludeh glacé typique.

Certains Yakchals sont encore debout aujourd’hui 2400 ans après leur construction. Les Iraniens modernes continuent d’utiliser ce réfrigérateur géant dans les cas où ils n’ont pas d’électricité.

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Station F : un incubateur pour 1 000 start-ups

30 Juin 2017, 20:28pm

Publié par Grégory SANT

 

Station F s'étale sur 34.000 mètres carrés dans le 13e arrondissement de Paris. Le campus de startups abrite un véritable mini-écosystème d'innovation.
Station F s'étale sur 34.000 mètres carrés dans le 13e arrondissement de Paris. Le campus de startups abrite un véritable mini-écosystème d'innovation. (Crédits : Station F)

 

Le président Emmanuel Macron inaugure ce jeudi Station F, l'immense campus parisien aux mille startups. Sa particularité ? Il réunit dans un même espace de 34.000 mètres carrés, un véritable écosystème d'innovation miniature, composé de startups bien sûr, mais aussi d'incubateurs, d'accélérateurs, d'investisseurs, de programmes privés et de la puissance publique. Tour d'horizon des 24 programmes annoncés, dont un révélé en exclusivité par La Tribune.

La French Tech a son vaisseau amiral. Ce jeudi 29 juin, le président de la République, Emmanuel Macron, inaugurera Station F, le plus grand campus de startups au monde. Un espace à 250 millions d'euros pensé par Xavier Niel (qui le finance sur fonds propres) et sa directrice Roxanne Varza, comme un véritable « écosystème à l'intérieur de l'écosystème ».

« L'idée est que les startups puissent trouver à Station F tout ce dont elles ont besoin : des programmes d'incubation et d'accélération, des bureaux, un réseau, des experts, l'accès à des investisseurs, à la French Tech ou encore à Bpifrance », expliquait Roxanne Varza, dans une interview exclusive à La Tribune en février dernier.

« The place to be » pour les incubateurs et accélérateurs

Même Station F s'emmêle les pinceaux dans les programmes qui feront partie de son immense campus. Le site indique ainsi 21 structures. Mais 23 ont déjà été révélés, la plupart étant des incubateurs ou des accélérateurs. La Tribune est également en mesure d'en ajouter un 24e, qui s'installera d'ici à la fin de l'année. Il s'agit de All Turtles, un startup studio mondial unique, à cheval sur San Francisco, Paris et Tokyo. Créé par le cofondateur d'Evernote devenu investisseur, Phil Libin, il est soutenu en France par Xavier Niel, qui a investi dans la structure via son fonds Kima Ventures.

Station F dispose, bien sûr de son propre incubateur, qui se concentre sur les jeunes startups françaises et du monde entier, sans thématique particulière, pour leur fournir conseils et ressources pour se développer.

Certaines structures existantes ont choisi de délocaliser un nouveau programme à Station F, à l'image du NUMA. L'incubateur situé dans le quartier du Sentier, dans le cœur de Paris, va lancer Scale Hub, un nouveau programme dédié aux startups internationales qui veulent conquérir le marché français. Dans la même catégorie, L'Usine IO, spécialisée dans l'accompagnement de projets dans le domaine du hardware, lance aussi Focus, son programme d'accélération de six mois destiné aux startups industrielles, notamment dans l'automobile connectée et autonome.

L'accélérateur parisien Schoolab s'associe quant à lui avec le pôle PEPITE Ile-de-France pour créer le programme Starter, à destination des étudiants et des jeunes diplômés inscrits au Statut National étudiant-entrepreneur en 2016-2017. La mission du nouvel accélérateur du réseau Impulse Labs, dédié aux nouvelles formes de mobilité, à la construction et à l'immobilier, sera de rapprocher startups et grands groupes pour co-construire la ville et les infrastructures de demain. L'accélérateur spécialisé dans la FoodTech, ShakeUp Factory, sera aussi présent.

Station F, une opportunité en or pour les entreprises françaises en quête de digitalisation

De nombreuses entreprises privées ont aussi décidé d'installer leurs programmes autour des startups à Station F. Une occasion inespérée pour elles de mieux se connecter à l'ensemble de l'écosystème, de voir leurs initiatives dans l'innovation récolter davantage de visibilité, et de garder un œil sur les startups voisines les plus prometteuses.

La pépite française du jeu vidéo, Ubisoft, qui subit les assauts de Vivendi qui veut en prendre le contrôle, lance ainsi à Station F son programme dédié aux startups dans le domaine du divertissement. De son côté, le géant du e-commerce vente-privee.com lance Impulse, son accélérateur spécialisé dans la Fashion Tech (les technologies dans le domaine de la mode). L'objectif est que ces startups, qui doivent exister depuis plus de 18 mois pour rejoindre le programme, puissent tester leur produit sur vente-privee.com et travailler avec ses partenaires. Les industriels ne sont pas en reste, puisque le géant de l'aéronautique et de la défense Thales dévoile lui aussi son programme d'incubation dédié aux startups dans le domaine de la cybersécurité.

Des géants internationaux de la tech aussi présents

Même des entreprises étrangères s'installent à Station F. Microsoft s'associe avec l'institut de recherche public Inria pour lancer un nouveau programme destiné aux pépites dans l'intelligence artificielle, tout comme l'américain Plug And Play, associé avec BNP Paribas pour développer un accélérateur dans le domaine de la Fintech et de l'Insurtech (les technologies dans la banque et l'assurance).

Amazon Web Services, la filiale cloud du géant de l'e-commerce, lance un bureau de mentoring destiné aux startups, dont beaucoup utilisent l'infrastructure d'AWS pour créer leur service. Le réseau social Facebook installe son Startup Garage, le tout premier incubateur corporate de l'entreprise, destiné à 12 startups autour de « projets valorisant les données pour créer des services utiles à la vie quotidienne, à la santé, aux transports et à l'éducation ». Autre américain à Paris, l'éditeur de logiciel Zendesk ouvre son accélérateur pour des startups matures du monde entier qui veulent révolutionner l'expérience client.

Quelques asiatiques sont aussi de la fête : le sud-coréen Naver, qui finance le fonds Korelya Capital dirigé par Fleur Pellerin, lance, avec sa filiale japonaise Line, le programme Space green, qui vise à accueillir une dizaine de startups européennes spécialisées dans la valorisation des contenus. Avec 80 postes de travail, cet incubateur sera le plus grand de Station F, à égalité avec celui de Facebook. Enfin, le chinois Serrinov lancera aussi son propre incubateur.

ONG, écoles et centres de recherches

Des acteurs publics, des ONG et des écoles ont aussi saisi l'opportunité d'être présents à Station F. Le réseau d'incubateurs Creative Valley, l'Institut Français de la Mode (IFM) et l'école Télécom Paris Tech s'associent pour développer un programme d'accélération pour les startups évoluant dans les industries créatives. Deux autres réputées seront de la partie : HEC, qui lance un incubateur multisectoriel, et l'école de management Edhec, qui installe à Station F une antenne de son incubateur Eye.

Dans le domaine de la santé, l'Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière (ICM) hébergera les startups de son incubateur iPEPS sur le campus. Le secteur de l'automobile sera représenté par le nouvel incubateur du Conseil National des professionnels de l'automobile (CNPA), en partenariat avec l'accélérateur Via ID. Les startups de l'industrie 4.0 pourront quant à elles intégrer l'accélérateur hardware de l'association des anciens de l'école des Arts et Métiers.

Enfin, une ONG internationale, Ashoka, saute le pas en lançant Ashoka Village, un accélérateur dédié aux startups spécialisées dans l'innovation sociale.

 

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Mesurer un objet avec iun iPhone c'est possible

27 Juin 2017, 18:44pm

Publié par Grégory SANT

 

Aujourd’hui, deux applications ont été présentées. La première se nomme AR Measure et permet de simuler un mètre pour mesurer un objet. Dans l’exemple ci-dessus, la caméra de l’iPhone permet de mesurer avec précision la diagonale d’un tableau. On voit ensuite la mesure d’une armoire avec la hauteur au début et la largeur ensuite.

Le fonctionnement est simple : l’utilisateur dégaine son iPhone, lance AR Measure, clique sur le premier élément qu’il veut mesurer, dirige son iPhone vers un autre élément et clique à nouveau. L’iPhone va automatiquement faire le calcul et indiquer la distance. Une autre application similaire se nomme ARuler. L’idée est la même, une vidéo de présentation est disponible sur Twitter.

iOS 11 est actuellement en bêta auprès des développeurs, les utilisateurs auront le droit à une bêta publique cette semaine (normalement). Les applications profitant d’ARKit ne sont pas proposées au public pour l’instant, les développeurs font encore leurs tests. Mais elles devraient apparaître dès septembre, mois où iOS 11 sera disponible en version finale.

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Un pont pour vélos en impression 3D

27 Juin 2017, 17:43pm

Publié par Grégory SANT

Un pont pour vélos en impression 3D
Un pont pour vélos en impression 3D
Un pont pour vélos en impression 3D
 

Aux Pays-Bas, l’Université de Technologie d’Eindhoven a commencé à construire un pont imprimé en 3D de 8 mètres pour les vélos dans la ville de Gemert. Elle travaille avec l’entreprise de construction Royal BAM Group pour mener à bien ce projet.

Avec un quart de leur territoire situé en dessous du niveau de la mer, les Pays-Bas sont marqués par la présence de nombreux lacs et canaux et donc de beaucoup de ponts. Le pays n’hésite pas à se tourner vers la fabrication additive pour les construire : on se souvient du pont en acier imprimé en 3D par MX3D en plein cœur d’Amsterdam.

Ce nouveau pont, conçu par l’entreprise Witteveen+Bos et construit par l’Université de Technologie d’Eindhoven et le groupe BAM, sera en béton précontraint et renforcé et permettra aux vélos de traverser le Peelsche Loop, un des canaux de la ville. Il mesurera 8 mètres de long et 3,5 mètres de large. Un projet qui rappelle la passerelle imprimée en 3D au nord de Madrid de 12 mètres de long.

La construction est fabriquée en différentes parties d’un mètre à partir d’un mélange de béton et de mortier avant d’être montée sur place. Les sections imprimées en 3D seront placées entre les deux têtes de pont et fixées avec des câbles ultra résistants. Un des éléments clés de ce projet est le matériau d’impression utilisé, un béton spécialement formulé qui peut conserver sa forme une fois imprimé.

pont imprimé en 3D

L’imprimante dépose le béton couche par couche

Theo Salet, professeur à l’IUT d’Eindhover explique : « Nous avons fait beaucoup de tests pour voir comment le matériel réagissait et se comportait. Ce qui est intéressant avec l’impression 3D est qu’on a besoin de moins de béton, vous utilisez juste ce dont vous avez besoin. En plus, il y a moins d’émissions de CO2. »

Les porteurs du projet cherchent aujourd’hui à aller plus loin et voir comment ils pourraient imprimer directement le pont sur place au lieu de le pré-fabriquer. Cela permettrait de réduire le temps de construction et l’impact environnemental. Le pont devrait être prêt en septembre 2017.

 

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Les créations surprenantes de Justyna Wołodkiewicz

26 Juin 2017, 19:43pm

Publié par Grégory SANT

 

L’artiste Justyna Wołodkiewicz mélange la broderie avec des formes abstraites d’argile afin de produire des œuvres tridimensionnelles.

Ses oeuvres abstraites sont de véritables petits bijoux de finesse et de créativité, si cela vous plait vous pouvez aller faire un tour sur la boutique en ligne de Justyna Wołodkiewicz.

Pour en savoir plus: Justyna Wołodkiewicz

 

Photos © Justyna Wołodkiewicz

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