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De nouveaux robots chez Boston Dynamics

9 Mai 2017, 19:03pm

Publié par Grégory SANT

Marc Raibert, le PDG fondateur de Boston Dynamics, a annoncé que ses robots pourraient parcourir les rues dans un avenir proche.

Tenez-vous prêt. De nouveaux robots arrivent en ville. Sur chaque boulevard. Imaginez le chien robot Spot qui se dirige vers votre porte d’entrée pour livrer un colis. Imaginez ensuite que la personne qui a placé le paquet sur le dos de Spot était en réalité un humanoïde qui travaille dans une usine voisine. Vous vous dites que vous ne verrez jamais ça de votre vivant ? Erreur, c’est pour bientôt.

Au cours d’une conférence TED (Technology, Entertainment and Design) donnée le 25 avril, Marc Raibert a en effet surpris son monde en déclarant que ses machines effilées sans tête sont bel et bien prêtes à rejoindre les piétons de chaque trottoir.

Lors de son intervention, Raibert a par exemple montré une vidéo d’un membre du personnel de Boston Dynamics tirant une laisse attachée au « cou » du robot alors qu’il essayait d’escalader un escalier. Le robot lutte sous la tension, mais ses jambes s’ajustent rapidement à chaque étape pour garder son équilibre. Pour l’aider à maintenir cet équilibre, chaque robot est équipé d’une caméra embarquée. Celle-ci traite ainsi toutes les données relatives aux environnements autour du robot, avant que le logiciel télécharge le terrain en temps réel. Les zones sécurisées pour marcher s’inscrivent comme vertes, alors que les points dangereux apparaissent comme rouges.

Chez Boston Dynamics, citons encore Handle, ce spectaculaire robot monté sur deux roues capable de gérer la position de son « céphalo-thorax » ainsi que celle de ses deux membres supérieurs. En équilibre et en mouvement, ce dernier est capable de saisir et soulever de lourdes charges. Mais il y a aussi le désormais célèbre mais toujours impressionnant bipède Atlas, capable de se déplacer debout sur deux jambes en terrain accidenté, de porter des cartons ou de se relever. Bardé de capteurs dans son corps et de capteurs stéréo dans sa tête, il reste ainsi en équilibre tout en évitant les obstacles.

« Le ciel est la limite »

Mais où s’arrêtera Boston Dynamics, une entreprise discrète qui à chaque publication Youtube réalise des coups d’éclat médiatiques ? « Le ciel est la limite », répond Raibert, fier de toute cette panoplie d’humanoïdes extraordinaires et très agiles distillés savamment sur la toile. BD a d’abord gagné en notoriété dès 2009 lors de l’apparition de son fameux quadrupède Big Dog qui galopait à un rythme effréné au sommet d’un parking. Depuis, la société américaine a lancé une ligne constituée d’au moins neuf robots prototypes, chacun destiné à tester un ensemble de compétences différentes. Des tests qui font bien souvent figure d’exploits dans le domaine de la robotique.

Seul hic, on ne sait plus trop bien à qui elle appartient et quels sont les contenus de sa stratégie à long terme. Née en 1992 au sein du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), BD a longtemps vu ses projets financés par l’armée américaine. Jusqu’au rachat de l’entreprise en 2013 par Google, pour 500 millions de dollars (471 millions d’euros). Mais comme nous le révélions en mars 2016 selon un rapport de Bloomberg, Alphabet, la maison mère de Google, cherche à se débarrasser de sa filiale du Massachussets. Faute de rentabilité.

En effet, Boston Dynamics ne serait pas en mesure de vendre des produits avant quelques années. Ce qui n’est pas du goût du géant de Mountain View. Il semblerait aussi que la Direction d’Alphabet soit de plus en plus hostile à l’orientation prise par BD et ses robots jugés trop déviants. Le fait que ces derniers soient liés et associés à l’armée à Traver une collaboration étroite avec la DARPA ne correspondent pas à l’image que souhaite véhiculer Google.

Boston Dynamics se concentre sur la R&D

Pour l’heure, on sait que BD conserve malgré tout une grande indépendance. Basée à Boston, pendant que Google siège en Californie, la société poursuit ses collaborations avec l’armée américaine et son centre de recherche en technologies militaires. Aux manettes, Marc Raibert et ses chemises hawaïennes n’entend pas lâcher l’affaire. Il souhaite que ses robots figurent dans des opérations militaires risquées ou aident les personnes âgées dans leur quotidien, comme entrer et sortir de leur lit. Selon lui, ses robots, malgré un bon travail d’équilibre et de coordination, manquent encore de compétences motrices abouties ainsi que d’une forte conscience spatiale (capacité à savoir à quel point une surface peut être glissante ou instable).

bostondynamics-humanoides-robot-1

En vérité, l’armée, qui a financé les prototypes, a finalement renoncé à en commander. BigDog est trop bruyant et Spot ne peut pas porter assez de poids. Dans l’industrie, les contrats peinent donc à être signés. Le prix d’un robot Atlas avoisinerait selon les dires les 2 millions de dollars.

Outre ses buzz sur les réseaux sociaux, Boston Dynamics se concentre donc pour le moment sur son activité de recherche et développement. En décembre dernier, Raibert avait annoncé, lors d’une conférence organisée par TechCrunch, qu’il réfléchissait à un moyen de réduire le coût de ses machines. « Nous commençons à réassigner certains de nos talents sur ce sujet », a-t-il affirmé, avant d’affiner sur la question de la livraison à domicile : « Au lieu d’utiliser des drones, on pourrait peut-être le faire avec de bons vieux robots ».

Convaincus que les robots rattraperont un jour les capacités d’un humain, Raibert et son équipe de cerveaux jalousés dans le monde entier n’ont donc pas fini de faire parler d’eux. Le feu est vert, alors prenez garde. Vous risquez de croiser bientôt un humanoïde aussi pressé que vous.

Source : humanoides.fr

 

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BAS YuRIK : le drone ambulance

9 Mai 2017, 19:01pm

Publié par Grégory SANT

Après les colis d’Amazon ou de La Poste, les êtres humains ! La Russie réalise actuellement des tests sur un drone multi-rotor de sauvetage capable de soulever un homme jusqu’à 120 kg.

Le premier drone de son genre

Cela pourrait bien révolutionner le sauvetage en montagne ou en haute mer. Une entreprise russe est en train de finir de tester un drone capable de transporter jusqu’à 120 kg. « Le prototype sera capable d’atteindre une vitesse de 200 km/h et pourra couvrir une distance de 100 km. Il pèsera 110 kg et pourra emporter environ 120 kg de fret ce qui suffit pour transporter un blessé », a indiqué M. Begak, le constructeur en chef du drone. Le projet a été intitulé « BAS YuRIK ». Un nom qui en russe signifie « système automatique sans pilote destiné à perfectionner le fonctionnement du nouvel appareil au décollage et atterrissage verticaux ».

Techniquement, il s’agit d’un drone qui se différencie des autres appareils quadro et multi-rotors, grâce à une composition aérodynamique et un algorithme de vol spécifique.

Ce n’est pas la première fois que l’idée effleure l’esprit des scientifiques. On avait déjà eu le droit à un hélicoptère à base de drones en 2015, créé par un inventeur anglais. Puis, lors du CES 2016, la compagnie chinoise Ehang un prototype de drone (ressemblant davantage à un aéronef) capable de soulever un humain. Un projet bien avancé qui n’a pas encore vu le jour, le Ehang 184 étant encore en phase de développement selon les dernières informations communiquées, mais sortira sous peu.

Un drone destiné aux missions de sauvetage

Il ne s’agit clairement pas d’un drone de loisir, mais à usage professionnel. « Le drone peut accomplir des missions de sauvetage autonomes même en l’absence des signaux GPS ou GLONASS, grâce à ses systèmes de positionnement intégrés », expliquent ses concepteurs, le groupe de recherche et de production Technologies aérospatiales et la société Electroavtomatika.

L’engin décolle de façon verticale, puis passe en mode horizontal, afin d’augmenter sa vitesse mais aussi son rayon d’action. Pour l’instant, son autonomie n’a pas encore été poussée à ses limites. Les tests réalisés avec le démonstrateur de drone se sont encore limités à 50 kilomètres. Son avantage réside aussi dans sa « portabilité ». Il suffit d’un minibus pour transporter les pièces détachées. Ensuite en 15 minutes, le drone est prêt à décoller. Si cela peut paraître sensiblement pesant comparé à des modèles classiques, on est là, sur un drone presque unique en son genre.

Le drone sera officiellement présenté au public lors du Salon international aérospatial Macs 2017, un évènement organisé du 18 au 23 juillet prochain. La production du BAS YuRIK en série devrait ensuite commencer dès 2018.

Source : smartdrones.fr

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Des implants connectés pour recouvrer la vue

9 Mai 2017, 18:59pm

Publié par Grégory SANT

Des implants connectés pour recouvrer la vue

Une équipe d'ingénieurs de l'Université de Californie San Diego et de la Jolla a développé un nouveau type de prothèse de la rétine, une technologie qui pourrait aider des dizaines de millions de personnes dans le monde souffrant de maladies neurodégénératives avec des effets sur la vue, de dégénérescence maculaire, de rétinite pigmentaire et de troubles de la vision liés au diabète.

Cette prothèse rétinienne à haute résolution, composée de nanofils et d’électronique sans fil, représente un pas incontestable pour restaurer la capacité des neurones à répondre à la lumière. Cette innovation a été testée in vitro sur une rétine de rat.

Cet implant utilise des réseaux de nanofils de silicium qui détectent simultanément la lumière et stimulent électriquement la rétine en fonction. Ces nanofils apportent à la prothèse une capacité de résolution plus élevée que celle obtenue avec toutes les autres prothèses ; autre innovation, cet implant comporte un dispositif sans fil qui peut transmettre la puissance et les données aux nanofils par wifi à une vitesse record et un maximum d’efficacité énergétique.

Un des principaux atouts de ce prototype est de ne pas avoir besoin de capteur de vision externe (à l'œil) pour capter une scène visuelle et la transformer en signaux alternatifs pour stimuler les neurones de la rétine : en effet, les nanofils de silicium imitent les cônes et les tiges de la rétine, sensibles à la lumière, pour stimuler directement les cellules rétiniennes.

Les nanofils sont regroupés dans une grille d'électrodes, activée directement par la lumière et alimentée par un seul signal électrique sans fil. Cette traduction directe et locale de la lumière incidente en stimulation électrique permet une architecture beaucoup plus simple et évolutive pour la prothèse.

L’énergie est fournie sans fil, de l'extérieur du corps à l'implant, grâce à un système de télémétrie inductive. Le dispositif est hyper économe en énergie car il minimise les pertes d'énergie grâce à la transmission sans fil, recycle l'énergie électrostatique circulant.

Jusqu'à 90 % de l'énergie transmise est effectivement livrée et utilisée pour la stimulation, ce qui signifie moins de rayonnements dans la transmission. Lorsque les chercheurs insèrent in vitro la prothèse sous une rétine de rat transgénique modèle de dégénération rétinienne, ils constatent que les neurones s’activent préférentiellement lorsque la prothèse est exposée à une combinaison de lumière et de charge électrique : cela confirme la réactivité activée par la lumière et contrôlée par tension du réseau de nanofils. 

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

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Fermentalg : imagine la colonne Morris qui dépollue

9 Mai 2017, 18:55pm

Publié par Grégory SANT

Cette colonne Morris va purifier l'air parisien (Crédit : Suez Environnement)

Dépolluer Paris avec des micro-algues, c'est le projet mis en place par Suez et la start-up Fermentalg avec un nouveau prototype de mobilier urbain. Un projet séduisant sur le papier mais dont la pertinence n'est pas encore démontrée...

 

Cette colonne Morris va purifier l'air parisien (Crédit : Suez Environnement)

Depuis le 19ème siècle, les colonnes Morris servent à la promotion des spectacles et des films pour les Parisiens. Désormais, elles pourront aussi servir à décarbonner l'atmosphère. C’est en tout cas ce que promet Suez, qui a développé avec la start-up Fermentalg une colonne abritant des milliards de micro- algues.
 
Objectif affiché : tester l’efficacité de cette technologie en ville avant une possible commercialisation du dispositif. Deux tests sont déjà prévus cet été. L’un au milieu de la place d’Alésia dans le 14ème arrondissement de Paris, autour de laquelle circulent 72 000 véhicules par jour, l’autre à Colombes dans les Hauts-de-Seine.
 

Une tonne de CO2 capturé par an

Présenté à l’occasion de la COP21, le prototype de colonne de 4 mètres de haut et de 2,5 mètres de diamètre abrite un réservoir de 1 000 litres d’eau. À l’intérieur, des micro-algues cultivées par la start-up Fermentalg, dont le potentiel de développement est de dix à trente fois supérieur aux plantes terrestres et qui vont capturer le gaz carbonique grâce à la photosynthèse. Selon ses concepteurs, ce dispositif permettrait de fixer une tonne de CO2 par an (soit un vol pour une personne aller-retour entre Paris et Washington).
 
Au cours du processus, la colonne perd peu à peu de son efficacité. Le milieu de culture se sature et la prolifération des algues ralentit, limitant le CO2 capturé. Une partie de l’eau usagée doit alors être remplacée par de l’eau fraîche afin d’assurer le renouvellement des micro-algues. Qu’advient-il alors de l’ancien contenu ? Rien n’est gaspillé : le liquide est évacué vers une station d’épuration, où il sert à la création de biométhane, qui est ensuite réinjecté dans le réseau de gaz de ville.
 
À noter aussi : bien qu’étant en Plexiglas transparent, la seule lumière du jour n’est pas suffisante pour assurer une croissance efficace des algues. Il faut que la colonne soit reliée au réseau électrique pour alimenter des LED.
 
 

Maladies respiratoires

Sachant qu'un Français émet en moyenne plus de 7,5 tonnes de gaz carbonique par an, ce dispositif qui n'en absorbe qu'une tonne est-il pertinent économiquement ? Interrogé à ce sujet par le quotidien Le Monde , Suez insiste sur l’objectif de lutte contre la pollution de l’air : "Nous n’aurions jamais connu l’éolien si on avait stoppé les technologies à l’époque, qui coûtaient très cher elles aussi".
 
Un autre problème se pose : si les algues permettent effectivement de réduire la présence de CO2 dans l’atmosphère, principal agent responsable du réchauffement climatique, on ne connaît pas leur efficacité contre d’autres gaz tels que les oxydes d’azote (NOx), ainsi que les particules fines et métaux lourds. Or, ceux-ci sont les principaux responsables des maladies respiratoires, qui causent 48 000 morts prématurées chaque année en France.
 
Le résultat des analyses, qui devrait être disponible d'ici la fin de l'année 2017, sera donc déterminant pour juger de l’efficacité de ce projet.

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Le LLNL met au point une imprimate 3D pour verre transparent

8 Mai 2017, 18:28pm

Publié par Grégory SANT

Le LLNL met au point une imprimate 3D pour verre transparent

Les chercheurs du Lawrence Livermore National Laboratory (LLNL) ont mis au point une toute nouvelle technique pour imprimer en 3D du verre transparent, technique qui pourrait bien bouleverser le secteur de l’optique.

L’impression 3D de verre en est encore à ses débuts : on se souvient de l’entreprise israélienne Micron3DP qui avait mis au point une imprimante 3D à dépôt de matière fondue pour créer du verre d’une haute résolution et d’une taille maximale de 200x200x200 mm. D’autres acteurs se sont lancés dans la fabrication de verre grâce à une impression par stéréolithographie.

Les chercheurs du LLNL affirment que les procédés de FDM et stéréolithographie créent des structures poreuses ou irrégulières. Par conséquent, ils ont mis au point une gamme d’encres personnalisées pour fabriquer des objets en verre.

impression 3D de verre

Micron 3DP imprime du verre grâce à un procédé FDM

Ces encres ont été fabriquées à partir de suspensions concentrées de particules de verre. Leur débit est fortement régulé ce qui permet de les imprimer à température ambiante. Les chercheurs déclarent que les pièces imprimées en 3D avec ces encres peuvent être soumises à un traitement thermique pour les rendre plus denses et effacer toute trace du processus d’impression. Une fois cela terminé, les chercheurs peuvent procéder à un polissage d’une haute qualité pour rendre les pièces plus uniformes.

« Pour imprimer de l’optique de haute qualité, on ne doit voir aucune ligne, tout doit être parfaitement transparent, explique l’ingénieur de matériaux du LLNL, Du Nguyen. Nous avons pu mettre au point une formule pour que notre matériau puisse fondre pendant le processus d’impression. La plupart des entreprises qui ont réussi à imprimer du verre ont fait fondre le verre dans un premier temps, puis l’ont refroidi après, ce qui peut entraîner des contraintes résiduelles et une fissuration. Mais comme nous imprimons à température ambiante, ce n’est plus un problème. »

L’objet qui sort de l’imprimante 3D est d’abord opaque mais après une phase de séchage et un traitement thermique, il devient transparent.

Cette recherche pourrait permettre aux scientifiques d’imprimer en 3D du verre qui intègre différents indices de réfraction dans une seule optique plate. Habituellement, l’optique doit avoir une forme particulière pour que ces caractéristiques de réfraction soient atteintes. Cela signifie donc que la fabrication de lentilles serait moins coûteuse et plus rapide.

« Polir des lentilles complexes ou asphériques est un travail intense et assez difficile qui nécessite des compétences particulières, mais polir une surface plate est bien plus facile, déclare Nguyen. En contrôlant l’indice de réfraction des parties imprimées, on peut changer la courbure de la lumière ce qui permet d’obtenir une lentille qu’on peut polir à plat. »

L’équipe derrière cette recherche considère davantage cette technique d’impression 3D comme une méthode complémentaire pour créer des optiques plutôt qu’un remplaçant des techniques traditionnelles. Par exemple, on pourrait aussi imaginer que certains composants imprimés en 3D pourraient réduire la taille, le poids ou le coût des systèmes d’optique.

Les scientifiques veulent maintenant essayer l’impression 3D d’optique de haute qualité et de lentilles à gradient en faisant varier la composition du verre. Les scientifiques du LLNL essayeront également d’imprimer en 3D du verre pour des applications dans un autre secteur que l’optique comme des dispositifs microfluidiques en verre aux géométries complexes. Le verre est un effet un matériau privilégié en microfluidique grâce à sa transparence, sa résistance chimique, ses propriétés mécaniques et son potentiel en termes de chimie de surface. Toutefois, il est difficile de fabriquer et de graver des dispositifs microfluidiques en verre : l’impression 3D pourrait alors apporter une solution efficace pour pallier à ce problème.

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Gruau lance un véhicule utilitaire électrique de 3,5 tonnes

8 Mai 2017, 18:23pm

Publié par Grégory SANT

Le mayennais, leader européen de la carrosserie sur utilitaires, a développé un fourgon multi-usages qui pourrait vite s'imposer sur ce marché naissant.

L'essayer, c'est l'adopter. Le carrossier Gruau en est convaincu : son utilitaire 3,5 tonnes totalement électrique a tous les atouts pour séduire. Construit sur la base d'un Fiat Ducato, l'Électron II - c'est son nom - est probablement, à ce jour, le projet le plus abouti sur le marché.

« L'objectif est d'offrir un vrai véhicule électrique avec le même niveau de qualité que ce qu'offre un constructeur », précise Patrick Gruau, PDG du groupe mayennais qui aménage et transforme des véhicules utilitaires sur mesure depuis plus de 125 ans.

Ce nouvel utilitaire électrique, l'un des tout premiers dans sa catégorie, a nécessité plus d'un an et demi de recherches. « L'Électron I nous a beaucoup appris, souligne Rémy Richard, responsable études et développement. Pour cette raison, nous avons souhaité poursuivre avec Fiat. Gruau a élaboré le cahier des charges et pris en main l'architecture mécanique et électrique. »

Atteindre 20 % du marché

La chaîne de traction mise en place par Gruau peut être installée « en lieu et place de n'importe quel moteur thermique ». Elle pourrait séduire d'autres constructeurs, d'autant que l'utilitaire conserve tous les éléments de confort d'origine. Seule la climatisation automatique, trop gourmande en énergie, est remplacée par une climatisation manuelle.

Commercialisé à partir de 59 000 €, l'Électron II développe l'équivalent de 130 CV (90 kilowatts). Il est équipé de cinq packs de batterie, tous fixés au châssis, dont l'un, très imposant, occupe la place du réservoir. Sous le capot, outre un chargeur embarqué, un boîtier contrôleur transforme l'énergie électrique de la batterie vers le moteur (et vice-versa).

« À côté du tableau de bord, le boîtier additionnel, conçu par Gruau, regroupe les informations : puissance consommée et restituée, jauge batterie, autonomie restante », précise Tristan Massot, ingénieur systèmes mécaniques.

La production a été lancée fin 2016 et l'Électron II commence à être livré depuis décembre. « Ce n'est pas un véhicule qui s'achète sur catalogue. On le fait essayer à tous les clients qui l'attendaient et on accompagne l'introduction de l'électrique dans leur flotte », reprend Patrick Gruau. Véhicules frigorifiques, de messagerie, funéraires, transport de personnes, bennes : ce 3,5 t électrique peut répondre à tous les usages.

À l'heure d'une prise de conscience écologique et de la mise en place de mesures d'interdiction à l'encontre de véhicules trop polluants, « beaucoup d'entreprises souhaitent avoir 5 ou 10 % de leur flotte qui soit propre ». C'est l'objectif de Gruau de les accompagner.

« On estime à 5 000 véhicules le marché de l'utilitaire électrique en France. Si l'on atteint 20 % du marché, c'est déjà bien », indique Patrick Buchard, direct

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Publié depuis Overblog et Facebook et Twitter et LK

8 Mai 2017, 18:22pm

Publié par Grégory SANT

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Puente Laguna Garzón : un pont circulaire pour admirer le paysage

8 Mai 2017, 18:20pm

Publié par Grégory SANT

Puente Laguna Garzón : un pont circulaire pour admirer le paysage

En Uruguay, un architecte a conçu un immense pont au-dessus de la lagune. Sa spécificité : il est circulaire et vous oblige à ralentir un peu pour admirer le paysage environnant...

Certes, le plus court chemin entre deux points est la ligne droite. Mais quel est le meilleur chemin ?

L'architecte uruguayen Rafael Viñoly a conçu un pont circulaire, pour ralentir la circulation routière tout en ouvrant un nouvelle voie sur la lagune Garzón, à l'est de Montevideo, sur la façade atlantique. L'objectif : faire décélérer les automobilistes pour leur permettre de profiter de la vue panoramique magnifique sur le site naturel environnant. Ce pont atypique, baptisé très prosaïquement "Puente Laguna Garzón", ressemble à un immense rond-point avec une vaste étendue d'eau azur en guise de terre-plein central. Cet anneau de 200 mètres de diamètre constitue en quelque sorte "une lagune à l'intérieur de la lagune". Il est accessible aux piétons et vous pouvez même vous y installer pour pêcher.

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Elon Musk imagine la ville sans embouteillage avec Boring Company

8 Mai 2017, 18:18pm

Publié par Grégory SANT

Elon Musk imagine la ville sans embouteillage avec Boring Company

Elon Musk n’en peut plus des embouteillages. En décembre dernier, il disait son exaspération du trafic routier à Los Angeles. Et comme il a de l’imagination à revendre (et aussi les moyens de ses ambitions), il a imaginé creuser des tunnels pour désengorger les routes.

Ce nouveau projet, baptisé The Boring Company, a même commencé à creuser un trou… sans l’autorisation des autorités californiennes ! Mais quand Elon Musk a une idée derrière la tête, il s’y tient. Lors d’une discussion TEDTalk, il a levé le voile sur le fonctionnement de son tunnel, qui ne ressemble à rien de connu évidemment.

Un tunnel à fond les ballons

Les véhicules s’y engagent par le biais d’une sorte d’ascenseur dont la plateforme va s’engouffrer dans le tunnel et conduire la voiture à une vitesse de 200 km/h. De fait, le véhicule et l’automobiliste n’ont qu’à se laisser transporter. Ce qui permet également d’atteindre de grandes vitesses puisque tout est géré automatiquement.

 

Sous terre, et pour peu que l’on creuse suffisamment profond, il est possible de créer plusieurs « étages » de tunnels afin de multiplier le nombre de véhicules. Le concept est intéressant, mais est-il pour autant réalisable ? Cela semble assez peu probable à court ou moyen terme.

Elon Musk a en tout cas précisé qu’il allait consacrer « de 2 à 3% » de son temps à développer sa Boring Company, nous sommes donc encore très loin de voir le projet se concrétiser.

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Gamalon augmente les facultés d'apprentissage

8 Mai 2017, 18:15pm

Publié par Grégory SANT

Gamalon augmente les facultés d'apprentissage

La startup Gamalon a créé une méthode d’apprentissage fondée sur un code probabiliste permettant à la machine de faire face à l’incertitude et développer de manière autonome ses propres facultés.

En 2017, l’intelligence artificielle n’est plus un fantasme de science-fiction et a bel et bien intégré notre réalité. En outre, son développement est exponentiel. Les géants de la Tech ont tous développé et consacré beaucoup de temps et d’argent dans leur recherche et développement concernant l’IA, preuve s’il en fallait de sa croissante popularité. On sait aujourd’hui les facultés d’apprentissage de tels systèmes, notamment par la méthode du Deep Learning. Ce principe, qui est le paradigme utilisé majoritairement aujourd’hui, repose sur des algorithmes capables d’extraire et d’assimiler des connaissances sur la base de tout un tas de données. Ce travail de renseignement d’information est long et fastidieux puisqu’il nécessite l’absorption d’un très grand nombre de data. Elles sont, en d’autres termes, nécessaire à la bonne compréhension, à l’analyse fine par l’IA, de l’objet à identifier. Pour que l’intelligence artificielle parvienne à identifier un objet, par exemple un smartphone, il faudra renseigner toutes les informations caractéristiques de cet objet pour que l’IA puisse efficacement comprendre que c’est effectivement un smartphone.

La startup américaine, Gamalon, a développé une nouvelle méthode d’apprentissage pour l’IA pour pallier à ces problèmes grâce Bayesian Program Synthesis (BPS), un langage informatique qui s’inspire de la théorie probabiliste. En intégrant dans son code le hasard et l’incertitude, la start up a pour ambition de permettre à l’IA de réecrire de façon quasi-autonome son propre code et ainsi perfectionner ses compétences. La méthode est simple : permettre à l’IA, à partir de quelques informations, de reconnaître un objet. Ainsi, pour que la machine puisse identifier un smartphone, il suffit de renseigner seulement une partie de ses caractéristiques et non plus lui apprendre toutes les possibilités. Pourquoi ? Parce que l’IA va se servir des informations qu’elle connaît déjà pour analyser et comprendre ce que l’on veut lui apprendre, et cela, en réécrivant son propre code.  Cette technique présente des avantages considérables en ce qu’elle nécessite moins de données à intégrer, une rapidité de calcul démultipliée et un volume de stockage moins important donc moins gourmand en énergie.

Pour l’instant, l’intelligence artificielle imaginée par la startup est utilisée pour structurer et organiser les bases de données conséquentes. Elle pourrait donc particulièrement intéresser les entreprises en proie au traitement d’un grand nombre de data, notamment pour nettoyer les bases de données. L’autonomie d’apprentissage permise par le BPS ouvre cependant à de nouvelles perspectives de déploiement commercial pour Gamalon, que la jeune pousse entend bien développer dans un futur proche . On peut alors penser à toute une déclinaison d’usages pour ces IA capables de développer une compréhension élargie. Cependant, se repose en termes plus stricts, la question de l’éthique d’un tel système d’apprentissage. Jusqu’où pousser le machine learning et à quelles fins ? Telle est la question qui reste ouverte. Si la « conscience » artificielle de ces systèmes intelligents a de quoi inquiéter, elle n’est que le fruit de stratégies de programmation en amont. L’autonomie de cette IA apprenante n’est donc que relative. Cependant, restent à évaluer les bénéfices d’une méthode fondée essentiellement, au sens premier du terme, sur l’incertitude. Car « quant aux deux passions de l’incertitude, ce sont la peur et l’espérance » (Salvatore Veca).

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