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Pinterest intègre la géolocalisation

19 Octobre 2015, 19:12pm

Publié par Grégory SANT

Pinterest est utilisé par des millions d’utilisateurs à travers le monde. D’après les derniers chiffres en date, le service compterait plus de 100 millions d’utilisateurs actifs, soit presque autant que Snapchat ou même Tumblr.

Pas mal, mais ce n’est pas le plus impressionnant puisque le volume de recherches aurait aussi augmenté de 81% entre 2015 et 2014. Oui et 45% des utilisateurs du service seraient d’ailleurs basés en dehors des Etats-Unis.

Pinterest va désormais prendre en compte votre localisation et votre langue pour vous proposer du contenu adapté à vos attentes

On comprend par conséquent ce qui a poussé la firme à mettre en place un système de recherches géolocalisées.

Qu’est ce que ça veut dire ? Tout simplement que Pinterest vous affichera désormais des contenus différents en fonction de l’endroit où vous vivez. Et s’il s’appuiera sur les données de localisation de la personne pour déterminer son origine, il prendra aussi en compte sa langue afin de lui proposer des contenus plus pertinents.

Intéressant, mais ce n’est pas terminé car la firme a aussi profité de l’occasion pour déployer son correcteur orthographique dans de nouveaux pays.

A la base, l’outil a été mis en place avant l’été mais il fallait obligatoirement utiliser le service en anglais pour pouvoir en profiter. L’idée était assez simple à la base car il s’agissait de rendre le système d’auto-complétion plus intelligent en ignorant ou en corrigeant/complétant les éventuelles fautes de frappe des utilisateurs.

Désormais, ce système est disponible en français, en allemand, en japonais et en portugais.

Source : presse-citron.net

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Un drone pour enfants par TV Gulli

19 Octobre 2015, 19:05pm

Publié par Grégory SANT

Gulli, la chaine de télévision pour les enfants, a décidé de s’offrir un nouveau moyen de gagner de l’argent, via un produit dérivé qui pourrait cartonner à l’approche de Noël. Un drone griffé Gulli !

La chaine Gulli lancera son propre drone et bonne nouvelle, il ne sera pas cher !

Les drones semblent de plus en plus à la mode, toutes les marques en veulent un… Après GoPro, c’est au tour de la chaine de télé Gulli de vouloir commercialiser son drone, comme produit dérivé. Il faut dire que la chaine de télévision pour enfant a déjà toute l’attention de son public.

A la veille de Noël, il suffira de quelques publicités bien placées pour booster les ventes ! Le drone de Gulli a souhaité rester le plus simple possible, car il est avant tout destiné à un jeune public. Pas de contrôle par smartphone, mais une bonne vieille télécommande. Le drone disposera d’une caméra 2Mpx pour réaliser des vidéos et d’une fonction retour automatique vers la télécommande ce qui simplifiera la navigation. Il dispose également de LED, afin de le faire voler la nuit.

Le drone de Gulli intègre un gyroscope 6 axes et sera capable de réaliser plusieurs figures dans les airs, dont une à 360 degrés, ce qui ne manquera pas de ravir les enfants. Autre atout pour faciliter la compréhension des manœuvres, le drone propose la fonction Headless, qui permet de réaliser un vol automatique dans une direction. Les mensurations du drone sont 29,50 x 29,50 x 7,5 cm, pour un poids de 130 grammes. Il est livré avec des stickers pour ceux qui veulent le personnaliser…

Bonne nouvelle pour les parents, ce drone ne les ruinera pas à Noël, puisqu’il est commercialisé autour de 80 euros environ. (Voir le site de Gulli)

Source : smartdrones.fr

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Une pile lithium-air

16 Octobre 2015, 20:24pm

Publié par Grégory SANT

Les batteries à lithium-air pourraient devenir la nouvelle innovation dans le marché de stockage de l'énergie n'eût été leur courte durée de vie. Un projet financé par l'UE a tenté de résoudre cela.

Depuis leur commercialisation en 1991, les batteries au lithium-ion ont fortement évolué. Le marché mondial devrait atteindre la valeur de 30 milliards d'euros d'ici 2019, avec des applications dans pratiquement tous les secteurs industriels, des dispositifs de stockage d'énergie renouvelable intermittents aux smartphones et aux voitures électriques.

Mais les machines qu'elles alimentent sont de plus en plus énergivores ainsi les ingénieurs du monde entier sont à la recherche de solutions de remplacement disposant de capacités de stockage élevées. L'une de ces solutions repose sur la technologie de lithium-air (Li-air), des batteries constituées d'une anode de métal et une anode d'air qui extrait constamment l'oxygène de l'air ambiant.

"Le principal avantage d'une pile à air-lithium est sa forte densité énergétique, qui est théoriquement dix fois plus élevée que celles des batteries à lithium-ion", explique le professeur Qiuping Chen, professeur agrégé à l'université polytechnique de Turin et coordinateur du projet STABLE. "Le plus grand défi, néanmoins, est d'améliorer le cycle de vie qui était de maximum de 50 cycles maximum avant le projet STABLE." Un résultat médiocre comparé aux batteries lithium-ion qui peuvent atteindre 400 à 1200 cycles en cours de vie.

L'objectif du projet STABLE est simple: renforcer cette capacité de 50 à 100-150 cycles et démontrer cette découverte dans des piles fonctionnelles dans les 3 prochaines années, ayant à l'esprit le marché émergeant des batteries à voitures électriques. "Le projet est un succès total à cet égard, et nous avons réussi à atteindre 151 cycles de vie", se réjouit le professeur Chen. "Bien que l'impact sur l'autonomie de mille par cycle dépend fortement de la densité énergétique, de la dimension et de la quantité des piles de batterie, nous espérons qu'elle soit aussi importante."

Pour y parvenir, le professeur Chen et son équipe s'est concentré sur la recherche des matériaux d'anode, de cathode, d'électrolytes de la batterie et des technologies, ainsi que sur les techniques d'assemblage pour les batteries qui jouent un rôle central sur leur performance, le coût et l'impact environnemental. "Nous avons amélioré la durée de vie et la cyclabilité des batteries de Li-air de différentes manières. D'abord, nous avons découvert que les catalyseurs bifonctionnels fortement actifs sont capables de régénérer la batterie. Nous avons ensuite protégé l'anode de lithium de la formation de dendrites en utilisant les membranes disponibles et enfin nous avons renforcé la stabilité de l'électrolyte en renforçant la solubilité de Li2O2 et empêchant l'obstruction de la cathode."

Le professeur Chen pense que la nature multidisciplinaire du consortium, avec des partenaires spécialisés dans les sciences de matériaux, l'électrochimie, la conception d'assemblage des batteries et d'autres, a permis de réaliser ce succès. Et c'est cela qui contribue également à sa commercialisation future.

Source : techno-science.net

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Exposition "Racines. Art contemporain indonésien" par Joko Avianto

16 Octobre 2015, 20:20pm

Publié par Grégory SANT

Dans le cadre de l’exposition «Racines. Art contemporain indonésien», qui se tient en ce moment même au musée d’art Frankfurter Kunstverein à Francfort en Allemagne, l’artiste indonésien Joko Avianto a créé cette incroyable façade composée de bambous pour l’entrée du musée.

Il a en effet enveloppé la façade d’un tissage monumental en utilisant des morceaux de bambou longs et solides. Cette oeuvre à grande échelle interagit avec le bâtiment et se juxtapose à l’architecture existante. L’artiste se réfère à l’utilisation traditionnelle du bambou: un matériau de construction. Quoi de mieux pour accueillir les visiteurs du musée et donner envie de découvrir cette exposition temporaire ?

Cette sculpture me rappelle le travail d’Henrique Oliveira, pour retrouver l’article, cliquez là.

source : journal-du-design.fr

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Concept-car Audi par Kevin Clarridge

16 Octobre 2015, 20:14pm

Publié par Grégory SANT

La marque allemande Audi a révélé un nouveau concept de voitures sans roues. Imaginée par le designer Kevin Clarridge, cette voiture possède un champ électro-magnétique à la place de ses roues. De quoi se préparer à ce qui nous attend dans le futur de l’automobile.

Source : fubiz.net

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Une cuisine-conteneur mobile

16 Octobre 2015, 20:09pm

Publié par Grégory SANT

Alors que le coût des appartements flambe en centre ville et que beaucoup sont vieux et en mauvais état, l'entreprise Kasita a trouvé une solution mobile et technologique pour résoudre la crise du logement.

L'idée a émergé suite à l'expérience réalisée par son fondateur, Jeff Wilson, qui a vécu pendant un an dans une benne à ordures de 10 mètres carrés. Même si son expérience était extrême et pas forcément agréable, il a réussi à s'en inspirer ayant notamment apprécié la grande mobilité de son habitat de fortune et la possibilité d'être en plein centre-ville. Il a donc ensuite conçu un logement de 19,3 mètres carrés, entièrement équipé des dernières technologies et très fonctionnel. Celui-ci a la particularité d'être dans un conteneur et peut donc être déplacé de manière très simple.

Ce concept de conteneur a déjà été utilisé en France et dans les pays nordiques pour les étudiants, mais la grande nouveauté de Kasita est de proposer une application permettant de changer de ville en un clic.

Un autre avantage de ces petits appartements est d'être abordables, un loyer en centre ville d'Austin avec Kasita ne coûte que 600$. La « casita » accueille son pensionnaire avec sa playlist préférée au retour du travail ou encore plie son lit toute seule. Elle intègre de nombreux capteurs qui prennent en compte les commandes vocales du locataire afin de rendre le logement aussi fonctionnel que possible. Après l'appartement du futur transformable d'un mouvement de main, voici donc le temps de l'appartement intelligent et mobile. Pour le moment, l'entreprise n'est présente qu'aux Etats-Unis et en Suède, il faudra encore attendre un peu pour déménager de Bordeaux à Lille du jour au lendemain dans ces petits cocons technologiques.

Source : atelier.net

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Soon : réflexion pour appréhender les innovations de demain

15 Octobre 2015, 19:29pm

Publié par Grégory SANT

Le projet SOOON est né d’une réflexion sur le futur du designer. Conçu par la banque d’images Fotolia avec le concours d’experts du design, il se compose d’un guide imprimé gratuit et interactif, relié par commande vocale au site dédié www.sooon.fr. Son ambition : offrir des pistes de réflexion aux professionnels du design pour appréhender les innovations de demain.

Au cours des dernières années, les créatifs ont dû s’adapter à plusieurs révolutions majeures et réinventer l’accès aux contenus, qu’ils soient animés, sonores, imagés ou textuels. L’Internet, le passage du papier à l’écran, les smartphones et tablettes, ou plus récemment les wearables et les objets connectés sont autant de phénomènes qui ont profondément changé leur métier. « Les designers ont apporté de nouvelles solutions pour interagir, partager et créer des contenus. Les prochaines années seront à l’origine de bien d’autres bouleversements technologiques. C’est pour aider les designers à anticiper les prochaines révolutions et les maîtriser pour en tirer avantage dans leur travail au quotidien que nous avons lancé le projet tangible SOOON », explique Karen Seror, Manager Communications de Fotolia France.

Les créatifs de demain devront-ils se préparer à concevoir en réalité virtuelle, en réalité augmentée ? Le développement fulgurant de l’intelligence artificielle les aidera-t-il à maîtriser les nouveaux supports ? La technologie prendra-t-ell

Tous interviennent dans le livre SOOON, un guide de 68 pages imprimé à 50 000 exemplaires. 500 numéros seront offerts aux premiers internautes qui s’inscriront sur le site www.sooon.fr. SOOON est également distribué avec les magazines Advanced Creation et Webdesign du groupe Oracom, en kiosque, sans surcoût, à partir du 15 octobre 2015 et jusqu’à fin janvier 2016.

Le tangible étant au cœur des révolutions à venir dans le design, le projet SOOON s’est appuyé sur ce concept en créant une passerelle entre le guide imprimé et le site Web. Le lecteur peut ainsi profiter du confort de lecture qu’apporte le papier et, à l’aide de commandes vocales imprimées, il accède simplement et directement sur son écran à des contenus enrichis : articles pédagogiques, ressources utiles (images, vidéos, infographies, nuanciers, astuces…), tutoriels, etc.

Concrètement, chaque article contient des mots surlignés ou accompagnés d’une légende i

Partenaire des créatifs depuis de nombreuses années, Fotolia affirme une nouvelle fois sa volonté de les accompagner au quotidien dans la réussite de leur projet.

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Un métal composé de 99,9% d'air

15 Octobre 2015, 19:20pm

Publié par Grégory SANT

Ce matériau très léger s'inspire de la structure osseuse, il est très épais sur les bords et présentent de nombreux trous en son centre. Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont utilisé un assemblage de micro-tubes qui sont 1000 fois plus fins qu'un cheveux. Ces micro-tubes sont fabriqués à partir d'un polymère liquide durci grâce aux UV, et qui est ensuite recouvert d'une couche de nickel et de phosphore. Selon les concepteurs la densité est si faible que le matériau serait composé à 99,9% d'air. Une densité de 0,9 milligramme par centimètre cube, ce qui en fait un matériau plus léger que le polystyrène. Voilà pourquoi le rectangle de métal n'écrase pas le pissenlit sur la photo.

Pourquoi une utilisation par Boeing ?

Plus on avance dans le temps, plus les avions sont gros. Problème une grosse carlingue est plus lourde et demande plus de carburant. Utiliser un tel matériau pour construire les avions permettrait de faire des économies au niveau du kérosène, mais aussi d'avoir une coque plus solide tout en gardant de la légèreté. En plus d'être résistant ce matériau est capable de se déformer et de se comprimer afin de mieux absorber les chocs. Il peut être compressé à plus de 50% et pourtant retrouver sa forme initiale.

Une nouvelle technologie qui devrait être vraiment utile dans le futur pour la conception de grosse structure métallique comme des ponts ou des buildings.

Et le plus lourd dans tout ça ?

Le métal le plus lourd au monde est l'Osmium avec une densité de 22610kg/m3. C'est un métal qui se rapproche du platine. Il est utilisé pour la conception des pointes de stylo-plume. Ce métal atteint son point de fusion quand il est à 3033°C.

Source : hitek.fr

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Wattway : la route productrice d'énergie

15 Octobre 2015, 19:19pm

Publié par Grégory SANT

Il est bien connu qu’en France on n’a pas de pétrole mais on a des idées. Et pour le coup, on peut être assez fier d’une innovation venu de l‘enseigne Colas qui n’a rien à voir avec une boisson gazeuse. Pourtant, elle vient de mettre Paris en bouteille en mettant au point un procédé permettant d’équiper les routes de panneaux photovoltaïques qui produiront de l'énergie solaire.

La filiale de Bouygues a pensé la route qui produit de l’énergie. Le revêtement comprend ici des panneaux photovoltaïques posés en dalles traités pour résister au passage des poids lourds. Pas moins. Fini la fragilité du panneau solaire. Par ailleurs, l'adhérence de ces dalles aux roues des véhicules est annoncée comme équivalente à celle des enrobés routiers traditionnels. Enfin, elles ne nécessitent pas d'entretien particulier, le vent et le roulement des véhicules les dépoussiérant. On imagine aussi que l’ensemble est en mesure de résister à toutes les températures.

Cette innovation a nécessité cinq ans de recherches menées en partenariat avec l'Ines (Institut national de l'énergie solaire). C’est d’ailleurs à côté de cet institut que ce sont effectué des tests pendant cinq ans. À chaque fois, cette route solaire n'est installée que sur une courte distance: 20, 30 ou 40 mètres. 20 m2 d’une telle chaussée suffisent à approvisionner pendant un an un foyer hors chauffage.

La trouvaille a même un nom : Wattway. Ceci dit, elle n’a pas vocation à équiper l’ensemble du réseau routier sur les milliers de kilomètres. On cible plutôt les voies d'accès au parking sur une dizaine de mètres tandis que les collectivités territoriales et les entrepreneurs sont approchés. «Cela peut intéresser aussi bien des collectivités locales que des opérateurs privés comme des enseignes de grande distribution, » affirme le PDG de Colas, Hervé Le Bouc.

« L'énergie fabriquée peut permettre d'assurer l'alimentation électrique des lampadaires avoisinants ou de maintenir à la bonne température les chambres froides. Nous travaillons sur des dizaines de projets en France et à l'étranger » poursuit le responsable qui n’oublie pas les zones isolées, où les coûts de raccordement au réseau électrique deviennent trop élevés.

Source : caradisiac.com

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Des nanofils semiconducteurs

15 Octobre 2015, 19:09pm

Publié par Grégory SANT

Les nanofils sont des objets plus que microscopiques, leur dimension caractéristique est nanoscopique. Un cheveu est un microfil: son diamètre moyen est de 75 micromètres, un micromètre étant mille fois plus petit qu'un millimètre. Un nanofil est un fil de matière dont le diamètre varie entre 10 et 900 nanomètres, sachant qu'un nanomètre est un million de fois plus petit qu'un millimètre. Cet objet presque infiniment petit est en train de modifier notre environnement technologique. En particulier, lorsqu'il est en matière de semiconducteurs.

Des semiconducteurs pris en sandwich

Les matériaux de la famille des semiconducteurs font déjà partie de notre vie quotidienne. Les puces des ordinateurs sont faites à partir d'atomes semiconducteurs de silicium (symbole chimique: Si). C'est encore à partir de tels matériaux qu'on peut obtenir une lumière Laser: la diode Laser des platines CD ou DVD par exemple est à base du semiconducteur GaAs, formé à partir d'atomes de gallium (symbole Ga) et d'atomes d'arsenic (symbole As); celle de la platine Blue-Ray est à base du semiconducteur GaN avec des atomes de gallium (Ga) et d'azote (symbole N). Ces diodes sont des mini-sandwiches de couches planes empilées les unes sur les autres dans un cube dont les côtés sont cent fois plus petits qu'un centimètre.

Et si on en fait des nanofils?

Lorsqu'on façonne ces matériaux non pas sous la forme de couches d'un cube, mais sous la forme de nanofils, on peut tirer parti d'effets de volume en trois dimensions, et il apparaît des comportements dus à leur petite taille nanométrique. Ainsi, des effets de confinement, on dit de confinement quantique, modifient considérablement la manière dont l'électricité, la chaleur ou encore la lumière sont transportées dans le nanofil. Les applications attendues sont nombreuses, dans des domaines aussi variés que l'énergie, l'éclairage, l'électronique ultra-rapide, ou encore le diagnostic médical (1) (2). Par exemple, remplacer les transistors actuels, composants élémentaires des puces d'ordinateur, par des transistors à nanofils réduira la consommation énergétique des circuits intégrés présents dans tous les appareils électroniques: téléphones portables, ordinateurs, téléviseurs... On attend jusqu'à 75% de réduction en marche et à pratiquement éliminer toute consommation en mode veille (3).

Pour capter le soleil?

S'agissant de cellules solaires, ces composants qui convertissent la lumière solaire en électricité, les cellules à base de nanofils GaAs seront peut-être les dispositifs photovoltaïques de 3e génération, permettant de capter plus d'énergie à moindre coût. Un tapis de nanofils, comme des cheveux dressés, offre une géométrie en trois dimensions en circuit ouvert qui permet de capter plus de lumière et de mieux la convertir que les cellules solaires actuelles qui se présentent, à l'instar des diodes Laser, sous la forme de couches planes (4) (5) (6).

Chaque nanofil vertical est un producteur de courant. Avec moins de matière par rapport aux couches planes, on a une baisse significative du coût de revient par watt, d'autant plus que les nanofils peuvent être fabriqués sur des supports bon marché.

Ou pour faire de la lumière?

Les nanofils sont aussi de super émetteurs de lumière. Des laboratoires en collaboration avec des start-ups, cherchent à remplacer les ampoules à LED (ou light emitting diode, pour diode électroluminescente) actuelles par des ampoules à tapis de nanofils environ quatre fois moins chers à fabriquer car là encore, on compte économiser sur le prix des supports. La lumière émise est plus intense car sur une géométrie en forme de nanofil, le rapport surface sur volume de l'objet nanofil est très grand. (7) (8) (9)

L'intégration de nanofils émetteurs de lumière sur des puces de silicium permettrait de réaliser des interconnexions optiques pour accélérer le transfert de données sur puces, comme la fibre optique augmente à l'heure actuelle le transport de données sur la toile et donc le débit internet dans nos foyers (10).

Avant de les utiliser, il faut fabriquer ces nanofils

À l'échelle du centimètre, les artisans sculptent la matière en utilisant des outils en contact direct avec les objets à modeler. Mais lorsque ces objets deviennent nanométriques, i.e., lorsqu'ils sont dix millions de fois plus petits que le centimètre, on est obligé de sculpter la matière sans la toucher. On fabrique ainsi des objets par transformation d'un gaz en solide. Cette réaction physico-chimique s'appelle une condensation. Lorsqu'on l'applique au matériau GaAs, on lui donne même un joli nom: épitaxie, ce qui signifie que le solide qu'on fabrique est un cristal. En fait, nous allons faire croître un cristal GaAs à partir de la condensation de gaz qui contiennent des atomes Ga et As. La magie de la nature opère maintenant: au beau milieu d'une enceinte transparente en quartz chauffée à plus de 700°C, des gaz se transforment en solide sur un support en adoptant des formes qui dépendent de la température et de la composition des gaz, favorisant telle ou telle orientation dans lesquelles le cristal va croître. Nous pouvons alors sculpter une grande variété de formes et de volumes sans intervention de la main de l'homme... Enfin, en restant dans les limites de ce que la nature autorise en fonction des batailles des énergies de surface.

Pour des objets en forme de nanofils de diamètre contrôlé, on passe par un troisième état de la matière, l'état liquide. Les gaz sont collectés dans une nanogoutte liquide dont le diamètre est celui du nanofil attendu. Cette goutte est un mélange d'or et d'atomes Ga pour GaAs. Les gaz se solidifient en nanofils solides de GaAs sous la goutte. On parle ici de croissance VLS, ou vapeur-liquide-solide.

Les objets en forme de nanofils que vous voyez ici, présentent un record de longueur (selon la direction appelée <111> en jargon de cristallographe), de plus petit diamètre et de pureté de cristal (11):

Toutes les applications nécessitent des nanofils d'un cristal très pur. L'Université Blaise Pascal à Clermont-Ferrand apporte un savoir-faire unique dans ce secteur prometteur des Nanosciences: celui de fabriquer des nanofils très longs (0,05 mm, ce qui, pour un nanofil de GaAs, est... très long) en 15 minutes. Des nanofils longs peuvent être utilisés comme des bio-capteurs ultra-sensibles pour détecter des protéines, l'ADN ou une unique particule de virus. On accroche sur la longueur des nanofils des macromolécules capables d'attraper les molécules d'intérêt dans un milieu, une goutte de sang par exemple. Chaque molécule piégée modifie la conductivité du nanofil (ou autres propriétés physiques du nanofil). En mesurant cette conductivité, on détecte ainsi de très petites quantités de molécules. On attend beaucoup de ces dispositifs "laboratoires sur puce" pour l'aide au diagnostic médical (1).

Source : huffingtonpost.fr

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