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De l'essence gratuite, si vous êtes "Positif"

19 Septembre 2016, 17:52pm

Publié par Grégory SANT

Pour la rentrée, Chevrolet lance avec The Martin Agency une campagne taillée sur mesure à son slogan « Find New Roads » soit « Explorer de nouvelles routes ». La marque automobile américaine souhaite montrer à quel point il est important d’être positif si on veut avancer. Elle décide donc d’offrir de l’essence gratuite grâce à une pompe spéciale implantée dans plusieurs villes (Cape Town, Nouvelle Orléans, Buenos Aires). La quantité d’essence offerte est proportionnelle à votre positivité sur les réseaux sociaux. La technologie d’IBM Watson rend possible cette évaluation. De plus elle permet d’analyser vos centres d’intérêt et vous propose un itinéraire pour aller « explorer de nouvelles routes » en fonction.

Avec cette campagne, Chevy communique sur son image de marque et sur sa proximité avec ses consommateurs. Par ailleurs, en collaborant avec une technologie de pointe comme IBM Watson, elle communique en même temps sur son expertise technique.

Source : lareclame.fr

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L'impression 3D Chocolat par Choc Creator

16 Septembre 2016, 17:08pm

Publié par Grégory SANT

Depuis l'arrivée des imprimantes 3D, on leur a trouvé des applications dans de nombreux domaines. Dans le cadre du salon du chocolat, une imprimante permettant de faire des supports en chocolat était présentée.

Lors du salon du chocolat qui a ouvert ses portes mercredi et qui est encore ouvert tout le week-end, une agence française était présente pour exposer une imprimante 3D qui permet de créer des décors en chocolat et d’imprimer sur différentes surfaces. Les professionnels présents se disent intéressés par cette nouvelle technologie.

L’impression 3D aussi dans la chocolaterie

Depuis leur création les imprimantes 3D s’invitent partout, si bien qu’elles commencent à débarquer dans le domaine de la chocolaterie. Quoi de mieux que de présenter son produit lors du salon du chocolat qui se déroule jusqu’à demain Porte de Versailles à Paris.

L’agence française wiShape est présente au salon avec une nouvelle version de l’imprimante 3D Choc Creator, qui permet de créer des petits décors en chocolat destinés à tous les gourmands. Pour l’instant la technologie est limitée, elle permet de créer des petits décors de 4 centimètres de haut maximum et des lignes de chocolat de 0,5 mm 1,5 mm. « Il est possible d’imprimer sur différents supports comme des chocolats, des gâteaux, des biscuits, des plats, et du papier pour la décoration » expliquait à l’AFP le directeur associé de wiShape, Bertrand Busson.

Il suffit de créer un modèle en 3D sur ordinateur puis le transférer sur une clé USB. Ensuite on connecte la clé à l’imprimante et on lance l’impression après avoir rempli le réservoir de l’imprimante avec du chocolat liquide. « Tout type de chocolat peut être utilisé pour l’impression ainsi que différents chocolats colorés« , expliquait Bertrand Busson.

Les professionnels sont plutôt enthousiastes

Interrogés par l’AFP, les professionnels présents au salon du chocolat était en majorité plutôt enthousiastes face à cette nouvelle technique. Certains parlent de « plus-value technique » et n’excluent pas s’en procurer une dans un avenir proche.

L’imprimante 3D Choc Creator est vendu 5200 euros, c’est beaucoup moins que d’autres systèmes utilisés dans la chocolaterie comme les machines à jets d’eau ou à laser qui permettent de découper des pièces. Bertrand Busson espère en vendre une dizaine d’exemplaires dans les 12 prochains mois.

Source : begeek.fr

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Ishkar : la plateforme des artisans ds pays en guerre

16 Septembre 2016, 17:04pm

Publié par Grégory SANT

Afghanistan, Mali, Syrie... Difficile d'exercer son métier d'artisan quand on vit dans un pays en guerre. C'est devant ce constat qu'Edmund le Brun et Flore de Taisne ont eu l'idée d'Ishkar, une plateforme de vente d'objets artisanaux en ligne.

Il faut au minimum 3 mois pour tisser un tapis à la main (Crédit : Lorenzo Tugnoli pour Turquoise Mountain)

Elle était consultante en stratégie pour la Banque Mondiale et l’ONU. Lui travaillait pour la fondation Turquoise Mountain, une ONG locale. Après 3 ans en Afghanistan, Flore de Taisne et Edmund le Brun ont quitté leurs boulots respectifs pour créer leur propre projet : Ishkar.

Du nom d’un arbuste utilisé en Afghanistan pour obtenir des pigments colorés, Ishkar est une plateforme en ligne qui proposera à la vente des objets d’artisanat issus de pays en guerre, et où les artisans ont des difficultés à exercer leur métier. "À Kaboul, il y a 20 ans, il y avait encore une douzaine de souffleurs de verre. Aujourd’hui, il n’en reste qu’un seul, et il ne reçoit quasiment plus de commandes", déplore Flore de Taisne.

Collaborer pour sauver les traditions

Bijoutiers, tisserands, souffleurs... Dans des pays le plus souvent vus à travers le prisme de la guerre, leurs savoir-faire se perdent. Ishkar a pour ambition d'y remédier. En lien avec des ONG locales, choisies pour leur transparence et leur intérêt pour le monde de l’artisanat, les deux fondateurs entrent en contact avec des artisans et collaborent avec eux pour créer des collections destinées à être vendues en Europe, via le site en ligne.

En Afghanistan, ce sont un collectif de six bijoutiers de Kaboul (Blue Diamond), un souffleur de verre du nom de Ghulam Sekhi et des tisserandes du Bamiyan, une région au nord du pays, à qui on doit les premières pièces disponibles.

Ishkar fonctionne sur le principe de la collaboration : les artisans apportent leurs savoir-faire ; les ONG, comme la fondation Turquoise Mountain, fournissent des lieux où travailler ainsi que certaines machines spécifiques, ; et la plateforme Ishkar offre un marché dans un pays qui fait partie des moins avancés au monde en matière d’échange commercial. En outre, la plateforme fait appel à des designers réputés pour concevoir certains produits : les premiers tapis sont ainsi dessinés par Zaha Hadid et Franck Gehry.

Pierres semi-précieuses, argent, or; tous les matériaux utilisés viennent d'Afghanistan (Crédit : Ishkar)

Un artisanat équitable et éthique

Pour autant, il n’est pas question d’imposer aux artisans des modèles dessinés à des milliers de kilomètres de leurs ateliers : là encore, Ishkar se veut participatif et les fabricants sont invités à se réapproprier les motifs imaginés loin de chez eux en fonction de leurs techniques. Si le résultat final n’est pas à la portée de toutes les bourses (il faut compter entre 50 et 100 euros pour un bijou, et jusqu’à plusieurs milliers d’euros pour un tapis), les artisans sont rémunérés au prix juste, et une partie des bénéfices va directement aux ONG.

Par exemple, pour la vente d’un tapis, 80 % de la somme reviendra à l’ONG américaine Arzu, qui investit l’argent au profit des tisserandes, en construisant une école et une structure de santé.

Encore en gestation, la plateforme en ligne est financée par une campagne de crowdfunding, et sera lancée d’ici le mois d’octobre. Pour la suite de l’aventure, ses deux fondateurs espèrent élargir encore leur cercle d'artisans partenaires. Et également, faire découvrir l’artisanat d’autres pays en souffrance : le Mali, la Syrie, le Liban ou encore le Yémen.

Source: wedemain.fr

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PSA croit en l'impression 3D

16 Septembre 2016, 16:59pm

Publié par Grégory SANT

Voilà une avancée prometteuse pour PSA dans le cadre de la production automobile : le groupe français vient de signer une "lettre d'intention", une sorte de début de partenariat avec une startup originaire de Californie pour la mise en place à grande échelle d'impression 3D dans les usines de PSA. Les avantages de cette technologie sont nombreux.

L'accord signé entre PSA et son partenaire de longue date Divergent 3D est un bonus pour les deux entreprises. La société californienne espère promouvoir à l'échelle mondiale sa technologie d'impression 3D en démontrant ses bénéfices au sein même de la production automobile d'un grand groupe. Et Chez PSA, le gros "plus" se trouve justement du côté de l'assemblage, où Peugeot, Citroën ou encore DS pourraient utiliser l'impression 3D pour accélérer la production, améliorer les pièces et, de facto, les véhicules.

Carlos Tavares n'a pas manqué de commenter cette signature d'accord : "nous sommes impressionnés par les opportunités nouvelles promises par la technologie de Divergent 3D. Nous avons aussi la conviction que ces avancées spectaculaires dans le domaine de l'impression 3D permettront à notre Groupe de se positionner en leader du process de fabrication automobile. Nous disposons du potentiel pour optimiser notre empreinte industrielle, réduire le poids total du véhicule ainsi que la complexité de fabrication tout en nous permettant une flexibilité quasi infinie en termes de conception. Il s'agit d'une transformation radicale pour notre activité."

Que des avantages, aucun inconvénient

Actuellement, l'impression 3D n'est pas vraiment faite pour l'industrialisation et la production à grande échelle, ces imprimantes étant plutôt destinées à concevoir des pièces dans de petits volumes, et, souvent, pour des prototypes dont les moules seraient bien trop onéreux.

Voir débarquer l'imprimante 3D dans une usine d'assemblage automobile serait donc une première et PSA pourrait être l'instigateur d'une nouvelle "tendance". Des pièces plus légères (et potentiellement mieux conçues), des autos également plus légères, et surtout une flexibilité (la qualité par excellence que recherche les responsables de production) largement accrue, l'impression 3D promet d'avoir un bel avenir dans la fabrication d'automobiles.

Source : caradisiac.com

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Bentu : la lampe béton

16 Septembre 2016, 16:58pm

Publié par Grégory SANT

Voici une belle gamme de lampes en béton toute simples mais dans le pur style minimaliste. Ces lampes peuvent être associées à des pots pour faire pousser des plantes pour agrémenter votre intérieur. C’est malin et joli et c’est proposé par les japonais de Bentu qui adorent le béton.

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Concept-car Tesla 2030

16 Septembre 2016, 16:53pm

Publié par Grégory SANT

VIRTUAL ENHANCEMENTS

Virtual Reality (VR) and Augmented Reality (AR) applications have become a standard component of smartphone culture, and this to the great benefit of the race experience. The crowd at Le Mans is handed cardboard headsets. Here they can track the races with (subtle) visual aids. A simple but effective virtual interface guides new viewers through the mechanics and legacy of the race and the backgrounds of its contenders, making the sport more accessible to the broader audience. The technology also allows the personal aspect back into the race, raising awareness of pilot’s track record, and his or her closest competitors.

Source : behance.net

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Nanolike : le nanocapteur pour l'industrie

15 Septembre 2016, 19:42pm

Publié par Grégory SANT

Les capteurs de Nanolike mesurent 7 millimètres de long sur 6 de large.

Des géants de l'automobile, de l'aéronautique ou encore de l'armement utilisent ces petits instruments pour mesurer la déformation de certaines pièces, comme la carlingue d'un avion.

Ce n'est pas la taille qui fait la grandeur, ni la performance : la zone active des capteurs de la société toulousaine Nanolike a beau mesurer 0,1 millimètre carré, elle est d'une efficacité redoutable pour mesurer la déformation des matériaux. La start-up, créée en 2012 par deux ingénieurs de l'Institut national des sciences appliquées de Toulouse, fabrique de minuscules jauges de contrainte.

Ces instruments de mesure miniatures sont 30 fois plus efficaces en moyenne que leurs concurrents traditionnels, appelés dans le jargon des "capteurs de déformation mécaniques". 10 000 fois moins énergivores, ils commencent à être très prisés dans le monde de l'industrie - Renault, Airbus Helicopters et l'Agence spatiale européenne travaillent par exemple avec ces outils. Les clients de Nanolike peuvent mesurer de façon très précise la déformation mécanique de certaines pièces (les pales d'un satellite, la carlingue d'un avion…) et les renforcer si nécessaire.

Ces appareils d'un nouveau genre sont constitués de micro-particules qui mesurent en moyenne 14 nanomètres de diamètre. Elles sont assemblées les unes aux autres de manière parfaitement organisée, comme des perles sur un fil. "On peut facilement faire passer du courant à l'intérieur de ce fil, qui est conducteur. Lorsque le matériau sur lequel est fixé le capteur se déforme, le fil se déforme aussi créant un peu de résistance. Le courant électrique passe alors moins bien ", explique Jean-Jacques Bois, directeur de Nanolike. La jeune pousse a développé une formule mathématique qui permet de transformer cette résistance électrique enregistrée par le capteur en déformation mécanique. Ces données de déformation sont transmises au client, qui peut lui-même les convertir en un poids exercé à un moment X ou Y sur la pièce soumise à ces enregistrements.

Les instruments de mesure de Nanolike mesurent en tout 7 millimètres de longueur et 6 de largeur. "Plus petits que les capteurs de nos concurrents, ils sont également beaucoup plus sensibles. Pour mesurer un certain niveau de déformation, nous avons besoin d'un seul nano-capteur là où les entreprises traditionnelles du secteur en utilisent quatre. Nous pouvons donc nous permettre d'être un peu plus chers que nos concurrents : les appareils de Nanolike coûtent entre 10 et 50 euros l'unité en fonction des quantités commandées", détaille Jean-Jacques Bois.

Ces nano-capteurs pourraient devenir des stars de l'IoT, où la taille et la consommation d'énergie doivent être réduites à leur minimum pour permettre aux objets connectés d'être autonomes un maximum de temps. Ils sont déjà utilisés par des entreprises du secteur automobile, aéronautique, mais aussi par des géants de l'énergie ou de l'armement.

La Directions générale de l'armement (DGA) tricolore a intégré une vingtaine de nano-capteurs sur la coiffe de certains de ses missiles, pour mesurer leur déformation (liée à la pression) au moment du lancement. Le département d'essai d'Airbus Helicopters en Allemagne a quant à lui testé ces outils pour mesurer la distorsion de la carlingue de plusieurs de ses appareils en vol. Séduite par leur légèreté, l'Agence spatiale européenne a elle aussi posé des réseaux de capteurs sur les pales de ses satellites pour vérifier si elles étaient soumises à des déformations mécaniques dans l'espace.

Les détecteurs de Nanolike permettent non seulement de mesurer la distorsion d'un produit fini (pale d'un satellite, missile….) mais ils peuvent également améliorer leur processus de production. Les constructeurs automobiles Renault et Volkswagen ont testé ces produits dans le cadre de projets pilotes de smart manufacturing. L'Allemand les a positionnés sur certains outils de sa chaîne de production, notamment pour calculer à quelle force les marteaux plantaient les rivets et réajuster les machines en cas de problème.

La quarantaine de projets sur lesquels Nanolike a travaillé en 2015 sont encore souvent en phase pilote : "les industriels vérifient que nous créons bien de la valeur avant de généraliser ce système", pointe le patron. Trois de ses clients vont sauter le pas et industrialiser le process courant septembre.

La start-up a collecté 1 million d'euros d'investissement en décembre 2014 pour être capable de produire ses nano-capteurs en série, directement dans ses locaux à Toulouse. Un objectif atteint depuis le printemps 2015. Nanolike va pouvoir vendre de gros volumes et espère dès 2016 doubler son chiffre d'affaires, qui s'est élevé à 183 000 euros en 2015.

Source : journaldunet.com

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LUXOV : le mur d'escalade 3.0

15 Septembre 2016, 19:40pm

Publié par Grégory SANT

On n'arrête pas le progrès : en matière de technologie, c'est l'escalade.

L'entreprise rhodanienne Luxov ouvre la voie d'une escalade numérique : connectée, intelligente et interactive. Sur votre mur d'escalade, plus besoin de changer toutes les prises lorsque vous voulez modifier une voie : vous disposez des prises lumineuses un peu partout sur la paroi et vous pouvez à tout moment tracer la voie de votre choix. Vous la faites apparaître depuis votre ordinateur, en éclairant d'une même couleur fluo les prises que vous souhaitez. Et soudain, votre mur a une sacrée dégaine ! Vous pouvez faire varier les couleurs à votre guise, éventuellement pour animer une soirée disco et faire grimper la température. Mieux encore : si vous vous équipez de bracelets connectés, le dispositif enregistre vos performances et vos parcours. Petite astuce : pour garder cette innovation en tête, n'hésitez pas à vous mettre un rappel.

Source : soonsoonson.com

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Un drone-grue par Prodrone

15 Septembre 2016, 19:37pm

Publié par Grégory SANT

C'est une idée si simple qu'on se demande pourquoi personne ne l'a eue avant. Puisqu'Amazon, Google ou La Poste envisagent d'utiliser les drones pour acheminer des colis ; puisqu'on les estime capables de livrer rapidement des poches de sang, ou des médicaments dans des zone inaccessibles ; pourquoi ne pas équiper ces livreurs aériens... de bras. C'est exactement ce qu'à fait le constructeur japonais Prodrone. L'un de ses derniers modèles, répondant au doux nom de PD6B-AW-ARM a été muni de deux bras articulés terminés chacun par une pince. Si l'on en croit son constructeur, cet hexacoptère peut ainsi attraper et lever des charges de 5 à 10 kilos. Outre la possibilité de transporter des objets (bouées de sauvetage, trousse de secours, téléphone portable...), la machine peut aussi employer ses bras à d'autres tâches plus complexes. Son constructeur l'imagine capable de couper des câbles (en modifiant ses pinces) ou encore d'actionner des interrupteurs. Ce qui en fait une machine très polyvalente. Reste que son autonomie demeure, comme sur la plupart des drones, un gros point faible puisque l'appareil (sans ses bras) ne peut voler que pendant 10 à 30 minutes. On notera une petite originalité dans la vidéo de présentation de l'appareil : le drone peut se poser sur ses bras en enserrant un support de ses pinces, à la manière d'un oiseau qui tient la branche sur laquelle il est posée avec ses serres.

Source : sciencesetavenir.fr

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L'industrie 4.0 sera-t-elle en open-source ?

15 Septembre 2016, 19:35pm

Publié par Grégory SANT

Selon Nicolas du Manoir, vice-président régional de Progress pour la France, la clé de l'industrie 4.0, intelligente et surtout connectée, réside dans l'interopérabilité. Et cette interopérabilité passe forcément par l'ouverture et le partage des plateformes, normes et protocoles. Fini les systèmes propriétaires. L'industrie du futur sera open source... ou ne sera pas.

Trop souvent réduites à des usines poussiéreuses luttant dans un secteur en déclin, les entreprises industrielles sont en train de renaître grâce à la 4e révolution industrielle. La vague numérique, qui repense la chaîne de fabrication avec l’impression 3D ou les objets connectés, va ouvrir un nouveau champ des possibles.

Mais l’innovation, à la fois complexe et volatile, n’est pas qu’une affaire de technologies et de bonne volonté. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder en arrière. Les exemples d’inventions qui se sont soldées par de piteux échecs ne manquent pas, à l’instar de notre incapacité à adopter des normes de connectivité communes.

La réussite de la 4e révolution industrielle dépend de notre capacité à faire communiquer entre eux les machines, les capteurs, les systèmes autonomes et les hommes. Sans interopérabilité, son plein potentiel ne peut être exploité. Pour faire une analogie pratique, cela revient à avoir une maison connectée équipée d’un service de commande automatisée mais d’un réfrigérateur piloté par un système d’exploitation différent. Le système central se trouve alors dans l’incapacité de récupérer les informations indiquant qu’un réapprovisionnement est nécessaire. La preuve que les systèmes fermés ne peuvent fonctionner.

Pour libérer le plein potentiel des objets connectés, l’interopérabilité est donc primordiale, tout comme la capacité à résoudre les problèmes récurrents. Les géants du secteur, qui ont passé tant d’années à ériger des murs, doivent maintenant collaborer pour s’entendre autour des normes et adopter des infrastructures open source qui favorisent l’innovation.

Développer tout le potentiel des objets connectés industriels

L’investissement dans l’Internet des objets connectés industriels pourrait atteindre 500 milliards de dollars à l’horizon 2020 affirme une étude Accenture. Les entreprises qui font le choix de l’automatisation et de techniques de production plus souples voient leur productivité améliorée d’au moins 30%. En optant pour la maintenance prédictive des actifs les entreprises peuvent gagner 12% par rapport aux réparations planifiées, réduisant ainsi les coûts généraux de maintenance de 30% tout en évitant 70% des pannes.

Informatisation et automatisation sont les maîtres mots de l’Industrie 4.0. Tout comme la mesure et l’analyse intelligente des données afin d’améliorer l’efficacité, la rentabilité et la sécurité. Ces technologies d’automatisation s’appuient sur des capteurs sophistiqués, du big data et des machines intelligentes, qui collectent des données contextuelles et les analysent pour les communiquer ensuite à l’utilisateur ou à l’appareil en temps réel. Il suffit d’observer les quantités innombrables d’appareils mobiles équipés de logiciels intelligents, et d’appareils connectés, pour avoir une idée des volumes de données disponibles. Si l’internet des objets industriels en est encore à ses balbutiements, son potentiel d’évolution dépendra de la manière dont la croissance du volume des données sera intégrée et distribuée.

Tirer parti des erreurs du passé

Il convient en premier lieu de résoudre les problèmes fondamentaux d’intégration. Les entreprises peinent toujours à intégrer leur ERP avec d’autres applications cœur de métier, en raison du passage de l’intégration en mode batch à celle effectuée en temps réel afin de transférer des données de l’ERP vers d’autres systèmes. Les codes produits universels utilisés pour suivre les biens échangés dans le commerce ne sont pas toujours intégrés avec les données du parcours et profil client, rendant plus complexe l’élaboration d’offres personnalisées. De plus, l’EDI, censé permettre aux entreprises de s’échanger des documents par voie électronique, n’est pas encore opérationnel car les formats de messages ne sont toujours pas normalisés.

Ceci étant, l’interopérabilité demeure ainsi un challenge d’envergure, notamment entre les appareils reposant sur des protocoles et architectures différents. Les grandes entreprises du Web, autrefois sources d’innovations, ont profité de leur position pour mettre en place des écosystèmes clos, où eux seuls on le contrôle. Cette quête du contrôle absolu a conduit les équipementiers et partenaires à créer leurs propres normes pour développer des applications reposant sur des systèmes d’exploitation ou des appareils propriétaires, assujettissant ainsi les clients à leurs fournisseurs. Ce phénomène est une réelle entrave à l’ubiquité : s’il n’existe pas de normes communes partagées; ils sont dans l’incapacité de s’échanger des données puisque non reliés entre eux au sein d’un même écosystème.

Les leaders du marché doivent trouver un moyen de coopérer sans faire peser de risques sur la propriété intellectuelle tout en construisant des normes communes mutuellement bénéfiques pour encourager la collaboration entre les développeurs. Ces poids lourds ont en effet les moyens de veiller à ce que l’internet des objets industriels soit une matrice essentielle pour l’innovation et la collaboration.

Architectures et des langages ouverts, le combo de choix

Des technologies ouvertes au sein d’une architecture ouverte sont la clé qui permettra aux entreprises de développer des systèmes capables de s’intégrer entre eux. Il s’agit notamment des nouveaux frameworks tels que NativeScript et React Native grâce auxquels les développeurs sont en mesure de créer des applications dédiées aux objets connectés, compatibles avec tous les systèmes et qui pourront partager des données avec ceux-ci.

Les entreprises doivent inciter les développeurs de l’internet des objets industriels à utiliser des langages de développement web permettant de déployer des applications sur n’importe quel appareil ou plate-forme. JavaScript, l’un des plus populaires, est le seul utilisable avec toutes les plates-formes. C’est le seul langage réellement universel. Que ce soit directement avec un moteur JavaScript ou par le biais d’abstractions d’un langage natif, l’essentiel étant que le langage utilisé pour programmer la logique de l’entreprise reste le même.

Si l’industrie technologique persiste dans cette voie du cloisonnement, l’Industrie 4.0 ne pourra jamais livrer tout son potentiel. Les technologies ouvertes et sécurisées jouent un rôle essentiel pour bâtir les fondations, qui ensuite, sont gages de productivité et d’économies plus importantes comme en rêve l’industrie. Le succès passant par la collaboration, les acteurs qui s’engagent aujourd’hui dans cette voie seront les grands gagnants de demain.

Source : industrie-techno.com

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