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architecture-environnement

Dômes Charlevoix : l'habitat éco-luxueux

12 Novembre 2018, 18:43pm

Publié par Grégory SANT

Dômes Charlevoix est un nouveau concept d’hébergement éco-luxueux pour les quatre saisons situé à Petite-Rivière-Saint-François, près du Massif de Charlevoix, à proximité de la ville de Québec. On doit ce projet à l’agence Bourgeois / Lechasseur architectes

Les trois dômes, qui constituent la première phase de ce projet touristique, se déposent délicatement dans le paysage. Ils s’implantent en fonction de la topographie du site à flanc de montagne.

On y accède par un sentier à travers les arbres depuis un stationnement commun à l’entrée. Une terrasse de bois reçoit le dôme et loge un spa en surplomb dans la nature. La partie fenestrée au sud offre une vue imprenable sur le fleuve Saint-Laurent et maximise les gains solaires.

Le plancher de béton radiant ajoute une touche de confort et permet de conserver une température plus uniforme à l’intérieur des habitations. La toile grise et le foyer de bois créent une ambiance chaleureuse et feutrée. Un volume de services noir minimaliste se positionne au centre : les faces s’ouvrent pour loger une cuisine, le lit principal et une salle de bain avec douche à l’italienne. Un escalier de bateau mène à une couchette secondaire au-dessus de ce volume.

Une véritable invitation à vivre le luxe à la montagne, en harmonie avec la nature et ses éléments. Ça donne envie d’y passer quelques nuits !

En savoir plus sur Bourgeois / Lechasseur architectes
Photos: Maxime Valsan

 

 

source: communiqué de presse v2com

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Quand le béton devient batterie

17 Octobre 2018, 19:45pm

Publié par Grégory SANT

Quand le béton fait office de batterie

La start-up suisse Energy Vault propose une solution originale et innovante au problème du stockage massif des énergies renouvelables. Aujourd'hui, les principaux stockeurs d'énergie sont les barrages hydroélectriques. L'eau accumulée est autant d'électricité potentielle une fois les vannes ouvertes. Cette solution n'est cependant pas viable partout dans le monde, et reste coûteuse. Pour stocker de l'énergie, Energy Vault utilise des blocs de béton posés au sol, en dessous d'une grue. Lorsque de l'électricité est produite en surplus, elle vient alimenter la grue qui soulève des blocs de béton et les empile en hauteur.

Quand la consommation est plus forte, la grue reprend les blocs de béton et les fait descendre. La descente va permettre de générer de l'électricité grâce au poids des blocs, qui vont entraîner une turbine.

Energy Vault veut construire des endroits de stockage avec une grue à 6 bras, haute de 120 mètres et des cylindres de béton pesant 35 tonnes chacun. Cette configuration permettrait d'accumuler 20 mégawatts/heure, soit la consommation journalière de 2.000 foyers suisses, explique Robert Piconi, le PDG de l'entreprise.

Pour l'heure, seul un exemplaire réduit avec une grue simple de 20 mètres de haut soulevant des cylindres de 500 kg est fonctionnel. Cette solution simple et efficace présente un avantage majeur : sa durée de v

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La chambre extérieure "Nolla" par Robin Falck

2 Octobre 2018, 16:29pm

Publié par Grégory SANT

Le designer finlandais Robin Falck revient avec une nouvelle cabane minimaliste très élégante, souhaitant se débarrasser de l’inutile en simplifiant au mieux ses constructions. Réalisée en partenariat avec la compagnie d’énergie Neste, « Nolla » affiche une empreinte écologique égale à zéro, proposant ainsi une création architecturale inédite, adaptable sur tous types de terrains.

Fabriquée en contreplaqué et en sapin, elle est démontable et facilement transportable, et est équipée de panneaux solaires afin d’allumer les deux lampes et la prise USB qui s’y trouvent. Meublée avec goût, et dotée d’une paroi en verre, ses visiteurs pourront profiter de la nature environnante, sans laisser aucune trace!

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Les gratte-ciels se construisent en bois avec Sumitomo Forestry Co

14 Mai 2018, 18:41pm

Publié par Grégory SANT

[L'industrie c'est fou] Un gratte-ciel fait à 90 % de bois et plus haut que la Tour Eiffel Sumitomo Forestry Co. veut ériger la plus haute tour en bois au monde. Changer les villes en forêts. C'est l'espoir d'une entreprise japonaise pluricentenaire et spécialisée dans la construction. Pour ce faire, Sumitomo Forestry Co. veut ériger des gratte-ciels en bois. En 2041, la société célébrera ses 350 ans. Elle veut fêter l'événement en érigeant la plus haute tour en bois au monde. Un projet baptisé W350 et élaboré en partenariat avec Nikken Sekkei Ltd.

C'est à Tokyo que Sumitomo Forestry Co. souhaite élever sa gigantesque tour. Un bâtiment de 455 000 m² et d'une hauteur de 350 mètres pour 70 étages. Il sera fait d'une structure hybride de bois pour 90% et d'acier pour 10%. Le gratte-ciel devra héberger des magasins, des bureaux, des hôtels et des logements. Les vues d'artiste donnent à voir une architecture lumineuse et parsemée d'arbres.

La construction devrait nécessiter 185 000 mètres cube de bois. Un noble matériaux dont l'entreprise vante les qualités environementales et parasismiques. Un argument non négligeable dans l'archipel nippon. Malgré tout, l'échaveau de poutres en bois a un prix : 600 milliards de yen soit 4,59 milliards d'euros. Sumitomo Forestry Co. estime que c'est le double du coût d'un gratte-ciel traditionnel. L'entreprise espère trouver des innovations pour réduire les frais d'ici 2041.

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Herbes, algues et paille pour la maison du cabinet d'architecte danois Een Til Een

13 Mars 2018, 18:01pm

Publié par Grégory SANT

Crédit photo : Een Til Een

L’habitat alternatif a décidément le vent en poupe, alors que les méthodes de construction changent, à la recherche de modèles plus durables. À l’image du cabinet d’architecte Danois Een Til Een, les constructeurs du monde entier redoublent d’ingéniosité afin de proposer des espaces habitables à la fois modernes et écologiques. Si certains essayent de redonner à des matériaux oubliés comme la paille leurs lettres de noblesse, d’autres font le pari d’utiliser les déchets industriels dans la perspective d’inscrire leur démarche dans une économie circulaire. Faire des déchets une ressource, un pari moderne ?

Le cabinet d’architectes Danois Een Til Een entend révolutionner le secteur de l’habitat en proposant des maisons construites à partir de matériaux biologiques. Leur maison possède la particularité d’avoir été construite à partir de matériaux recyclés, notamment de l’herbe, de la paille ainsi que des algues et autres fibres de cellulose. Issues essentiellement de productions agricoles, ces matières sont généralement traitées comme des déchets quelconques.

Des bio-déchets pour construire… pourquoi pas ?

Ainsi, en temps normal, les matériaux utilisés pour la construction de cette maison auraient été brûlés. En allongeant le cycle de vie de ces matières premières au cours d’un processus de valorisation local, le cabinet d’architectes Een Til Een souhaite réduire l’impact environnemental des nouvelles constructions. Les futurs habitants pourront ainsi se tourner vers un mode de vie plus durable et éviter de multiplier les substances de synthèse dans leurs intérieurs. En effet, l’habitat reste un secteur particulièrement polluant et pourtant central dans nos existences.

 

Afin de pouvoir répondre aux nécessités de construction, herbe, paille et algues sont compressés afin de former des panneaux ou des briques. Outre le fait que cette technique permette de recycler des matières premières, ces matériaux offrent des propriétés isolantes particulièrement intéressantes pour l’éco-construction. Compactés, notons que ces matériaux ne laissent pas de place à l’air et ne souffrent donc pas d’un risque particulièrement élevé face au feu.

Crédit photo : Een Til Een

Des techniques de pointe

La maison répond à un cahier des charges ambitieux de par sa modernité, son caractère écologique et sa modularité. Ce dernier aspect est essentiel, puisqu’il offre la possibilité de démonter la maison avec des contraintes minimes. Pour répondre aux défis qui se sont présentés tout au long du processus d’élaboration, le cabinet d’architectes a redoublé d’ingéniosité pour développer des solutions techniques innovantes, associées à un design volontairement minimaliste. L’engagement de l’entreprise s’est prolongé dans le moindre détail : ainsi, le bardage de la maison est composé de bois écologique produit non loin de là par l’entreprise norvégienne Kebony. Traité selon un processus innovant et écologique, ce pin certifié et traité possède des propriétés intéressantes pour la construction, notamment sa dureté, sa durabilité et sa stabilité.

Les architectes à l’origine du projet espèrent que le modèle ainsi obtenu puisse désormais servir d’exemple ailleurs« Cela a été un long projet, et nous avons tous certainement appris beaucoup de choses en ce qui concerne la planification et la construction. Cela a été un plaisir de voir l’équipe développer autant de solutions audacieuses et nous sommes ravis de finalement ouvrir les portes pour partager cette maison unique avec le public » explique Kim Christofte, directeur général de Een til Een, au moment où le rendu final du projet a été rendu public à la fin 2017. Une inspiration pour les futures constructions en France et en Belgique ?

Crédit photo : Een Til Een

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Flora Robotica : de structures biologiques auto-constructrices

5 Février 2018, 19:00pm

Publié par Grégory SANT

Les scientifiques imaginent vivre dans un monde où hommes, plantes et robots créent ensemble des espaces de vie (Crédit: Flora Robotica)
Imaginez des créatures hybrides, mi-plantes, mi-robots qui poussent sous toutes les formes afin de remplacer mobilier urbain ou domestique. Voilà le projet fou d'une équipe de chercheurs européens.
Les scientifiques imaginent vivre dans un monde où hommes, plantes et robots créent ensemble des espaces de vie (Crédit: Flora Robotica)
Adieu bétonnières ! Meubles, maisons et peut-être même villes pousseront demain seuls, sous forme de tresses végétales, téléguidées par des robots.

Ce scénario n’est pas un épisode des Monstroplantes, dessin animé des années 1980 dans lequel un savant donnait vie par erreur à des plantes ultrapuissantes dotées d’intelligence, mais le projet très sérieux de chercheurs européens.
 
Son nom de code : Flora Robotica, un rêve techno-végétal né de la rencontre de biologistes, informaticiens et architectes de quatre pays (Allemagne, Danemark, Pologne et Autriche). Pour l'heure une utopie, mais assez crédible pour avoir décroché le financement du programme de soutien à l'innovation de l'Union européenne Horizon 2020 .
 

 

Le Fab Tree House, un autre projet de maison végétale (Crédit: Fab Tree House)
Le Fab Tree House, un autre projet de maison végétale (Crédit: Fab Tree House)

Une symbiose entre plantes, robots et humains

Si d'autres inventeurs ont déjà imaginé par exemple des meubles tissés en bois, ou des maisons végétales extensibles, la particularité de ce projet est de vouloir donner naissance à des organismes symbiotiques mi-plantes-mi robots, qui coopèrent pour grandir ensemble. Sur leur site internet, les chercheurs avancent même vouloir créer "une société biohybride", dans laquelle hommes, machines et plantes réinventent les espaces de vie… Une promesse de révolution architecturale.
 
Et une réponse urgente, selon eux, au besoin de nature des citadins.
"Les organismes robots-végétaux se transforment en structures architecturales (murs, toits, bancs), offrant des fonctionnalités telles que l'ombre, le contrôle de la qualité de l’air et la réduction du stress", expliquent-ils sur leur site.
 

 

 
 
 

Des plantes guidées par une lumière artificielle

Concrètement, comment entendent-ils donner naissance à ces créatures ? D’abord en mettant au point des robots miniatures capables de dialoguer avec les plantes, explique Mostafa Wahby, informaticien à l’Université de Lübeck, interrogé par la chaine Euronews :
"En produisant une lumière bleue, les robots attirent les plantes et peuvent orienter le sens de sa pousse. Le robot peut aussi sentir que la plante s’approche de lui et ils peuvent communiquer. Un autre robot commence alors à produire de la lumière bleue pour attirer la plante dans une autre direction“.
Les robots sont aussi équipés de capteurs pour mesurer les besoins de la plante en eau ou en nutriments.
 

 

La partie plus architecturale du projet est développée au Danemark. Pour faciliter le déploiement des plantes-robots, les chercheurs imaginent  les faire pousser par exemple sur des filaments de fibre de verre tressées.

Cette matière très souple permet d’élaborer des structures tridimensionnelles légères pouvant changer de forme au fil du temps et au gré des besoins.

Pour l'heure, Flora Robotica n’est certes qu’un projet de recherche, encore confronté à de nombreux défis techniques, mais ses membres veulent croire qu'elle trouvera des applications très concrètes d'ici vingt ans.

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Maison en bois par le studio chilien Apio Arquitectos

18 Janvier 2018, 18:37pm

Publié par Grégory SANT

Le studio chilien Apio Arquitectos s’est inspiré des granges en bois pour concevoir cette havre de paix en pleine nature, pourvu de toits en pente et desfaçades enveloppées de métal gris et de pin.

La maison du lac Calafquén est située dans la région de Los Ríos, au sud du Chili. L’habitation sert de maison de vacances à une famille. Lors de sa conception, les architectes se sont tournés vers l’architecture vernaculaire de la région.

« Nous citons comme source d’inspiration une ancienne typologie locale: la grange en bois qui fait partie de l’identité scénique du sud du Chili » explique Apio Arquitectos, studio basé à Santiago. Un module simple et neutre qui ne modifie pas le paysage. L’habitation de 480 m2 se compose de deux volumes contigus – un petit, un grand – avec des toits à pignons. L’équipe a utilisé du métal gris pour les toits et les longs côtés de la maison, tandis que les autres façades sont revêtues de planches de pin. Pour des soucis de maintenance et d’efficacité, la couverture métallique a été choisie, ce qui contraste avec les poutres en pin laminé et les panneaux intérieurs.

À l’intérieur, le pin est utilisé pour les poutres apparentes, les colonnes, les planchers et les murs. Les encadrements de fenêtres et de portes en noir contrastent avec le bois clair. Le rez-de-chaussée contient les fonctions publiques, ainsi que deux chambres, un studio et un garage. Le deuxième étage partiel comprend quatre chambres supplémentaires. Une rangée de puits de lumière carrés inonde l’espace de lumière naturelle, tandis que du verre du sol au plafond offre une vue imprenable sur le paysage pittoresque, y compris un volcan actif.

source

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Ecotone : un bâtiment biomimétique à Paris

10 Janvier 2018, 17:55pm

Publié par Grégory SANT

 
Un bâtiment biomimétique va être construit à Paris

Dans le cadre du concours de la Caisse des Dépôts et Consignations intitulé "inventer de nouveaux espaces innovants, modèles de la ville durable", 51 projets ont été sélectionnés, qui représentent 7,2 milliards d'euros d'investissements privés.

L'un d'entre eux, baptisé "Ecotone", se veut particulièrement novateur. Il consiste en un bâtiment offrant 82.000 mètres carrés de bureaux, de commerces, d'équipements sportifs, de crèches, le tout partiellement dissimulé en une sorte de colline verdoyante. Ses concepteurs, un consortium de cabinets d'architecture, parlent d'un "épiderme vivant et protecteur".

Ce bâtiment, conçu dans le cadre d'une démarche "bas carbone" intégrera notamment des dispositifs de récupération de chaleur des eaux usées, des panneaux solaires, des éoliennes et des unités de méthanisation pour recycler les déchets organiques. Le bâtiment devrait sortir de Terre en 2023.

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Une maison en roseaux par RhizHome

2 Janvier 2018, 18:56pm

Publié par Grégory SANT

Les maisons de Mireille Avril allient bois et roseau (Crédit: Fred Pieau-FFB)
Les maisons de Mireille Avril allient bois et roseau (Crédit: Fred Pieau-FFB)
 
À Vannes, Mireille Avril s’est lancée dans la construction de maisons en roseau et tente d’implanter une filière d'éco-construction basée sur ce matériau. Un projet pionnier soutenu par la région Bretagne.
 

La Fontaine vantait déjà les qualités de cette plante qui plie mais ne rompt pas. Le roseau sera-t-il le prochain bio-matériau après le bois, la paille ou le chanvre ? "Il est utilisé traditionnellement en Bretagne dans les toits de chaume, mais on peut l’intégrer dans toute la construction, comme le font les Scandinaves ", plaide Mireille Avril.

À 50 ans, cette ingénieure reconvertie croit dur comme fer à l’avenir du végétal. A la tête de la société RizHome, elle tente d’implanter dans la région une filière complète allant de la culture à la construction de maisons en roseaux.

Le projet a d'ores et déjà piqué la curiosité du département d'ingénierie des matériaux de l’Université de Bretagne-sud. Ensemble, ils enquêtent sur les propriétés du végétal, nombreuses, selon l’ingénieure : la plante qui prolifère naturellement dans les marais bretons, en particulier dans le Golfe du Morbihan, est d'abord une ressource inépuisable.

"Les roselières poussent très vite, sans empiéter sur les terres agricoles, et sans engrais chimique. Là où il faut 30 à 40 ans pour renouveler un arbre, il faut un an pour un roseau", souligne Mireille Avril.
De plus, le roseau joue un rôle de filtration des eaux qui se déversent dans la mer. Bien utile dans une région contaminée par les nitrates. L’ingénieure en éco-conception met aussi en avant la résistance aux intempéries de cette plante qui pousse les pieds dans l’eau. Non négligeable sous le ciel de Bretagne.
 
 

 

Le roseau a un haut pouvoir isolant (Crédit : Fred Pieau-FFB)
Le roseau a un haut pouvoir isolant (Crédit : Fred Pieau-FFB)
Après la phase de prospective, Mireille Avril est donc passée à l’action : elle a construit en 2016 une première maison, à Saint-Nolff (Morbihan). Le roseau est assemblé en bottes pour le bardage de la façade. Broyé, il sert aussi d’isolant extérieur, dans un coffrage de 25 cm d’épaisseur. Pour la petite histoire, cette première maison en roseau a séduit la famille d’un joueur professionnel de bombarde, instrument à vent breton, "une évidence pour lui car il soufflait depuis l’enfance dans des roseaux". Et une deuxième maison a déjà été commandée en Pays de la Loire.
 
Pour un logement de 130 m2, comptez tout de même cinq tonnes de végétal. Sa partie extérieure doit être renouvelée tous les 80 ans. Quant au prix de vente d'une maison en roseau, il n'est pas moins élevé que celui d'un pavillon conventionnel mais apporte d'autres avantages, assure Mireille Avril :
 
"Le projet s’inscrit dans une démarche de développement durable et local. Nos maisons ne produisent aucun déchet et possèdent une haute performance énergétique, qui en font presque des maisons passives".
 
 

Une filière roseau en Bretagne

Et Mireille Avril ne compte pas s’arrêter là : l'ingénieure souhaite impulser, en Bretagne et dans d’autres régions où le roseau abonde, la création de filières dédiées, avec identification de roselières exploitables, création de machines de coupe fonctionnant à l’énergie solaire et formation de travailleurs spécialisés…
 
Intriguée, la région Bretagne a misé sur ce projet pionnier : elle lui a attribué un appui technique et financier pendant 18 mois dans le cadre d’un appel à projets pour l'économie circulaire. Après le soutien de la Région, la Vannetaise espère désormais convaincre des investisseurs financiers pour développer sa société, et n’entend pas plier.

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Power Road : la route à énergie positive par Eurovia

27 Novembre 2017, 18:58pm

Publié par Grégory SANT

 
Eurovia lance une route à énergie positive

Après "Wattway", la "route solaire", lancée par Colas (filiale routière de Bouygues), il y a deux ans, Eurovia, la filiale routière de Vinci, vient de présenter son "Power Road", une route à énergie positive. Mais Wattway et Power Road ne sont pas comparables.

L'une produit de l'électricité, tandis que Power Road produit de la chaleur et ce, sans modifier l'aspect de surface, qui reste ce que les professionnels appellent un « enrobé » (en langage courant le bitume ou l'asphalte). Le principe de Power Road, marque déposée par Eurovia, n'est pas sans rappeler les sols chauffants. Des tubes en serpentin sont noyés dans le bitume. Un fluide circule en circuit fermé dans ces tubes pour récupérer la chaleur de l'asphalte chauffé par le soleil. Cette chaleur "peut par exemple être utilisée pour le chauffage et l'eau chaude des bâtiments avoisinants", illustre Pierre Anjolras.

Lorsque l'installation est couplée à de la géothermie, ce même fluide peut aussi, à l'inverse, chauffer la route en hiver pour la déneiger ou éviter le verglas. "Le savoir-faire est dans la formulation de l'enrobé, qui est un brevet d'Eurovia", explique le président. Le système conçu repose sur un circuit de tubes dans lesquels circule un fluide, raccordé à une source de chaleur en géothermie.

Cette "route à gestion de chaleur" a été testée pour la première fois en 2013 pour sa fonction déneigement. Un autre test a été lancé en juillet 2017 sur 500 m2 d'accès au parking poids lourds du péage de Saint-Arnoult-en-Yvelines (78) sur l'autoroute A10, gérée par Cofiroute (groupe Vinci). La zone test inclut un bâtiment de Cofiroute que Power Road, couplé à une pompe à chaleur, doit contribuer à chauffer. Power Road a été installé en août, au lycée Xavier Marmier, pour que 3.500 m2 de chaussée d'accès au parking s'autodéneigent et ne givrent pas. Pour cela, Power Road sera raccordé au réseau de chaleur local.

Eurovia précise que sa technologie ne rallonge que de 15 % le temps de réalisation d'une route neuve ou en réfection. Reste que le coût deux fois plus élevé de cette "route thermique", par rapport aux chaussées actuelles, risque d'en réserver l'usage à des contextes locaux et des utilisations particulières.

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