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architecture-environnement

Un bâtiment public en paille

18 Octobre 2017, 18:45pm

Publié par Grégory SANT

Le chantier de l’école des Boutours, à Rosny-Sous-Bois.
Le chantier de l’école des Boutours, à Rosny-Sous-Bois.
Lorsqu’il a présenté à ses assureurs son projet d’école avec des murs porteurs en paille, la réponse a été sèche. « C’était non, se souvient Rémy Beauvisage, directeur d’Apij Bat, une entreprise de constructions écologiques. Les experts n’y croyaient pas. Ce n’est pas une technique réglementée, et ils avaient du mal à comprendre comment cela pourrait tenir. Ça a été une vraie bataille pour les convaincre », lâche-t-il, ne cachant pas avoir gagné « quelques cheveux blancs » dans l’affaire. Aujourd’hui, il regarde avec satisfaction son bâtiment pilote, devant lequel courent de jeunes enfants.

Ce bâtiment, c’est l’école maternelle des Boutours, à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), inauguré vendredi 6 octobre. Toute une partie de cet édifice – dont le coût total s’élève à 7 millions d’euros – est construite en « paille porteuse ». Ici, la paille n’est pas seulement utilisée en remplissage pour l’isolation thermique des murs, comme pour de nombreux bâtiments, mais comme élément structurel. « C’est la première fois qu’un bâtiment recevant du public utilise cette technique », se félicite Emmanuel Pezrès, directeur de l’innovation territoriale à la mairie de Rosny-sous-Bois.

Empilées les unes sur les autres, les bottes de paille sont compressées par une poutre horizontale : elles forment les murs et soutiennent le toit. Pourtant, de l’extérieur ou à l’intérieur de l’école, rien – mis à part dans un couloir une « fenêtre de vérité » qui le dévoile à la manière d’un hublot – ne laisse deviner le mur empaillé : les bottes ont été couvertes d’un enduit beige imperméabilisant.

Renouveau de la paille dans le bâtiment

Tombée dans l’oubli pendant près d’un siècle, l’utilisation de la paille dans le bâtiment connaît un renouveau dans les villes depuis quelques années, à la faveur du développement des matériaux biosourcés. En France, la petite filière s’est structurée au début des années 2000 et a pris son essor en 2012, date de publication des premières règles professionnelles de la construction en paille. Actuellement, celles-ci ne concernent que ses usages dans le cadre de l’isolation thermique, en remplissage d’une ossature en bois. Environ 5 000 bâtiments ont effectué leur isolation de cette manière – un chiffre en croissance de 10 % par an, selon le Réseau français de la construction paille (RFCP). La « filière paille » dans la construction fait ainsi travailler en France 600 personnes, réparties dans 190 petites entreprises, pour un chiffre d’affaires annuel de 35 millions d’euros.

Un morceau de mur en paille exposé dans l’école des Boutours.

Aujourd’hui, la « paille porteuse » constitue un nouveau champ d’innovation pour tous les architectes, ingénieurs et constructeurs écologiques convaincus de l’intérêt de ce matériau. Beaucoup y voient une solution d’avenir, alternative au bois. Cette technique n’est pourtant pas nouvelle : elle est née aux Etats-Unis, dans le Nebraska, à la fin du XIXe siècle, et a accompagné l’arrivée des compresseuses de paille. Dans cet état rural du Midwest américain, des agriculteurs ont édifié des maisons en bottes de paille – certaines sont toujours debout.

Aujourd’hui, le RFCP recense une cinquantaine de maisons en paille porteuse en France. Plusieurs bâtiments issus de la commande publique sont en cours de construction, notamment à Saint-Léonard-de-Noblat, dans la Haute-Vienne, ou aux Mages, dans le Gard. Des formations et des expérimentations sont menées dans toute la France afin d’aboutir, d’ici quelques années, espèrent ses défenseurs, à une réglementation.

Peu chère, abondante et disponible dans la plupart des régions

Les mérites de ce matériau ne manquent pas selon eux. La paille est tout d’abord disponible dans la plupart des régions de France. « L’approvisionnement peut se faire en circuit court, avec peu de coûts de transports », résume Emmanuel Pezrès, qui travaille sur projet de centre de loisirs en paille porteuse à Rosny-sous-Bois. C’est surtout un bon isolant thermique, « été comme hiver », ajoute Luc Floissac, géographe, membre d’un bureau d’études environnementales. Et sa facilité de manipulation la rend adaptée aux chantiers participatifs : « On peut faire travailler des petites mains, faire des chantiers de réinsertion », pointe Rémy Beauvisage, de l’Apij Bat. D’autres mettent en avant la possibilité de construire des bâtiments « résilients » et biodégradables, qui peuvent, si besoin, être détruits facilement.

La paille présente aussi des arguments économiques intéressants. La ville des Mages (Gard), qui réalise une maison de retraite de 700 mètres carrés en murs de paille, a fait le calcul. « Pour ce projet, la paille était 8 % plus chère que la combinaison parpaing/polystyrène. Mais les parpaings signifiaient 308 heures par an d’inconfort lié à la chaleur, contre 20 heures seulement pour la paille. On aurait donc dû climatiser. Ce qui aurait coûté beaucoup plus cher que la paille », détaille Cédric Hamelin, l’un des architectes du projet. Enfin, contrairement aux idées reçues, la paille résiste au feu dès lors qu’elle est compressée. « Une botte très compacte ne s’embrase pas. Et si la paille a été bien traitée et les grains enlevés, il n’y a aucun risque que des rongeurs s’y attaquent », assure Mathilde Lapierre, architecte et formatrice.

La menace d’un dégât des eaux

Malgré ces atouts, la paille n’aura sans doute jamais le succès que connaît aujourd’hui le bois dans le monde de la construction écologique. Tout d’abord parce qu’il est difficile de créer plusieurs étages en paille porteuse. Son utilisation se prête surtout à des édifices de plain-pied ou d’un seul étage. Aussi, elle nécessite de construire des murs relativement épais, de l’épaisseur des bottes – ce qui peut être problématique dans les villes où le foncier est cher.

Mais sa principale limite est sa sensibilité à l’humidité, « comme tous les matériaux biosourcés », note Mariangel Sanchez, ingénieure chargée du suivi des innovations à l’Agence qualité construction (AQC). « Cela peut amener à une perte de la résistance thermique et mécanique de la paroi en cas de dégâts des eaux, de fuite, ou si la vapeur d’eau migre à l’intérieur. » La paille étant putrescible, l’attaque des moisissures peut être très rapide. L’AQC met aussi en garde les constructeurs contre les risques d’incendie sur les chantiers, en présence d’étincelles ou de flammes, si des bottes s’éventrent par exemple.

Tout cela explique la réticence des assureurs. D’autant que la technique de la paille structurelle n’est pas réglementée par la profession, « alors qu’elle l’est en Angleterre, au Danemark ou en Suisse », pointe l’architecte Cédric Hamelin. « Aujourd’hui, il est difficile mais néanmoins possible pour les architectes d’assurer des murs en paille. Les assureurs vérifient que l’équipe est bien formée, car sous ses airs de matériau accessible, il faut vraiment bien maîtriser la technique pour ne pas avoir de problèmes. De notre coté, nous n’avons enregistré aucun sinistre », relève Michel Klein, directeur des sinistres à la Mutuelle des architectes français.

Luc Floissac évoque d’autres obstacles d’ordre psychologiques ou culturels : « Les gens ont peur des matériaux écologiques, alors même que l’on voit les dégâts sur la santé des matériaux comme l’amiante, et le prix que cela nous coûte aujourd’hui. » Et celui-ci d’ajouter : « Dans le cas de la paille, l’histoire des Trois Petits Cochons reste très présente dans la mémoire collective. Cela ne nous aide pas. »

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Des panneaux anti-bruit en bois

11 Octobre 2017, 16:29pm

Publié par Grégory SANT

Un écran acoustique 3D en béton de bois !
Dans le cadre d’un appel d’offre public pour l’A40 et l’A42, Capremib a imaginé un écran acoustique 3D en béton de bois très original et unique en son genre. De quoi trouver à redire aux solutions de protection acoustique existantes dont l’esthétisme est rarement au rendez-vous !
 
Cette création, dont le visuel change en fonction du déplacement, est en fait un mur anti bruit tout à fait singulier. Un jeu de lumière s’exerce entre les parties saillantes et les parties creuses, donnant une impression de graphisme moderne en vision latérale faisant de lui un trompe l’œil à grande échelle.

773 panneaux réalisés par Capremib ont récemment été mis en place par Vinci Construction Terrassement sur l’A40 et l’A42. Au total, 3 838 mètres de linéaire et 7 024 m² de mur acoustique constitués de panneaux de 5 m x 1,83 m de haut, posés avec une inclinaison de 13° sur une GBA élargie de 80 cm de haut, portant la hauteur totale à 2,63 m.
 
Côté performance, rien à envier aux panneaux à cannelures traditionnelles en matériaux de même nature. Si les panneaux peuvent être laissés dans leur couleur naturelle de fabrication, ils peuvent aussi être facilement et rapidement recouverts d’une peinture phonique, comme sur le chantier de l’A40/A42, à raison de 400 m²/jour. Cette couche d’homogénéisation offre également l’avantage de renforcer l’effet visuel donné par le profil 3D quelle que soit la couleur choisie.
 
A savoir, sur le chantier de l’A40/A42 la mise en oeuvre du mur acoustique 3D en béton de bois s’est faite en trois fois. La première tranche s’est achevée fin 2016 et la deuxième au printemps 2017. La dernière a été finalisée l’été dernier. 

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The Wall House par Guedes Cruz Arquitectos

9 Octobre 2017, 19:14pm

Publié par Grégory SANT

 

Située sur la Riviera portugaise à l’ouest de Lisbonne, cette maison luxueuse est en lisière d’un célèbre parcours de golf dans le parc national de Sintra Cascais.

Les architectes du studio Guedes Cruz Arquitectos, se sont inspirés du magnifique cadre qui entoure la propriété pour réaliser cette maison contemporaine ouverte sur l’extérieur.
Faite de béton, de verre et de bois, The Wall House est un petit bijou d’architecture. Le plus frappant est sans doute cette double piscine, où la piscine au sol est couverte par une autre piscine au fond transparent.

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10 00m2 de ferme urbaine à Londres

2 Octobre 2017, 18:52pm

Publié par Grégory SANT

La ferme Growing Underground à Londres est située dans un ancien abri anti-aérien de 10 000m2. (Crédit : Growing Underground)
La ferme Growing Underground à Londres est située dans un ancien abri anti-aérien de 10 000m2. (Crédit : Growing Underground)
Les sous-sols de Londres abritent beaucoup de secrets : des stations de métro abandonnées, des caves datant d’époques diverses…. Et maintenant une ferme baptisée Growing Underground.

Reconverti en potager urbain en 2015, cet ancien abri anti-aérien de la Seconde Guerre mondiale permet la culture de légumes en toutes saisons. Située dans le quartier de Clapham, cette ferme se situe à 33 mètres de profondeur. Elle offre des produits frais, sans nuire à l’environnement, mais surtout sans occuper d'espace urbain, dans une ville où les loyers sont hors de prix. 
 

 

Construit en novembre 1940, l’abri anti-aérien est réparti dans deux tunnels, sur une surface totale de plus de 10 000 m2. À l’époque, il pouvait accueillir jusqu'à 8 000 personnes. Après le Seconde Guerre mondiale, il devait être le prolongement de la ligne de métro Northern, avant que le projet ne soit abandonné. TFL, la société de transport britannique loue désormais à l‘entreprise ce sous-sol à moindre coût.
 

Gagnant du Future Food Award 2017

Le 22 septembre dernier, la ferme Growing Underground a gagné le Future Food Award 2017, décerné par la BBC.

"Il faut créer de nouveaux espaces cultivables pour pouvoir faire face à l'augmentation de la démographie mondiale" a plaidé Steven Dring le co-fondateur de la ferme, auprès de l’AFP, citée par Le Point, .

Avec son partenaire Richard Ballard, il cultive des légumes à l’aide d’énergies renouvelables et donc sans produire aucun dioxyde de carbone.
 
En remplaçant les anciennes couchettes superposées de l'abri par des plantations et en adoptant une culture verticale, ils ont créé une ferme qui peut produire jusqu’à 60 kg de végétaux par jour. 
 
 

Cultiver la nuit

Pour cela, les deux amis utilisent l’hydroponie. Une technique de culture sur un substrat neutre et inerte comme le sable ou des des billes d’argile, irrigué par une solution qui contient des sels minéraux et d’autres nutriments essentiels. Ainsi que des LED roses pour éclairer les plantes. L'entreprise Growing Underground produit sans se soucier des saisons et de la météo. Et peut-même cultiver la nuit, afin de profiter des tarifs en heures creuses.
 
"L’hiver, dans une serre, il faudrait 25 jours pour faire pousser de la moutarde brune. Alors qu’ici, il nous en faut seulement 10 !" ajoute Steven Dring.
 

 

Salades cultivées dans la ferme Growing Underground à Londres ( Crédit : Go to be Gourmet )
Salades cultivées dans la ferme Growing Underground à Londres ( Crédit : Go to be Gourmet )
Depuis 2015, la ferme Growing Underground a pris racine sous le quartier de Clapham à Londres. Ancien abri anti-aérien pendant la Seconde Guerre Mondiale, il a été réaménagé en potager géant pour nourrir les habitants de la capitale en produits frais.
Petits pois, radis, coriandre... poussent donc désormais sous la capitale anglaise. Sous formes de "micro pousses", elles sont vendues dans des restaurants et dans les supermarchés Mark&Spencer.
 
"La qualité est fantastique et la saveur incomparable", raconte Charlie Curtis, agronome chez Mark&Spencer.

 

La température ambiante de la ferme est de 16 degrés toute l'année, ce qui permet d'éviter les parasites. L'Université de Cambridge reçoit toutes les données de Growing Underground afin d'étudier les températures idéales pour chaque culture et en optimiser la production.

Ce n'est pas la seule ferme au monde installée dans un bunker. À Strasbourg, la start-up Clycloponics cultive des légumes dans une ancienne poudrière allemande de 150m2. Une initiative que cette entreprise entend répliquer dès octobre à Paris, dans la cave d'un HLM du nord de la capitale.

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PA House par Gonzalo Martínez Oportus & Pablo Campano Sotomayor

20 Juillet 2017, 19:37pm

Publié par Grégory SANT

Face à l’émergence d’une architecture modulaire commerciale fabriquée en série, ce projet est une solution de construction alternative mais qui reste économique. Elle permet également de proposer des espaces intérieurs de qualité spatiale plus élevée qu’un travail préfabriqué.

La maison est un pavillon horizontal avec des murs en bois, des planchers et un deck en bois, une esthétique simple et nette, la reliant parfaitement à l’environnement dans lequel elle se trouve. Le pavillon est conçu comme un volume attrayant, dépourvu d’artifices.

En savoir plus sur Gonzalo Martínez Oportus
Photos: © Diego Aravena S.

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Quel futur pour les résidences universitaires ?

9 Juin 2017, 19:32pm

Publié par Grégory SANT

Sept élèves ingénieurs à l'école des métiers de l'environnement (Bruz, Bretagne) ont imaginé Hélicity un bâtiment éco-construit à bas coût. Et Hélicity ne va pas rester qu'à l'état de projet puisque la construction du premier prototype habitable va débuter cet été.

Fabriquer un logement éco-construit pour les étudiants c'est possible. L'idée est née il y a un et demi dans la tête de sept étudiants ingénieurs à l'école des métiers de l'environnement (Bruz, Ile-et-Vilaine). Leur projet Hélicity a pour but de concevoir un tel bâtiment à un coût suffisamment bas pour qu'il soit loué à 400 euros par mois par les étudiants.

Hélicity c'est d'abord "bousculer l'idée reçue selon laquelle l'éco-construit coûte cher", selon son président Pierre Lumalé. Leur bâtiment utilise "beaucoup de matériaux bio-sourcés et la matière première utilisée est le bois", détaille le président d'Hélicity. "Le schéma constructif choisi s’inspire très largement d’une ossature bois classique mais associe une performance thermique permettant d’espérer un statut proche des références des maisons passives". Mais ce statut ils ne peuvent pas l'avoir, précise Pierre Lumalé. "Par exemple, Hélicity ne propose pas de système de ventilation de type VMC nécessaire", explique l'apprenti ingénieur.

Comme Hélicity se rapproche d'un bâtiment passif sans en avoir la certification, les dépenses en énergies sont faibles. Pierre Lumalé estime que l'électricité coûtera seulement 5 euros par mois par personne.

Une maison "modulable et éphémère"

"Hélicity est conçu pour être modulable, pas éphémère. Mais le logement se rapproche plus d'une maison que d'un mobil 'home", précise Pierre Lumalé. Les ingénieurs se sont également affranchis des contraintes stylistiques d'une maison standard en proposant ce logement à des étudiants.

Le lieu est épuré d'où un coût de construction plus faible, explique Pierre Lumalé. Deux bâtiments en forme de U se font face. Chaque bâtiment comprend deux chambres et une cuisine commune, ce qui  fait "baisser les coûts de fabrication et permet de retrouver la convivialité de la colocation tout en laissant une grande part d'intimité."

La fabrication du prototype va débuter cet été. "Le but étant de le valoriser, le prototype va être construit à l'échelle 1 et sera donc habitable", précise Pierre Lumalé. Les premiers locataires seront même quatre membres d'Hélicity.

Les sept étudiants vont mettre la main à la pâte. Après deux semaines de formation en juillet, ils serviront de main d'œuvre à la société CI 56 basée à Lorient qui va construire ce premier bâtiment dès août (fin des travaux prévue pour mi-septembre). Le bâtiment à vocation à rester cinq ans sur un terrain situé sur le campus de Ker Lann et mis à disposition par la ville de Bruz. Son coût de fabrication est estimé à 100 000 euros, soit 25 000 euros par chambre pour 5 ans, soit environ 400 par mois et par personne.

Et après ? "Le bâtiment est transportable, recyclable et peut être déconstruit facilement", liste le président d'Hélicity. Si le prototype est viable économiquement, le groupe d'ingénieurs rêve déjà à une mise sur le marché.

 

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Une maison autosuffisante à 60 000€

31 Mai 2017, 19:17pm

Publié par Grégory SANT

PassivDom, c'est une maison autonome en énergies et mobile imprimée en 3D en moins de huit heures (Crédit : PassivDom)
PassivDom, c'est une maison autonome en énergies et mobile imprimée en 3D en moins de huit heures (Crédit : PassivDom)
Vivre dans les bois, à la montagne ou encore près d’une rivière — et donc dans des conditions climatiques parfois extrêmes —, sans renoncer au confort moderne. C'est ce que propose la start-up américano-ukrainienne PassivDom avec une tiny house de 36m2.

Vendue 59 900 euros, cette habitation mobile d'un nouveau genre se veut autonome en énergie... et en eau.
 
 
Ces petites maisons sont assemblées à l’usine. S'il faudra compter un mois pour s'en procurer une version personnalisée, il est possible, assurent ses concepteurs, de s'en faire livrer un modèle standard en 24 heures.

Les murs, le toit et le plancher sont imprimées d'un seul tenant par un robot. Le tout à partir d'un mélange de fibres de carbone, de fibres de verre et de polyuréthane, ce qui empêche les éléments de la maison de rouiller ou de pourrir.
 
"La fibre carbone est beaucoup plus résistante que l’acier, ce qui rend notre maison particulièrement solide, explique Maxim Gerbut, PDG de PassivDom. L’utilisation de cette fibre carbone nous aide également à réduire les coûts."
 
 
La start-up PassivDom vous propose de vivre  dans une maison nomade sans renoncer au confort moderne (Crédit : PassivDom)
La start-up PassivDom vous propose de vivre dans une maison nomade sans renoncer au confort moderne (Crédit : PassivDom)
Vient ensuite l'installation des fenêtres (à six épaisseurs de verre), des portes, des éléments électriques et de plomberie.

Selon Maxim Gerbut, les matériaux choisis pour bâtir cette maison, conjugués à son isolation sous vide — qui vise à lui offrir une excellente isolation thermique — font de leur PassivDom "le bâtiment résidentiel le plus chaud au monde".
 
 
 
La maison de 36 m2 se compose d'une unique pièce toute équipée (Crédit : PassivDom)
La maison de 36 m2 se compose d'une unique pièce toute équipée (Crédit : PassivDom)
Autre avantage de cette maison : elle ne nécessite pas d'être raccordée au réseau électrique. Son toit est entièrement recouvert de panneaux solaires. L'énergie produite par ces derniers est stockée dans une batterie lithium fer phosphate, qui offre un plus grand nombre de cycles de recharge qu'une batterie classique. Un système qui, selon les concepteurs de la maison, offre quinze jours d'autonomie électrique en l'absence de soleil.
 
 
Mais il y a plus étonnant encore. Grâce à un système de récupération, de filtrage et de stockage de l’humidité présente dans l’air, les concepteurs de cette maison affirment qu'elle est capable de produire... sa propre eau !

Pour toujours garder un œil sur ses réserves d'eau et d'énergie, ses résidents disposent d'une appli mobile. Un outil qui, en outre, intègre une intelligence artificielle permettant de contrôler la qualité de l’air : dioxyde de carbone, humidité, oxygène. La maison est également connectée à un service de surveillance à distance et de prévention des pannes.

L’entreprise américano-ukrainienne PassivDom prévoit d’ouvrir des unités de production en Autriche, en France, au Royaume-Uni et en Italie. Avec pour objectif de fournir l'Europe au début de l'année 2018.
 

Source : wedemain.fr

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A architecte pour un immeuble dans un séquoia

23 Mai 2017, 18:55pm

Publié par Grégory SANT

Avec une hauteur de presque 100 mètres et un diamètre de 8 mètres, le séquoia est parfait pour accueillir un gratte-ciel dans son tronc. (Crédit : Tribute : The Monument of Giant)
Avec une hauteur de presque 100 mètres et un diamètre de 8 mètres, le séquoia est parfait pour accueillir un gratte-ciel dans son tronc. (Crédit : Tribute : The Monument of Giant)
C'est l'une des espèces les plus anciennes de la terre et elle en train de disparaître. Originaire des montagnes de la Sierra Nevada en Californie, le séquoia géant a connu un déclin d’un taux record de 75 % dans certaines régions.
 
D'une hauteur moyenne 50 à 85 mètres de hauteur, d'un diamètre de 6 à 8 mètres, certains de ces arbres ont plus de 3 000 ans. Mais ces géants font face à diverses menaces : la déforestation provoquée par l’homme et le réchauffement climatique qui augmente le nombres d’insectes colonisant ces arbres, ce qui finit par les tuer.
 
Les racines de ces séquoias étant de petite taille, elles ne les maintiennent plus debout quand leur bois commence à pourrir. Les arbres finissent alors par s’effondrer sous leur propre poids.
 
Les architectes sud-coréens Ko Jinhyeuk, Cheong Changwon, Cho Kyuhung et Choi Sunwoog entendent apporter une solution à cela :
 
"Maintenant, c’est le moment de changer, d’arrêter d’exploiter la nature et de trouver un équilibre", expliquent les concepteurs du projet Tribute : The Monument of Giant.
 

 

La déforestation est une des première cause de la disparition des séquoias. (Crédit : Tribute : The Monument of Giant)
La déforestation est une des première cause de la disparition des séquoias. (Crédit : Tribute : The Monument of Giant)
En aménageant l’espace vide des troncs des séquoias morts, ils créent un nouvel espace de vie pour l’homme tout en renforçant la structure de l’arbre, lui permettant de rester debout.

Les séquoias ont été "détruits sans merci par la modernisation", il s’agit donc de contrer la déforestation en apportant une solution à la détérioration de l’environnement.
 
"Ce projet tente de montrer une nouvelle approche architecturale de la coexistence humaine avec la nature, en harmonie avec la temporalité de la nature", développent les architectes.
 
 

 

Permettant de renforcer la structure du tronc, chaque étage accueillera une activité particulière. (Crédit : Tribute : The Monument of Giant)
Permettant de renforcer la structure du tronc, chaque étage accueillera une activité particulière. (Crédit : Tribute : The Monument of Giant)
Pour ce faire, les Sud-coréens ont imaginé la construction d’un noyau central, une sorte de tube s'étendant sur toute la hauteur de l’arbre, avec des plateformes autour de celui-ci attachées à l’écorce, permettant ainsi au séquoia de rester debout.
 
Le gratte-ciel construit au cœur du tronc vide devient alors, selon ses concepteurs, une sorte d'organe artificiel qui remplace le tronc endommagé. Un "organe" alimenté par de l'eau extraite du sol, selon une méthode inspirée de la collecte naturelle de l’arbre.
 
Les gratte-ciels seront construits "sans entraver le paysage à couper le souffle formé par les géants", assurent les Sud-coréens.
 

 

Réconcilier l'homme et la nature, le but des architectes. (Crédit : Tribute : The Monument of Giant)
Réconcilier l'homme et la nature, le but des architectes. (Crédit : Tribute : The Monument of Giant)
Ce projet a aussi pour but "d’éduquer les visiteurs". Chaque étage du gratte-ciel sera conçu pour une activité particulière. Le premier, sous la terre au niveau des racines, sera conçu pour accueillir une zone de camping.

Au niveau du sol, les visiteurs pourront profiter d’un espace de loisirs. Le troisième étage, situé à 44 mètres de hauteur, accueillera un laboratoire, le quatrième, à 80 mètres, un espace d’exposition. Enfin, l’avant dernier étage, à 68 mètres, sera consacré à l’éducation et le dernier, à 92 mètres, à l’observation de la nature environnante. 
 

 

Ce projet a reçu la mention honorable à la Skyscraper Competition 2017, le concours des gratte-ciels du futur organisée par le magazine d’architecture eVolo
Le dernier étage sera un observatoire, un bon moyen pour découvrir la nature environnante. (Crédit : Tribute : The Monument of Giant)
Le dernier étage sera un observatoire, un bon moyen pour découvrir la nature environnante. (Crédit : Tribute : The Monument of Giant)

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Obereggen Mountain Hut par Peter Pichler et Pavol Mikolaychak

8 Mars 2017, 19:00pm

Publié par Grégory SANT

 

Les architectes Peter Pichler et Pavol Mikolaychak ont conçu Obereggen Mountain Hut, un restaurant et espace de loisirs situé dans les Alpes Italiennes, à 2 000 mètres d’altitude. Cette structure essentiellement faite de bois repose sur la colline tel un arbre tombé avec trois branches tournées vers la montagne.

 

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La maison en paille serait-elle tendance ?

23 Février 2017, 19:30pm

Publié par Grégory SANT

Le Réseau Français de la Construction Paille (RFCP) encourage le développement de la construction en bottes de paille. Oui oui, parfaitement : des maisons en paille, comme Nouf-Nouf dans Les Trois Petits Cochons. L'usage de ce matériau est en pleine expansion car la paille est écologique, disponible partout, bon marché, isolante, solide – et même résistante au feu lorsqu'elle est compactée. Les "briques" de ce mode de construction immobilière sont de véritables bottes, dont les dimensions sont très encadrées : hauteur de 47 cm, largeur de 37 cm, longueur comprise entre 80 et 120 cm, pour une densité de 80 à 120 kg par mètre cube (soit 10 fois moins dense que l'eau). La technique la plus répandue en France consiste à remplir une structure porteuse en bois avec des bottes de paille. Mais vous pouvez aussi utiliser empiler les bottes sans ossature ou vous en servir pour isoler votre toiture.

Une chose est sûre : vous allez faire des économies pour construire votre maison – et ça devrait vous éviter de vous retrouver sur la paille.

Source : soonsoonsoon.com

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