Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

architecture-environnement

Tianjin : la smartcity chinoise doit encore faire ses preuves

28 Novembre 2014, 19:35pm

Publié par Grégory SANT

Tianjin en Chine, smart city          Le projet d’une éco-city au cœur de la Chine mise sur l’écologie et le développement durable. Mais les habitants ne sont pas encore au rendez-vous.

Située au nord de la Chine, la ville de Tianjin construit depuis 2007 un éco-quartier à l’extérieur de l’agglomération. Le projet est le fruit d’un accord entre Singapour et les autorités chinoises qui ont, à eux deux, dépensé plus de 6,5 milliards de dollars. La philosophie du quartier se résume en trois “harmonies” selon les concepteurs : faire en sorte que les habitants vivent en harmonie entre eux, avec l’économie et avec l'environnement. D’une superficie équivalente à la moitié de Manhattan le quartier semble très ambitieux. D’autant que les objectifs apparaissent contraignants puisqu’ils associent à la fois le social, l’écologie et l’économie. Mais l’accent est particulièrement mis sur le traitement des déchets et la pollution. Deux enjeux de taille dans un des pays les plus pollués du monde.

Une smart city axée sur l’énergie verte

Dans une Chine urbaine fortement polluée, la nécessité de créer des villes vertes devient criante pour le gouvernement. Un seul exemple : en 2012, 57 % de l’eau des villes chinoises était soit “mauvaise” soit “très mauvaise” alors que les prévisions estiment que près de 70 % des Chinois vivront en ville d’ici 2030. Voilà pourquoi l’éco-city de Tianjin mise principalement sur les énergies vertes. Panneaux photovoltaïques et éoliennes se partagent la ville et les pavés mêmes des rues sont conçus de telle manière qu’ils écoulent plus facilement l’eau de pluie pour la récupérer. De plus, les concepteurs ont créé une série d’indices pour mesurer l’impact environnemental de ces différentes initiatives. Baptisés KPI (Key Performance Indicator), ces indices permettent ainsi aux startups associées à l’éco-city de mesurer l'efficacité de leurs projets. Cela a ainsi permis de constater que, pour l’instant, la pollution reste très forte, ceci en raison de l’environnement puisque l’éco-city est en fait entourée par le reste de la ville de Tianjin.

20 000 habitants seulement

Malgré ces investissements, la ville semble encore peiner à attirer des habitants. L’objectif est fixé à 350 000 personnes vivant dans le quartier d’ici 2020. Or pour le moment, il ne compte que 20 000 habitants. En gagner 330 000 en cinq ans semble difficile. “L’environnement est très agréable à vivre” explique Fan Hongqin, un des premiers à s’être installé dans la ville nouvelle. Mais il confie que le quartier est trop éloigné du reste de la ville ; une heure de route est nécessaire pour acheter des vêtements par exemple. Le problème de ces cités construites “from scratch” se pose donc d’autant plus pour Tianjin et son ambition de plus de 300 000 habitants. Pour donner une équivalence, Masdar aux Émirats Arabes Unis compte attirer 50 000 résidents seulement. La densité de population y est certes bien moindre mais les sommes en jeux sont équivalentes. Alors que de plus en plus de smart city construites à partir de rien voient le jour, Tianjinn pose la question essentielle du peuplement de ces villes nouvelles qui pourraient peut-être disparaître aussi vite qu’elles étaient apparues.

Soure : atelier.net

Voir les commentaires

Smart City Songdo

16 Octobre 2014, 20:27pm

Publié par Grégory SANT

Songdo

Construite à partir de rien en une décennie, la smart city Songdo fait du tissu urbain une priorité contrairement aux projets théoriques que sont les concepts city – de plus en plus nombreuses autour du globe.

Le mouvement général des smart cities se divise en effet entre d’un côté, les "concept cities", comme Masdar, qui sont avant tout des laboratoires d’innovations, et de l’autre les décisions isolées des responsables politiques des grandes métropoles comme Paris. Les phénomènes chaotiques régnants dans ces métropoles appellent une gestion pragmatique des flux par des systèmes de rétroactions pour faciliter la vie quotidienne des habitants : c’est "l’easy city". Le quartier de Songdo, à Séoul, diffère donc dans ses buts comme dans ses moyens de ces deux tendances et souhaite intégrer au sein de la mégalopole coréene un quartier crée de toute pièce, avec ses habitants et un tissu social traditionnel – voir amélioré autant que la technologie le permet.

Il est bon de savoir que la Corée du Sud est le pays à s’être industrialisé le plus rapidement au monde dans la seconde partie du XXème siècle. En 1953, après leur guerre civile, les coréens ont reconstruit Séoul à l’époque presque entièrement détruite. Entre 1950 et 1975, la population de la capitale coréenne a doublé tous les neuf ans – pour atteindre 20 millions d’habitants aujourd’hui. Séoul a grandi, non pas à la façon d’un cœur central entourée d’une périphérie, mais comme une métropole où les indices démographiques et industriels ont toujours dépassé les prévisions. La smart city Songdo, un quartier d’affaires relié à une ville préexistante, est avant tout un nouveau satellite entourant la métropole mondiale qu’est devenu Séoul.

La technologie seule peut-elle concurrencer les métropoles centenaires ?

Songdo – officiellement relié à l’agglomération d’Incheon – est, sous certain aspect, une des plus ambitieuses smart cities construite de zéro à un. Ses deux concurrentes principales, Masdar et Fujisawa n’ont pas d’ambition précise quant à l’arrivée massive d’émigrés et fonctionnent plus à la manière de laboratoires que d’espaces urbains vivants. Dans cette perspective bien particulière, Songdo promet à ses habitants de bannir les désagréments d’une métropole : les dommages écologiques, l’inégalité dans l’accès à l’éducation ou encore le manque d’espace.

La préoccupation écologique rentre dans cette optique d’améliorer concrètement l’expérience qu’une mégalopole offre habituellement à ses habitants. Par rapport à un quartier d’affaires traditionnels, Songdo espère réduire la consommation de CO2 de 70% et d’eau de 30%. Depuis le lancement du projet en 2001, Songdo est l’endroit au monde avec le plus de concentration de bâtiments certifiés LEED – standard international pour la certification de bâtiment durable. À terme, la ville pourrait compter 40% d’espaces verts et 26 km de pistes cyclables. Les voitures sont stockées sous terre pour minimiser l’émission de gaz polluant dans la ville elle-même. Aussi, des bateaux-taxis électriques se déplaceront sur les canaux crées au centre de la ville. Les trains reliant Segdon à Séoul sont souterrains et économes en énergie. Afin de proposer des quartiers vivants sous le signe du numérique, des ordinateurs ont été directement intégré dans les logements et jusque dans les rues. Exemple de la connexion généralisée des objets : des lecteurs de plaques d’immatriculations permettent de contrôler les allers-retours des voitures depuis les parkings.

Devenir un centre d’émigration, à quel prix ?

La construction du quartier d’affaires de Songdo est entièrement pris en charge par Gale International pour un budget de 35 milliards de dollars – étalé entre 2001 et 2018. Le groupe américain gère un chantier de plus de 100 millions de mètres carrés. Spécialiste des grattes-ciels, c’est le cabinet Kohn Pedersen Fox (KPF) qui prend en charge la construction des tours principales au cœur de Songdo. Le projet a d’ores et déjà crée beaucoup d’emplois dans la péninsule coréenne. En plus de la construction du centre d’affaires, des hôpitaux, écoles et logements voient le jour pour attirer des émigrés et accélérer le peuplement de la ville. Le coût des logements est aussi important que l’ampleur unique du projet le laisse penser : 500,000 dollars pour les premiers prix. L’école internationale, elle-aussi unique en son genre en termes technologiques, coûte près de 25,000 dollars l’année. En 2012, la population atteignait déjà 60,000 d’habitants – dont un millier d’étrangers. La communication officielle de Songdo veut en faire le centre névralgique de l’Asie du nord.

Si la ville de Masdar tente de montrer en quoi l’élitisme technologique et intellectuel peut amener à repenser la façon dont une ville peut fonctionner en elle-même, Songdo prend un autre chemin. L’urbanisme du nouveau centre d’affaires coréen est une alternative à "l’échelle 1" de la métropole telle que le standard occidental l’a imposé. Les défauts caractéristiques de celle-ci, à commencer par la présence quotidienne de la pollution, peuvent être résolus par une utilisation massive et efficace de la technologie. Le chantier de Songdo apparaît ainsi comme un pari sur la possibilité qu’a la technique de proposer des villes en kit plus efficientes que les autres métropoles – résultats d’installations chaotiques.

 

       

Source : atelier.net

Voir les commentaires

Ducati Black Polygon par DSC

19 Juin 2014, 17:41pm

Publié par Grégory SANT

81m80_002_06_06_14_11_3181m80_003_06_06_14_11_31 81m80_001_06_06_14_11_31

1 week ago

Voir les commentaires

The Pinch : la bibliothèque par Olivier Ottevaere

17 Avril 2014, 18:58pm

Publié par Grégory SANT

Olivier Ottevaere et John Lin de l’université de Hong Kong ont imaginé The Pinch, une bibliothèque et centre située dans le village de montagne de Shuanghe en Chine. Avec un toit courbé, il propose à la fois un lieu de culture et d’évasion pour les enfants de ce village dévasté par un tremblement de terre.

 

Source : fubiz.net

Voir les commentaires

Des îles "vertes" à New-York

8 Mars 2014, 18:48pm

Publié par Grégory SANT

Pour le moment, il ne s'agit que d'une utopie. Mais l'idée spectaculairement mise en images par deux architectes new-yorkais de l'entreprise "Present Architecture" est séduisante.

Elle est née d'un constat amer: "Nous expédions des camions remplis de déchets hors de nos villes, créant ainsi des embouteillages, du bruit, et des émissions de CO2. Et tout cela pour que nos déchets, mis en décharge, pourrissent en générant à leur tour encore plus de gaz à effet de serre" résument-ils sur leur site.

Valoriser les déchets organique au coeur même des villes

Leur idée est simple : faire de cette montagne de déchets organiques une ressource exploitable par la ville. Pour cela, Andre Guimond et Evan Erlebacher, les deux architectes américains, imaginent les rassembler dans de multiples centres de compostages à travers la ville. Sauf que dans New York, tout comme dans les autres mégalopoles du monde, la place est une denrée rare.

Qu'à cela ne tienne : s'il n'y a pas de place sur la terre ferme, ces lieux de compostage seront placés... sur l'eau. Et cela tombe bien : autour de New York, de l'eau, il y en a en abondance.

Représentation aérienne de la ville de New York, avec différentes plateformes flottantes réparties le long des côtes.

DISQUES. Telles que les imaginent leurs concepteurs, ces centres de compostage se présenteraient sous la forme de disques posés sur l'eau, et solidement arrimés au fond. Les déchets y seraient amenés soit par voie maritime, soit par camion, via les infrastructures routières de la ville. 

 

Vue écorchée de la plateforme avec le centre de traitement en son centre, et les espaces verts à l'extérieur.

Dans les entrailles de la plateforme, les déchets sont mis à composter. Puis ils sont ramenés à la surface afin de nourrir végétaux des parcs et des jardins au dessus.

Les espaces verts et les jardins en surface de la plateforme, tels que les imaginent les architectes.

ESPACES VERTS. Selon les concepteurs de ce projet, de telles plateformes ne pourraient sans doute pas venir à bout des quelque 14 millions de tonnes de déchets produites chaque année par la ville de New York. Mais, si elles sont en nombre suffisant, elles pourraient absorber les 30% de déchets organiques qui composent cette masse de détritus, tout en créant de nombreux espaces verts dans la ville.

Source : sciencesetavenir.fr

Voir les commentaires

Ph Starck imagine la maison passive

27 Octobre 2013, 19:26pm

Publié par Grégory SANT

Philippe Starck à C2-MTL... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE)

Le designer, architecte et créateur français Philippe Starck a créé une maison qui produit plus d'énergie qu'elle n'en consomme.

M. Starck a fait cette annonce devant la conférence C2-MTL, dont l'objectif est d'encourager l'innovation, et dont les promoteurs espèrent qu'elle fera de leur ville le «Davos de la créativité».

La maison, dont il a projeté une photo sur un grand écran, est «faite d'éléments préfabriqués et très accessibles sur le plan financier», a-t-il ajouté.

La présentation de ses idées a été un feu d'artifice continu de plus de cinquante minutes, pendant lesquelles il a évoqué ses différentes réalisations, du yacht du fondateur d'Apple Steve Jobs à une brosse de WC, en passant par une lampe en forme de Kalachnikov, des chaises, un divan conçu spécialement pour l'amour (cette invention est une forme de défense de la femme qui souffre plus souvent que l'homme sur un lit inconfortable, a-t-il souligné), et un autre bateau hybride, mu par un moteur hybride à hydrogène et à l'énergie solaire.

 

«Je suis un génie», a lancé le créateur de 64 ans, précisant qu'il pèse 88 kilos, mais voudrait être «jeune et maigre», avant d'évoquer aussi l'avenir de l'humanité: «Il ne s'agit plus de rendre notre vie meilleure, il faut assurer notre salut».

D'ici quinze ans, «nous serons tous bioniques», avec des puces électroniques implantées dans le corps, a-t-il expliqué. Par ailleurs, il faut se dépêcher d'inventer de nouvelles matières plastiques, car l'épuisement du pétrole fera disparaître celles que l'on produit actuellement, et aussi, à plus long terme, de «démocratiser l'espace» et prévoir une migration de l'humanité vers un autre système solaire.

Se faisant le promoteur du «design démocratique» et de l'écologie, il a été interrogé sur le paradoxe entre ces objectifs et ses travaux pour les milliardaires. Il a répondu en s'évoquant «Robin des Bois», qui prend l'argent chez les riches pour les utiliser au profit des pauvres.

Source : maison.lapresse.ca

Voir les commentaires

Tente de recharge pout Volvo V60

14 Août 2013, 17:53pm

Publié par Grégory SANT

volvo-solar-powered-pavilion-designboom01

Les voitures électriques sont certes écologiques, elles ne disposent pas d’autant de station de recharge publique. Le groupe Volvo pourrait y remédier en proposant une alternative plus accessible, du moins pour les propriétaires d’une V60 Hybrid plug-in.

Intitulé Pure Tension, le concept a remporté la première place du concours de design "Switch to Pure" Volvo. Développé par Synthesis Design + Architecture, BuroHappoldetFabric Images, il s’agit d’un kit de recharge solaire portable et pliable. Il se présente en une sorte de pavillon futuriste qui se déploie au-dessus du véhicule électrique. Bien qu’elle puisse servir d’ombrière, cette installation est surtout destinée à des fins plus importantes. En effet, elle permet d’approvisionner la voiture en énergie d’une manière plus pratique. Elle est composée d’une structure de maille en plastique souple et recouverte de cellules photovoltaïques. L’ensemble est maintenu en place grâce à des tiges en fibre de carbone. Ces cellules intégrées peuvent utiliser l’énergie solaire ou une lumière artificielle pour recharger la batterie. Une fois la tâche effectuée, l’utilisateur peut la replier pour le ranger dans le coffre de sa voiture.

Bientôt présenté à Rome en Septembre, il ne reste plus qu’à tester ce pavillon solaire pour avoir une idée de son efficacité.


Source : tomsguide.fr

Voir les commentaires

Un Oeuf flottant par Stephen Turner

24 Juin 2013, 17:59pm

Publié par Grégory SANT

 width=

The Exbury Egg est une structure de bois résultat de la collaboration entre le PAD studio, le SPUD group et l’artiste Stephen Turner. A l’aide de techniques de construction maritime, le work space peut flotter dans l’estuaire de la rivière Beaulieu au Royaume-Uni. Plus de détails dans la suite de l’article.

 

 width=

 width=

 width=

 width=

 width=

 width=

 width=

Source : fubiz.net

Voir les commentaires

Des fermes aquatiques pour repeupler les mers

22 Juin 2013, 18:23pm

Publié par Grégory SANT

Bloom

Le cabinet d'architectes Sitbon a imaginé une ferme aquatique, destinée à la culture du phytoplancton, qui prend la forme d'une sphère semi-immergée abritant également des laboratoires scientifiques et des espaces ludiques. Explications avec Selma Feriani, l'une des deux responsables du visionnaire projet "Bloom", récemment distingué.

D'ici à 2050, le niveau des océans aura augmenté de plus de 15 cm. Partant de cette hypothèse, les deux associés du cabinet Sitbon ont imaginé une proposition de ferme phytoplanctonique. "Le projet Bloom répond à une réflexion sur la problématique du réchauffement planétaire et la montée des eaux", explique Selma Feriani, l'une des deux architectes à l'origine du concept.

"Nous avons essayé de réfléchir à des solutions prospectives, à l'horizon de 2045. Au niveau des zones mortes dans les océans et les mers, et au niveau des risques naturels, l'océan Indien semble être le plus touché. C'est pourquoi nous avons choisi d'y envisager l'implantation de notre projet", poursuit-elle.

Le but principal de "Bloom" ("efflorescence" en Français) est d'assurer la culture de phytoplancton, ces espèces végétales microscopiques très variées qui peuplent les océans et sont une source importante d'oxygène grâce à leur photosynthèse. Le phytoplancton est également à la base des réseaux trophiques océaniques et joue un rôle essentiel dans le rétrocontrôle du climat en pompant le CO2 de l'air. "La structure d'aluminium et de méthacrylate est un centre semi-submersible, amarré au fond marin par un système de câbles", expose Selma Feriani. "Elle adopte la forme d'une sphère, à l'image du phytoplancton qu'elle contient, de l'espèce de coccolithophore Emiliana huxleyi, sorte d'algue unicellulaire qui comporte des disques calcifiés". La grande structure est elle-même subdivisée en une douzaine de sphères plus petites contenant à la fois les espaces de vie ou de travail et les bassins de culture.
Bloom
Lieu de vie scientifique, laboratoire flottant et jardin aquatique

"Nous avons discuté avec l'Ifremer et le CNRS afin de déterminer les espèces de microalgues les plus intéressantes à cultiver. Chacune aura une fonction : dépollution, production de biomasse pour des carburants, etc.", renchérit l'architecte. "Les cinq niveaux à l'intérieur de la sphère sont tous connectés par les boules centrales où se déroule un processus de désalinisation par osmose inverse dans des piscines successives. L'eau de mer est filtrée dans des strates pour être purifiée et donner in fine de l'eau douce dans le bassin supérieur".


Bloom
Le projet fournira donc à la fois de l'oxygène au milieu ambiant pour le revitaliser, fixera le gaz carbonique, participera à la détoxification et au suivi environnemental tout en produisant de la biomasse ainsi qu'une fraction d'eau douce. "Des câbles assurent la stabilité de la structure et permettent d'ajuster le niveau du Bloom", assure Selma Feriani.

Quelques fermes de phytoplancton existeraient déjà de par le monde, mais aucune ne serait itinérante comme pourrait l'être le projet des architectes français qui envisagent que chaque usine ait son Bloom pour absorber le CO2 généré, apporter des nutriments et témoigner de son implication en faveur de l'environnement.

Le projet, qui a nécessité un an de travail, serait à la fois un lieu de vie scientifique, un laboratoire flottant et un jardin aquatique rendu accessible au grand public via un embarcadère. "Pour l'instant il s'agit d'un concept à long terme. Mais nous avons été approchés par beaucoup de monde après notre sélection à deux concours d'architecture", nous confie la conceptrice. Car, la vision des deux architectes français a séduit lors du Korean Festival Architecture (sélectionnée parmi les 100 projets architecturaux de l'année 2012) et a été finaliste des Architizer A+ Awards dans la catégorie "Architecture + Weather".

Il faudra toutefois patienter jusqu'en 2045 - au plus tôt - avant de voir fleurir ces étranges sphères flottantes aux quatre coins des océans du globe.

Source : maisonapart.com

Voir les commentaires

Optimiser la taille des villes de demain

9 Juin 2013, 18:45pm

Publié par Grégory SANT

La ville du futur devrait viser une taille optimale pour assurer une meilleure utilisation de ses ressources plutôt qu'une vision de développement où tout converge vers le centre. Voilà l'une des pistes dégagées lors de deux discussions selon la formule du Café des sciences, qui se sont déroulées en France et au Québec sous le thème de l'homme dans la cité de demain. Vanessa Chenel, Pascal Newby et Sergii Tutashkonko, tous trois étudiants en cotutelle de l'Université de Sherbrooke et de l'Institut des nanotechnologies de Lyon, ont été appelés à piloter cet exercice qui a réuni deux panels de 11 participants, de chaque côté de l'Atlantique. La démarche fait l'objet d'une présentation au Congrès de l'Acfas, le 10 mai.

Quel modèle privilégier pour la ville du futur? Cette vaste question interpelle généralement les urbanistes. Ce sont toutefois des jeunes chercheurs issus d'autres filières du génie et des sciences qui ont voulu y répondre. Parmi les thèmes abordés: des enjeux de développement durable, de transport collectif et d'efficacité énergétique. Pour préparer les discussions, les organisateurs des cafés des sciences ont fait un survol de la littérature et ont cherché quelques exemples. Mais l'exercice visait à dégager une vision "libre et naïve", à travers le regard de chercheurs qui ne sont pas nécessairement des spécialistes de ces questions, indique Pascal Newby, doctorant en génie, l'un des responsables du projet.


Le projet "Jungle Urbaine" à Hong Kong

Pas de solutions simples

L'un des constats des organisateurs, c'est que pour pallier plusieurs problématiques, il n'existe pas de réponses simples. "Face aux problèmes de circulation routière, on parle souvent de la nécessité d'améliorer le transport en commun, mais cette solution n'est pas universelle, explique Vanessa Chenel, doctorante en sciences cliniques à la Faculté de médecine et des sciences de la santé. L'un des exemples présentés aux discussions était un métro japonais qui devient tellement bondé qu'il est impossible d'y monter. On propose alors d'utiliser le vélo, mais encore là, les voies de circulation deviennent encombrées. Ces exemples montrent que les solutions simples et connues ont leurs limites et qu'il faut plutôt viser une combinaison de solutions complémentaires. C'est là que ça devient intéressant de réfléchir pour en trouver de nouvelles."

Des pistes vers la cité idéale

L'exercice n'a pas la prétention d'accoucher d'un portrait de la ville idéale du futur. Cependant, les responsables du projet estiment avoir pu mettre en lumière quelques pistes qui rallient plusieurs participants et qui ont permis de dégager plusieurs éléments caractéristiques d'une ville meilleure. Parmi ces éléments, il a été question d'une ville qui intègre le développement durable, qui est agréable à vivre, qui dispose de bons systèmes de transport en commun et où la circulation est plus facile.

"Une mesure particulièrement intéressante a été la question de prévoir le développement en considérant la taille optimale de la ville: au delà d'un certain nombre d'habitants, ça ne devient plus vivable, et en revanche, s'il y a trop peu d'habitants, la ville devient moins fonctionnelle", enchaîne Pascal Newby.

La ville idéale pourrait donc avoir des caractéristiques à l'inverse des métropoles d'aujourd'hui, avec leurs grands centres-villes vers lesquels convergent des masses de population à des moments stratégiques, causant perte de temps et pollution. Les participants ont évoqué des villes de taille restreinte, ou encore des villes qui comprendraient plusieurs petits centres afin de mieux répartir les activités commerciales et professionnelles sur le territoire. On pourrait voir des quartiers autonomes qui deviendraient comme des villes à l'intérieur de la ville.

"Cette idée n'est pas totalement nouvelle, selon les sources consultées, mais ce qui est intéressant, c'est le fait qu'elle soit sortie de manière indépendante à partir des discussions, dit Vanessa Chenel. En parallèle, nous avons trouvé un modèle de développement urbain, en Corée, où l'on retrouve un projet de développement qui comprend un ensemble de petits villages autonomes et très fonctionnels."

Ces paradigmes qui nous habitent

Ce projet de café des sciences a été commandé aux étudiantes et étudiants par les responsables de l'Institut des nanotechnologies de Lyon. L'objectif initial était de discuter des villes du futur en cherchant à se dégager de tout paradigme.

"Dès le départ on s'est rendu compte que la vision sans paradigmes, c'était impossible à la base! Qu'on le veuille ou non, les gens réfléchissent en fonction de ce qu'ils connaissent et utilisent déjà", dit Pascal Newby. D'ailleurs, les discussions tenues en France ont pris une teinte légèrement différente de celles organisées au Québec, selon les réalités locales. Les discussions sur les solutions concrètes étaient différentes dans le détail, mais globalement, les questions de développement durable et de transport ont abordé des problématiques et une recherche de solutions semblables.

Dans la présentation qu'ils préparent sur l'ensemble de la démarche, les responsables évoqueront qu'il n'existe pas une seule bonne direction pour prévoir la cité du futur. Il faudra assurément arrimer les solutions collectives aux besoins individuels, postulent-ils.
Source : techno-science.net

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>