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Articles avec #concept store

Empreinte : un concept-store pour les Ateliers d’Art de France

20 Mars 2017, 18:54pm

Publié par Grégory SANT

C’est un projet porté par Ateliers d’Art de France. Ateliers d’Art de France est un syndicat professionnel des métiers d’art, où nous sommes tous professionnels en activité.
Nous sommes 12 dans ce conseil élus par d’autres collègues et nous représentons en tant que membres adhérents 6000 ateliers.

Ateliers d’Art de France a toujours eu pour vocation de permettre le développement économique des professionnels des métiers d’art. Le syndicat existait avec un salon qui est aujourd’hui le salon Maison & Objet dont nous sommes toujours propriétaires à 50%. Cela a été une première action avec un salon qui met en lien des professionnels de métiers d’art et le marché.

Au fur et à mesure des années, d’autres actions se sont greffées à cette première et il y a eu les premiers lieux de ventes jusqu’aux « Boutiques Talents » qui suivent cette évolution.
Le lieu Empreintes est résolument contemporain et à notre image avec la représentation des ateliers et de leur dynamique, mais ce n’est pas la première boutique.

Il y a eu deux ans de gestation sur le projet issu d’un constat sur les premières boutiques. L’idée était d’arrêter de mettre en scène les métiers d’Art avec un esprit poussiéreux, détaché du contemporain et de la création.
On a mis deux ans à travailler ce projet, à trouver le lieu dans un quartier adapté et de dimension internationale. Le but était de viser le grand public et montrer que les métiers d’Art ne sont pas forcément un luxe. Il y a une diversité d’offres qui recouvre tous les secteurs de la maison.

Le lieu se voulait être un lieu chaleureux, accueillant avec la diversité de chaque créateur.
Chaque pièce raconte son histoire, celle de son créateur.
Empreintes, c’est la trace de chacun, c’est l’empreinte du créateur non seulement par le geste mais aussi par la pensée et l’expression.

 

L’effet de proximité est assez bien ressenti dans les cellules créateurs où on est incité à toucher, à observer…


M.C.
Par rapport à l’ancienne boutique, on a vraiment adopté des codes magasin, on voulait désacraliser les métiers d’art, faire en sorte que les gens se sentent dans un endroit chaleureux et accessible, aux antipodes du musée. Les cellules créateurs permettent de faire une piqûre de rappel et de dire que derrière chaque objet présent chez Empreintes il y a un homme ou une femme qui a pensé, créé l’objet. Vous avez des portraits de créateurs qui constituent cette communauté.


A.T.
Les cellules créateurs permettent de faire un focus sur un travail, de rentrer un peu plus dans l’atelier et défendent le « fait à l’atelier ». On crée et on fabrique, mais il n’y a pas de séparation entre un designer qui pense les choses et un artisan d’art qui vient les réaliser. Il y a une unité de démarche et les objets sont à l’image de l’atelier dont ils sont issus.

Vous avez des créateurs qui mettront de l’humour dans leurs pièces, d’autres qui seront sur de l’esthétisme ou de la géométrie avec un travail plus architectural ou poétique. Il y a une diversité d’expression.
Ateliers d’Art de France est un outil. On veille dessus et on y tient beaucoup. Le syndicat existe depuis 1848 et a été créé pour être au service des ateliers. Nous, dans la continuité, sommes les garants de ce bien commun qui nous aide à nous développer. Le concept-store est conçu sur des analyses économiques. Les métiers d’art sont accessibles, le grand public doit pouvoir se l’approprier, pouvoir acheter des pièces d’atelier à 15 euros.

 

 

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Tale Me : une start-up qui crée un buiness upcycling,

27 Février 2017, 18:52pm

Publié par Grégory SANT

 
 
La marque Tale Me a ouvert depuis janvier un pop-up store au 14, rue du Château-d'Eau, dans le 10ème arrondissement de Paris. (Crédit : Tale Me)
 
Lancée en janvier en France, la marque belge Tale Me permet de louer des vêtements répondant aux normes sociales et environnementales les plus exigeantes. Un modèle basé sur l'économie circulaire et l'upcycling, qui nécessite aussi un changement dans les mentalités.La marque Tale Me a ouvert depuis janvier un pop-up store au 14, rue du Château-d'Eau, dans le 10ème arrondissement de Paris. (Crédit : Tale Me)
S’habiller de façon éthique et respectueuse de l’environnement, c'est désormais possible. Mais comment le faire sans se ruiner ? En Belgique, une jeune maman entrepreneuse a trouvé la solution : la location. Un concept particulièrement adapté à la grossesse ou aux jeunes enfants, qui doivent changer fréquemment de tenue. C’est ainsi qu’est née en 2014 la marque Tale Me, qui vient d’ouvrir un magasin à Paris.
 
"En tant qu’ingénieure dans l’industrie textile, j’ai pris conscience très tôt de la dangerosité des produits qui nous entourent, raconte Anna Balez, sa fondatrice. C’est particulièrement effrayant quand on se penche sur les perturbateurs endocriniens dans les vêtements et couches pour bébés, qui sont directement en contact avec leur peau et y infusent pendant toute la journée !"
 
 
 
 

Abonnement au mois

Reste qu'il est difficile d'investir 80 euros dans une pièce en coton bio, surtout lorsque l’on sait que celle-ci sera trop petite en à peine quelques mois. "La solution réside dans l’économie circulaire. Il faut arrêter de vouloir toujours tout posséder si on souhaite limiter notre empreinte environnementale !", assure Anna Balez.
 
Sur le site de Tale Me, on peut choisir parmi un éventail de vêtements pour femme enceinte ou enfants de 0 à 4 ans. Tous sont conçus par la marque belge au sein d’un atelier en insertion ou par de petits créateurs affiliés. Le tout dans des tissus bio, produits et assemblés en Europe de l’ouest et répondant aux plus exigeantes des normes Oeko-tex allemandes.

Les prix, eux, vont de 19 à 44,90 euros par mois, selon que l’on choisisse une formule de 3, 5 ou 10 pièces en location. Il est possible de les garder autant que voulu, avant de les échanger grâce à un colis réutilisable, sans aucun frais supplémentaires. "Si une pièce vous plait vraiment, vous pouvez aussi l’acheter", précise la chef d’entreprise. "Mais on ne l’encourage pas car, de toute façon, elle risque de se retrouver rapidement trop petite."
 
 
 
 

Upcycling et économie circulaire

Et si on tâche son vêtement ? Si on le déchire ? Pas de panique, c’est compris dans le prix et "ça fera la joie de nos couturières", assure Anna Balez. En effet, le modèle économique de Tale Me repose sur l’upcycling. Une forme de recyclage qui consiste à prolonger le plus possible la durée de vie des produits avec le minimum de ressources et d’énergie. En clair : "On change le col ou le bout des manches, on pose un biais sur le bord du vêtement ou on réutilise le tissu intact pour une nouvelle création. Tous nos vêtements ont ainsi une histoire, d’où notre nom : Tale Me".
 
Pour continuer à se développer, la start-up vient de lancer une campagne de financement participatif en actions sur la plateforme 1001pact. Parmi ses objectifs, le lancement d'une ligne pour homme. "C'est une demande que nous ont fait beaucoup de papas." La marque va aussi s'étendre en Europe. Après Paris, Berlin.
source : wedemain.fr

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Volvo concierge vous assite dans votre vie du quotidien

18 Novembre 2016, 20:07pm

Publié par Grégory SANT

 

Hier, à l’occasion du salon de l’automobile à Los Angeles, Volvo a présenté sa nouvelle application pour smartphones et tablettes baptisée "Concierge". Le but de l’application est de faire appel de façon très simple et rapide à des services externes tels que le ravitaillement en carburant, le lavage ou le changement d’huile.

Volvo a l’ambition de créer un véritable écosystème autour de ses voitures. Pour se faire, le constructeur suédois veut proposer un service aux propriétaires de véhicules Volvo. Grâce à l’application Concierge, il sera possible de faire laver sa voiture ou faire le plein d’essence sans même vous déplacer. Volvo fera appel à des entreprises externes qui viendront directement effectuer le service à l’endroit où est garée la voiture. Le succès de cette application réside dans sa clé digitale. Ce système est totalement sécurisé et vous évite de vous déplacer. En effet, lorsqu’un fournisseur de carburant se déplacera, il pourra avoir accès à votre véhicule en utilisant une application qui débloquera la voiture.

De plus, l’autre avantage de Volvo Concierge est le fait de regrouper l'ensemble des services disponibles. L’application regroupe sous une même plateforme tous les besoins nécessaires : valet, essence, lavage, etc. L’application démarre avec un programme pilote disponible pour l’instant uniquement dans la région de San Francisco.

 

Source : tomsguide.fr

 

 

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Un passionné vous aide pour vos achats

7 Novembre 2016, 20:39pm

Publié par Grégory SANT

Une question sur une marque ? Un doute sur un produit ? Ibbü vous met directement en relation avec des experts passionnés qui répondent à toutes vos interrogations et vous guident dans vos achats...

Vous séchez toujours quand il s’agit d'apporter du bon vin chez Bon Papa et Bonne Maman pour le bon gigot du bon dimanche – et le caviste est fermé ce matin…

Pas d'inquiétude, sur Ibbü il y a forcément un expert pour vous conseiller. Mieux qu’un vendeur lambda, c'est un(e) véritable passionné(e) qui vous répond et vous guide : une personne hyper crédible qui connaît par coeur les produits dont elle parle. L'entreprise iAdvize a voulu lancer avec Ibbü la première "force de vente en ligne à la demande". Plutôt que de tout miser sur les algorithmes et le "big data", Ibbü tente de remettre de l’humain dans l’achat en ligne. Le site vous met en relation avec des amateurs rémunérés (jusqu'à 25 euros de l'heure), joignables le soir et le week-end, même quand les services-clients classiques sont fermés. Concrètement, lorsque vous errez sur un site ou une appli de e-commerce, vous n'avez qu'à cliquer sur un bouton dédié pour entamer la conversation.

Et si vous êtes vous-même un(e) passionné(e), abandonnez les forums bénévoles et commencez à vivre de votre passion.
 

Source soonsoonsoon.com

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Innoway : l'agrégateur de services pour startups

28 Octobre 2016, 19:18pm

Publié par Grégory SANT

Il y a encore quelques années, Innoway était une rue du quartier de Zhongguancun abritant pas moins de 200 librairies. Aujourd'hui, elle accueille plus de 15 000 m² de locaux opérationnels consacrés aux entrepreneurs, plus d’une quarantaine d’agences d’accompagnement de toutes sortes (accélérateurs, investisseurs, co-working spaces etc.) et près de 750 startups incubées depuis l’ouverture en 2014.

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La première fontaine à vin est italienne

18 Octobre 2016, 20:06pm

Publié par Grégory SANT

fontaine-vin Pour passer par là, il vous faudra entreprendre l’ « Il Cammino di San Tommaso », un parcours d’environ 310 kilomètres traversant la région des Abruzzes. Celui-ci débute dans la ville d’Ortona, commune de l’est de l’Italie, contre la mer Adriatique, et se termine à Rome.

Le parcours vous fait donc passer par plusieurs endroits remarquables, dont la viniculture de Dora Sarchese. Sur place, vous découvrirez une sorte de tonneau géant, éventré, dans lequel vous pourrez vous rassembler avec d’autres visiteurs. A l’abri du froid, en faisant connaissance, vous pourrez remplir votre verre à la fontaine de vin qui y a été installée.

il caminno di san tommaso

« La fontaine a été réalisée par le fameux artiste italien, Rocco Valentini, ce n’est donc pas seulement un endroit pour boire, mais aussi une œuvre d’art moderne grâce à son travail, » précise un porte-parole de la viniculture pour Mashable.

Source : ubregizmo.com

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De l'essence gratuite, si vous êtes "Positif"

19 Septembre 2016, 17:52pm

Publié par Grégory SANT

Pour la rentrée, Chevrolet lance avec The Martin Agency une campagne taillée sur mesure à son slogan « Find New Roads » soit « Explorer de nouvelles routes ». La marque automobile américaine souhaite montrer à quel point il est important d’être positif si on veut avancer. Elle décide donc d’offrir de l’essence gratuite grâce à une pompe spéciale implantée dans plusieurs villes (Cape Town, Nouvelle Orléans, Buenos Aires). La quantité d’essence offerte est proportionnelle à votre positivité sur les réseaux sociaux. La technologie d’IBM Watson rend possible cette évaluation. De plus elle permet d’analyser vos centres d’intérêt et vous propose un itinéraire pour aller « explorer de nouvelles routes » en fonction.

Avec cette campagne, Chevy communique sur son image de marque et sur sa proximité avec ses consommateurs. Par ailleurs, en collaborant avec une technologie de pointe comme IBM Watson, elle communique en même temps sur son expertise technique.

Source : lareclame.fr

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Ishkar : la plateforme des artisans ds pays en guerre

16 Septembre 2016, 17:04pm

Publié par Grégory SANT

Afghanistan, Mali, Syrie... Difficile d'exercer son métier d'artisan quand on vit dans un pays en guerre. C'est devant ce constat qu'Edmund le Brun et Flore de Taisne ont eu l'idée d'Ishkar, une plateforme de vente d'objets artisanaux en ligne.

Il faut au minimum 3 mois pour tisser un tapis à la main (Crédit : Lorenzo Tugnoli pour Turquoise Mountain)

Elle était consultante en stratégie pour la Banque Mondiale et l’ONU. Lui travaillait pour la fondation Turquoise Mountain, une ONG locale. Après 3 ans en Afghanistan, Flore de Taisne et Edmund le Brun ont quitté leurs boulots respectifs pour créer leur propre projet : Ishkar.

Du nom d’un arbuste utilisé en Afghanistan pour obtenir des pigments colorés, Ishkar est une plateforme en ligne qui proposera à la vente des objets d’artisanat issus de pays en guerre, et où les artisans ont des difficultés à exercer leur métier. "À Kaboul, il y a 20 ans, il y avait encore une douzaine de souffleurs de verre. Aujourd’hui, il n’en reste qu’un seul, et il ne reçoit quasiment plus de commandes", déplore Flore de Taisne.

Collaborer pour sauver les traditions

Bijoutiers, tisserands, souffleurs... Dans des pays le plus souvent vus à travers le prisme de la guerre, leurs savoir-faire se perdent. Ishkar a pour ambition d'y remédier. En lien avec des ONG locales, choisies pour leur transparence et leur intérêt pour le monde de l’artisanat, les deux fondateurs entrent en contact avec des artisans et collaborent avec eux pour créer des collections destinées à être vendues en Europe, via le site en ligne.

En Afghanistan, ce sont un collectif de six bijoutiers de Kaboul (Blue Diamond), un souffleur de verre du nom de Ghulam Sekhi et des tisserandes du Bamiyan, une région au nord du pays, à qui on doit les premières pièces disponibles.

Ishkar fonctionne sur le principe de la collaboration : les artisans apportent leurs savoir-faire ; les ONG, comme la fondation Turquoise Mountain, fournissent des lieux où travailler ainsi que certaines machines spécifiques, ; et la plateforme Ishkar offre un marché dans un pays qui fait partie des moins avancés au monde en matière d’échange commercial. En outre, la plateforme fait appel à des designers réputés pour concevoir certains produits : les premiers tapis sont ainsi dessinés par Zaha Hadid et Franck Gehry.

Pierres semi-précieuses, argent, or; tous les matériaux utilisés viennent d'Afghanistan (Crédit : Ishkar)

Un artisanat équitable et éthique

Pour autant, il n’est pas question d’imposer aux artisans des modèles dessinés à des milliers de kilomètres de leurs ateliers : là encore, Ishkar se veut participatif et les fabricants sont invités à se réapproprier les motifs imaginés loin de chez eux en fonction de leurs techniques. Si le résultat final n’est pas à la portée de toutes les bourses (il faut compter entre 50 et 100 euros pour un bijou, et jusqu’à plusieurs milliers d’euros pour un tapis), les artisans sont rémunérés au prix juste, et une partie des bénéfices va directement aux ONG.

Par exemple, pour la vente d’un tapis, 80 % de la somme reviendra à l’ONG américaine Arzu, qui investit l’argent au profit des tisserandes, en construisant une école et une structure de santé.

Encore en gestation, la plateforme en ligne est financée par une campagne de crowdfunding, et sera lancée d’ici le mois d’octobre. Pour la suite de l’aventure, ses deux fondateurs espèrent élargir encore leur cercle d'artisans partenaires. Et également, faire découvrir l’artisanat d’autres pays en souffrance : le Mali, la Syrie, le Liban ou encore le Yémen.

Source: wedemain.fr

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Le retail met le virtuel au service du réel

12 Septembre 2016, 19:46pm

Publié par Grégory SANT

De la réalité augmentée au retail augmenté : La convergence du commerce et du e-commerce

L'expérience client est en passe d'être révolutionnée dans les années à venir. Pas par le big data, les objets connectés ou la robotique, mais par la réalité augmentée. En mélangeant le réel et le virtuel, elle va faire converger le commerce et l'e-commerce. C'est l'aboutissement de la transformation digitale, et la forme finale de l'omnicanal.

Alors que s'ouvre la Paris Retail Week, le secteur du commerce se tourne vers les nouvelles tendances technologiques qui feront la distribution de demain. L'une des plus prometteuses d'entre elles est sans nul doute la réalité augmentée. Déjà utilisée par certains retailers pour aider à la conception d'une boutique ou à la disposition des marchandises, elle est amenée à le devenir aussi pour le client final, et promet de révolutionner son expérience d'achat.

Du virtuel au réel

Le point de départ de ces technologies est la conception immersive d'espaces de vente en réalité virtuelle. "Nous appliquons la réalité virtuelle au retail depuis plusieurs années, explique Philippe Loeb, Vice-Président CPG-RETAIL chez Dassault Systèmes. Elle sert aux marques à façonner des points de vente pour la grande consommation. Elle permet de trouver la bonne histoire à raconter au consommateur, à mettre le produit en avant de la bonne façon, et même à faire des tests sur les clients. De plus en plus d'enseignes s'y mettent, comme General Mills, car cela va plus vite et permet d'explorer plus de possibilités que les expérimentations physiques, le tout à moindre coût."

Contrairement à la réalité virtuelle, qui plonge l'utilisateur dans un monde fictif, la réalité augmentée superpose des éléments virtuels sur le monde réel, d'où l'idée d'une "augmentation" de ce dernier. Ses usages sont légèrement différents... et potentiellement bien plus nombreux.

Déjà un succès pour le B2B

La start-up Augment utilise déjà la réalité augmentée pour aider les marques à convaincre les distributeurs de placer leur publicité sur le lieu de vente (PLV) en magasin. "Il y a un meilleur buy-in de la part du magasin, explique Jean-François Chianetta, CEO d'Augment. Au lieu de signer sur une description ou une photo, le responsable voit directement ce que cela donnera dans sa boutique." Pour afficher ces éléments virtuels, Augment utilise des smartphones ou tablettes équipés d'une application dédiée (photo c-dessous). Elle permet de positionner et de manipuler n'importe quel objet 3D à la bonne échelle (un marqueur spécifique n'est nécessaire pour visualiser l'ajout au bon endroit que s'il n'est pas posé directement au sol).

La jeune pousse a déjà mis en place des projets pilotes avec Colgate et Coca-Cola Allemagne. "Sur des réfrigérateurs ou des présentoirs, le sell-in a augmenté de plus de 30% au total sur les pilotes que nous avons effectués, poursuit Jean-François Chianetta. Le responsable du magasin voit qu'il peut prendre quelque chose de plus gros, ou changer de modèle. Une photo peut aussi être prise et envoyée à l'installateur pour qu'il reproduise précisément la disposition souhaitée."

Le marché est mûr et la technologie au point

Si l'augmentation de l'espace de vente pour le consommateur final n'est encore qu'émergente, tous les acteurs s'accordent à dire que son essor n'est qu'une question de temps. "Nous entendons beaucoup parler de réalité augmentée depuis quelques temps, reconnaît Sophie Lubet, directrice du pôle retail chez Comexposium et représentante de la Paris Retail Week. Le succès de Pokémon Go a bien sûr été une grosse prise de conscience, mais même avant cela, le boom des smartphones avait été un déclencheur. Les technologies étaient déjà au point auparavant mais n'avaient pas été choisies par les retailers, car elles étaient trop coûteuses et complexes à mettre en place. Aujourd'hui le consommateur est déjà équipé." En effet, la caméras de n'importe quel smartphone un peut haut de gamme suffit déjà à faire de la réalité augmentée. Et avec l'arrivée de caméras capables de capturer la profondeur de champ d'une scène (Google Tango, Intel RealSense, la double caméra de l'iPhone 7 d'Apple...), ces capacités vont encore augmenter.

Trois démonstrations à la Paris Retail Week

La Paris Retail Week, qui regroupe pour la deuxième année consécutive les évènements EquipMag et E-Commerce Paris, propose d'ailleurs trois démonstrations matures des possibilités offertes par ces technologies, dans une zone baptisée "Reimagine Shopper UX" (réimaginer l'expérience client). "Nous y présentons des start-ups qui ont des accords avec la distribution, précise Sophie Lubet. Ce sont des projets très avancés, pas juste des prototypes. Il y a déjà des mises en place en boutique." On y retrouve Augment, dont le patron explique avoir mis en place un pilote avec Leroy Merlin dans un magasin à Toulouse. "Il permet, grâce à des tablettes, de visualiser l'ensemble des 300 poêles à bois du catalogue au lieu des deux qui sont disponibles en magasin", détaille Jean-François Chianetta.

Et l'adoption devrait être rapide. "Nous avons passé le cap de la découverte chez les enseignes, la création de partenariats le prouve, commente Sophie Lubet. Maintenant les retailers doivent s'y mettre." Dassault Systèmes et Augment le pensent aussi. Ils prévoient une utilisation dans les magasins par les consommateurs d'ici 2 à 3 ans.

L'aboutissement de la transformation numérique

La réalité augmentée représente la forme finale de l'omnicanal. Aujourd'hui, les commerçants doivent jongler entre des catalogues comportant des milliers de références et des espaces physiques coûteux et limités. L'e-commerce propose en un sens une expérience supérieure à la vente classique, mais les taux de conversion y sont plus faibles, car l'attachement émotionnel du client n'est pas le même et le conseil que l'on trouve en magasin manque.

Demain, le client pourra, en boutique, visualiser l'intégralité de l'offre produit virtuellement, comme s'ils étaient devant lui. Il pourra comparer un exemplaire réel à son double virtuel d'une autre couleur ou proposant d'autres options. Il pourra acheter un produit même s'il n'est pas en magasin, grâce à une extension virtuelle de la gamme. Et quand la boutique sera fermée, son double virtuel restera ouvert. Enfin, un client pourra se faire une idée d'un bien en magasin, un meuble par exemple, puis rentrer chez lui pour le visualiser dans son environnement, avec les bonnes dimensions, simplement à l'aide de son smartphone.

Un phénomène de gamification devrait aussi faire son apparition. Les clients pourront récupérer des codes promotionnels sous forme de papillons à capturer avec leur smartphone dans les rayons, par exemple. "Cet aspect ludique, facile à mettre en place, pourrait être porteur de trafic sur les zones de chalandises, ce qui reste un défi essentiel", déclare Sophie Lubet. A plus long terme, c'est le magasin tout entier qui pourra être personnalisé avec les "small data" de chaque client : les aliments auxquels il est allergique lui seront signalés, tout comme les vins qu'il aime... Le magasin affichera les promotions susceptibles de l'intéresser et masquera les autres. Le commerce traditionnel et l'e-commerce fusionneront pour ne devenir qu'un. La transformation digitale aura eu lieu.

Source : usine-digitale.fr

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Spacious : le bureau au retaurant

1 Août 2016, 16:41pm

Publié par Grégory SANT

Aux États-Unis, un actif sur 3 travaille en tant que freelance. Pour accompagner la croissance des travailleurs indépendants, une start-up américaine propose aux restaurants d’ouvrir leurs portes pendant les heures creuses.

Les travailleurs à la demande représentent aujourd’hui 34 % de la population active américaine. Une étude réalisée par Intuit estime que ce chiffre atteindra 40 % en 2020.

Les « freelances » sont de plus en plus nombreux et avec eux augmente le besoin en espaces de travail partagés. Par ailleurs, selon un rapport établi par Deloitte, la génération Y souhaite pouvoir travailler davantage à l’extérieur des bureaux de l’entreprise. 51 % d’entre eux pensent même que cela peut favoriser leur productivité.

Spacious propose ainsi aux restaurants et aux bars de transformer leur espace en lieu de travail pendant les heures creuses. Soigneusement sélectionnés par la start-up, ceux-ci doivent pouvoir fournir une ambiance de travail propice et accueillir des freelances toute la journée, jusque 17 heures en moyenne, avant de recevoir, cette fois-ci, leurs vrais clients. Utiliser l’espace revient à la modique somme de 95 dollars par mois (29 dollars pour un pass valable une journée), un prix ultra compétitif si l’on compare avec celui de la location des espaces de coworking.

Pour l’heure, la start-up opère à New York. Cependant d’autres villes telles que Los Angeles, San Francisco et Londres devraient bientôt pouvoir accueillir ce service.

L’intérêt est ici double. Spacious profite à la fois aux freelances en demande de lieux de travail mais aussi aux restaurateurs puisqu’elle offre une opportunité de monétisation des périodes creuses.

Source : atelier.net

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