Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #design-concept

Fontus : quand l'air se transforme en eau

1 Février 2016, 17:31pm

Publié par Grégory SANT

Kristof Retezar, un designer autrichien, a conçu Fontus, une bouteille capable de convertir l’air en eau. Elle condense l’humidité de l’air, la transformer en vapeur et après un passage à travers une série de « dents » hydrophobes, en fait des gouttelettes d'eau qui remplissent progressivement son récipient.

En une heure, la quantité d’eau obtenue est estimée à 0,5 litres, une durée assez longue pour ceux qui sont vraiment assoiffés. Néanmoins, pour bien fonctionner, le dispositif requiert un taux d’humidité supérieur à 80 % et une température comprise entre 30 et 40 °C. Des conditions qui s'apparentent à celles des pays tropicaux.

La Fontus est encore au stade de prototype et quelques améliorations sont à apporter. Ainsi, elle parvient à filtrer les petits insectes et la poussière tandis que les sédiments passent facilement. Son concepteur espère surmonter ce problème avec des filtres à carbone.

Retezar lancera une campagne de crowdfunding en vue de la production en série de la Fontus.


Source : tomsguide.fr

Voir les commentaires

Epona par Federal Design House

25 Janvier 2016, 18:25pm

Publié par Grégory SANT

Federal Design House est un studio de création basé à Ottawa au Canada et spécialisé dans le design industriel, le graphisme et le design produit. Sa dernière réalisation est un cheval à bascule intitulé Epona.

« Epona » est le nom de la déesse gallo-romaine du cheval. Cette version moderne du cheval à bascule est fabriqué à partir de câble de cuivre recyclé, de bois d’érable canadien et (je suis beaucoup moins fan) de fourrure de lapin. Cette pièce ludique n’en reste pas moins très bien pensée et conçue. Epona vient d’être présenté dans la section Studio North & Prototype à l’Interior Design Show 2016.

Source : journal-du-design.fr

Voir les commentaires

Un fauteuil roulant électrique par Whill

14 Janvier 2016, 19:28pm

Publié par Grégory SANT

Trois jeunes ingénieurs californiens ont conçu un fauteuil roulant électrique performant, qui a obtenu un prix de design.

La société californienne Whill a été fondée en 2011 par Satoshi Sugie, un jeune ingénieur issu de l’Advanced Transportation Department de Nissan, et Junpei Naito, qui développait des caméras pour l’automobile chez Sony. Ils ont été rejoints par Muneaki Fukuoka, qui développait des équipements médicaux chez Olympus. Ils avaient pour projet de développer un fauteuil roulant électrique pouvant s’adapter à de multiples terrains, qui soit à la fois innovant, très fonctionnel et chic.

Ainsi est né le Type-A. Celui-ci est doté de 4 roues motrices pour plus de mobilité, mais pour simplifier la transmission du mouvement, elles sont fixes par rapport au châssis. Les changements de direction sont faits en jouant sur leurs vitesses de rotation respectives. Pour éviter tout ripage, les roues avant de 250 mm de diamètre sont constituées d’un tore passant à travers 24 galets en caoutchouc leur donnant à la fois une accroche longitudinale et une liberté de déplacement latérale.


Les roues originales permettant des déplacements
dans tous les sens sans rip
age

Le Type-A est ainsi prêt à escamoter les obstacles jusqu’à 75 mm et franchir des pentes de 10°. L’autonomie de l’engin est de 20 km, ce qui correspond largement à un besoin journalier.

Le paramétrage (inclinaison assise, dossier et bras, profondeur de l’assise, hauteur du siège et du repose-pied, vitesse de 9 km/h maxi, accélération…) et la commande de l’engin peuvent être effectués depuis une application sur smartphone, ou bien à partir d’une souris ou d’un joystick intégrés aux bras du fauteuil.

Des caractéristiques et des capacités qui lui ont valu un Good Design Award 2015 à Tokyo en octobre dernier.

Source : industrie-techno.com

Voir les commentaires

La seringue sans aiguille par Google

14 Décembre 2015, 19:35pm

Publié par Grégory SANT

Prudence tout de même, à ce jour aucune invention ou commercialisation d’une seringue sans aiguille n’est annoncée, il ne s’agit que d’un brevet déposé par la filiale d’Alphabet Inc. Assez concrètement, il s’agirait d’une seringue sous pression qui collecterait une quantité minimale de sang, en aspirant par capillarité le sang à la surface de la peau.

Google pourrait également dédier une fonction sur une montre connectée, afin d’analyser les données en temps réel, ce qui trouverait toute son importance pour les personnes souffrant de maladies nécessitant un contrôle très fréquent du sang comme les diabétiques par exemple.

Pour l’instant, il faudra donc toujours souffrir des piqures, car la technologie n’est pas encore au point, mais c’est en bonne voie !

Source : presse-citron.net

Voir les commentaires

Montre FKUX 4027 par David Verchick

14 Décembre 2015, 19:31pm

Publié par Grégory SANT

David Verchick, jeune designer américain passé par l’University of Cincinnati, nous présente FLUX 4027, son projet de marque de montre virtuelle.

Un projet non commercialisé, telle une étude de style visant à imaginer un nouveau type de montre, tant par son look que par sa conception.

« A fictional brand with a bold and minimal look. It takes notes from vintage mechanics, modern street wear, athletic gear and contemporary architecture.« , le designer s’inspire du monde qui l’entoure, ainsi que ses passions pour la mode, l’architecture et la vitesse.

Il imagine son premier modèle en alliant ces notions, qu’il associe à un mécanisme automatique ancien, sur un boitier minimaliste et un graphisme moderne. Pas simple de vouloir « tout mettre« , dans un si petit objet, mais là est bien le challenge de tout créateur de montre.

Une conception simple, oubliant les enjeux d’étanchéité pour se focaliser sur la simplicité et qualité des matériaux, qui sont ici montés grâce au cadre divisé en deux parties à solidement visser ensemble.

Certes, il n’y a pas révolution, mais je reste sous le charme de cette montre résolument moderne et de cette volonté nouvelle du designer de simplifier, faire évoluer, influer, changer les choses… En nous présentant toute sa réflexion, inspiration, recherches, croquis, prototypage jusqu’au packaging…

Plus d’informations sur le designer : David Verchick

Source : blog-espritdesign.com

Voir les commentaires

La machine à desaler par Gabriele Diamanti

11 Décembre 2015, 19:53pm

Publié par Grégory SANT

© Gabriele Diamanti

En 2005, jeune diplômé en design industriel, l’Italien Gabriele Diamanti (34 ans aujourd’hui) imagine un moyen simple et durable de rendre potable l’eau salée. Neuf ans plus tard, son projet est sur le point d’aboutir.

En 2015, 2,4 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, selon l’Organisation mondiale de la santé. On connaît la solution : pour séparer l’eau — qu’elle soit usée, salée ou saumâtre — des parasites, germes pathogènes et sels minéraux qu’elle peut contenir, il faut la dessaler.

Des distillateurs, voire des usines de dessalement, existent déjà mais sont souvent bien trop coûteux pour les habitants des pays en développement. Le designer italien Gabriele Diamanti a, lui, cherché à utiliser l’action du soleil : « J’ai travaillé sur un système simple, concevable avec des ressources locales, pour qu’il puisse être élaboré là où on en a besoin. »

Fermé par un grand couvercle en métal, le dispositif en terre cuite, baptisé Eliodomestico, constitue une sorte de fourneau solaire. Il suffit d’y verser l’eau impropre à la consommation et de la laisser chauffer une journée pour la récupérer buvable. Sous l’effet du soleil, les molécules d’eau s’évaporent naturellement, puis glissent le long d’un tuyau et se condensent dans un bol de récupération. Un prototype de 60 cm de diamètre permet ainsi de récupérer 5 l d’eau potable.

Gabriele Diamanti espère désormais établir des partenariats avec des entreprises locales pour développer l’Eliodomestico et le distribuer via des ONG. Toutefois, les plans de son système sont en open source : chaque artisan peut en fabriquer un librement, voire l’améliorer afin de l’utiliser ou de le revendre.

« Pour moi, il était impensable de déposer un brevet, insiste le designer. Il s’agit de faciliter la vie d’autrui ! Laisser la fabrication de l’Eliodomestico libre d’accès, c’est un bon moyen de répandre facilement son usage. »

Source : nationalgeographic.fr

Voir les commentaires

Tendance aux poêles

4 Décembre 2015, 20:40pm

Publié par Grégory SANT

Des poêles et cheminées déco qui mettent le feu

JC Bordelet

Qu'ils fonctionnent avec du bois, des granulés ou au gaz, les poêles et cheminées sont devenus des éléments déco à part entière, qui inspirent aujourd'hui les meilleurs designers.

Economiques et écologiques, les poêles à bois, à gaz ou à granulés, les inserts ou les cheminées fermées, sont parfaits pour compléter votre mode de chauffage central ou électrique, tant au niveau de votre confort que pour réaliser des économies d'énergie. Comment les choisir ? Côté Maison vous répond.

Les poêles et cheminées à bois classiques

Pour votre futur poêle ou votre future cheminée, optez pour un modèle avec le label à Flamme Verte, garantissant un rendement minimum de 70 % (plus le rendement est élevé, plus l'appareil est efficace), et assurant une émission inférieure à 0,3 % de CO2 .

A condition d'être posés par un professionnel, ces modèles sont éligibles au crédit d'impôt de 30 % sur le montant TTC de l'appareil. La puissance (kW) devra être calculée en fonction du type d'habitation, de l'isolation, de la région...

Sachez, à titre indicatif, que 1 kW chauffe environ 10 m2 (pour une hauteur sous plafond 2,5 m). Côté déco, les poêles, dont la structure en fonte est moulée, se prêtent à toutes vos envies déco et font preuve d'audace en termes de design, tandis que les cheminées et inserts jouent la touche contemporaine en s'intégrant dans les cloisons. Pour les poêles à bois, comptez en moyenne 1 500 euros à l'achat.

Taille slim et look moderne. Puissance 12 kW, 75% de rendement "Laos", Invicta chez Leroy Merlin, 876 euros.

Leroy Merlin

Charme rétro pour ce poêle, 4,8 kW et 82%. "C-four", Charnwood. A partir de 1218 euros.

Charnwood

Nouvelle version de la cheminée centrale "Zelia". Max 11 kW / 80,2% "Zelia 908", à partir de 10548 euros

JC Bordelet

Design original pour ce poêle à bois en îlot. 7kW et 75,1 %. "Jéode", Godin chez Castorama

Castorama

Modèle à suspendre ou à poser. 8 kW et 78%. "Scan "66-2", Jotul, à partir de 2880 euros.

Jotul

Un look néo-rétro pour ce poêle à bois en fonte émillée. Max 9 kW/75%. Aurore Séguin, 2322 euros

Aurore Séguin

Les poêles à bois modulables

Comme un jeu de cubes, ce poêle à bois, dessiné par Philippe Starck, se personnalise grâce aux divers modules qui s'ajoutent en fonction de vos besoins pour former des assises, stocker les bûches ou accumuler de la chaleur... "Speet-box by Starck", chez Speeta. Foyer à partir de 3 504 euros et box vide à partir de 842 euros.

Speeta

Foyer à bois en forme de tube suspendu. Max 6kW et 85 %. "Slimfocus", Focus. A partir de 7100 euros.

Focus

Des poêles à bois pleins de charme

Chez Oliger, les poêles à bois en acier sont habillés d'une faïence dont la particularité est d'accumuler la chaleur et d'être dotée de la technologie "Tri-Air" pour un rendement amélioré. "Caloritube". Puissance 11 kW, rendement 80,8 %. Prix : 5 715 euros.

Oliger

Des poêles et cheminées à granulés

Alimentés par des granulés à bois (ou pellets), les poêles et inserts affichent leurs avantages sur le plan pratique : plus besoin de stocker et de manipuler les bûches. Autonomes, ils sont dotés d'un réservoir à granulés (environ 15 à 60 kg) qui leur permet de s'auto-alimenter pendant 15 à 24 heures.

Autres avantages, ils sont programmables sur plusieurs jours et peuvent, grâce à leur thermostat, réguler automatiquement la température de la pièce, pour s'adapter à votre rythme de vie et réaliser des économies d'énergie. Faciles à utiliser, ils s'allument très facilement. Seuls bémols : le branchement électrique, l'entretien de l'appareil et le bruit de la soufflerie.

Leur rendement dépasse les 90 % pour les plus performants. Comptez entre 2000 euros et 3 000 euros. Quant aux appareils dit "mixtes" (ou hybrides), qui fonctionnent indifféremment avec des granulés ou des bûches, ils combinent l'autonomie du poêle à granulés avec le plaisir des belles flambées. Leur prix s'élève à 2000 euros en moyenne.

Insert alimenté par des granulés stockés dans un réservoir. Max 8kW et 88%. "Comfort 80", Freepoint chez Leroy Merlin, 2690 euros.

FreePoint

Ultra-performant, "Toba" s'habille de céramique effet cuir. Max 22,3 kW et 92,5%. MCZ, à partir de 4680 euros.

MCZ

Poêle mixte pour bûches ou granulés. 7 kW et 76 %. "Akimix", Invicta, 1 990 euros.

Invicta

Le poêle à bois de masse

Original et ultra-performant, ce poêle cheminée conjugue un coeur en pierre stéatite, qui accumule très longtemps la chaleur, entouré de dalles massives de céramique pour une restitution lente de la chaleur. Hybride, il permet de brûler aussi bien les bûches que les granulés. Disponible en huit teintes. "Valkia Nammi", Tulikivi. À partir de 12 800 euros TTC.

Tulikivi

Les poêles et cheminées à gaz

Les appareils (poêles, inserts et cheminées) fonctionnant au gaz naturel font une entrée remarquée dans nos foyers. Raccordés aux réseaux de la ville ou approvisionnés avec du gaz en bouteille ou en citerne, ces équipements s'adaptent à tous les types d'habitation (maison individuelle ou appartement en milieu urbain), en neuf comme en rénovation.

Côté performance, leur puissance peut atteindre les 11 kW. Ils peuvent donc être utilisés comme chauffage principal. Avantages : un allumage instantané et un pilotage par télécommande, un thermostat pour régler la température et offrir un confort sur mesure. Sans compter leur design contemporain avec des foyers pouvant atteindre plusieurs mètres de longueur. Comptez entre 1 500 et 3 000 euros.

Poêle en acier avec une porte décorée d'entrelacs. Max 5,25 kW et 82%. "Ashdon", Stovax, à partir de 2045 euros.

Stovax

Doté de 6 niveaux de puissance, il s'adapte à vos besoins. Max 5,3kW et >70%. "G858D", Séguin, 3316 euros.

Séguin

Un style contemporain pour ce foyer fermé. Max 8,7 kW et 83%. "Faire eco-prestige 80", Kal-fire, à partir de 4435 euros.

Kal-fire

Source : cotemaison.fr

Voir les commentaires

Des jouets modulables par Huzi Design

26 Novembre 2015, 19:08pm

Publié par Grégory SANT

Huzi Design a imaginé des jouets en bois aimantés prenant la forme d’engins réels ou fictifs envoyés dans l’espace. La caractéristique aimantée permet d’inventer et de réinventer de nouveaux objets et donc de faire preuve d’une imagination sans limite. Une collection baptisée Cosmos qui saura ravir petits et grands. Le projet est actuellement en cours de financement via la plateforme de crowdfunding Kickstarter.


Source : fubiz.net

Voir les commentaires

Règle de découpe par Aaaron Saxton

12 Novembre 2015, 19:08pm

Publié par Grégory SANT

  • Source : industrialdesignserved.com

Voir les commentaires

Comment associer design et viande

2 Novembre 2015, 19:23pm

Publié par Grégory SANT

Risque de cancer, scandaleuses conditions d'abattage: carnivores, ne perdez pas espoir! Winston Churchill n'avait-il pas prédit l’avènement de la viande in vitro? Grâce aux progrès de la science et au design, elle sera bientôt dans vos assiettes –ainsi que la viande sans viande et la viande qui pousse sur les arbres.

De la viande sans douleur et sans risque sanitaire? Dans un essai publié en 1931 par le magazine Strand, Winston Churchill livrait sa vision de notre monde un demi-siècle plus tard, un monde dans lequel les microbes seraient utilisés, à la manière dont les boulangers fabriquent du pain à partir de levure, pour développer de la viande et ainsi «échapper à l'absurdité d'élever un poulet pour n'en manger qu'une escalope ou une aile», en faisant «pousser» lesdites parts en fonction des besoins ou des envies.

«La nourriture synthétique, sera, bien sûr, également utilisée dans le futur» sans pour autant renoncer aux plaisirs de la bonne chère, précise le futur Premier ministre britannique. Rien d'horrifiant dans cette utopie nutritionnelle, puisque «ces nouveaux aliments seront quasiment impossibles à distinguer des produits naturels, et que le changement sera apporté graduellement, échappant ainsi à l'observation.»

Avec trois décennies de retard, il semblerait que la vision de Churchill prenne forme. La viande synthétique existe et Bill Gates lui-même nous assure qu'il n'y a pas cru, la première fois qu'il a croqué un tacos fourré au poulet sans poulet:

«Comme la plupart des gens, j'imagine qu'on ne peut pas m'avoir facilement. Pourtant, c'est précisément ce qui s'est passé quand on m'a demandé de goûter un taco au poulet.»

Encore mieux que le Canada Dry, ce poulet avait l'odeur, la texture et le goût de la volaille, mais était entièrement composé de produits végétaux:

«Ce que j'étais en train de tester, c'était plus qu'un substitut de viande intelligent», s'engoue Gates, «c'était le goût du futur de la nourriture». Soutenue par Gates et Obvious Corporation (incubateur créé à l'initiative des co-fondateurs de Twitter, Evan Williams et Biz Stone), la start-up Beyond Meat a grandi et distribue désormais une quinzaine de références (substituts de poulet, de bœuf, boulettes ou croquettes) dans diverses grandes chaînes d'alimentation aux Etats-Unis.

Non, ce n'est pas nouveau. John Harvey Kellogg, dont le nom restera à jamais associé à nos petits-déjeuners, avait inventé une «viande sans viande» à base de végétaux dès 1896!

L'innovation récente réside essentiellement dans le fait que, comme Churchill l'avait envisagé, les consommateurs se sont progressivement faits à l'idée – et l'amélioration de la saveur, de l'aspect des aliments a joué un rôle favorable.

Aux Pays-Bas, l'idée farfelue de Jaap Korteweg s'est transformée en success story: sa boucherie végétarienne (une première mondiale) installée à la Haye, lui vaut le prix de l'Entrepreneur de l'année. Peut-il, après les consommateurs hollandais, séduire le marché français avec son coq au vin sans coq?

Animaux d'un genre nouveau: Eating design

Beyond Meat ne s'adresse cependant pas à un public végétarien mais amateur de viande, avec l'espoir avoué de réduire de 25% la consommation mondiale de viande d'ici 2020.

Le PONTI de © Marije-Vogelzang

A ceux-là, comme aux consommateurs qui font le vœu d'abandonner la viande mais éprouvent du mal à sauter le pas, la designer Marije Vogelzang propose une alternative: «Faked meat» est un projet initié par la designer culinaire au cours de ses études, qu'elle a ensuite développé. A la tête du département «Food non food» de la fameuse Design Academy d'Eindhoven, Vogelzang avait imaginé sa «fausse viande» en réaction aux substituts qui ont soudain déferlé sur le marché. Saucisses de tofu, côtelettes à base de protéines de pois chiches? «Autant inventer de nouveaux animaux!» Lointains cousins du dahu, quatre nouvelles créatures ont vu le jour, incitant les consommateurs à réfléchir sur leur façon de se nourrir.

Ainsi, les gourmets aventureux sauront désormais que le Ponti d'Europe se déniche au cœur de volcans, ce qui confère à sa chair une délicate saveur fumée. Sa queue rigide en fait un encas idéal, facile à manger avec les doigts. L'Herbast, lui, n'a ni queue ni tête. Il s'agit d'un animal herbivore (donc déjà assaisonné) plutôt carré et facile à découper: prêt à déguster!

Rêve de tout amateur de sushi, le Biccio se balade le long des côtes russo-japonaises, dans la partie nord de l'océan pacifique. Se nourrissant exclusivement d'algues, ce «poisson» est naturellement truffé d'anti-oxydants. On terminera sur une note sucrée: la chair du Sapicu, mignonne bestiole canadienne, est infusée du parfum des feuilles et du sirop d'érable dont il est friand. Caramélisé ou nappé de chocolat, c'est le dessert idéal, nous promet Vogelzang.

Je ne m'attends pas à ce que les designers sauvent la planète mais je constate que ce système d’alimentation a besoin de designers

Marcus Fairs

Non, ce bestiaire miraculeux n'existera pas. «Nous – en tant qu'humains, en tant que planète – sommes dépendants d'une alimentaire saine, d'un millier de façons. Je ne m'attends pas à ce que les designers sauvent la planète mais je constate que ce système d’alimentation a besoin de designers et de design thinking», expliquait l'Eating designer à Marcus Fairs.

Steak de cellules souches, sponsorisé par Google

Mais les animaux imaginés par Marije Vogelzang sont-ils plus insensés ou improbables que la prédiction de Winston Churchill en 1931?

La viande «cultivée» in vitro a bien vu le jour. En août 2013, le professeur Mark Post de l'Université de Maastricht (une future cause nationale?) présentait le tout premier steak hâché «né» en laboratoire, fruit de 5 années de recherche qui auront coûté environ 300.000€.

Le «Frankenburger» se fabrique en prélevant des cellules souches sur un muscle de boeuf. Plongées dans une substance nutritive, elles se développent pour créer des lamelles– ou plus concrètement, des fibres musculaires– qui s’étirent pour atteindre 3 cm de long sur 1,5 cm de large et 0,5 mm d’épaisseur. Un steak haché nécessite 3.000 lamelles de tissu musculaire additionnées de quelques centaines de lamelles de tissu adipeux.

Le laboratoire «Cultured Beef» a connu quelques soubresauts, faute de fonds. Un investisseur a donné le salutaire coup de pouce. Sergueï Brin, co-fondateur de Google, s'est engagé «par motivation personnelle, car il s'inquiète du bien-être des animaux», révélait Mark Post. Le projet au départ focalisé sur la viande de porc a finalement utilisé, à la demande du mécène, des cellules de bœuf:

«Finalement, c'était un bon choix, car les problèmes générés par l'élevage intensif de bovins sont plus importants.»

Des cellules souches prélevées sur une unique vache pourraient, en suivant la «recette» de Mark Post, générer 175 millions de burgers, pour lesquels il faudrait aujourd'hui élever puis abattre 440 000 bovins. Une pratique qui pourrait entraîner une réduction des gaz à effet de serre, épargner de grandes quantités d'eau et peut-être permettre d'utiliser autrement une partie des 70% des terres agricoles dans le monde exclusivement réservées à l'élevage industriel.

Selon le Programme des Nations unies pour le développement, rapportait Le Monde en avril dernier, d'ici 2080 «600 millions de personnes supplémentaires chaque année pourraient souffrir d’insécurité alimentaire». En 2009, un rapport de la FAO assurait que la consommation en viande en 2050 pourrait atteindre 470 millions de tonnes par an, deux fois plus qu'aujourd'hui.

D'ici 5 à 7 ans, la viande cultivée en laboratoire pourrait être disponible sur le marché. A l'heure actuelle, estime Mark Post, elle coûterait au consommateur 19€ le kilo –mais l'équipe de «Cultured Beef» espère en réduire le prix de vente. Et fait des émules: la semaine dernière s'achevait à Maastricht le 1er symposium international de la «Cultured meat».

Il reste encore à convaincre les consommateurs. Une grande majorité des personnes interrogées par l'équipe marketing du projet en reconnaît l'intérêt mais ne souhaite pas forcément y planter sa fourchette. Pour induire une évolution plus rapide des mentalités, Mark Post travaille avec des philosophes. «Pour l'instant, tout cela est très intellectuel, car nous n'avons rien de concret dans l'assiette. C'est un équilibre à trouver entre le refus impulsif et l'acceptation rationnelle que nous ne pouvons pas continuer ainsi

Un peu d'humour permettra peut-être, sinon l'acception, de dompter quelque peurs ?

Dans la même veine que Marije Vogelzang, l'équipe du restaurant virtuel «Bistro in vitro» invitait des designers à imaginer des recettes à base de viande in vitro. Viande séchée en rouleau, barbapapa de bœuf, mojito à la viande...

Demain, l'arbre à viande ?

©Marije Vogelzang

Marije Vogelzang décrit son travail d'«eating designer» comme l'analyse de nos habitudes alimentaires à travers huit catégories: les sens, la nature, la culture, la société, la technique, la psychologie, la science et enfin l'action. Chaque performance culinaire de la designer incite au dialogue et à la réflexion.

Lors de la Paris Design Week en septembre 2015, elle présentait ses «Plant Bones» dans le cadre de l'exposition du collectif Thinking Food Design (à l'initiative de Marc Brétillot, pionnier et inventeur du design culinaire, et Earlwyn Covington) à la Galerie Joseph Braque. «Les archéologues du futur ont trouvé de curieux artefacts qui prouvent que nos successeurs mangeront de la viande qui pousse comme les plantes

Plutôt que fabriquer des substituts de saucisse ou de boulettes de bœuf à partir de végétaux, on les ferait donc directement pousser dans nos jardins? C'est un peu l'idée, puisque chaque «Plant Bone» possède une structure osseuse, ou quelque chose d'approchant, mais entièrement composée de cellulose, avec les mêmes qualités nutritionnelles que la viande –et pousse sur une plante, un arbre...

L'installation avait pour but d'inviter les spectateurs à imaginer des scénarios de vie pour chaque «plante-os»: mutation accidentelle, géniale hybridation, fruit de l'évolution naturelle, d'une catastrophe nucléaire? La conséquence logique de nos actions? Si seulement Churchill avait pu y mettre son grain de sel...

Source : slate.fr

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>