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Articles avec #impression 3d-fabrication additive

Eric Carreel : les objets de demain Conférence TEDxParis 2012

29 Janvier 2013, 18:33pm

Publié par Grégory SANT

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La mode se lance dans l'impression 3D

28 Janvier 2013, 18:22pm

Publié par Grégory SANT

L'impression 3D arrive dans le monde de la mode, et le plus récent exemple de cette collaboration est la collection exposée à Paris à  la dernière Fashion Week.

Voltage-1

 

Un modèle a été conçu à l'aide d'un programme de CAO, qui est ensuite envoyé vers une imprimante 3D. Il y a des tonnes de différentes imprimantes 3D, qui peuvent utiliser certains matériaux pour construire le produit désiré, couche par couche. Habituellement, le matériau en question est quelque chose de dur, comme les plastiques ou les métaux, mais ces derniers temps la gamme des matériaux a été élargie pour inclure les matériaux plus mous comme le caoutchouc et le polyuréthane. C'est avec ces matières qu'a été imprimé ces modèles.

 

La collection Voltage est un ensemble de 11 pièces du designer Iris van Herpen, fabriquée à l'aide de l'imprimante 3D
Stratasys de Materialise.

La collection comprend un large éventail de vêtements, y compris une jupe, une combinaison, une cape et une robe. Il s'agissait d'une conception collaborative avec Julia Koerner, qui est un architecte et un professeur de l'UCLA.

« La possibilité de faire varier la douceur et l'élasticité nous a inspiré pour concevoir une « seconde peau » pour l'organisme agissant comme armure en mouvement, » dit le co-concepteur, Neri Oxman. « De cette façon, nous avons pu concevoir non seulement la forme du vêtement, mais aussi son mouvement. »
Oxman a été en grande partie responsable de la collection des êtres imaginaires, une foule d'articles imprimés 3D basés sur la mythologie qui a débuté l'année dernière. Collection de tension de cette année vise à être un peu plus pratique, fabrication d'objets qui pourraient en fait être portés au quotidien.

Source : objet.com

Source : mashable.com

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Limoges innove avec des impressions 3D en céramique

25 Janvier 2013, 18:28pm

Publié par Grégory SANT

Bijoux Céramique

La ville de Limoges est mondialement connue et reconnue pour sa porcelaine.

Vous remarquerez un amateur de vaisselle de table soignée car il retournera systématiquement son assiette.

 » Fabriqué à  Limoges «  est un gage incontesté de qualité. Un esthète s’en trouvera toujours ravi.

Ce qui est par contre moins connu, ce sont les nombreuses applications de la céramique dans l’industrie de pointe.

A côté de la traditionnelle porcelaine, le bassin du Limousin a développé des céramiques techniques qui offrent des propriétés techniques uniques et ont ouvert un monde nouveau d’opportunités de développement dans tous types d’industries.

Lorsque vous vous brisez le crâne (ce que je ne souhaite à  personne), c’est une pièce en céramique fabriquée à  Limoges à  partir d’un scan en 3D de votre boîte crânienne qui viendra s’y adapter au 10ème de mm prêt pour vous redonner forme présentable.

 

Les acteurs locaux aussi bien institutionnels qu’entrepreneurs y sont fortement conscients de l’enjeu majeur que l’innovation représente aujourd’hui et ce aussi bien dans les domaines d’activité historiques du bassin que dans celui en développement des NTIC.

C’est dans cette dynamique locale que se développe l’entreprise CeramPilot.

CeramPilot a développé un procédé unique au monde permettant d’utiliser une imprimante 3D pour générer des pièces uniques en céramique pure.

Ce procédé permet d’allier les avantages du prototypage rapide des imprimantes 3D à  la qualité et à  l’élégance des pièces en céramique.

chain_def copy copy

La possibilité de produire à  moindre coût, dans une qualité irréprochable des pièces uniques rendaient logique une diffusion de cette technologie dans le secteur du luxe et en particulier de la joaillerie.

C’est ce passage stratégique de l’innovation technologique à  l’innovation d’usage qui nous intéresse particulièrement car il est souvent difficile à  opérer.

Car peu importe à  un client ce que la technologie peut faire, ce qui compte pour lui, c’est la manière dont elle peut lui être utile et dont elle peut être intégrée à  ses cycles de valeur.

CeramPilot a donc décidé d’ effectuer cette médiation en faisant appel à  un artiste.

Bijou en porcelaine de Paul Coudamy

Bijou en porcelaine de Paul Coudamy

L’architecte et designer Paul Coudamy a ainsi imaginé des applications possibles de cette technologie pour le secteur du luxe avec comme objectif de montrer de ce qu’il est possible de faire lorsqu’on enlève la contrainte du moule.

Cette collaboration avec un artiste permet à  l’entreprise de développer de nouveaux savoir-faire autour de sa technologie et d’étendre son marché à  nouveaux secteurs.

CeramPilot signe à  présent ses premiers contrats avec les joailliers de la place Vendôme.

Source : nod-a.com

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L'imprimante 3D change d'échelle en se lançant dans l'immobilier

21 Janvier 2013, 21:55pm

Publié par Grégory SANT

Les usages de l’impression 3D sont divers et quasi infinis : les objets et autres figurines, les meubles, les chocolats et bientôt les bâtiments ! Et oui, il fallait y penser.

Cette technique de fabrication innovante est utilisée depuis un certain temps par les industriels mais reste assez abstraite pour le grand public. Le concept est justement de donner la possibilité à tout le monde (ou presque) de fabriquer ses propres objets en les imprimant, à condition d’avoir un minimum de créativité !

C’est en tout cas l’idée un peu farfelue de l’architecte néerlandais Janjaap Ruijssenaars qui souhaite imprimer, ou plutôt fabriquer, un bâtiment au plus tard en 2014 (si tout se passe évidemment comme prévu).

Intitulé la Maison du paysage, ce projet sera en fait imprimé en plusieurs morceaux afin de former par la suite une seule et unique pièce complète. Mais ce n’est pas encore n’importe quelle imprimante 3D qui permet de fabriquer des pièces aussi imposantes car ces dernières feront une (petite) taille de 6×9 mètres… L’imprimante utilisée, la D-Shape, est capable d’imprimer un bâtiment de deux étages à partir de fines couches de sables et d’un liant minéral. Les contours du bâtiment seront ensuite remplis de béton renforcé avec des fibres pour obtenir une certaine résistance.

Ce bâtiment ultra design est développé dans le cadre de l’Europan, une compétition qui a lieu tous les deux ans dans laquelle de jeunes architectes présentent les maisons de demain aux quatre coins de l’Europe. L’architecte qui travaille en collaboration avec un artiste et mathématicien se donne environ un an et demi pour réaliser ce projet ambitieux.

universe architecture 3d printed house 1 Il veut fabriquer un bâtiment avec limpression 3D

universe architecture 3d printed house 2 Il veut fabriquer un bâtiment avec limpression 3D

universe architecture 3d printed house 3 Il veut fabriquer un bâtiment avec limpression 3D

Source : presse-citron.net

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Les imprimantes 3D grand public arrivent sur le marché

18 Janvier 2013, 19:00pm

Publié par Grégory SANT

Au CES2013, on a pu constater qu’effectivement, l’impression 3D se démocratisait. Deux exemples. La société Afinia commercialise des imprimantes 3D grand public, au prix de 1500 euros environ.

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Il s’agit d’imprimante monochrome usant de rouleaux de matière plastique. Si l’imprimante n’est pas donnée, les rouleaux sont relativement peu couteux, avec 32 euros le kilo. En revanche, l’offre logicielle est rudimentaire puisque l’imprimante se contente d’un driver acceptant les formats STL. A vous les joies de la 3D sous Autocad et autre logiciel de CAO.

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La société Cubify propose quant à elle des modèles un peu moins chers (1300 euros). Mais la recharge est un peu plus coûteuse : 52 euros.

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Cubify est déjà plus grand public avec une offre de CAO simplifiée, et des modèles préétablis pour composer soi-même des bagues, des ronds de serviettes customisés, etc, etc. Dans les deux cas, c’est toujours aussi fascinant et on attend d’en avoir une au labo pour faire joujou !

DSC_3985.JPG

DSC_3980.JPGSource :erenumerique.fr

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Paper-Kit propose votre tête en 3D

15 Janvier 2013, 20:38pm

Publié par Grégory SANT

Voici une solution économique pour réaliser votre noble tête en 3D façon masque ou plutôt jeux vidéo des années 90. Avec ce Paper-Kit vous allez pourvoir imprimer et découper (bon courage) les multiples pièces nécessaires à façonner votre beau visage. Vous n’avez besoin que de 3 photos de votre tête (sous 3 angles : face et deux profils).

 

Source : http://www.paper-kit.com

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L'art rencontre la technologie avec les impressions 3D

30 Décembre 2012, 17:58pm

Publié par Grégory SANT

Le 3D Print Show de Londres a récemment lancé, mettant en vedette de nombreuses technologies a présénté le 3D desktop Replicator 2 de MakerBot et les objets de Formlabs, mettant en vedette le mode d'impression 3D. Parmi les œuvres, des artistes conceptuels et des concepteurs dans l'exposition collective, offrant non seulement quelques exemples des prouesses techniques mais de commenter le processus d'impression 3D et l'état actuel de la technologie dans nos vies.

        
       

 

       
       
 
 
        
       
               
     
       
          Source : inhabitat.com     

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Des disques "vinyle" en impression 3D

27 Décembre 2012, 18:39pm

Publié par Grégory SANT

On peut déjà enregistrer, éditer et produire de la musique de qualité professionnelle avec un ordinateur personnel ou une tablette, pour peu que l’on ait installé les bons logiciels et que l’on maîtrise un tant soit peu le sujet.

On peut aussi graver ses propres CD. Mais avec le retour en grâce du bon vieux vinyle, il fallait bien trouver un moyen de presser ses propres galettes. Comment faire ? En utilisant une imprimante 3D, bien sûr !

C’est la petite prouesse réalisée par Amanda Ghassaei, une ingénieure spécialisée en nanotechnologies, qui s’intéresse de près aux interfaces de manipulation de médias numériques.

vinyl 3d Presser (et écouter) ses propres disques vinyle avec une imprimante 3D !

En poste chez Instructables à San Francisco, elle a mis au point une technique qui permet de convertir des fichiers audio numériques en 33 tours vinyles qui fonctionnent sur n’importe-quelle platine. Même si la qualité audio est très dégradée, avec un taux d’échantillonnage de 11 KHz, soit quatre fois inférieur à celui d’un mp3, et une résolution audio de 5-6 bits, les musiques gravées sont facilement identifiables malgré le souffle important, et le son bien pourri, il faut le dire.

Source : presse-citron.net

 

 

Une performance assez étonnante expliquée en détail (et en anglais) sur Instructables par son auteure, avec une autre vidéo qui montre tout le processus.

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Imprimante 3D Mcor Technologies

9 Décembre 2012, 17:57pm

Publié par Grégory SANT

En 2008, Mcor Technologies a dévoilé son incroyable imprimante 3D Matrix qui crée des objets à partir de ramettes de papier normal. C’était un moyen peu coûteux d’imprimer en 3D. Aujourd’hui, cette société a dévoilé un nouveau modèle, l’Iris, qui ajoute un peu de couleur à vos créations. 

Comme la Matrix, l’Iris découpe et colle le papier couche après couche pour imprimer lentement votre objet en 3D. La couleur est introduite via un processus supplémentaire qui dépose l’encre uniquement sur les parties d’une page qui seront visible sur le modèle finale. Comme il n’imprime pas le motif sur toutes les pages, l’Irirs ne devrait pas vider vos cartouches d’encre trop vite.

Source : gizmodo.fr

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Impression 3D d'organes pour demain ?

1 Décembre 2012, 18:45pm

Publié par Grégory SANT

L'imprimante 3D d'organes !  Ne s’agirait-il pas d’une révolution , encore plus extraordinaire que celle de la bureautique personnelle et de l’impression 2D ?



Ces labos qui nous changent la vie.
Imaginer les objets, c’est bien ; mais les créer tout de suite, c’est mieux, et c’est maintenant possible grâce à un tout nouvel outil à la disposition des chercheurs : l’imprimante 3D.
Mettre en forme un document sur son ordinateur, cliquer sur “imprimer” dans le menu déroulant du logiciel et obtenir en quelques secondes une copie papier du texte et des illustrations apparaissant à l’écran sur une petite imprimante de bureau : quoi de plus banal aujourd’hui ? Mais imaginez maintenant qu’il soit possible d’enchaîner des actions comparables et d’obtenir comme résultat non pas une feuille encrée en noir et blanc ou en couleur mais un objet, comme une figurine en plastique ou un bracelet en résine, ou encore un nouveau robinet pour votre salle de bains. Un objet dont vous auriez téléchargé le plan tridimensionnel (3D) sur Internet, ou que vous auriez conçu vous-même grâce à un logiciel et qui se matérialiserait chez vous, comme par miracle, via une “imprimante 3D”.
Ne s’agirait-il pas d’une révolution encore plus extraordinaire que celle de la bureautique personnelle et de l’impression 2D ? Nous pourrions tous devenir producteur de nombre d’objets utilisés dans la vie quotidienne, que nous pourrions ajuster précisément à nos besoins, et même créer en toute liberté des oeuvres nées de notre imagination – jouets, bijoux, bibelots… – ou inventer des instruments pratiques pouvant être vendus, sur le Net bien entendu.
Cette perspective ne relève pas de la science-fiction : il est déjà possible d’acheter une imprimante 3D pour un prix de l’ordre de 1 000 euros et de se procurer, gratuitement ou à coût raisonnable, les logiciels nécessaires pour concevoir des objets tridimensionnels sur son ordinateur, avant de les “imprimer” dans divers matériaux (plastique, résine, métal).
Mais comment fonctionne une imprimante 3D ? L’objet à “imprimer” est d’abord décrit par l’utilisateur, avec un logiciel de conception assistée sur ordinateur (CAO), comme une succession de fines couches superposées. Cette description est ensuite convertie en ordres envoyés à l’imprimante 3D, qui va créer successivement et superposer chaque couche de l’objet, jusqu’à ce qu’il soit complètement matérialisé.
Différentes techniques peuvent être utilisées pour former les couches, selon les matériaux choisis, qui jouent le rôle des encres dans une imprimante traditionnelle. Il est ainsi possible de projeter, suivant le plan de l’objet, une couche de gouttelettes de plastique, qui va ensuite être rigidifiée par exposition à des rayons ultraviolets. On peut aussi déposer, toujours selon le plan établi, une mince couche de poudre métallique, dont les granules seront fusionnés sous l’action d’un laser ou d’un faisceau de particules. Les variantes sont nombreuses mais pour l’instant, pour les imprimantes 3D personnelles, les “encres” utilisables sont limitées (principalement plastiques, résines et métaux) et la dimension des objets “imprimables” ne dépasse pas une dizaine de centimètres, avec une précision de l’ordre du dixième de millimètre.
Pourquoi la possibilité d’utiliser des imprimantes 3D n’est-elle pas davantage connue et n’a-t-elle pas encore quitté un cercle d’amateurs passionnés, qui constituent un “réseau social” spécifique dans le monde ? Parce que, même si elle progresse à pas de géant sur le plan technique, elle en est encore au stade des balbutiements pour ce qui est de ses applications personnelles. On peut la comparer à ce qu’était l’usage des ordinateurs personnels avant les Apple et les PC d’IBM, dans les années 1970 : une révolution en gestation, où des “fondus” d’informatique montaient eux-mêmes des machines vendues en kit par correspondance. Ils créaient, tout en les découvrant, les utilisations extraordinaires de ces machines…
Au stade actuel, il faut encore apprendre tout ce que la “fabrication personnelle” va rendre possible, et qui s’apparentera à une révolution culturelle et… industrielle ! Tous “fabricants” dans une économie diffuse, où l’entrepreneuriat et la petite entreprise prendraient une place de plus en plus importante par rapport aux grandes manufactures ? Pourquoi pas un jour…
Mais est-il nécessaire d’attendre la pénétration en masse des imprimantes 3D dans les foyers, les associations, les ateliers de quartier, pour que la technique de l’impression d’objets bouleverse l’industrie ? Ce n’est pas le cas : l’impression 3D, avec des machines encore chères, complexes et volumineuses, pénètre d’ores et déjà en force dans le monde des industries manufacturières.
À l’origine, voici une dizaine d’années, les imprimantes 3D industrielles ont été utilisées pour fabriquer des prototypes de pièces ou de produits dans des domaines de pointe : aérospatial, automobile, équipements médicaux. Elles disposent d’un énorme atout pour ce type de fabrication : elles peuvent produire à la demande, et rapidement, des modèles uniques, faciles à modifier au fur à mesure des essais. Une fois le prototype au point, l’élément était ensuite fabriqué avec les machines-outils traditionnelles.
Mais les imprimantes 3D possèdent quelques avantages qui leur ont permis de passer de la fabrication de prototypes à la production opérationnelle de certains objets. En premier lieu, l’économie de matériaux : en impression 3D, on utilise seulement la quantité dont on a besoin, alors que lorsque l’on fabrique une pièce à partir d’un bloc métallique, par exemple, on peut éliminer jusqu’à 90 % du matériau de départ. Deuxième avantage : le coût d’un élément fabriqué est le même quelque soit le nombre produit, ce qui est bien adapté aux petites séries. Troisième avantage : le logiciel de conception et de pilotage de l’imprimante 3D permet de modifier à la demande les caractéristiques des objets produits, qui peuvent donc être adaptés chacun à des besoins individuels. Enfin, et peut-être sur tout : l’impression 3D donne la possibilité de concevoir des produits optimisés pour leurs caractéristiques et leurs performances, indépendamment de toute contrainte liée à la production en série par des machines-outils classiques.
Économie, individualisation, optimisation : l’impression 3D s’impose comme une solution d’avenir pour de plus en plus de productions industrielles. Exemple : l’un des plus grands conglomérats industriels mondiaux, l’américain General Electric (GE), utilise des imprimantes 3D pour fabriquer les éléments clés de ses scanners ultrasonores pour l’échographie – les transducteurs en céramiques piézoélectriques, qui servent à produire et recevoir les ultrasons. GE veut introduire, à terme, l’impression 3D dans tous ses domaines d’activité industrielle, y compris les moteurs d’avion (où il domine le marché civil), et estime qu’il sera un jour possible de fabriquer un moteur entièrement avec cette technique. EADS commence à produire par impression 3D des éléments en titane pour train d’atterrissage et envisage, à terme, la production d’éléments beaucoup plus importants, comme des ailes entières d’avion, avec cette technique.
Dans un domaine très différent, la fabrication de prothèses auditives ou de dents artificielles, l’impression 3D a déjà accompli une pénétration très importante, du fait de l’ajustement possible de chaque produit à la physiologie du patient.

Jusqu’où ira la transformation de l’industrie par l’impression 3D ? Les techniques traditionnelles seront-elles un jour complètement remplacées ? Il est plus probable qu’il y aura complémentarité, des imprimantes 3D commençant, par exemple, un travail que des machines à commandes numériques de très grande précision termineront. Cela étant, un aspect mérite réflexion : par sa nouveauté et sa totale automation, l’impression 3D offre certainement des possibilités de rapatriement de certaines productions industrielles et de développement de nouvelles productions. Autrement dit, elle pourrait jouer un rôle significatif dans la ré-industrialisation d’un pays comme la France.
Révolution de la “fabrication personnelle”, transformation de l’industrie manufacturière, l’impression 3D va changer le monde, et certaines de ses perspectives donnent le vertige : des prospectivistes n’imaginent-ils pas que l’on pourrait un jour “imprimer” des organes, comme l’on commence dès aujourd’hui à “imprimer” des fragments de peau et de vaisseaux sanguins, en utilisant comme “encres” des cellules vivantes…

source : Alain Dupas 

L'imprimante d'organes

 


"Je pense que ça va casser la baraque" affirme Glenn Prestwich, professeur à l'université d'Utah. Son invention, le biopapier, est l'étape à l'impression d'organes. D'après lui, cette technologie sera effective dans moins de 10 ans. On pourra alors imprimer facilement des foies, des reins, des vaisseaux sanguins, et même des cellules cérébrales.

Encre et papier biologique

On sait déjà aujourd'hui fabriquer des brins d'ARN en deux dimensions, une des molécules de base de tout être vivant. Mais la nouveauté de la technique développée par Glenn Prestwich et Gabor Forgacs, professeur de physique biologique de l'université de Missouri-Columbia, c'est que l'on est maintenant capable d'obtenir des organes en trois dimensions.
La technique est simple et fonctionne sur le mode des imprimantes à jet d'encre. "L'encre", à base de cellules souches issues de vaisseaux sanguins ou de valves cardiaques, est projetée sur le "biopapier", constitué d'hydrogel spécial.
Plusieurs "feuilles" de cellules sont ensuite empilées les unes sur les autres. Pour un vaisseau sanguin de 2 cm de long par exemple, on imprime un anneau et on empile 2 cm de feuilles. La vitesse d'impression n'atteint toutefois pas les performances des imprimantes classiques : il faut compter 2 minutes pour imprimer une feuille. Mais il est possible d'imprimer directement des tubes, si on utilise du biopapier en spirale.

Auto-assemblage des cellules

Tout le processus réside ensuite dans la capacité des cellules à s'auto-assembler à partir du support. Le papier est un gel composé de gélatine modifiée et d'acide hyaluronique, une substance nutritive riche en sucres dans laquelle baignent les cellules de notre corps. Les cellules utilisent ce gel comme matrice pour se nourrir, et le vaisseau devient solide au bout d'une semaine environ.

Des cellules cérébrales de rechange

Une autre équipe londonienne cherche elle à imprimer des cellules cérébrales pour remplacer des zones endommagées du cerveau. Mais il faut pour cela encore réduire la taille des gouttes de cellules vivantes à quelques micromètres seulement. C'est techniquement possible en faisant subir un fort champ électrique au liquide à la sortie de la tête d'impression : le flux va alors s'éparpiller et un seul jet atteindre le biopapier. Reste à savoir si les cellules ne risquent pas d'être endommagées par un tel traitement.
Cinq millions de dollars ont en tout cas été alloués au projet américain par la NSF (National Science Fondation). De quoi fabriquer une banque d'organes déjà bien fournie.

Source : reflexionsnouvelles.blogspot.fr


Besoin d'une artère ou d'un nouveau foie ? Pas de problème: il suffit de les imprimer. Avec un papier et une encre un peu spéciaux, il sera bientôt possible d'obtenir des organes de rechange sur mesure.

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