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Articles avec #impression 3d-fabrication additive

Des semelles pour diabétiques en impression 3D

10 Novembre 2016, 19:43pm

Publié par Grégory SANT

impression-3d-semelles-pour-diabetique

Des semelles pour les patients diabétiques en 3D

L’inconfort des chaussures peut être gênant pour tout le monde mais dangereux chez les diabétiques. Savez-vous que chaque jour 400 nouveaux cas de diabète sont diagnostiqués en France?


Un risque d’amputation

Cette maladie apporte beaucoup de contraintes dans la vie du diabétique. L’une d’entre elles est l’attention particulière à apporter aux pieds du malade. En effet, le pied du diabétique se soigne très mal. Une minuscule plaie chez la personne diabétique peut aller jusqu’à l’amputation dans le pire des cas.

Il est donc d’une importance capitale d’être bien chaussé et bien au delà, d’être bien protégé dans ses chaussures grâce à une semelle intérieure.


L’impression 3D a toute sa place dans l’innovation médicale.

Des semelles rembourrées pour les pieds sont jusqu’à présent disponibles pour les patients en se rendant chez un prothésiste orthopédique spécialisé. Mais l’impression 3D offre la possibilité de fabriquer des articles personnalisés et donc des semelles de qualité médicale fabriquées sur mesure.

impression-3d-semelles-pour-diabetique-1Une initiative allemande appelée LAUF (construction de chaussures sur mesure assistée par laser) a démontré que l’impression 3D pourrait être la clé de la fabrication de semelles. LAUF est financé par le ministère fédéral allemand de l’éducation et de la recherche. Il  se compose d’une collaboration entre les experts de l’industrie et une équipe de chercheurs de l’institut Fraunhofer Institutes de mécanique des matériaux (IWM).

fraunhofer-logoCe projet démontre bien les avantages pour le patient diabétique d’avoir des semelles imprimées en 3D :

 » La cartographie pour pied numérique est déjà une pratique courante. Dans le cadre de LAUF, nous avons maintenant complètement numérisé le processus de production de semelles. Grace à un logiciel nouvellement développé le prothésiste orthopédique peut concevoir une semelle intérieure pour un patient et imprimer le résultat obtenu sur une imprimante 3D », explique le Docteur Tobias Ziegler d’IMW scientifique

Selon les chercheurs, l’avantage indéniable de ce procédé de fabrication est le coût beaucoup plus faible. Cela les rend donc accessibles pour tous.


Des avantages multiples pour le patient et pour la recherche

Ces semelles pour les patients diabétiques ont des propriétés mécaniques qui les rendent attrayantes. Cela signifie que la semelle  pourra être plus épaisse à tel ou tel endroit en fonction du patient. C’est intéressant dans le cas, par exemple, de durillons aux pieds.

Aussi, ces semelles étant entièrement numérisées, les compagnies de mutuelle santé et l’équivalent de la CPAM allemande pourront recueillir des données scientifiques sur leurs efficacités.


La recherche de matériaux innovants

L’étape suivante de la recherche est de développer des matériaux d’impression 3D toujours plus innovants pour la fabrication de ces semelles.

La société Covestro et Lehmann Voss était responsable de la fabrication de semelles en 3D en TPU doux et souple. Il s’agit là de semelles extérieures. Actuellement, cette société travaille avec des chercheurs de l’UMSICHT pour développé de nouveaux types de TPU pour semelles intérieures.

Des chercheurs de IWM ont conçu des structures en 3D pour rendre ces semelles autant viables que possible.

 » D’où vient le besoin qu’ une semelle intérieure soit rigide ou souple? En modifiant le type de structure, nous pouvons déterminer avec précision la rigidité de la semelle. Nous simulons le processus de production aussi afin d’identifier ou il y a un potentiel d’optimisation », explique le docteur Zieger.


Le processus de frittage laser sélectif

Les semelles pour les patients diabétiques sont imprimées en 3D par les partenaires industriels Rpm de Frauhnhofer IWM GmBH et Sintermask qui utilisent le frittage laser sélectif (SLS) pour la fabrication additive de semelles personnalisées.

Une fois imprimées les prototypes des semelles sont renvoyés à IWM où ils seront testés.

Si ces semelles s’avèrent viables, le logiciel développé par LAUF pourrait être disponible dans deux ans.

Encore un bon espoir pour tous les patients diabétiques qui souffrent et ne peuvent pas forcément se payer des semelles sur mesure.

Sourec : additiverse.com

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Des os synthétiques en impression 3D

28 Octobre 2016, 19:15pm

Publié par Grégory SANT

 
Cet implant sur mesure, synthétique et flexible, permettrait de remplacer la portion d'os manquante et de régénérer le tissu abîmé. (Crédit : Northwestern University)
Cet implant sur mesure, synthétique et flexible, permettrait de remplacer la portion d'os manquante et de régénérer le tissu abîmé. (Crédit : Northwestern University)
Il vous a suffi d’un mauvais mouvement, d’un effort trop important, d’un choc physique ou d’une chute stupide... Et vous voici avec une fracture du pied. Cette expérience douloureuse est chaque année partagée par environ un million de Français. Heureusement, 90 % de ces fractures se consolident sans complications.
 
Pour parvenir à mieux traiter celles qui ne se laissent pas soigner par un simple plâtre, des chercheurs et chirurgiens du monde entier planchent depuis des années sur l'élaboration d'un os artificiel qui réparerait de manière sûre et fiable le tissu osseux des patients… et permettrait ainsi de rétablir la continuité de leurs os. 
 
En 2008, une équipe de chercheurs britanniques avait réussi à créer une pâte injectable capable de se transformer en tissu osseux afin de consolider l’os lésé. Huit ans plus tard, en septembre 2016, des chercheurs de l’université Northwestern de Chicago ont fait mieux : Grâce à l’impression 3 D, ils ont réussi à fabriquer un implant sur-mesure, synthétique et flexible, qui permettrait de remplacer la portion d'os manquante puis de régénérer le tissu abîmé. 
 
 
Ramille Shah, chercheuse en tête du projet à lUniversité Northwestern de Chicago. (Crédit : DR)
Ramille Shah, chercheuse en tête du projet à lUniversité Northwestern de Chicago. (Crédit : DR)

Temps de fabrication de 24 heures

Cet os, selon eux, a des propriétés proches de celles d'un os humain. Il serait facile à mettre en place et ne présenterait pas de risque de rejet - ses biocomposants se dégradant naturellement, petit à petit, jusqu'à la cicatrisation complète. Hyperélastique, il est majoritairement composé de poudre hydroxyapatite, le principal constituant minéral de l'émail dentaire, de la dentine et...de l'os humain. Pour lui apporter de la flexibilité, les chercheurs y ont ajouté du polycaprolactone, un polymère biocompatible et biodégradable communément utilisé pour la fabrication des tissus.

Afin de s'assurer de son élasticité, de sa robustesse et de son efficacité, l'équipe de recherche a effectué de nombreux tests sur des cellules, mais aussi sur des animaux. Lorsqu'elle a implanté cet os dans le crâne d'un macaque, par exemple, ses tissus biologiques se sont resoudés en quatre semaines seulement. Cet os artificiel novateur devrait ainsi servir à réparer des fractures graves, mais aussi à poser des implants. Et ce, en un temps record : les chercheurs ont réussi à imprimer une mandibule humaine, l'os de la mâchoire inférieure, en moins de trois heures.
 
"Le temps de fabrication d’un implant sur-mesure pour un patient pourrait être de seulement vingt-quatre heures, précise Ramille Shah, chercheuse en tête du projet, sur le site de l'Université de Northwestern. Cela pourrait bouleverser la chirurgie cranofaciale et orthopédique, et je l’espère, améliorer les résultats sur les patients."
 
 
L'impression sur mesure présente des avantages indéniables quand il s'agit de traiter les problèmes osseux des enfants. Grâce à cette technologie, leurs os pourraient continuer à grandir autour de l'implant artificiel, comme le démontrent des premières expérimentations. Une invention prometteuse, donc, dont les premières applications cliniques verront le jour dès 2021. 
Source : wedemain.fr

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PSA et Divergent s'associent pour l'impression d'auto en 3D

14 Octobre 2016, 18:32pm

Publié par Grégory SANT

la supercar blade de divergent 3d

Le jeudi 15 septembre, le groupe PSA a annoncé un partenariat avec l’américain Divergent. Cette jeune start-up se spécialise depuis sa fondation dans l’impression 3D en métal. Elle s’est faite connaître aux yeux du monde entier avec la sortie de la première plate-forme logicielle et matérielle de production 3D automobile en métal. Baptisée NODE, elle se veut plus rapide, plus écologique et plus efficace. Et avec elle, Blade, la première « super-voiture » imprimée en 3D. Renforcée par la couverture médiatique qui en a été faite, la start-up a pu entrer dans le champ de vision des plus grands groupes. A commencer par PSA, qui compte bien mettre sa technologie à profit. Pour le moment, le partenariat ne semble pas impliquer de prise de participation au capital de Divergent. Néanmoins le groupe français pourra intégrer les imprimantes 3D dans son processus de production. Concrètement, les deux associés ont signé une lettre d’intention.

« C’est aujourd’hui la conception et la fabrication de l’ensemble de la structure du véhicule que PSA et Divergent 3D espèrent transformer, avec l’objectif de fabriquer des véhicules structurellement plus légers et plus sûrs, plus rentables, respectueux de l’environnement » a souligné l’un des responsables du projet.

Main dans la main, les deux entreprises entendent faire sortir l’impression 3D de son cercle privilégié de prototypage pour l’intégrer complètement au processus de production, en passant du plastique au métal. A Carlors Tavares, patron de PSA d’expliquer que la technologie « a le potentiel de réduire de manière spectaculaire la taille et la portée de notre empreinte industrielle, de réduire le poids global d’un véhicule et d’accroître la complexité, tout en nous donnant une flexibilité quasi infinie en matière de design« .

Du côté de Divergent 3D, on se félicite d’avoir signé un tel partenariat : « Le Groupe PSA est depuis longtemps un partenaire stratégique de Divergent 3D. Grâce à lui, nous allons pouvoir accélérer l’introduction de notre technologie sur le marché automobile mondial » assure Kevin Czinger, fondateur et PDG de la start-up. Un partenariat qui succède d’ailleurs à celui signé avec Altran la semaine dernière seulement. La société de conseil, qui assure notamment l’externalisation de certaines activités de R&D de PSA, en a profité pour prendre une part minoritaire dans la start-up de façon à « commercialiser leur offre de manière conjointe aux Etats-Unis, en Europe et en Chine« .

Source : humanoides.fr

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4ekolka : une voiture électrique imprimée en 3D

7 Octobre 2016, 20:06pm

Publié par Grégory SANT

200 km d’autonomie pour une vitesse de 55 km/h

Petr Chládek confie : “L’idée de base derrière ce projet était un constat, toutes les formes de transport autour de la ville sont totalement inefficaces”. Une référence aux manques de transports publics mais aussi à la pollution de la capitale tchèque, considérée comme l’une des villes les plus polluées d’Europe.

La 4ekolka apparaît ainsi comme une solution alternative. Le designer a eu recours à l’impression 3D dans l’optique de créer des pièces plus légères et réduisant grandement le prix lié à la fabrication de son prototype. Un développement qui aura coûté au total près de 300,000 couronnes tchèques, soit environ 11,100 euros. Le véhicule présente une autonomie maximale de près de 200 km.

“Les véhicules électriques comme celui-ci peuvent être utilisés de manière efficace sans pour autant produire des émissions de CO2, cela réduira les nuages de pollution qui englobent parfois notre capitale. Ce genre d’innovation a la capacité de changer la manière de prendre les transports telle que nous la connaissons” précise Petr Chládek.

Après la Strati du constructeur Local Motors mais aussi Peugeot et son partenariat avec le constructeur Divergent, l’impression 3D montre peu à peu son potentiel dans le secteur automobile. Le designer Petr Chládek présentait ainsi cette semaine un premier concept de voiture électrique produite grâce à la fabrication additive.

Baptisée 4ekolka, le véhicule électrique a été spécialement pensé pour la ville et permettra d’atteindre une vitesse de pointe de 55 km/h. Elle est l’oeuvre de Petr Chládek, un entrepreneur tchèque qui a souhaité inventer un moyen de transport pratique, compact et éco-responsable pour circuler dans les rues de Prague.

Cette initiative fait écho aux travaux de Local Motors, qui dévoilait au public pour la première fois en 2014 un véhicule imprimé en 3D et équipé du moteur de la Renault Twizzy. Dernièrement, la firme américaine allait encore plus avec Olli, un concept de bus autonome développé en partenariat avec IBM et son programme d’intelligence artificielle Watson.

Source : 3dnatives.com

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Première construction française en impression 3D

21 Septembre 2016, 18:45pm

Publié par Grégory SANT

Pour la première fois en Europe, un bâtiment a été construit uniquement avec une imprimante 3D. Inaugurée le 20 septembre sur le campus Dassault Systèmes de Vélizy (78), la structure ouvre la voie à une nouvelle façon de concevoir l'architecture. Découver

C'est probablement une étape importante dans l'histoire de la construction. Le premier bâtiment entièrement réalisé avec une imprimante 3D a été dévoilé et inauguré, ce 20 septembre, sur le Campus de Dassault Systèmes de Vélizy-Villacoublay (78), en présence de Valérie Pécresse, Présidente de la région Ile-de-France, de Bernard Charlès, directeur général de Dassault système et de Serge Dassault, fondateur du groupe aéronautique. Pour les acteurs du projet, ce premier pavillon 3D ouvre une nouvelle ère pour l'architecture et la construction. En soutenant la start up XtreeE, spécialisée dans le développement de systèmes d'impression 3D à grande échelle, Dassault Systèmes a l'intention de devenir "un acteur majeur dans le domaine de la construction", a annoncé Bernard Charlès, lors de la présentation de la structure béton.

Source : batiactu.com

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L'impression 3D Chocolat par Choc Creator

16 Septembre 2016, 17:08pm

Publié par Grégory SANT

Depuis l'arrivée des imprimantes 3D, on leur a trouvé des applications dans de nombreux domaines. Dans le cadre du salon du chocolat, une imprimante permettant de faire des supports en chocolat était présentée.

Lors du salon du chocolat qui a ouvert ses portes mercredi et qui est encore ouvert tout le week-end, une agence française était présente pour exposer une imprimante 3D qui permet de créer des décors en chocolat et d’imprimer sur différentes surfaces. Les professionnels présents se disent intéressés par cette nouvelle technologie.

L’impression 3D aussi dans la chocolaterie

Depuis leur création les imprimantes 3D s’invitent partout, si bien qu’elles commencent à débarquer dans le domaine de la chocolaterie. Quoi de mieux que de présenter son produit lors du salon du chocolat qui se déroule jusqu’à demain Porte de Versailles à Paris.

L’agence française wiShape est présente au salon avec une nouvelle version de l’imprimante 3D Choc Creator, qui permet de créer des petits décors en chocolat destinés à tous les gourmands. Pour l’instant la technologie est limitée, elle permet de créer des petits décors de 4 centimètres de haut maximum et des lignes de chocolat de 0,5 mm 1,5 mm. « Il est possible d’imprimer sur différents supports comme des chocolats, des gâteaux, des biscuits, des plats, et du papier pour la décoration » expliquait à l’AFP le directeur associé de wiShape, Bertrand Busson.

Il suffit de créer un modèle en 3D sur ordinateur puis le transférer sur une clé USB. Ensuite on connecte la clé à l’imprimante et on lance l’impression après avoir rempli le réservoir de l’imprimante avec du chocolat liquide. « Tout type de chocolat peut être utilisé pour l’impression ainsi que différents chocolats colorés« , expliquait Bertrand Busson.

Les professionnels sont plutôt enthousiastes

Interrogés par l’AFP, les professionnels présents au salon du chocolat était en majorité plutôt enthousiastes face à cette nouvelle technique. Certains parlent de « plus-value technique » et n’excluent pas s’en procurer une dans un avenir proche.

L’imprimante 3D Choc Creator est vendu 5200 euros, c’est beaucoup moins que d’autres systèmes utilisés dans la chocolaterie comme les machines à jets d’eau ou à laser qui permettent de découper des pièces. Bertrand Busson espère en vendre une dizaine d’exemplaires dans les 12 prochains mois.

Source : begeek.fr

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PSA croit en l'impression 3D

16 Septembre 2016, 16:59pm

Publié par Grégory SANT

Voilà une avancée prometteuse pour PSA dans le cadre de la production automobile : le groupe français vient de signer une "lettre d'intention", une sorte de début de partenariat avec une startup originaire de Californie pour la mise en place à grande échelle d'impression 3D dans les usines de PSA. Les avantages de cette technologie sont nombreux.

L'accord signé entre PSA et son partenaire de longue date Divergent 3D est un bonus pour les deux entreprises. La société californienne espère promouvoir à l'échelle mondiale sa technologie d'impression 3D en démontrant ses bénéfices au sein même de la production automobile d'un grand groupe. Et Chez PSA, le gros "plus" se trouve justement du côté de l'assemblage, où Peugeot, Citroën ou encore DS pourraient utiliser l'impression 3D pour accélérer la production, améliorer les pièces et, de facto, les véhicules.

Carlos Tavares n'a pas manqué de commenter cette signature d'accord : "nous sommes impressionnés par les opportunités nouvelles promises par la technologie de Divergent 3D. Nous avons aussi la conviction que ces avancées spectaculaires dans le domaine de l'impression 3D permettront à notre Groupe de se positionner en leader du process de fabrication automobile. Nous disposons du potentiel pour optimiser notre empreinte industrielle, réduire le poids total du véhicule ainsi que la complexité de fabrication tout en nous permettant une flexibilité quasi infinie en termes de conception. Il s'agit d'une transformation radicale pour notre activité."

Que des avantages, aucun inconvénient

Actuellement, l'impression 3D n'est pas vraiment faite pour l'industrialisation et la production à grande échelle, ces imprimantes étant plutôt destinées à concevoir des pièces dans de petits volumes, et, souvent, pour des prototypes dont les moules seraient bien trop onéreux.

Voir débarquer l'imprimante 3D dans une usine d'assemblage automobile serait donc une première et PSA pourrait être l'instigateur d'une nouvelle "tendance". Des pièces plus légères (et potentiellement mieux conçues), des autos également plus légères, et surtout une flexibilité (la qualité par excellence que recherche les responsables de production) largement accrue, l'impression 3D promet d'avoir un bel avenir dans la fabrication d'automobiles.

Source : caradisiac.com

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Impression 3d de sucre avec Modernist Cuisine

14 Septembre 2016, 19:41pm

Publié par Grégory SANT

Alors qu’il y a un an, Modernist Cuisine imprimait en 3D une réplique du Château de Versailles en sucre, le cabinet d’ingénieur Guru a à son tour utilisé ce matériau afin de réaliser des créations aussi gourmandes qu’originales. Cette entreprise basée à Hong Kong s’est associée à un étudiant récemment diplômé du MIT, Victor Leung, afin d’imprimer en 3D des structures à partir de sucre.

Enseigner la robotique et l’impression 3D

Ce dernier a d’ailleurs proposé un atelier de démonstration auprès de jeunes étudiants afin de faire naître des vocations artistiques et architecturales en plus de les initier à la fabrication additive.

Dans le cadre d’un programme de recherche dédié à l’impression 3D de verre au sein du MIT, Victor Leung a souhaité élaborer un matériau de substitution qui ressemblerait à s’y méprendre à du verre. Il s’est donc tourné tout simplement vers du sucre caramélisé.

Victor Leung a imprimé en 3D des sculptures à partir de sucre fondu

Pour ce faire, il a eu recours à une machine du fabricant MakeBlock qu’il a montée seul. À présent, il enseigne dans les écoles de Hong-Kong les bases de la robotique, de la programmation et de la mécanique afin d’assembler soi-même son imprimante 3D.

S’agissant de sucre pur, Victor ne recommande pas de manger ces œuvres (malheureusement !). Toutefois, le projet a été l’occasion d’initier de jeunes élèves à l’impression 3D et pourquoi pas de faire naître des vocations parmi les apprentis makers.

Il a initié à des étudiants à créer leur propre imprimante 3D et faire leurs sculptures

Des créations identiques au verre

Victor Leung explique que le sucre est parfaitement adapté pour ses œuvres dans la mesure où le matériau présente des propriétés physiques proches du verre notamment dans l’aspect, la viscosité, et l’extrusion.

L’extrudeur comporte un four capable de cristalliser le sucre fondu. Victor Leung a aussi ajouté à son imprimante 3D un réservoir pour stocker le sucre ainsi qu’une buse pour chauffer le matériau à une température de 150°.

The sweetest CNC Machine a été montée entièrement à la main

Depuis, l’ingénieur a fabriqué avec un groupe d’étudiants cinq imprimantes 3D de ce genre, il souhaite maintenant innover et élaborer une imprimante similaire avec un extrudeur allégé et une meilleure qualité de finition pour des surfaces encore plus lisses.

Source : 3dnatives.com

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Micro-capteurs chimique par impression 3D

13 Septembre 2016, 18:55pm

Publié par Grégory SANT


LéVue schématique du procédé de prototypage de microcapteurs MIP par TPS
et en insert, une vue agrandie d'un microlevier MIP
© Damien T
huau

Prototype à l'appui, des chercheurs ont élaboré en une seule étape des micro-capteurs à base de polymères à empreintes moléculaires grâce à une imprimante 3D micrométrique. Une prouesse à cette échelle et sur ce type de composés, que l'on doit à des équipes de l'Institut de sciences des matériaux de Mulhouse (CNRS / UHA), du laboratoire Génie enzymatique et cellulaire (CNRS / UTC) et du laboratoire Intégration du matériau au système (CNRS / Université de Bordeaux). Leurs travaux, publiés dans la revue Advanced Materials, permettent d'envisager des capteurs interrogeables par voie optique ou mécanique et capables de détecter des molécules qui intéressent notamment les domaines pharmaceutique, agroalimentaire, environnemental, sécurité.

Parce qu'ils sont stables et présentent des affinités et sélectivités comparables à celles des anticorps, les micro-capteurs à base de polymères à empreintes moléculaires (MIP)* sont intéressants pour détecter et analyser des molécules (substances naturelles ou synthétiques, médicaments, pesticides ou toxines par exemple). Pour réaliser de tels capteurs, les équipes de l'Institut de science des matériaux de Mulhouse (CNRS / UHA), du laboratoire Génie enzymatique et cellulaire (CNRS / UTC) ont de façon inédite eu recours à un procédé de microfabrication 3D par écriture directe laser: la stéréolithographie biphotonique (TPS). A l'instar des imprimantes 3D commerciales, cette technique offre une grande flexibilité pour la conception et mise en forme des objets, avec l'avantage de structurer la matière à l'échelle micrométrique, voire sub-micrométrique.

Ces micro-capteurs spécifiques sont synthétisés en une seule étape par copolymérisation autour de la molécule-cible de monomères fonctionnalisés – c'est aussi une nouveauté – en vue de reconnaître la molécule à détecter. Après polymérisation, la molécule-cible servant à concevoir le "moulage" est éliminée, révélant ainsi une mémoire moléculaire dans le matériau, via la présence de cavités spécialement conçues.

Un point-clé dans ces travaux est la mise au point d'une formulation à base de MIP compatible avec les conditions de polymérisation spécifiques à la TPS. Cette formulation a fait l'objet d'un dépôt de brevet compte-tenu des applications potentielles dans des domaines stratégiques tels que l'agroalimentaire, l'environnement, l'industrie pharmaceutique, et la sécurité.

Les microcapteurs chimiques peuvent être interrogés par voie optique ou mécanique. Ainsi, des microleviers MIP résonants ont été fabriqués par TPS et une technique de vibrométrie laser utilisée au laboratoire Intégration du matériau au système a permis de détecter l'analyte par mesure de la variation de masse associée à sa présence. A terme, on pourrait imaginer que ces micro-capteurs soient intégrés dans des dispositifs portables miniaturisés, ou même à notre téléphone mobile pour analyser notre environnement quotidien.

Source : techno-science.net

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Les pièces en impression 3D prennent du volume

6 Septembre 2016, 17:58pm

Publié par Grégory SANT

Le Oak Ridge National Laboratory, aux États-Unis, vient de faire son entrée dans le Guinness Book of World Records, le célèbre livre des records, pour avoir produit, sur sa Big Area Additive Manufacturing Machine, la plus grande pièce jamais imprimée en 3D.

La pièce en question servira à construire les ailes du Boeing 777X. Elle mesure :

  • 5,33 mètres de long ;
  • 1,68 mètre de large ;
  • 0,46 mètre de haut.

Les techniques traditionnelles demandent trois mois pour réussir à fabriquer ce type de pièces en métal. Les ingénieurs du Oak Ridge National Laboratory, eux, n’ont eu besoin que d’une trentaine d’heures. Une excellente nouvelle pour Boeing, le 777X devant entrer en production en début d’année 2017 pour de premières livraisons programmées en 2020.

Pour produire cette structure au volume record, de la fibre de carbone et des matériaux composites à base de thermoplastiques ABS ont été utilisés car ils rendent la pièce plus légère et plus économique tout en préservant sa résistance.

En matière d’impression 3D spectaculaire, le Oak Ridge National Laboratory n’en est pas à sa première réalisation. En effet, les ingénieurs américains ont déjà imprimé par le passé une voiture de sport, une jeep et même une maison !

Futura-sciences.com

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