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Articles avec #impression 3d-fabrication additive

Des vaisseaux sanguins en impression 3D

16 Mars 2016, 19:51pm

Publié par Grégory SANT

l'Institut Wyss de l'Université d'Harvard, aux États-Unis, est parvenu pour la première fois à imprimer du tissu artificiel "vascularisable", sur une zone aussi grande que la taille d'un doigt, une surface qui paraissait hors de portée jusqu'à présent.

L'équipe de Jennifer Lewis, à l'origine de cet exploit, explique que des vaisseaux sanguins ont pu se développer sur ce tissu artificiel grâce à une technique d'impression 3D utilisant une encre composée de différentes cellules, des enzymes, de la gélatine, du fibrogène (protéine du sang qui intervient dans la coagulation) et des facteurs de croissance.

Les vaisseaux se sont développés pendant six semaines. Une durée remarquable selon les chercheurs qui ont constaté qu'au fil du du temps les tissus commençaient à se transformer en tissus osseux.

Pour assurer la viabilité du tissu en vue de transplantations, reste à trouver un moyen de trouver un tissu avec des cellules plus proches les unes des autres.

C'est le projet sur lequel travaille actuellement un physicien allemand, Lothar Koch " c'est important car le tissu ne peut se développer que lorsqu'il y a très peu d'espace entre les cellules", explique ce chercheur au Lazerzentrum d'Hanovre, cité par Slate.fr.

En vue d'obtenir un tissu plus dense et resserré, le scientifique parie sur une technique d'impression du tissu artificiel par laser.

Source : mediapart.fr

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L'industrie adhère à l'impression 3D

15 Mars 2016, 18:07pm

Publié par Grégory SANT

Cahier "Eco & entreprise" du "Monde" du 15 mars.

Pièces d'avion, chaussures, automobiles... et bientôt des organes humains, la révolution de l'impression 3D s'étend s'étend. Cette technologie bouleverse toute la chaîne industrielle, de la conception à l'après-vente. Un dossier du cahier «Eco & entreprise » dans Le Monde du 15 mars signé par Sophy Caulier et Didier Géneau.

Pièces d'avion, chaussures, automobiles... et bientôt des organes humains, la révolution de l'impression 3D s'étend s'étend. Cette technologie bouleverse toute la chaîne industrielle, de la conception à l'après-vente. Un dossier du cahier v »Eco & entreprise » dans Le Monde du 15 mars signé par Sophy Caulier et Didier Géneau.

« L'impression 3D condamne-t-elle à terme les usines géantes et leurs interminables chaînes de production ? », s'interrogent les auteurs. « Cette technique de fabrication n'a pas besoin d'outils. La matière est mise en forme par un faisceau ­laser ou d'électrons commandé numériquement. Il suffit d'avoir de la matière et un plan. Le procédé est hyperflexible, et la machine peut être installée n'importe où », justifie Jean-Camille Uring, membre du directoire du fabricant de machines industrielles Fives, qui vient de créer avec Michelin une société commune dédiée à l'impression 3D.

Dans certains secteurs, l'impression 3D s'est déjà imposée grâce à ses capacités de personnalisation de la production. C'est le cas de la joaillerie ou de la prothèse dentaire.

Sophy Caulier et Didier Géneau expliquent qu'en matière de maintenance et de gestion des pièces détachées, l'impression 3D est imbattable. Sur les marchés des biens de consommation, l'impression 3D peut également se révéler source de simplification logistique. Avec pour exemple le groupe SEB, qui gère aujourd'hui un stock de 5 millions de pièces de rechange. Son PDG, Thierry de La Tour d'Artaise, a annoncé fin février que 50 % à 75 % des éléments du petit électroménager du groupe seraient désormais disponibles sous forme de fichiers 3D et imprimables à la demande.

La démocratisation des imprimantes 3D va permettre à des millions de particuliers, mais aussi à des concurrents indélicats, de cloner à un coût modique tout ou partie des produits du commerce. Gare à la contrefaçon...

Source : lemonde-emploi.blog.lemonde.fr

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L'impression 3D par Mattel

24 Février 2016, 19:33pm

Publié par Grégory SANT

Plus connu pour ses poupées ou ses voitures de course, la marque américaine Mattel a décidé de se lancer sur le créneau de l’impression 3D en proposant deux outils résolument tournés vers les particuliers : une application de création 3D ainsi qu’une imprimante 3D.

Créée en partenariat avec l’éditeur de logiciels Autodesk, l’App ThingMaker Design se présente sous la forme d’une application 3D compatible iOS et Android et permet de créer ses propres modèles à partir de centaines de combinaisons possibles. Une fois terminée, le design peut être envoyé directement à l’imprimante 3D sous forme de lots pour un assemblage facilité via un système d’articulations.

Ces deux produits sont un hommage à l’emblématique jeu ThingMaker de Mattel, créé dans les années 60, qui permettait aux enfants de créer des formes en plastique souple. Avec le lancement de cette nouvelle application et de cette imprimante 3D, le duo souhaite proposer aux familles de créer facilement des figurines telles que des poupées, des robots ou des dinosaures, ainsi que des accessoires comme des bracelets ou des colliers.

« ThingMaker dépasse les frontières de l’imagination, donnant aux familles des possibilités illimitées pour customiser les jouets et laisser libre court à leurs créations. Nous sommes très heureux de travailler avec les experts en conception 3D de chez Autodesk et d’apporter cette expérience unique en son genre » confie Aslan Appleman, Senior Director chez Mattel.

Mattel a toutefois décidé de garder le secret sur les performances de son imprimante 3D, qui affichera des dimensions de 48,3 x 50,8 x 53,3 cm, une buse d’impression sécurisée pour les enfants, un système automatique de fermeture de la chambre d’impression ainsi qu’une connexion WiFi.

Les premières livraisons devraient arrivées à l’automne 2016 et pour un prix annoncé de seulement $299,99 (environ 270€). Les pré-commandes de la Thing Maker sont d’ores et déjà disponibles sur Amazon.

Début 2015, les deux marques annonçaient déjà leur volonté commune de réinventer la manière de fabriquer les jouets. « Nous sommes excités de collaborer avec une compagnie historique telle que Mattel afin de développer une application qui permettra de faire le pont entre le monde digital et le monde physique et qui introduit de nouvelles méthodes de fabrication pour la prochaine génération de designers et d’ingénieurs, » commente de son côté Samir Hanna, Vice President et General Manager chez Autodesk.

Plus d’informations sur le site de ThingMaker ICI

Source : 3dnatives.com

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Mangeons en 3D avec PERFORMANCE

22 Février 2016, 18:53pm

Publié par Grégory SANT

Financé par l'Union Européenne et mené par un spécialiste de la cuisine moléculaire, le projet PERFORMANCE vient de publier ses conclusions. Il pose les premières pierres d'un système d'impression 3D totalement industrialisé qui permettra de nourrir les personnes âgées dépendantes d'une façon scientifique.

Certains y verront une innovation majeure dans le secteur des "foodtech", d'autres une réminiscence de Soleil vert, ce film où la population humaine est nourrie avec des pastilles vertes d'origine mystérieuse. PERFORMANCE (pour Development of PERsonalized FOod using Rapid MAnufacturing for the Nutrition of Elderly consumErs / Développement de produits alimentaires personnalisés utilisant le Rapid Manufacturing pour la nutrition des consommateurs âgés) apporte une solution rationnelle, scientifique et industrielle au problème de la nourriture des personnes âgées dépendantes.

Certaines pathologies comme la démence sénile, ou encore un accident vasculaire cérébral entrainent souvent ce que l'on appelle la dysphagie. Les patients ont du mal à mâcher et avaler des aliments solides. Ces difficultés condamnent ces personnes à manger des aliments sous forme de bouillies bien peu appétissantes, avec des pertes de poids à la clé. C'est là qu'entre en jeu l'impression 3D. L'idée des promoteurs du projet, c'est de remplacer ces aliments en purée par des aliments imprimés "sur mesure" pour ces patients. L'impression 3D permet en effet de créer un plat dont la consistance est très précisément dosée en fonction de ce que pourra ingurgiter chaque patient. Les membres de PERFORMANCE, des industriels et des chercheurs, ont donc imaginé un système où pour chaque patient abonné au service, une fiche contiendrait la taille des portions, les textures compatibles avec l'état de la personne, ainsi que les éventuels compléments et vitamines alimentaires requis par l'état de la personne afin de produire un plat qui correspond très précisément au besoin de chacun.

Un système de production de plats sur-mesure mais totalement industrialisé

Les promoteurs du projet évoquent un système fortement rationalisé et industrialisé où toutes les données des patients vont piloter les installations industrielles qui vont produire ces ratios ultra personnalisées. Une application pour tablette numérique a ainsi été développée pour le personnel de la maison de santé afin d'ajuster les rations de chaque patient en fonction de ses besoins.

Miracle de l'impression 3D : Cela ressemble à un filet de poulet rôti aux gnocchis, cela en à le gout, et pourtant c'est de la purée.

Les plateaux repas sont expédiés depuis l'usine de production estampillés d'un QR correspondant au patient et sont livrés aux centres de santé dans un emballage spécialement conçu pour passer au micro-ondes. Ce packaging permet un réchauffement différencié des différentes zones du plateau repas.

L'enjeu pour Foodjet fut de créer une imprimante 3D capable d'imprimer des aliments dont la consistance varie entre chaque plat, et non plus imprimer à la chaine le même aliment.

Outre cette industrialisation de la production et cette ultra-personnalisation des éléments nutritifs entrant dans la composition de ces rations, l'apport de l'impression 3D est capital dans l'apparence des plats eux-mêmes. Par rapport à la purée d'aliments ou à la pilule de Soleil vert, l'aspect des plats qui pourront être présentés aux personnes âgées reprend l'apparence du plat initial, la consistance en moins. Les images présentées par Biozoon Food Innovations, coordinateur de ce projet, sont bluffantes et, il faut bien l'avouer, particulièrement appétissantes. Ce spécialiste de la cuisine moléculaire présente en effet des assiettes avec des mets reconstitués à l'apparence parfaite. Le blanc de poulet aux gnocchis est plus vrai que nature. Il est difficile de voir qu'il s'agit de nourriture reconstituée à la texture de purée. Les participants de ce projet espèrent ainsi raviver l'appétit des patients en dépit de leur handicap.

Des défis techniques importants partiellement résolus

Outre les aspects processus de ce système de production et livraison de plats, les membres du projet ont eu à résoudre les défis techniques de l'impression 3D de ces plats à compositions et consistances variables. La technologie d'impression 3D n'a rien de révolutionnaire puisqu'elle dérive très directement des imprimantes à jet d'encre, les ingénieurs de Biozoon ont dû s'allier aux chercheurs de l'université de Weihenstephan-Triesdorf afin de mettre au point les fluides et gélifiants qui vont être injectés dans l'imprimante 3D afin que le plat soit à la consistance voulue après son impression. Le néerlandais Foodjet, un spécialiste des machines à injection pour l'industrie alimentaire, a travaillé sur l'imprimante avec le TNO, centre de recherche néerlandais, qui, lui, s'est concentré sur la manière de mélanger rapidement les ingrédients pour chaque patient avant de les injecter dans l'imprimante.

Doté de 3 millions d'euros de budget, le projet PERFORMANCE est aujourd'hui abouti et les tests réalisés lors du projet ont démontré la faisabilité de certains aspects d'un tel service de livraison. Néanmoins Matthias Kück, directeur général de Biozoon a reconnu lors de la conférence de clôture du projet qu'il faudra encore quelques années avant qu'un tel service puisse être déployé commercialement en Europe.

Source : atelier.net

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Les statues de Palmyre renaissent grâce à l'impression 3D

18 Février 2016, 17:31pm

Publié par Grégory SANT

Ces dernières années, Daesh a détruit de nombreux artefacts millénaires, notamment ceux du musée Ninive à Mossoul, en Irak. Des statues et autres objets d'art qui ne pourront plus jamais être observés... tout du moins dans leur forme originelle. Grâce à une artiste iranienne, Morehshin Allahyari, il est désormais possible de les faire renaître d'une certaine façon, grâce à l'impression 3D.
L'artiste, qui est également une activiste, estime qu'il s'agit de la meilleure manière de lutter aujourd'hui contre l'oubli de ces œuvres détruites par l'organisation terroriste. « Je pense que plus les gens ont accès à ces informations, moins l'histoire est oubliée, en quelque sorte » a-t-elle déclaré au site Vice. « Plus les fichiers sont enregistrés sur les ordinateurs des gens, plus l'histoire qu'a voulu effacer Daesh sera sauvée, même s'ils ne sont jamais imprimés. »

La collection complète de ses créations a été exposée la semaine dernière à Toronto. Dans la foulée, les premiers documents permettant d'imprimer certaines des œuvres en 3D ont été mis en ligne, et sont accessibles à tous.

Ces dernières années, Daesh a détruit de nombreux artefacts millénaires, notamment ceux du musée Ninive à Mossoul, en Irak. Des statues et autres objets d'art qui ne pourront plus jamais être observés... tout du moins dans leur forme originelle. Grâce à une artiste iranienne, Morehshin Allahyari, il est désormais possible de les faire renaître d'une certaine façon, grâce à l'impression 3D.
L'initiative de Morehshin Allahyari n'est pas la seule à utiliser les nouvelles technologies dans l'optique de préserver l'art détruit par Daesh de l'oubli. Un professeur d'archéologie d'Harvard travaille de son côté, avec ses équipes, pour numériser un maximum d'œuvres menacées de destruction. Un travail contre la montre, malheureusement freiné par l'ampleur considérable de la tâche, et des besoins logistiques conséquents.

Source : clubic.com

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Un bâtiment en impression 3D par l'agence DUS

17 Février 2016, 19:01pm

Publié par Grégory SANT

Chaque semaine dans la mécanique des rêves, nous vous proposons une promenade aux frontières de l'art et de la technologie. Découvrez aujourd'hui la réalisation architecturale spectaculaire imaginée par l'agence DUS pour la présidence hollandaise de l'Union européenne. Sa particularité? Une partie de la façade a été imprimée en 3D par une machine XXL.

Conçu pour abriter la présidence de l'Union européenne des Pays-Bas, de janvier à juin 2016, le bâtiment Europe building, imaginé par l'agence d'architectes DUS, a une spécificité. Sa façade est constituée d'éléments en bioplastique recyclable imprimés en 3D. L'imprimante 3D utilisée est une Kamer Maker, comme pour la maison à treize pièces que l'agence DUS construit également à Amsterdam. La forme de la façade évoque celle des navires à voiles qui étaient autrefois construits dans cette zone de la ville portuaire.

Source : industrie-techno.com

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L'aéronautique voit sa maintenance en 3D

10 Février 2016, 18:10pm

Publié par Grégory SANT

Dans l’industrie aéronautique, le remplacement de pièces mécaniques usées ou endommagées nécessite des investissements réguliers et une quantité importante de déchets à traiter. Les récents développements de la fabrication additive, et notamment les avancées du français Beam Machines, permettent toutefois d’envisager de nouvelles manières de réparer ce genre de pièces à haute valeur ajoutée.

La maintenance d’un moteur d’avion complet représente entre 40% et 60% de son prix neuf dont la majeure partie est dédiée au changement ou à la réparation des aubes, sortes d’ailettes incurvées, qui permettent la compression de l’air dans le réacteur.

Étages d’aubes en cours de contrôle

Pour rétablir l’étanchéité de ces pièces, usées par une utilisation normale, un ajout de matière est habituellement réalisé en ayant recours à un cordon de soudure déposé à l’extrémité de la pale. Une méthode qui repose toutefois sur l’utilisation d’un matériau de composition différente pouvant alors provoquer l’apparition d’inclusions ou de bulles d’air.

L’impression « CLAD » pour la réparation de pièces

La technologie CLAD (Construction Laser Additive Directe) a été développée par la société Beam Machines. Elle permet de projeter directement une poudre métallique de composition choisie (acier inox, alliages de titane, base nickel, acier à outils…) pendant que le laser reproduit le profil de la pièce. Ce laser vient élever localement la température de la poudre jusqu’à son point de fusion de l’ordre de 1500°C.

De par la nature localisée de la fusion, la poudre se fige instantanément sous forme solide. N’importe quelle géométrie peut ainsi être fabriquée avec des pertes de matière inférieures à 10%, alors que la technique habituelle de l’usinage dans la masse utilisée en l’aéronautique fait perdre environ 80% du volume matière en copeaux avec des géométries restreintes.

Contrairement à la méthode de lit de poudre classique (telle que le Frittage Laser Direct), le procédé CLAD permet de produire des pièces de très grandes tailles allant jusqu’à 1500 x 800 x 800 mm, de par l’absence d’un bac, et peut débuter la déposition de matière sur une pièce déjà existante. C’est cette deuxième particularité qui est utilisée pour réparer les aubes en y rajoutant les millimètres de matière manquants.

Les autres avantages sont la possibilité d’utiliser une poudre de composition similaire à celle de l’aube mais aussi une interface entre le dépôt et l’aube quasi-parfaite, grâce à une température de fusion contrôlée au degré près.

Une pièce en cours de réparation chez BeAM Machines

La durée de vie des aubes a ainsi pu être multipliée par 6, passant de 10 000 à 60 000 heures, et aujourd’hui plus de 800 pièces ont été remises à niveau et certifiées grâce à BeAM.

Contrairement aux idées reçues, le matériau de la réparation a une tenue mécanique égale voir supérieure à celui de la pièce. De plus, la technologie CLAD permet de surpasser les incompatibilités en termes de soudabilité. Par exemple, il est fortement déconseillé de souder de l’acier et du cuivre ensemble pour des risques de décohésion des éléments soudés. La CLAD autorise des composants multi-matériaux ainsi qu’une évolutivité des pièces pour y rajouter des fonctions.

Les développements futurs devrait inclure un plus grand panel de matériaux, tel que les inconels (acier au cobalt) plus compliqués à usiner, pour ainsi élargir les applications futures. BeAM Machines pourra compter sur la nomination récente d’Emeric Arcimoles (ex-Safran) en tant que Président pour y arriver.

Source : 3dnatives.com

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Lampe inspirée de la séquence de Fibonacci en impression 3D

3 Février 2016, 18:33pm

Publié par Grégory SANT

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Bientôt des médicaments en impression 3D

29 Janvier 2016, 17:25pm

Publié par Grégory SANT

Pionnier sur le secteur, Aprecia Pharmaceuticals officialisait en août dernier avoir reçu l’aval de la Food and Drug Administration pour la commercialisation du Spritam, le premier médicament conçu à l’aide d’imprimantes 3D. Aujourd’hui, le laboratoire américain annonce avoir reçu un investissement massif pour développer ses activités.

Dénommé Spritam, le médicament anti-épileptique mis au point par le laboratoire en 2015 pourra désormais compter sur un financement de 35 millions de dollars. Cet apport devrait notamment permettre à Aprecia d’accélérer la mise sur le marché du Spritam, qui pourrait faire son apparition sur le marché dans des prochains mois.

Outre la commercialisation du Spritam, le financement devrait ouvrir la voie à de nouvelles recherches concernant l’impression 3D de médicaments, notamment dans le traitement de pathologies neurologiques où l’ingestion et la diffusion rapide d’un traitement reste vitale.

Ces dernières années, Aprecia a développé la technologie « Powder-liquid 3 Dimensional Printing », ou ZipDose, breveté au sein de l’université du MIT. À la manière des procédés de liage de poudre, la technique permet de superposer de fines couches de poudre liées par un liquide à l’échelle microscopique. Un procédé qui permet au laboratoire de concevoir des pilules à la surface poreuse, et donc à la dilution (et ingestion) rapide.

Les médicaments fabriqués de manière additive devraient avoir un impact important dans les années à venir, avec l’avènement d’une médecine personnalisée. Un patient pourrait ainsi suivre plusieurs traitement à partir d’un seul et unique cachet réalisé sur mesure et possédant les propriétés thérapeutiques de l’ensemble de ses traitements.

Source : 3dnatives.com

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L'impression 3D n'intéresse plus le grand public

28 Janvier 2016, 18:33pm

Publié par Grégory SANT

Avez-vous déjà franchi la porte d’un fab lab ? Plusieurs de ces espaces de créativité ont été médiatisés à leur démarrage, grâce à l’engouement que suscitait la technologie auprès du grand public. Leur ambition : faire connaître de nouvelles méthodes de fabrication issues du numérique, avec en première ligne l’impression 3 D. ­Aujourd’hui, les fab labs continuent de se multiplier, mais sont de plus en plus orientés vers les projets professionnels.

« Nous recevons des industriels, des patrons de start-up, des indépendants ou des ­auto-entrepreneurs qui travaillent dans des domaines créatifs, mais il y a une cotisation à payer et ce n’est pas rentable pour un particulier qui aurait juste une pièce à fabriquer », estime Samuel ­Bernier, le directeur de la création au FabClub, un espace de création installé à Paris qui propose des offres de conseil en design et fabrication.

La magie n’opère pas

Les étudiants sont les bienvenus dans la plupart des fab labs, ils ont souvent droit à un tarif réduit, mais les particuliers ne poussent plus la porte par simple curiosité… On peut donc se demander s’il continuera d’exister un marché grand public pour l’impression 3 D. Depuis environ trois ans que les imprimantes 3 D d’entrée de gamme sont passées sous la barre des 1 000 euros, elles sont présentées comme les prochains objets high-tech indispensables, après les smartphones et les tablettes. Mais la magie de la fabrication additive n’opère pas. Précision insuffisante, manque de répétabilité (trop de pièces ratées) et lenteur de fabrication font qu’on s’en lasse vite… Même les utilisateurs les plus enthousiastes ont dû renoncer.

Parmi eux, Cyrille Vue, le PDG d’Erpro, un prestataire en fabrication additive implanté à Saint-Leu-la-Forêt (Val-d’Oise). « J’ai voulu offrir une imprimante 3 D à mes enfants mais ils s’en sont vite désintéressés, alors je l’ai mise à disposition des salariés, mais ça n’a pas pris non plus », se souvient le patron de cette entreprise de 50 personnes et de 8?millions d’euros de chiffre d’affaires. Même constat chez Top Office. Ce réseau de distribution de fournitures, qui travaille autant avec les professionnels que les particuliers, a lancé un service d’impression 3 D il y a deux ans et demi. « Le service connaît un fort succès, avec 3 000 projets réalisés, mais 95 % des clients sont professionnels. De notre point de vue, l’impression 3 D pour le grand public reste un épiphénomène, tandis que dans le monde professionnel les usages se multiplient », constate Raphaël Vanneste, le directeur général de l’enseigne qui compte 500 collaborateurs dans 37 magasins pour un chiffre d’affaires de 106?millions d’euros.

Même les fabricants de machines grand public voient l’engouement retomber, à l’image de Stratasys, le leader mondial du secteur avec la marque MakerBot. « Il n’y a plus vraiment de marché dans le grand public, constate Éric Bredin, le directeur de Stratasys France. Aujourd’hui, plus de 75 % des projets sont professionnels et nous concentrons nos efforts sur cette activité, dont la croissance dépasse les 20 % par an. »

Source : usine-digitale.fr

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