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nanotechnologies

Comment sera utilisée la nanotechnologie pour la production et la transformation alimentaire ?

24 Mars 2009, 23:00pm

Publié par Grégory SANT

 

 

Les analystes de l'industrie et les promoteurs prévoient que la nanotechnologie servira à transformer la nourriture au niveau de l’atome : « Grâce à la nanotechnologie, l'alimentation de demain sera conçue en manipulant les molécules et les atomes. La nourriture sera enveloppée dans des emballages de sécurité « intelligents, » qui pourront détecter les détériorations ou les contaminants nocifs. Les produits du futur amélioreront et ajusteront leur couleur, saveur, teneur en éléments nutritifs pour s’accommoder au goût ou aux besoins de santé de chaque consommateur. Et dans l'agriculture, la nanotechnologie promet de réduire le recours aux pesticides, d’améliorer les plantes et les animaux d'élevage, et de créer de nouveaux produits nano-bio-industriels, comme le déclare le dernier rapport de l’ sur l'usage de la nanotechnologie dans l'alimentation et l'agriculture (disponible sur www.nanotechproject.org). US Project on Emerging Nanotechnology

 

L’industrie alimentaire et agricole a investi des milliards de dollars dans la recherche en nanotechnologie, avec, déjà sur le marché un nombre inconnu de nanoproduits alimentaires non étiquetés. En absence de toute obligation d'étiquetage des produits partout dans le monde, il est aujourd’hui impossible de dire combien de produits alimentaires commerciaux contiennent des nanoingrédients. Le Helmut Kaiser Consultancy Group, un analyste en faveur de la nanotechnologie, suggère qu'il existe maintenant plus de 300 nanoproduits alimentaires disponibles sur le marché mondial. Il estime que le marché mondial de la nanonourriture valait 5,3 milliards de dollars en 2005, et passera à 20,4 milliards de dollars en 2010. Il prédit que la nanotechnologie sera utilisés dans 40% de l'industrie alimentaire d'ici à 2015.

 

Il existe quatre domaines de recherche clefs dans la nanotechnologie alimentaire :

- nanomodification des semences, engrais et pesticides

- « renforcement » et modification de la nourriture

- nourriture interactive « intelligente »

- emballage et suivi alimentaire « intelligents » .

Source : revolte.over-blog.net

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De la nonotechnologie au livre universel

23 Mars 2009, 21:12pm

Publié par Grégory SANT

premiers pas

 
Les atomes de carbone étant à la fois les plus légers et les plus résistants, ce sont eux qui seront très certainement la base des premiers nano-outils. On appelle "diamandoïdes", les molécules basées sur l’élément carbone.

On parie beaucoup sur les nanotubes de carbone, des tubes si fins que 50 000 d’entre eux tiendraient dans l’épaisseur d’un cheveu, mais qui seraient pourtant 100 fois plus solides qu’un cable d’acier ! Ce serait le matériau le plus résistant de la Terre, pour un poids minime. Dans le même temps, c’est un excellent conducteur électrique et thermique...

Les premiers nanotubes sont déjà nés en laboratoire, notamment au CNRS. Première application concrètes : des nanotubes seront intégrés au nouvelles générations d’écran plats LCD, les rendant moins gourmands en énergie.

Autres possibilités : le plus petit transistor du monde mesure 0,06 micromètre soit seulement 60 nanomètres. Des ingénieurs de la Nasa cherchent même à réaliser un engrenage dont les rouages seraient constitués d’un seul atome ! Enfin, on parle de plus en plus du futur livre universel : l’encre serait composée de minuscules billes, avec une face noire et une face blanche. Une simple pression sur la couverture composera au choix "Notre-Dame de Paris" ou "La Bible", où plusieurs milliers d’autres ouvrages en mémoire. C’est la fin... des bibliothèques !
Source : cafardcosmique.com

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Les nano-drones, robots de la miniaturisation extrême

22 Mars 2009, 22:47pm

Publié par Grégory SANT



 - Dans sa configuration emblématique, le nano-drone présente l’aspect extérieur d’un insecte artificiel. Développé par l'Université de Berkeley, le Robofly est caractéristique de cette catégorie d’engins. Ressemblant à une mouche (fly en anglais), son poids sera limité à 43 milligrammes notamment grâce à l'emploi de feuilles d'acier inoxydable ultraminces pour la cellule et de Mylar pour les quatre ailes. Celles-ci battront à cadence rapide grâce à un « micromoteur piézoélectrique composé de cristaux ; ils changent de forme lorsque soumis à un courant électrique. En faisant varier le courant, les cristaux vibreront suffisamment pour que les ailes atteignent le rythme de 180 battements à la minute »1. Le Robofly emportera un gyroscope d'un millimètre de diamètre conçu par le California Institute of Technology. Peu d'informations sont disponibles quant au système d'acquisition et de transmission de l’imagerie ; tout juste sait-on que la mouche artificielle n'aura qu'une optique unique.

D’autres exemples en matière de nano-drones nous sont offerts par les solutions technologiques en cours de développement au sein du Naval Research Laboratory (NRL, laboratoire de recherche technologique de la marine américaine) ; mentionnons en particulier l’existence d’un prototype de deuxième génération connu sous la dénomination de Samara. Le nano-drone en question retient une configuration aérodynamique très particulière qui
le fait ressembler à une samare, ce fruit sec à une seule graine produit par les érables, frênes ou ormes et qui, muni d’un seul appendice ailé asymétrique, tombe en tourbillonnant. Une autre solution aérodynamique innovante est en cours d’étude : le « Biplane Insectoid Travel Engine » (moteur insectoïde biplan de déplacement) ou BITE-Wing. L’engin est muni de deux paires d’ailes mobiles à cambrure variable se faisant face à la manière de pincettes ; elles s’ouvrent et se referment alternativement. Ce faisant, ces « pincettes » produisent une compression ainsi qu’une dépression de l’air ; ces deux phénomènes conjoints judicieusement dosés engendrent des forces orientées dans le sens du déplacement vers l’avant. La formule n’est pas sans intérêt. Tout d’abord, elle permet à « l’insecte » de voler même en espace clos pour rejoindre un perchoir et, à partir de là, remplir une mission d’observation statique au moyen d’un senseur embarqué. Ensuite, le mode de propulsion permet à l’engin non seulement de voler mais aussi de ramper sur le sol voire de se mouvoir dans l’élément liquide à la manière d’une coquille Saint-Jacques qui expulse un jet d’eau pour se propulser. Enfin, la symétrie du mouvement des « pincettes » induit un avantage indéniable : le vol du nano-drone est naturellement équilibré.

Ces engins très spéciaux auront, et c’est une évidence, besoin de capteurs à leur mesure et là aussi, tout est à inventer. Une première indication témoigne de ce foisonnement d’idées nouvelles bien souvent lié au biomimétisme : séduite par les capacités de l’appareil auditif d’une mouche, l’Ormia ochracea, à effectuer des écoutes directionnelles, une équipe pluridisciplinaire de la Cornell University a, dans le courant de l’année 2001, réussi à développer un système reproduisant le processus biologique dans le volume ordinairement occupé par une puce informatique. A l’époque, le système en question n’opérait que dans le spectre de fréquences relatif aux ultrasons mais les premiers essais d’un système véritablement opérationnel aux capacités étendues étaient planifiés pour 2005. Selon des informations non confirmées, le Special Collection Service, organisme prenant en charge la pose de systèmes d’écoutes clandestins au profit des Central Intelligence Agency et National Security Agency, aurait manifesté un certain intérêt. Quoi qu’il en soit, il apparaît que le projet a été initié en l’an 2000 grâce à un financement de 3,15 millions de dollars émanant de la Defense Advanced Research Projects Agency2 et a profité de la collaboration du bureau d’études Boeing Phantom Works habituellement sollicité pour le développement d’engins ultrasecrets. Les recherches ont d’autre part fait l’objet d’une communication remarquée dans le cadre de la conférence Aerospace/Defense Sensing, Simulation and Controls s’étant tenue du 1 er au 5 avril 2002 à Orlando, en Floride. Le système est actuellement connu sous la dénomination de « ormiaphone ».

© Jean-Jacques CÉCILE Source : osdir.com
Ce texte extrait de l’ouvrage intitulé La guerre des robots aux éditions  Ellipses

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De l'eau potable grâce aux nanotechnologies

22 Mars 2009, 22:43pm

Publié par Grégory SANT

« Le manque d’eau potable est le plus grand problème de la planète, » a déclaré Kevin McGovern de KX Industries,
avant d’ajouter que la consommation double chaque année. A peine 3% n’est pas salée et 1% tout juste est potable aujourd’hui. McGovern estime que les futures guerres du Moyen Orient se livreront autour de l’eau et non plus du pétrole.

La nanotechnologie peut aider si elle trouve le moyen d’éliminer bactéries et virus et si elle peut produire des filtres à des prix abordables dans le monde entier : moins de un dollar.

Fred Tepper, président d’Argonide, est convaincu d’avoir trouvé la réponse grâce à une alliance avec de ingénieurs russes. Ses filtres NanoCerams fonctionnent aux fibres d’alumine qui sont « plus petites qu’un nanotube de carbone ou qu’une molécule d’ADN ». Ils peuvent être disposés sur des rouleaux de papier ce qui réduit les coûts. Ils ont une efficacité supérieure à 99,5% pour retenir bactéries, virus, ADN et matières organiques (99,99% pour les particules de la taille d’un micron).

Source : pisani.blog.lemonde.fr

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Nanotechnologie auto-assemblage

22 Mars 2009, 22:42pm

Publié par Grégory SANT


Source : dailymotion.com

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De nouveaux matériaux intelligents pour les prothèses

19 Mars 2009, 21:46pm

Publié par Grégory SANT

AP

AP

La tolérance d’une prothèse dépend en partie de la qualité du tissu cicatriciel qui se forme autour. La croissance non contrôlée des cellules sur un implant n'est pas toujours souhaitable. Par exemple, lors de l’utilisation d’endoprothèses vasculaires, il est important de limiter la croissance de certaines cellules afin de ne pas nuire à la circulation sanguine. Dans d'autres situations, en chirurgie orthopédique notamment, la formation d’un cal osseux est parfois nécessaire. 

En utilisant certaines propriétés nanométriques des métaux des chercheurs, regroupant plusieurs laboratoires internationaux, ont modifié la façon dont les composants des prothèses influencent la croissance et le développement des cellules dans l'organisme, ce qui ouvre la voie à une nouvelle génération de prothèses « intelligentes » participant au contrôle de la guérison. 

Pour ce faire, ils ont modifié la surface de métaux biomédicaux courants comme le titane à l’aide de composés chimiques. Le traitement de ces métaux avec des mélanges sélectionnés d'acides et d'oxydants a révélé des surfaces présentant des nanoalvéoles rappelant la structure de l'éponge. « Nous avons démontré que certaines cellules adhèrent mieux à ces surfaces qu'aux surfaces lisses habituelles », explique Antonio Nanci, auteur principal de l'étude et professeur à la Faculté de médecine dentaire de l'Université de Montréal. « C'est là une amélioration au biomatériel standard dont nous disposons actuellement. » Encore mieux, comparativement aux surfaces lisses non traitées, ces surfaces augmentent bien la croissance des cellules osseuses mais elles permettent également de limiter celle des cellules néfastes tout en stimulant les cellules souches. 

« Un élément important de cette étude est la manière dont nous avons démontré les effets cellulaires sélectifs du décapage chimique, » déclare le Dr Nanci. « Avec de légères modifications dans la composition des mélanges d'agents décapants, il est possible de changer les nanoschémas qui se forment à la surface du métal et de contrôler les réactions cellulaires qui s'ensuivent ». Ces résultats publiés dans Nano Letters pourraient ultimement mener au développement de matériaux intelligents qui non seulement sont facilement acceptés par le corps humain, mais qui de plus répondent activement au milieu biologique environnant. 

Source : tempsreel.nouvelobs.com

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La nanotechnologie fait des progrès

8 Mars 2009, 20:25pm

Publié par Grégory SANT

Une équipe de chercheurs de l'Université du Massachusetts, Amherst et de l'Université de Californie, Berkeley a notamment trouvé une façon de produire une couche mince («thin film») de semi-conducteurs qui permettrait d'accroître substantiellement la capacité de stockage des ordinateurs.

Selon les chercheurs, leur technologie leur permettrait de placer quinze fois plus de semi-conducteurs sur une même surface que la technologie employée aujourd'hui. Cela veut dire qu'une surface de la grandeur d'une pièce de 25 cents pourrait contenir autant de données que 250 DVD.

Pour produire cette surface, les chercheurs ont utilisé un crystal de saphir pour sculpter les sillons très étroits où sont placés les semi-conducteurs.

Des nano-transistors

Une autre équipe de chercheurs, de l'Université de Pittsburgh, a publié dans le même numéro de la revue Science un article scientifique portant sur la création de transistors d'une taille de deux nanomètres.

« Nous démontrons dans cette étude que nous serions capables de produire des transistors qui seraient beaucoup plus petits que ceux fabriqués actuellement », écrit le responsable de l'équipe de chercheurs, Jeremy Levy.

L'équipe de chercheurs a réussi à créer un petit transistor en collant ensemble une pièce d'aluminate de lanthane et une pièce de Titanate de strontium. Les scientifiques ont ensuite réussi à souder un petit fil électrique entre les deux composantes. « Le transistor est probablement le plus petit qui a été réalisé jusqu'à présent », a souligné Jeremy Levy dans un courriel envoyé à l'agence de presse Reuters.
Source : techno.branchez-vous.com

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Moquette chauffante et nanotechnologies

7 Mars 2009, 20:46pm

Publié par Grégory SANT

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Un chercheur polonais travaille actuellement sur l’intégration des nanotubes dans les moquettes. Des expérimentations qui pourraient bientôt permettre la production de moquettes chauffantes alimentées par une simple batterie 12 volts.

Chercheur à l’Université Jan Dlugosz de Czestochowa, centre de recherche de pointe dans le domaine des nanotechnologies, Jerzy Peszke travaille sur l’intégration de nanotubes de carbone aux polymères servant à la fabrication des moquettes. Les nanotubes étant très bons conducteurs de chaleur, l’ensemble ne nécessiterait qu’une faible alimentation électrique pour être utilisé comme système de chauffage. Ces recherches permettent ainsi d’imaginer dans un futur proche la production de revêtements de sol chauffants et très économes en énergie.

Précisons également que Jerzy Peszke n’en est pas à son coup d’essai. En effet, grâce à une de ses précédentes recherches, la production industrielle d’un linoléum rendu hautement bactéricide grâce à l’intégration de nano-argent devrait commencer prochainement.

Pour en savoir plus sur les nanotechnologies, les nanotubes et découvrir d’autres étonnantes applications, lisez également notre article “Nanotechnologies : vers des structures invisibles”.

Crédits photographiques: Ghutchis Surce : muuuz.com

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Les matériaux autoréparateurs vont révolutionner notre vie quotidienne

26 Février 2009, 19:48pm

Publié par Grégory SANT

Une nouvelle matière élastique qui se répare d’elle-même sans être collante et ouvre la voie à la fabrication de produits "autocicatrisants" a été mise en point par des chercheurs français, qui publient leurs résultats dans la revue Nature. Cette matière, synthétisée à partir d’acide gras d’origine végétale, est composée de petites molécules qui s’assemblent en réseaux supramoléculaires lesquels, s’ils sont rompus, se réassemblent d’eux-mêmes pour retrouver leur forme et leur élasticité initiales.

A température ambiante, le matériau se comporte comme un caoutchouc. A température plus élevée (130-150°C) il est capable de s’écouler et il peut être mis ou remis en forme. Les chercheurs ont utilisé des mélanges d’acides gras disponibles en large quantité et variétés, ce qui rend le produit économique. Les produits sont d’origine végétale (pin, tournesol, maïs, colza) essentiellement non toxiques et renouvelables, ce qui les rangent dans la catégorie des matériaux de la chimie verte.

Les chercheurs ont aussi constaté que ce design à partir de petites molécules conférait au matériau la possibilité de se réparer spontanément. Ces caoutchoucs supramoléculaires ne sont pas adhésifs, mais après coupure, les surfaces se recollent si on les remet en contact, sans qu’il soit nécessaire de chauffer ou d’appliquer une forte pression. Une fois réparé, l’échantillon est de nouveau capable de tolérer des déformations considérables (de 100 à 400 %) avant de se rompre de nouveau. Fait remarquable, ce processus peut être répété plusieurs fois, la réparation peut s’effectuer plusieurs heures après l’endommagement.

Le groupe chimique Arkema (ex-pôle chimie de Total) mène avec le laboratoire Matière Molle et Chimie depuis 2000 des recherches conjointes dans le domaine de la chimie des matériaux supramoléculaires et a commencé à développer des applications industrielles en 2004. Dans un communiqué, Arkema envisage, grâce à la chimie supramoléculaire, la fabrication de "toutes sortes d’articles qui après s’être cassés ou fissurés, pourraient être réutilisés grâce à l’auto-cicatrisation".

"On a deux familles de produits prêts à être mis sur le marché" dont le développement est plus avancé que celui des caoutchoucs, a déclaré Manuel Hidalgo, chercheur chez Arkema. La première concerne les bitumes, qui utilisent comme dans le cas des caoutchoucs des molécules d’origine végétale. Pour obtenir des mélanges de polymères qui offrent une meilleure résistance pour la construction de routes que ceux fabriqués à base d’hydrocarbures, "on associe les molécules, par exemple d’huiles végétales, pour leur donner une forme solide à température ambiante", a expliqué M. Hidalgo.

Dans cette famille de produits se trouvent aussi des adhésifs, des vernis et des peintures. La fabrication se fait à des températures plus basses, donc plus économes en énergie. La deuxième famille concerne des plastiques faits de molécules plus grandes, associées comme ceux de la première famille par des liaisons moléculaires non permanentes, offrant une meilleure biodégradabilité et dont l’avantage est d’être plus résistants aux solvants.

Ces deux catégories de produits devraient être mis sur le marché "d’ici un à deux ans", selon M. Hidalgo qui envisage déjà, grâce à la chimie supramoléculaire, la fabrication de toutes sortes d’articles qui après s’être cassés ou fissurés, pourraient être réutilisés grâce à l’autocicatrisation. Les chercheurs envisagent ainsi des joints d’étanchéité, des vêtements ou même des pièces de moteur dont les trous pourraient se refermer eux-mêmes. "Si vous percez un joint d’étanchéité dans un mur, il va se réparer tout seul. Tout ce qui travaille dans la compression, comme les joints de structure, les revêtements suceptibles de se rayer, est concerné", a expliqué Ludwik Leibler, directeur du laboratoire Matière molle et chimie, une unité du CNRS, et de l’ESPCI, une école d’ingénieurs parisienne.

Il est remarquable de constater que ces travaux novateurs sont issus d’un partenariat exemplaire entre recherche privée et publique et s’inscrivent dans une approche résolumment interdisciplinaire. Souhaitons que la France sache garder son avance technologique et industrielle dans ce domaine stratégique qui révolutionnera demain notre vie quotidienne.

René Trégouët  Source : tregouet.org

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Au pays des MEMS

26 Février 2009, 19:42pm

Publié par Grégory SANT

Pointes avec disque d'oxyde se détachant : comme le silicium se détache plus lentement lorsqu'il est sous un masque, il prend progressivement la forme d'une pointe. Au bout du compte, la surface du piédestal supportant les disques est tellement réduite

 

Elles mesurent moins de cent millièmes de millimètre. Rendent des services irremplaçables à l'automobile et à la médecine. Les micromachines ou Mems (Micro-Electro-Mechanical Systems) ont d'ores et déjà envahi notre quotidien. À Villeneuve-d'Ascq, le groupe Microsystèmes silicium de l'Institut d'électronique, de microélectronique et de nanotechnologie (IEMN) prépare la prochaine génération de ces minidispositifs. Incorporant au moins un élément mobile ou vibrant, les prototypes qui y sont réalisés pourraient déboucher sur des applications dans le domaine des télécommunications ou de la biologie. À court terme, ils devraient aboutir à la réalisation de nouveaux outils intéressant la recherche sur les nanotechnologies. ur l'écran de l'ordinateur, la scène s'anime soudain. Un « actionneur » triangulaire commence un lent va-et-vient, poussant puis ramenant, l'extrémité d'une « poutre » placée à sa surface. À chaque fois que la pression s'exerce, celle-ci fléchit et se soulève conférant à une sorte de « miroir » rectangulaire un brusque mouvement de rotation. Lorsqu'elle se relâche, la plaque réfléchissante redescend et pivote instantanément vers sa position initiale. « Actionneur », « poutre » et « miroir », emportés dans une furieuse sarabande, s'agitent dans un paysage surréaliste fait d'un vaste ensemble de crevasses et de plateaux… La séquence digne de la science-fiction n'a pas été tournée dans un studio à Hollywood. Mais, plus près de nous, dans un laboratoire du Nord : l'Institut d'électronique, de microélectronique et de nanotechnologie (IEMN) du CNRS à Villeneuve-d'Ascq. Elle mériterait pourtant d'être montrée au cinéma : les entités se mouvant sur le moniteur trouveraient facilement leur place dans un film fantastique. D'autant qu'elles constituent un Mems (Micro-Electro-Mechanical Systems), l'une de ces machines futuristes dont la taille ne dépasse pas les cent millièmes de millimètre. Grossi une centaine fois à l'aide d'un microscope « Hi-Scope », l'ensemble de ce dispositif destiné à l'optique adaptative est plus petit qu'une bille de stylo !
Auteur de ces images virtuelles, Lionel Buchaillot dirige depuis trois ans la recherche sur ces minuscules engins au sein de l'IEMN, un centre, au départ, plutôt spécialisé dans la « microélectronique III-V », c'est-à-dire dans la mise au point de composants électroniques très rapides. Après un post-doc au laboratoire franco-japonais LIMMS (Laboratory for Integrated Micro-Mechatronics Systems) à Tokyo, ce mécanicien de formation a rejoint en 1998 le groupe « Microsystèmes silicium », fédérant des chercheurs des départements STIC et SPI1 du CNRS et récemment créé par le micro-électronicien Dominique Collard. Avec le physicien Bernard Legrand et huit doctorants, ils constituent à eux tous, l'un des pôles d'excellence du domaine des Mems en France. Leur credo ? Les micromachines en silicium, certes. Mais, surtout celles incorporant au moins un élément mobile ou vibrant : « C'est-à-dire, la catégorie des micro-objets conçus pour agir directement sur quelque chose : lumière, onde électromagnétique ou faible masse », explique Lionel Buchaillot. Pour mener à bien leurs travaux, 600 m2 de salle blanche ont été rajoutés en 1999 aux 1000 déjà consacrés à la micro électronique au sein de l'IEMN. Là, protégés de la poussière ambiante par d'épais vitrages, chercheurs, ingénieurs, techniciens et doctorants disposent des équipements nécessaires à la réalisation des microcomposants en silicium. Lithographie optique et électronique, implantation ionique, dépôt de matériaux…
« En tout, trente étapes au minimum sont, en effet, nécessaires à la  fabrication d'un Mems, raconte Lionel Buchaillot. Et, comme il s'agit de microdispositifs originaux, chaque  nouveau procédé doit être validé comme un prototype ! » Dans ces locaux, sont nées les micromachines les plus diverses. Comme beaucoup des thèses sont cofinancées par le privé, les doctorants se consacrent à des applications à moyen terme, surtout destinées au domaine des télécommunications. Cela va du mini-interrupteur pour les radars à de nouveaux « filtres », des dispositifs qui permettent de sélectionner la longueur d'onde de fonctionnement d'un téléphone portable parmi toutes celles arrivant à son antenne. Ici, un « filtre-microsystème », constitué d'une « poutre » vibrante en silicium placée entre deux électrodes, est en cours de mise au point. « Intégré à l'électronique, il permettra d'économiser de l'énergie et de réduire d'environ 100 000 fois la surface actuellement dédiée à ce composant dans les téléphones : soit quelques millimètres carrés. »

 

Piédestaux 

© L. Buchaillot/CNRS Photothèque

Piédestaux avec disque d'oxyde : les « filtres »
des téléphones portables permettent de sélectionner la longueur d'onde de fonctionnement de ces appareils parmi toutes celles arrivant à leurs antennes. Ceux en développement à l'IEMN sont économes en énergie et 100 000 fois plus petits que ceux actuellement sur le marché. Ils sont constitués de deux électrodes entre lesquelles les scientifiques disposent un «résonateur», un élément capable de vibrer à la fréquence du signal électrique que l'on souhaite filtrer. La réalisation de cette dernière pièce en forme de pointe nécessite plusieurs étapes. Dans une première phase, les spécialistes disposent des « masques », des disques d'oxyde de silicium, sur une surface en silicium monocristallin. Puis creusent celle-ci selon
un procédé dit de gravure ionique réactive isotrope.

 

 

rangéespointes 

© L. Buchaillot/CNRS Photothèque

Rangée de pointes après deux oxydations : pour obtenir des pointes encore plus acérées, les chercheurs procèdent à deux reprises à une oxydation du piédestal de silicium.

 

 

réseaudemisphere 

© L. Buchaillot/CNRS Photothèque

Réseau de demi-sphères procédé pointe : puis, la rangée de pointes ainsi obtenue est recouverte d'oxyde de silicium formant un réseau de demi-sphères.

 

 Source : www2.cnrs.fr

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