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Articles avec #objets communicants

Brevet de bracelet-étui pour Apple Watch

26 Janvier 2016, 18:18pm

Publié par Grégory SANT

Un bracelet multifonction

Étant donné que son système de fermoir est magnétique, il peut aussi assurer d’autres fonctions. L’Apple Watch peut tenir debout si on enroule le bracelet sur lui-même. Une fonction utile lorsqu’on a besoin de se libérer les mains tout en gardant un œil sur sa montre.

>>> Lire aussi l’article Apple Watch : prix, disponibilité, fonctionnalités… Tout savoir sur la montre connectée

Enrouler le bracelet autour du boîtier assure une protection maximale à la montre. Grâce aux aimants, le bracelet reste en place quelles que soit les secousses subies et les efforts fournis. En cas de besoin, le bracelet peut aider à fixer la montre sur une surface métallique, la porte du réfrigérateur ou l’arrière d’un écran d’ordinateur portable, par exemple.

Pour l’instant, Apple n’a pas précisé s’il va commercialiser ou non ce bracelet multi usage dédié à sa montre connectée.


Source : tomsguide.fr

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Hôli le réveil qui vous connait

26 Janvier 2016, 18:10pm

Publié par Grégory SANT

Encore une fois cette année, le CES, qui se tenait à Las Vegas, a dévoilé bon nombre d’objets connectés dans tous les domaines, et plus particulièrement dans la santé et le bien être. Quand cela touche notre mode de vie et notre confort personnel, les fabricant font mouche. Et quand l’objet est beau et ludique, on aime encore plus… Et Hôli a véritablement fait mouche avec son nouveau joujou, le réveil Bonjour!

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Après avoir lancé le Sleep Companion, une ampoule connectée qui agit sur le niveau de mélatonine pour que votre réveil se passe en douceur, et SLEEP360, l’application qui mesure la qualité du sommeil, Hôli a donc présenté à Las Vegas un réveil qui cherchera à s’adapter à votre sommeil mais également à votre rythme de vie.

Grâce à sa compatibilité IFTTT, le réveil pourra « apprendre » vos habitudes et ajuster votre heure de réveil. Créer une règle combinée à votre agenda, et il adaptera votre réveil en fonction de votre emploi du temps.

Votre réveil se fera d’ailleurs tout en douceur, en mêlant lumière et musique. Son simulateur d’aube vous évitera d’être ébloui dès le réveil et la sonnerie pourra être un morceau de musique différent chaque jour (en allant piocher dans les services de streaming musicaux tel que Apple Music, Spofity ou SoundCloud) ou bien un message vocal préalablement enregistré.

Qui dit objet connecté, dit aussi connexion des objets. Ainsi le réveil Bonjour! peut communiquer avec d’autres objets tels que les thermostats Nest ou Netatmo pour régler la température, ou les lampes connectées Hôli, Philips Hue et LiFX pour une gestion de l’éclairage de toute la maison.

Pour la partie esthétique, le réveil Bonjour prend la forme de nos bons vieux réveils tout ronds avec les deux cloches ressemblant à des oreilles. Un écran circulaire affiche les informations contextuelles et utiles (prévisions météo, infos trafic, les derniers messages facebook reçus ou toutes autres informations). Pour le contrôler, il suffit de dire « Bonjour » pour qui s’éveille et ainsi activer ou régler l’heure de réveil.

Afin de sortir le produit le plus abouti possible (il ne se réveillera que lors du troisième trimestre 2017, mais les précommande sur Kickstarter permettront aux privilégiés de l’avoir pour Noel 2016), Hôli propose aux utilisateurs de se connecter sur leur site web afin de proposer des idées d’améliorations ou d’utilisations qui seront, ou non, intégrées au réveil.

Source : w3sh.com

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Google maps veut prévoir vos déplacements

13 Janvier 2016, 18:46pm

Publié par Grégory SANT

Grâce aux informations qui sont enregistrées par Google, celui-ci sait pas mal de choses sur vous. Et aujourd’hui, la firme de Mountain View lance une nouvelle fonctionnalité de Google Maps qui utilise ces informations pour prédire vos trajets.

Appelée Driving Mode, cette nouvelle fonctionnalité a récemment été repérée par le site Android Police et en substance, elle va essayer de deviner où vous souhaitez vous rendre et afficher des infos de navigation utiles par rapport à ces itinéraires.

Le lancement de cette fonctionnalité a d’ailleurs été confirmé par la firme de Mountain View qui a expliqué à nos confrères de Venturebeat que grâce au Driving Mode, les utilisateurs pourront par exemple connaitre le chemin le plus rapide sans saisir leurs destinations, grâce au Driving Mode. Voici à quoi cela pourrait ressembler.

Cependant, avant de sauter de joie, sachez que cette fonctionnalité ne concerne que la version Android de Google Maps et surtout que pour le moment, les pays concernés par celle-ci sont les Etats-Unis, les Emirats Arabes Unis, la Grande Bretagne, l’Irlande, la Malaisie et Singapore.

Le Driving Mode de Google Maps fonctionne un peu comme Google Now, mais au lieu de trouver des infos susceptibles d’être utiles à l’utilisateur, pour les afficher sur les cartes, il va afficher des infos trafic sur l’application de navigation.

Google a indiqué que ces prédictions d’itinéraires se basent sur le lieu de travail, le domicile, l’historique des déplacements ainsi que l’historique des recherches.

La fonctionnalité peut être accessible via un widget sur l’écran d’accueil du téléphone, ou via le menu de l’application Google Maps.

Source : presse-citron.net

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La douche vous indique si vous y restez trop longtemps

12 Janvier 2016, 18:44pm

Publié par Grégory SANT

Vert jusqu’à 10 litres, bleu ensuite jusqu’à 20 litres, rouge à 30 litres et rouge clignotant au-delà de 50 litres : grâce à ses Led, cette douche vous prévient quand vous dépassez le seuil raisonnable de consommation d’eau.

Une douche pour maîtriser sa consommation d’eau

Le principe : la douche est reliée par Bluetooth à une application disponible sur Androïd ou IOS qui vous dit, grâce à un micro-calculateur, votre consommation immédiate. Il est possible de régler le seuil des changements de couleurs et encore de faire un relevé de sa consommation et de ses économies au cours du mois, d’enregistrer ses progrès, d’organiser des concours à la maison, car rien de plus ludique pour les enfants de jouer avec les couleurs.

Grâce à cet effort quotidien, vous pouvez économiser jusqu’à 250 euros par an en se limitant à 50 litres pour une famille de 4 personnes.

Un point de départ de réflexion bien concret

« Mais combien de litres d’eau j’ai utilisés lors de ma dernière douche ? … Et que dire de ses 4 filles qui passent des heures sous la douche ? » C’est la question qui a déterminé la recherche de Gabriel Della-Monica, l’inventeur et le porteur du projet de cette douche révolutionnaire.

Issu de l’industrie spatiale, responsable télécom d’Ariane à Kourou et de l’électronique grand public : Wifi, téléphonie 3G, 4G, cet ingénieur a mis au point le produit au sein du pôle de haute technologie nano et micro électronique de Grenoble.

Ce pommeau de douche intelligent à reçu de nombreux prix : celui de l’innovation de ST Microelectronics, prix de l’innovation au CES Las Vegas 2016 que seules de très rares entreprises françaises se sont vues décerner, mais aussi grand prix du jury du Concours EDF Energies Intelligente en décembre 2015, trophée BREF innovation Rhône Alpes 2015. Et bien d’autres encore.

Le pommeau de douche Hydrao devrait être commercialisée en 2016 pour un prix public inférieur à 99,99 euros. Précommande sur www.hydrao.fr.

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Domino : le bouton connecté de La Poste

11 Janvier 2016, 18:29pm

Publié par Grégory SANT

Baptisé « DOMINO », ce dernier repose sur un bouton connecté permettant aux entreprises et aux particuliers de communiquer de manière simple et immédiate, dans le cadre de services de proximité.

Développé par les branches Numérique et Services - Courrier - Colis du Groupe La Poste, ce service innovant de Colissimo va permettre aux particuliers de déposer n’importe quel objet dans leur boîte aux lettres pourvue d’un « Domino ».

Concrètement, 4 étapes suffisent :

1. Je dépose mon objet à envoyer dans ma boîte aux lettres.
2. J’appuie sur mon bouton Domino Colissimo.
3. Je valide ma demande et renseigne l’adresse de mon destinataire sur l’application dédiée.
4. Le facteur vient chercher mon objet, se charge de son emballage et de son affranchissement.

Ce nouveau service Colissimo sera expérimenté sur une zone pilote dès le premier semestre 2016. Demain, d’autres usages de ce bouton connecté pourront être inventés car, à l’image du Hub numérique, la solution Domino a été conçue dès le départ comme universelle et personnalisable.

Connectivité bas débit et faible consommation

Le spécialiste de l'Internet des Objets (IoT), SIGFOX a collaboré à ce nouveau service postal innovant en intègrant dans son expérimentation la solution de connectivité bas débit SIGFOX.

Économique et très simple à intégrer, la solution de connectivité SIGFOX permet à de grands groupes français et internationaux de déployer leurs solutions IoT à grande échelle et d’imaginer de nouveaux services pour leurs clients, partout où son réseau est disponible. Opérationnel ou en cours de déploiement dans 12 pays, le réseau SIGFOX couvre 80% du territoire français et 91% de la population.

Bénéficiant de la connectivité bas débit et basse consommation de SIGFOX, la puissance d’émission du bouton est équivalente à celle d'une télécommande de portail.

"Notre collaboration avec Le Groupe La Poste et sa filiale DOCAPOST IoT illustre le potentiel de création de valeur colossal de l’IoT. SIGFOX s’engage sur une couverture nationale, une qualité de service homogène et une très faible consommation énergétique des objets connectés ; nous sommes très confiants quant au succès de cette expérimentation" a expliqué Stuart Lodge, vice-président Global Sales and Partners de SIGFOX.

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Nous sommes prêts à acheter des voitures autonomes

21 Décembre 2015, 17:27pm

Publié par Grégory SANT

Les Apple Car et les Google Car sont toujours en cours d’expérimentation sur les routes californiennes, mais dans l’ensemble les conducteurs seraient disposés à en acheter dès qu’elles sortiraient.

L’étude a été réalisée au mois de juillet par l’Observatoire Cetelem de l’automobile dans 15 pays différents et le résultat de cette enquête a mis en évidence, que les conducteurs pourraient facilement basculer vers des voitures autonomes, ce qui pourrait inquiéter le secteur de l’automobile.

L’étude qui a été réalisée aussi bien en Asie, qu’en Amérique du Nord ou en Europe a fait apparaitre que 55% des automobilistes interrogés pourraient faire le choix d’une voiture autonome ou au moins de s’intéresser très sérieusement à ce genre d’achat.

L’étude est toutefois à relativiser car les clients interrogés ne se sont basés que sur les maigres informations dévoilées par la presse sur le sujet, et que pour le moment aucun prix n’a été avancé pour permettre aux consommateurs de se dire si le tarif est élevé ou non. Les clients ne seraient pas prêts à payer 10000 euros de plus par exemple pour avoir une Twingo… La question de la différence de prix est l’un des éléments qui freinent la démocratisation des voitures électriques par exemple.

De plus, ce choix est vierge de toutes contraintes juridiques et techniques, car chaque pays appliquera une législation et des contraintes, qui pourront soit favoriser l’attrait du grand public pour ces voitures ou au contraire les éloigner de ce type de modèles. En revanche, ce que nous apprend cette étude, c’est que le grand public est plutôt ouvert à la nouveauté et prêt à franchir certaines barrières psychologiques assez facilement, car aux premiers abords on pourrait penser que confier sa vie à sa voiture, n’est pas forcément facile ! Et cela montre que l’esprit des automobilistes peut accepter qu’une Google Car puisse rivaliser avec les géants de l’automobile sans problème en termes de notoriété et de confiance de la marque.

Cette étude montre que 91% des chinois, 81% des turcs, 73% des brésiliens se disent très ou plutôt « intéressés par l’utilisation d’une voiture autonome ». Les américains sont les moins intéressés paradoxalement, avec seulement 32% aux Etats-Unis. En France 41% des conducteurs se sont dit intéressés. Et vous seriez-vous prêts à acheter une voiture autonome demain si elle voyait le jour ?

Source : presse-citron.net

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les capteurs imprimés évoluent

15 Décembre 2015, 19:39pm

Publié par Grégory SANT

© V.GUILLY/CEA

Les chercheurs du Liten, institut de CEA Tech, ont réussi à produire des jauges de contrainte par impression sur substrat plastique souple. Cette technique (déjà validée sur des capteurs de pression) autorise une production à grande échelle et à moindre coût.

L'électronique imprimée consiste à créer un circuit en déposant ses éléments à partir d'encres spécialement formulées. Les chercheurs du Liten ont utilisé la technique de sérigraphie pour fabriquer des jauges de contrainte sur des plastiques souples. Avec un facteur de jauge de 10 (la variation relative de résistance vaut 10 fois la déformation appliquée), les produits obtenus affichent pour la première fois des performances équivalentes à celles de capteurs issus de techniques conventionnelles. Et ces techniques d'impression offrent d'autres avantages.
© V.GUILLY/CEA
D'abord, un coût de production réduit. Selon le Liten, "Il est possible d'imprimer jusqu'à 10000 capteurs par mètre carré, pour une dizaine d'euros seulement." Ensuite, ces dispositifs peuvent être co-imprimés avec d'autres types de capteurs: capteurs de température ou piézoélectriques, etc. Enfin, cette technique d'impression est compatible avec les grandes surfaces. "Il est donc aisé de personnaliser le design et la répartition des différents capteurs sur une surface donnée, qu'elle soit plane ou courbée comme dans le cas d'un tuyau."

Un premier démonstrateur a été réalisé dans le cadre du projet européen Smart Urban Water , pour une application de contrôle multi-paramètres d'un réseau de distribution d'eau potable. Mais bien d'autres applications sont envisageables: contrôle des contraintes mécaniques dans des structures industrielles (bâtiment, aéronautique..), batteries électriques, piles à hydrogène, ou encore dans la robotique, la logistique industrielle etc.

Source : techno-science.net

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Un grand avenir pour les voitures autonomes

15 Décembre 2015, 19:34pm

Publié par Grégory SANT

Pour le cabinet de conseil Juniper Research, c’est une certitude. Dans les dix prochaines années circuleront sur nos routes des millions de voitures autonomes.

Juniper Research prévoit que 20 millions de véhicules autonomes évolueront sur les routes du monde entier en 2025. Bien qu’on soit loin de ce chiffre aujourd’hui, la plupart étant des voitures pour les tests, ce chiffre est relativement bas par rapport au nombre actuel de voitures en circulation dans le monde, estimé à plus d’un milliard.

Le cabinet table qu’à partir de 2021 débutera significativement la transition par les consommateurs des voitures traditionnelles vers les voitures autonomes. Il se base tout simplement sur les annonces des grands acteurs de ce secteur -Google, Audi, Tesla…- qui prévoient de mettre en circulation leurs voitures sans conducteur d’ici 2020.

Juniper Research a également établi une liste des cinq premiers acteurs de ce futur marché, avec comme critères le nombre de kilomètres parcourus de manière autonome, le temps passé en R&D par ces entreprises et la taille des flottes de véhicules autonomes. Le trio de tête est composé dans l’ordre par Google (1er), Volvo (2nd) et Daimler (Mercedes-Benz) 3ème. Tesla termine 4ème et Apple 5ème. Juniper Research ne cite ni Ford ni General Motors ni Audi

Enfin, le rapport prévoit que ces nouveaux véhicules seront acceptés plus rapidement par les consommateurs en Amérique du Nord, puis en Asie de l’Est et en Chine. A en croire ce sondage réalisé par Forbes et le portail en ligne de statistiques Statista, 85% de la population indienne est plus susceptible de tester une voiture autonome, 75% l’est en Chine, alors que 58% des Français et 52% des Américains (seulement) sont prêts à en faire de même.

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Nexo Knights : les Lego deviennent connectés

14 Décembre 2015, 19:26pm

Publié par Grégory SANT

Lego ne se base pas uniquement sur des licences juteuses. La firme danoise en créé également, comme le récent Chima. Et le prochain univers de la marque sera entièrement connecté. Il s’agit de Nexo Knights.

Nexo Knights se place dans un univers futuriste mettant en scène des chevaliers hi-tech. Voici le synopsis officiel de l’univers :

Dans le monde high-tech et futuriste du royaume de Knighton, LEGO® Nexo Knights met en scène 5 jeunes chevaliers cherchant à combattre le bouffon fou Jestro, qui a dérobé un livre rempli de Monstrespour attaquer le royaume.

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Le chevalier héroïque, Clay Moorington, qui dirige la bande tout juste diplômée de l’école des chevaliers et composée de la superstar envahissante Lance Richmond, du stylé Aaron Fox, de la princesse qui préférerait être chevalier, Macy Halbert, et du géant Axl, se prépare à sauver Knighton. Tous ensemble, sous la tutelle de Merlok 2.0, mentor de l’Académie des Chevaliers et super sorcier digital, ils vont réunir leurs pouvoirs pour combattre l’ennemi.

14 sets seront disponibles à partir de janvier prochain. En plus de ces sets, une application nommée Nexo Knights Merlok 2.0 verra le jour sur Android et iOS. Le but sera ici de trouver 150 pouvoirs répartis un peu partout (dans les sets, dans les magazines Lego) afin d’augmenter le skill de vos personnages. Les enfants (ou les grands) pourront alors faire s’affronter leurs chevaliers en utilisant leurs pouvoirs.

Pour approfondir l’univers, Lego va même donner naissance à une série télé Nexo Knights dans le courant de l’année 2016. Vous pouvez découvrir le nouvel univers de Lego à cette adresse.

Source : journaldugeek.com

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Stratégie digitale par SEB

8 Décembre 2015, 19:40pm

Publié par Grégory SANT

A l’occasion du Digiworld Summit, Xavier Boidevezi revient sur la stratégie digitale de SEB. Le groupe serait-il le futur chef de cuisine connectée ?

SEB souhaite se positionner comme un acteur majeur de la cuisine connectée. Après le robot multicuiseur Cookeo, c’est à un autre best-seller de la marque de devenir intelligent : la friteuse Actifry, qui existait déjà en mode non connecté et qui devient « Smart XL » en 2015. Pour l’instant, une liaison Bluetooth permet à l’appareil de communiquer avec une application mobile gratuite, grâce à laquelle son propriétaire peut programmer l’une des 200 recettes qui y sont proposées et contrôler à distance la cuisson.

Demain, nos cuisines seront-elles entièrement connectées grâce à SEB ? Rencontré dans le cadre du Digiworld Summit 2015, Xavier Boidevezi, Vice-Président Business Development & Digital chez SEB, répond à nos questions.

L’Atelier : Un robot multitâche l’an dernier, aujourd’hui une friteuse : tous les objets gagnent-ils à devenir connectés ?

Xavier Boidevezi : En connectant certains de nos produits seulement, nous nous sommes demandé quels bénéfices nous souhaitons apporter à nos clients. Dès le départ, nos produits doivent être utiles aux consommateurs, et la connexion ne doit servir qu’à amplifier ce bénéfice, elle n’est pas un avantage en soi. Dans notre industrie, il y a quelques années, on achetait un simple produit. Aujourd’hui, c’est une garantie de résultat, une assistance que l’on achète. Nous ne connectons les appareils de cuisine que si cela fait bénéficier l’utilisateur d’un nouveau service, plus innovant.

Les fonctionnalités de vos appareils connectés restent assez simples : recettes intégrées, gestion de la cuisson, etc. Est-ce une volonté stratégique de votre part de ne pas mettre des objets intelligents trop complexes trop tôt sur le marché ?

Face à ces nouveaux produits intelligents, il va falloir avant tout changer les habitudes et les usages des consommateurs, ce qui ne se fera pas du jour au lendemain. Selon moi, c’est ce qu’il y a de plus compliqué. C’est pourquoi il faut commencer par un produit connecté aux options presque intuitives, pertinentes, puis l’enrichir au fur et à mesure.

Incorporer des recettes à un appareil de cuisine, cela correspond aux attentes minimales des consommateurs, c’est une première étape. Mais demain, nous voulons intégrer de nouveaux services à l’objet, interconnecter les appareils et apporter toujours plus de valeur ajoutée. Par exemple, on pourrait proposer des menus quotidiens personnalisés, comme un véritable coaching nutritionnel pour quelqu’un qui préparerait un marathon. On peut imaginer toute une multitude de services pertinents et personnalisables grâce à l’interconnexion de différents appareils. Le produit ne bouge pas, mais le service qui l’entoure s’enrichit.

Justement, la communauté des acheteurs de vos produits prend-elle part à l’enrichissement de ces services connectés, par exemple en partageant de nouvelles recettes ?

Actuellement, nous sommes les seuls à pouvoir enrichir nos objets connectés et à prendre la main sur les protocoles de communication. Nous pouvons améliorer le logiciel en permanence. Par contre, la participation des usagers est une étape sur laquelle nous travaillons déjà. Notre objectif est de devenir une plateforme communautaire, afin que chaque consommateur puisse suggérer ses propres recettes, même si cela présente encore quelques difficultés. En effet, si une recette proposée n’est pas adaptée à l’appareil, elle peut poser problème en matière de sécurité, par exemple si les quantités sont mal dosées et si la cuve déborde. Aujourd’hui, nous réfléchissons donc pour trouver un moyen d’assurer la sécurité de l’utilisateur s’il modifie lui-même l’objet connecté. C’est d’ailleurs dans ce cadre que s’inscrit notre programme Open Food System.

Les données enregistrées aujourd’hui par vos appareils connectés vous permettent-elles d’en savoir plus sur vos clients ? Quelle valeur marchande pourriez-vous tirer des informations dont vous bénéficiez ?

Ce qui est certain, c’est que nous disposons aujourd’hui d’une donnée potentiellement extrêmement pertinente et qualifiée. SEB est en effet l’un des derniers intervenants dans la cuisine, juste avant que la famille se réunisse autour de la table pour manger. Cette donnée est par exemple bien plus précise que celle que je peux obtenir grâce à un réfrigérateur connecté, qui me dira que tel ou tel produit a été acheté, sans plus de détail sur la façon dont ce produit sera consommé.

Pourtant, je ne suis pas encore en mesure de déterminer avec exactitude qui sont nos clients, s’ils sont plus jeunes ou plus intéressés par les nouvelles technologies que nos consommateurs « habituels ». Par exemple, rien ne me permet aujourd’hui de savoir si les 20% de robots Cookeo Connect vendus en France l’ont été parce qu’ils sont connectés, ou simplement parce que le design de l’objet a évolué entre temps.

Nous sommes donc en train de réfléchir au traitement des informations auxquelles nous avons accès pour en tirer de la valeur, mais nous sommes encore loin d’avoir la réponse. Même si nous avons déjà vendu 30 000 objets connectés, les données que nous collectons restent assez « pauvres » ; au mieux, nous pouvons connaître les recettes préférées des utilisateurs.

L’analyse de données doit donc devenir de plus en plus structurée. Ce faisant, il faut bien sûr respecter le cadre réglementaire fixé par la Cnil lorsqu’il s’agit de données relatives à la santé, comme les informations concernant les habitudes alimentaires des consommateurs.

SEB poursuit les initiatives tournées vers le digital. Le lancement de votre gamme d’appareils connectés pour la cuisine constitue-t-il un virage pour votre groupe, celui de la transformation digitale ?

Dans le domaine de la cuisine connectée, nous sommes en avance. Pourtant, un groupe comme SEB n’était pas nécessairement dimensionné pour concevoir ce genre de produits. Pourquoi ? Tout simplement parce que, dans les grandes entreprises, on ne bénéficie pas de l’agilité d’une start-up. Il faut passer par certaines étapes contraignantes mais cruciales pour mener à bien un projet, alors que la start-up peut réaliser plusieurs tests et procéder par itération. Chez SEB, nous avons réussi à travailler en petit groupe de gens impliqués et convaincus pour développer nos produits connectés en mode start-up.

Evidemment, des questions se posent encore. Par exemple : a-t-on besoin que nos 20 000 salariés maîtrisent parfaitement les usages du digital ? Au début, nous pensions effectivement qu’il était nécessaire d’achever la transformation digitale du groupe dans son intégralité. Aujourd’hui, je pense que je perdrais sans doute beaucoup de temps à essayer de convaincre l’ensemble des collaborateurs, quand notre expérience sur Actifry Smart XL et Cookeo Connect démontre qu’une dizaine d’experts peut être tout aussi efficace. Ce qui est certain, c’est qu’il faut favoriser la collaboration avec les start-ups en travaillant avec un incubateur ou un accélérateur.

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