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Articles avec #technologies

Voici la lumière recyclée

12 Janvier 2016, 18:48pm

Publié par Grégory SANT

On la croyait morte et enterrée. L'ampoule à incandescence pourrait pourtant faire un retour dans nos chaumières, grâce à un nouveau procédé dit de recyclage de la lumière.

Cette ampoule, inventée en 1879 par Joseph Swan et perfectionnée par le plus célèbre Thomas Edison, est bannie depuis des années dans de nombreux pays. Pourquoi ? Parce qu'elle constitue un gouffre en matière de consommation d'énergie.

Le phénomène physique impliqué dans le fonctionnement d'une telle ampoule est appelé rayonnement du corps noir. Portés à très haute température, ces objets émettent naturellement de la lumière. C'est notamment le cas du fameux filament de tungstène qui, chauffé à 2 700 Kelvin (environ 2 427°C), émet la lumière chaleureuse que nous connaissons tous.

Un processus simple, très bon marché, mais qui a un gros inconvénient : 95% de l'énergie envoyée est gaspillée, en grande partie sous forme de chaleur, et donc perdue pour l'utilisateur (à moins de se réchauffer les mains à proximité de l'ampoule...). Une équipe de chercheurs issus de l'Université de Purdue et du MIT pensent toutefois pouvoir offrir une seconde vie à ce type d'éclairage.

Publiés dans la revue Nature Nanotechnology, leurs travaux consistent non pas à modifier le processus de création de la lumière, mais plutôt à éviter la perte d'énergie qui l'accompagne. Pour ce faire, les chercheurs ont entouré le filament d'un cristal photonique dont le rôle est de laisser passer les longueurs d'onde souhaitées et de renvoyer, comme un miroir, les autres, notamment celles situées dans le spectre de l'infrarouge, vers le filament, afin de chauffer ce dernier.

Vous obtenez ainsi un système qui s'alimente de ses pertes, réduisant en conséquence les besoins en énergie. Ce cristal est composé d'un empilement de couches minces dont l'épaisseur est calculée pour optimiser le rendement. Ces couches sont constituées d'éléments répandus et qui peuvent être utilisés dans le cadre de techniques de dépôt de matière classiques.

Un système prometteur qui n'en est qu'à ses débuts. C'est pourquoi l'efficacité lumineuse du dispositif n'est pour l'instant « que » de 6,6%, ce qui est déjà deux à trois fois supérieur aux ampoules à incandescence classiques, et équivalent à certains produits à économie d'énergie actuellement sur le marché, comme les tubes fluorescents ou les LED. L'équipe de chercheurs ambitionne toutefois de parvenir à une efficacité proche des 40%, ce qui rendrait obsolètes les autres dispositifs.

Source : clubic.com

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Les baskets de Retour vers le Futur présentées au CES

11 Janvier 2016, 18:31pm

Publié par Grégory SANT

chaussures retour vers le futur

 Retour vers le futur a inspiré une startup française qui a conçu des baskets connectées capables de s'attacher automatiquement, en vue d'une mise sur le marché d'ici la fin d'année.

"Je m'étais fixé comme objectif la date prévue dans le film", indique à l'AFP Karim Oumnia, patron-fondateur de Digitsole, basée à Nancy, qui présente sa chaussure "Smartshoe 01" au salon de l'électronique grand public (CES) de Las Vegas, avec sa société partenaire Zhor-Tech.

 

Dans le deuxième volet de Retour vers le Futur, sorti en 1989, le héros Marty McFly, interprété par Michael J. Fox, fait un bond dans le temps pour se retrouver le 21 octobre 2015, dans un monde où les voitures volent et où ses chaussures se lacent toutes seules.

La "Smartshoe 01" de Digitsole a l'aspect d'une grosse basket et en réalité pas de lacets, mais une large languette qui se relève ou s'abaisse automatiquement afin de serrer ou desserrer la chaussure. Elle se contrôle depuis un smartphone, ou "même par commande vocale", précise Karim Oumnia.

Elle intègre aussi toute une série d'autres fonctionnalités: "la chaussure chauffe, calcule les distances et les calories, mesure l'amorti, donne la posture", énumère-t-il. La batterie promet plusieurs jours d'autonomie et se recharge sans fil, en posant la chaussure sur une petite base dédiée.

 

"Bien sûr ça reste un prototype, mais l'idée est de montrer qu'on maîtrise la technologie", commente Karim Oumnia. Cela devrait déboucher sur "une série limitée avec un design amélioré", qu'il dit vouloir commercialiser "en fin d'année" dans "des boutiques un peu select" notamment aux Etats-Unis, en Chine et dans plusieurs pays européens dont la France.

Le prix annoncé est de 450 euros. La société expose aussi au CES des modèles d'allure plus conventionnelle comme des sneakers et des escarpins "made in France" connectés et chauffants.

Et elle vend déjà dans une trentaine de pays ses semelles également connectées et chauffantes. Le CES de Las Vegas (Californie, ouest) ouvrait ses portes au public mercredi et dure jusqu'à samedi. La France y est particulièrement bien représentée avec plus de 200 entreprises, en grande majorité des startups.

Source : huffingtonpost.fr

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Suture : soigne vos plaies

11 Janvier 2016, 18:13pm

Publié par Grégory SANT

  • Source : industrialdesignserved.com

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Ili : le traducteur vocal en temps réel

8 Janvier 2016, 18:02pm

Publié par Grégory SANT

La barrière de la langue ne devrait bientôt être qu’un lointain souvenir. Logbar, une entreprise japonaise, a créé Ili, un traducteur de poche. La petite télécommande qui se porte autour du cou a été récompensé du prix de l’innovation au CES de Las Vegas, le salon de la high-tech qui se tient du 6 au 9 janvier 2016. Ili, traduit en temps réel et permet de tenir une conversation en deux langues différentes. Le traducteur de poche fonctionne sans connexion Wifi ou 4G, il possède un dictionnaire propre qui s’adapte au type de voyage (business, famille, vacances…). La start-up nipponne, qui a présenté Ili le 5 janvier 2016 à Las Vegas, n’a pas donné de prix de départ.

Disponible uniquement en chinois, japonais et anglais pour l’instant

Ili ne permet pour l’instant que la traduction du japonais, du chinois et de l’anglais. La deuxième version devrait ajouter le français, le thaïlandais et le coréen, avant une troisième version en espagnol, italien et arabe. Ili, encore au stade de prototype, devrait être commercialisé à partir de juillet 2016.

Source : lsa-conso.fr

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Des alliages toujours plus performants pour les avions

5 Janvier 2016, 20:00pm

Publié par Grégory SANT

Les fabricants de pièces pour moteurs d'avion doivent réduire les coûts et le poids, sans sacrifier les performances et la sécurité, ce qui n'est pas une tâche facile. L'utilisation de matériaux plus performants et durables pourrait apporter une solution simple, avec un impact bénéfique à long terme.

Les travaux conduits dans le cadre du programme européen Clean Sky ont montré qu'il était possible de construire des avions à courte et moyenne portée, équipés d'hélices non carénées à rotation inverse. Les études de ce concept ont montré qu'il était le meilleur candidat pour réduire la consommation de carburant et les rejets polluants associés.

La difficulté est de mettre au point les nouvelles techniques et de faire progresser le concept d'hélices non carénées, en tant que successeur possible du turboréacteur. Les chercheurs du projet ABAG (Power gear box (PGB) advanced planet bearings development), financé par l'UE, ont proposé un concept très sophistiqué pour le système d'engrenages planétaire.

Dans le cas d'un moteur à hélices non carénées, le système d'engrenages planétaires relie l'arbre de sortie de la turbine et les hélices, tout en leur permettant de fonctionner à la vitesse optimale. Ce système d'engrenages doit être léger mais très fiable.

Jusqu'ici, les moteurs et leurs principaux composants tels que les engrenages utilisent des roulements classiques, faits d'acier. L'équipe du projet ABAG a exploré de nouveaux matériaux pour améliorer la résistance de surface et de sub-surface des zones en contact dans les roulements des moteurs, dans des conditions très exigeantes.

Les chercheurs ont choisi deux matériaux pour une campagne de tests approfondis. Il s'agissait du Ferrium C61, un nouvel acier à haute résistance, et du M50NiL-DH. Ils ont traité ces deux matériaux par cémentation gazeuse, trempe sous vide, et nitruration plasma et gazeuse, puis ont analysé leurs propriétés.

Source : techno-science.net

Les chercheurs ont conduit des tests d'endurance dans deux conditions lambda, similaires à celles survenant durant le fonctionnement d'hélices non carénées. Ils ont ensuite testé la propagation de l'écaillage pour le M50Nil-DH seulement, car le Ferrium C61 n'avait pas obtenu de résultats satisfaisants au test d'endurance.

Les travaux d'ABAG ont notablement amélioré les propriétés du matériau en optimisant les paramètres du traitement de surface. Certaines techniques pourront être testées durant le développement du moteur à hélices non carénées, mais le potentiel des techniques clés a déjà été validé.

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Spintronique : l'électricité basse tension

5 Janvier 2016, 19:50pm

Publié par Grégory SANT

Des scientifiques de l'EPFL ont identifié une nouvelle classe d'isolants topologiques, et ont découvert sa première représentation matérielle, ce qui pourrait accélérer la mise en œuvre d'isolants topologiques dans diverses applications telles que les technologies électroniques.

Les isolants topologiques sont des matériaux qui laissent passer le courant électrique sur leur surface, mais l'empêchent de passer par leur volume intérieur. Cette propriété exotique ouvre pour les isolants topologiques des perspectives très prometteuses pour l'électricité, en réduisant les pertes d'énergie, pour la spintronique, et peut-être même pour l'informatique quantique.

L'étude, réalisée dans le cadre du NCCR Marvel, projet conduit par l'EPFL, est publiée dans Nature Materials.

Les promesses technologiques des isolants topologiques ont suscité un important effort de recherche en vue de trouver des matériaux artificiels de nature optimale, possédant de telles propriétés. Une telle recherche implique un travail théorique capable de prédire les propriétés de la structure d'un matériau particulier. Les matériaux «candidats», qui sont identifiés au moyen de simulations informatiques, sont ensuite soumis à un examen expérimental pour déterminer si leurs propriétés d'isolant topologique répondent aux prédictions théoriques.

C'est le travail accompli par le laboratoire d'Oleg Yazyev à l'Institut de Physique Théorique de l'EPFL, en collaboration avec des collègues expérimentalistes du monde entier. En testant de manière théorique les candidats potentiels issus de la base de données de matériaux décrits auparavant, l'équipe a identifié un matériau, décrit comme une «phase cristalline» du iodure de bismuth, comme le premier élément d'une nouvelle classe d'isolants topologiques. Ce qui rend ce matériaux particulièrement intéressant est le fait que sa structure atomique ne ressemble à celle d'aucun autre isolant topologique connu à ce jour, ce qui rend ses propriétés très différentes aussi.

Un avantage certain du iodure de bismuth est que sa structure est mieux ordonnée que celle d'isolants topologiques déjà connus, et avec moins de défauts naturels. Pour avoir un intérieur isolant, un matériau doit avoir aussi peu de défauts structurels que possible. «Ce que nous voulons, c'est faire passer du courant en surface mais pas à l'intérieur», explique Oleg Yazyev. «En théorie, cela peut sembler facile, mais en pratique vous avez toujours des défauts. Vous devez donc trouver un nouveau matériau présentant le moins de défauts possible.» L'étude montre que ces tout premiers échantillons de iodure de bismuth apparaissent très purs, avec de très petites concentrations d'imperfections structurelles.

Après avoir caractérisé le iodure de bismuth au moyen d'outils théoriques, les scientifiques l'ont testé expérimentalement avec une série de méthodes. La démonstration principale est issue d'une technique expérimentale directe appelée «spectroscopie à résolution angulaire». Cette méthode, qui permet aux chercheurs de «voir» les états électroniques à la surface du matériau solide, est devenue une technique-clé pour prouver la nature topologique des états électroniques à la surface des matériaux.

Les mesures, effectuées au Lawrence Berkeley National Lab, s'avèrent totalement conformes aux prédictions théoriques effectuées par Gabriel Autès, post-doctorant au laboratoire de Yazyev et auteur principal de l'étude. Les calculs de structure électronique ont été réalisés au Centre national suisse de calcul scientifique, tandis que les analyses de données ont impliqué de nombreux scientifique de l'EPFL et d'autres institutions.

«Cette étude a commencé comme étant de la théorie, puis est passée par toute la chaîne de vérification expérimentale», dit Yazyev. «Pour nous, c'est un effort de collaboration très important». Son laboratoire explore maintenant de manière approfondie les propriétés du iodure de bismuth, ainsi que des matériaux présentant des structures similaires. Simultanément, d'autres laboratoires se joignent à cet effort pour confirmer la théorie derrière la nouvelle classe d'isolants topologiques et continuer les démarches expérimentales.

Cette étude a été réalisée dans le cadre de NCCR Marvel, un projet de recherche sur la conception et la découverte de nouveaux matériaux, créé par le Fonds National Suisse et dirigé par l'EPFL. 33 laboratoires issus de 11 institutions suisses en font partie.

Le travail présenté ici a vu la collaboration de l'Institut de physique théorique et Institut de Physique de la Matière Condensée de l'EPFL, avec l'Université Technique de Dresde; le Lawrence Berkeley National Laboratory; the University of California, Berkeley; Lomonosov Moscow State University; Ulm University; Yonsei University; Pohang University of Science and Technology; et l'Institute for Basic Science, Pohang. L'étude a été financée par le Fonds National Suisse, l'ERC, NCCR-MARVEL, la Deutsche Forschungsgemeinschaft, le Département américain de l'énergie, et la Fondation Carl-Zeiss.

Source : enerzine.com

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Système de fixation invisible Lamello

30 Décembre 2015, 20:37pm

Publié par Grégory SANT

  • Nouveau: 250 kg de force de serrage pour encore plus d’applications
  • Invisible comme s’il était collé, multifonction comme s’il était vissé
  • L’assemblage unique pour répondre à de hautes exigences d’esthétique, de solidité et de productivité
  • Boulon d’assemblage sans cesse démontable, de faible usure et fonctionnant avec un électro-aimant
Application
  • Assemblage définitifs ou démontables dans des matériaux en bois en panneaux ou dans des matériaux tels que Corian
  • Fabrication de meubles, tables, étagères et armoires, mains courantes, escaliers
  • Source : lamello.fr

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Snips : quand les algorithmes prédisent vos déplacements

29 Décembre 2015, 20:42pm

Publié par Grégory SANT

La startup parisienne Snips, créée par Rand Hindi, vous propose de remplacer le clavier de votre smartphone par un automate intelligent qui prédit ce que vous allez taper...Si vous aussi vous avez de gros doigts boudinés ou des moufles ou des ongles trop longs, vous savez qu'il n'y a rien de moins pratique qu'un clavier de smartphone.

Avec Snips, l'intelligence artificielle se substitue à votre clavier tactile. Disponible sous iOS et Android, Snips récupère vos données de localisation, d'agenda et de recherche pour mieux prédire vos futures requêtes. Avec une garantie : vos données restent entièrement privées, elles sont traitées directement sur votre smartphone, sans être transmises à l'extérieur. L'objectif est de ne plus jamais avoir besoin de vous servir d'un clavier tactile. Snips apparaît donc dans la liste des claviers disponibles sur votre smartphone. Il fonctionne comme votre clavier habituel, à un détail près : il vous propose une liste prédictive de lieux, pour que vous n'ayez plus besoin de taper votre requête, mais seulement de cliquer sur une des adresses proposées en fonction de votre activité, de votre emplacement et de vos habitudes. Le principe actuellement testé sur les adresses va s'étendre progressivement à d'autres types de recherches.

Source : soonsoonsoon.com

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Panono : la photo passe à 360°

29 Décembre 2015, 20:38pm

Publié par Grégory SANT

Développé grâce au crowdfounding, l’appareil photo Panono innove dans le monde de l’imagerie numérique. Il est désormais en vente.

On connaissait la 360cam de Gyroptic et le Theta de Ricoh. Les amateurs d’images à 360° devront désormais compter sur Panono de la start-up berlinoise Panono. Après 2 ans de développement et un financement sur la plateforme de crowdfunding Indiegogo particulièrement réussi (1,25 millions de dollars collectés), Panono est désormais en vente libre.

108 MEGAPIXELS

De la forme d’une boule de 11cm de diamètre (pour 480 grammes), ce « ballon photographique » est équipé de 36 capteurs. Sa vocation: réaliser des images de 360° x 360°. Chaque photo prise fait 108 mégapixels! Sur l’écran du smartphone ou de la tablette où une application sert à déclencher la prise de vue en Wifi, on y naviguera à loisirs dans toutes les directions et l’on pourra même y zoomer sur un détail. Bonne nouvelle: les images réalisées ne sont pas trop déformées sur les côtés, comme c’est souvent le cas lorsque l’on parle de 360°. Astuce: il est possible de prendre une vue en lançant Panono en l’air. L’accéléromètre que l’appareil photo contient détecte sa vitesse et déclenche une prise de vue lorsqu’il atteint son plus haut point dans les airs. Attention à ne pas le lancer trop haut non plus, car il faudra l’attraper au vol dans sa chute. Sinon, gare aux dégâts! Et à 1499 euros le ballon photo, mieux vaut faire très attention… Que l’on se rassure, un modèle de Panono pour le grand public devrait sortir à moyen terme. Vendu 600 euros « seulement », il sera aussi protégé contre les chocs.

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Le métal : nouveau carburant propre

18 Décembre 2015, 21:03pm

Publié par Grégory SANT

Les poudres métalliques, produites en exploitant des sources d'énergie primaire propres, pourraient constituer une solution de rechange aux combustibles fossiles plus viable à long terme que d'autres substituts dont il a souvent été question, comme l'hydrogène, les biocarburants ou les batteries, selon une étude parue le 15 décembre 2015 dans la revue scientifique Applied Energy.

« Les technologies de production d'électricité propre, reposant principalement sur l'énergie solaire ou éolienne, ont le vent dans les voiles. Or, ce type d'électricité est impossible à utiliser dans de nombreux domaines où le pétrole et le gaz règnent encore, comme le transport et le commerce mondial d'énergie », souligne Jeffrey Bergthorson, professeur à l'Université McGill et auteur principal de cette nouvelle étude.

« Les biocarburants peuvent faire partie de la solution, mais ils ne pourront pas satisfaire à la demande. L'hydrogène nécessite des réservoirs massifs, et c'est sans compter sa nature explosive. Quant aux batteries, elles sont trop encombrantes et n'accumulent pas assez d'énergie pour bon nombre d'usages », ajoute le professeur de génie mécanique et directeur adjoint de l'Institut Trottier de durabilité en génie et en design de l'Université McGill. « L'utilisation de poudres métalliques comme carburant recyclable emmagasinant de l'énergie primaire propre pour un usage ultérieur représente une solution de rechange des plus prometteuses. »

Un concept novateur

L'article publié dans Applied Energy, cosigné par le professeur Bergthorson, cinq autres chercheurs de l'Université McGill et un scientifique de l'Agence spatiale européenne aux Pays-Bas, jette les bases d'un concept novateur tirant parti de fines particules métalliques ? dont la taille est comparable à celles de la farine ou du sucre en poudre ? pour alimenter des moteurs à combustion externe.

Contrairement aux moteurs à combustion interne des véhicules à essence, les moteurs à combustion externe sont alimentés par une source extérieure de chaleur. Ce type de moteur, une version contemporaine de la locomotive à vapeur alimentée au charbon qui a contribué à la révolution industrielle, sert couramment à produire de l'énergie à partir de sources nucléaires, de charbon ou de biocarburants au sein des centrales électriques.

L'idée de brûler des poudres métalliques ne date pas d'hier, puisque ces dernières sont utilisées depuis plusieurs siècles pour la fabrication de feux d'artifice, par exemple. Depuis la seconde moitié du 20e siècle, on s'en sert également comme agent propulseur dans les fusées porteuses à combustible solide qui servent à lancer les navettes spatiales. Toutefois, au cours des dernières décennies, peu de travaux ont été réalisés sur les propriétés des flammes découlant de leur combustion. En effet, l'utilisation potentielle des poudres métalliques comme combustible recyclable pour de nombreux usages a généralement été négligée par la communauté scientifique.


Recyclable après combustion

L'idée mise de l'avant par l'équipe de chercheurs de l'Université McGill mise sur une caractéristique importante des poudres métalliques. En effet, lorsqu'elles sont brûlées, ces dernières réagissent avec l'air pour produire un oxyde solide non toxique pouvant être recueilli assez facilement, puis recyclé (contrairement au dioxyde de carbone émis dans l'atmosphère par la combustion de pétrole).

Grâce à un brûleur conçu sur mesure, les chercheurs de l'Université McGill ont démontré qu'une flamme peut être stabilisée en un flux de fines particules métalliques en suspension dans l'air. Ces flammes provenant de la combustion de poudres métalliques « ressemblent beaucoup » à celles que l'on produit en brûlant des hydrocarbures, estiment les chercheurs. « On prévoit que les densités d'énergie et de puissance qu'afficheront les éventuels moteurs alimentés par des métaux seront semblables à celles des actuels moteurs alimentés par la combustion interne de combustibles fossiles. Par conséquent, cette technologie sera attrayante pour une société cherchant à réduire son empreinte de carbone. »

Selon les chercheurs, le fer pourrait être le candidat idéal pour une telle utilisation. Les industries métallurgique, chimique et électronique commandent déjà la production de millions de tonnes de poudre de fer chaque année. De plus, les technologies de recyclage du fer sont déjà éprouvées, et de nouvelles techniques peuvent pallier les émissions de dioxyde de carbone associées à la fabrication traditionnelle de fer à partir du charbon.


Prochaine étape : la construction d'un prototype

Même si les expériences réalisées en laboratoire, à McGill comme ailleurs, ont démontré que l'utilisation de carburants métalliques dans les moteurs thermiques est théoriquement possible, personne n'a encore mis l'idée en pratique. Par conséquent, la prochaine étape dans la conversion de ces découvertes en technologie exploitable consistera à « fabriquer un prototype de brûleur et à le fixer à un moteur thermique », déclare le professeur Bergthorson. « L'élaboration d'un procédé de recyclage des métaux qui n'implique aucune émission de CO2 revêt aussi une grande importance. »

Le coauteur de l'article, David Jarvis, responsable de la stratégie et des nouvelles technologies à l'Agence spatiale européenne, ajoute : « Cette technologie nous intéresse au plus haut point puisqu'elle ouvre la porte à de nouveaux systèmes de propulsion dont nous pourrons tirer profit dans l'espace et sur terre. L'abandon des combustibles fossiles dans l'alimentation des automobiles constitue une nette tendance pour l'avenir. Bien qu'elle ne soit pas encore au point ni offerte sur le marché à l'heure actuelle, la combustion de métaux peu coûteux, comme la poudre de fer, représente une solution de rechange avantageuse à l'essence et au diesel. Si nous sommes en mesure de produire, pour la première fois, un moteur alimenté au fer émettant une quantité presque nulle de dioxyde de carbone, nous estimons que cette découverte pourrait ouvrir la voie à d'autres innovations et permettre une réduction des coûts à court terme. »

Source : enerzine.com

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