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Articles avec #technologies

Un révêtement qui change de couleur en cas de défaillance

24 Juillet 2017, 20:21pm

Publié par Grégory SANT

Un révêtement qui change de couleur en cas de défaillance

Et si les pièces et objets défaillants ou fragilisés affichaient d’eux-mêmes leurs faiblesses ? C’est l’idée développée par la société bordelaise Olikrom, fondée en octobre 2014, qui conçoit des revêtements intelligents. Issus des recherches de Jean-François Létard, ancien directeur de recherches au CNRS, les pigments intégrés aux peintures, vernis et encres - dont seront recouverts les pièces à protéger - doivent permettre de détecter un choc, un changement de température, la présence de gaz ou de solvant… en changeant de couleur en fonction des modifications de leur environnement.

Un ingénieux système qui intéresse de nombreux industriels. La jeune société compte déjà 70 groupes partenaires. Dont Airbus, désireux de renforcer la qualité et la sécurité de ses avions. Lors de leur transport ou de leur assemblage, il arrive en effet que les pièces des avions subissent des chocs qui peuvent altérer leur qualité et leur sécurité. Seulement, les défauts générés ne sont pas toujours visibles ou renseignés. Afin d’en être automatiquement avertis, Airbus et Olikrom ont imaginé une peinture intelligente capable de détecter les impacts sur les matériaux composites.

Les pièces les plus sensibles, préalablement enduites de ce vernis, “changent de couleur sous l’effet d’une variation de pression, dont le seuil a été déterminé”, détaille Jean-François Létard. Une avancée par rapport au contrôle par ultrasons, ordinairement effectué. Car si ce dernier permet tout à fait d’identifier les dommages éventuels, il prend plus de temps : près de 2 heures par mètre carré. Contre un coup d’oeil pour ce nouveau procédé.

Parallèlement, Airbus et Olikrom ont aussi développé un revêtement thermosensible, capable de prévenir des risques de surchauffe. Afin de gagner en précision, les essais ont été réalisés sur une pièce volontairement située à proximité de zones habituellement chaudes, tel un capot de moteur.

Si la technologie existe déjà depuis une vingtaine d’années, la formule proposée “permet de mesurer plus précisément le seuil de transition des températures, et de gagner en longévité”, souligne Jean-François Létard. La couleur de la peinture est conçue pour évoluer après que les seuils de 120° et 140° ont été dépassés. A ce stade, les composites ne sont pas définitivement endommagés. Il s’agit d’avantage d’un message d’alerte déclenché dans le cadre d’une maintenance préventive.

Selon les cas de figure, "on peut également imaginer que le processus de coloration soit réversible ou non”, détaille encore l'entrepreneur-chercheur. Une pièce qui aurait viré au rouge sous l’effet de la chaleur pourrait revenir à sa teinte initiale une fois la température redescendue. Au contraire, une prise électrique qui aurait subi un court-circuit se colorerait de manière irréversible. Créée il y a deux ans à peine, la société compte aujourd'hui une douza

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Fastbrick Robotics : la contrustruction robotisée de maison

12 Juillet 2017, 19:41pm

Publié par Grégory SANT

Fastbrick Robotics : la contrustruction robotisée de maison

Le fabricant américain de machines de construction, Caterpillar, vient d’investir dans une startup de l’impression 3D, Fastbrick Robotics. Cette entreprise australienne a conçu un robot maçon qui permet de construire très rapidement un bâtiment grâce à différentes technologies 3D. Ensemble, ils développeront la technologie robotique de Fastbrick.

Fastbrick Robotic a créé en 2015 le Hadrian X, un robot capable de fabriquer en quelques heures seulement une maison. Il peut déposer plusieurs centaines de briques très rapidement à partir d’un modèle CAO 3D et grâce à un système de guidage laser. Avant de déposer une brique, il applique un liant à base d’adhésif au lieu d’un ciment plus traditionnel. Le bras robotique peut placer jusqu’à 1000 briques par heure tout en prenant en compte l’endroit où seront posées les fenêtres, les portes, etc. La startup australienne explique que Hadrian X travaille de la même façon qu’une imprimante 3D dans le sens où le robot vient ajouter de la matière selon un modèle 3D précis, brique par brique comme l’imprimante fonctionne couche par couche.

Le robot maçon en action

Un robot qui défie les méthodes de construction traditionnelles et vient apporter une meilleure efficacité, rapidité mais aussi une meilleure gestion des déchets puisque seul le matériau nécessaire est utilisé. C’est donc sans surprise que le géant Caterpillar se penche sur cette nouvelle technologie.

Caterpillar a annoncé un premier investissement de $2 millions par placement conformément aux termes du contrat mis en place. L’américain se garde une option de réinvestir $8 millions supplémentaires. Les deux entreprises ont signé un mémorandum d’entente de 12 mois, un accord qui indique leur ligne d’action commune à savoir développer la technologie de Fastbrick Robotic que ce soit en termes de fabrication, de ventes ou encore de services liés.

fastbrick robotics

Le bras robotique est fixé sur les camions de la startup

« Fastbrick Robotics est plus que ravi de signer ce mémorandum avec Caterpillar et l’accueille comme nouvel actionnaire, déclare Mike Pivac, Directeur Général de Fastbrick Robotics. Caterpillar est un leader industriel reconnu dans le monde entier et nous sommes impatients de commencer à travailler avec elle et d’unir nos équipes pour partager des idées, continuer à innover et explorer des opportunités pour commercialiser notre technologie unique. »

Un protocole d’entente qui permet également de mettre en place un conseil d’alliance stratégique, le but étant de proposer la meilleure offre possible aux utilisateurs finaux.

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10 milliards d'euros pour l'innovation

7 Juillet 2017, 16:59pm

Publié par Grégory SANT

 
 
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IT-Espresso - 06 juillet, 16h44

 

L'innovation est placée au coeur des priorités économiques avec ce nouveau fonds de 10 milliards d'euros, annoncée par Bruno Le Maire.

 

Le ministre de l'Economie et des Finances a confirmé la création d'un méga-fonds dans ce sens. Il sera alimenté par la cession par l'Etat de participations « importantes » dans des entreprises publiques « non stratégiques ».

Les montants récoltés par ce biais permettront d'alimenter ce futur fonds qui servira à accompagner des projets d'entreprises innovantes dans des domaines comme l'intelligence artificielle, l'impression 3D ou encore la réalité augmentée.

« J'assume d'annoncer d'ici quelques mois des cessions d'actifs importantes dans les entreprises publiques qui permettront au contribuable de savoir que son argent est placé pour le futur et pas pour le passé », a déclaré Bruno Le Maire lors d'un événement organisé hier (5 juillet) portant sur l'attractivité de la capitale et de la région francilienne.  « Nous mettrons 10 milliards d'euros à disposition pour financer l'innovation et en particulier l'innovation de rupture. »

Le ministre de l'Economie et des Finances l'a répété aujourd'hui sur BFM TV et lors la session des Questions au gouvernement du Sénat.

Pour que la France « devienne le leader européen des nouvelles technologies ».

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Le textile et l'industrie 4.0

6 Juillet 2017, 18:11pm

Publié par Grégory SANT

Le textile et l'industrie 4.0

Les industriels du secteur de la mode et du luxe se sont réunis le 5 juillet au ministère de l’Economie pour assister aux conférences organisées par R3iLab, le réseau dédié à l'innovation immatérielle pour l’industrie. Pour introduire la matinée, Frédéric Biousse, cofondateur du fonds Experienced Capital, Olivier Fournier, président de la fondation Hermès, et Daniel Harari, directeur général du groupe Lectra, se sont succédé pour introduire le thème : « Audacieuses Industries ».
 
Frédéric Biousse décrit une forte évolution de la demande des consommateurs en « quête de sens ». Il détaille : « Le marketing est mort, seule la recherche de l’histoire compte aujourd’hui pour les clients ». Une pensée que Frédéric Biousse met en pratique pour son fonds. Experienced Capital possède des participations dans sept marques : Figaret, Sœur, Le Slip Français, Jimmy Fairly, Maison Standards, Balibaris et dernièrement Sessùn.

« Nous accompagnons des marques qui ont une transparence verticale. Pour les sélectionner, nous faisons attention au produit, à sa traçabilité, au concept retail et à son fondateur ou à sa fondatrice. Ce dernier est le critère le plus important, il doit avoir son histoire et quelque chose de vrai à raconter car aujourd’hui, le seul enjeu pour nous tous est de parler vrai à nos clients. »

Interrogé sur les possibilités d’innovation dans le secteur, Olivier Fournier, représentant la maison Hermès, commence par répondre : « L’audace, c’est le courage et entre les deux, il y a un joli mot : la liberté. »

Mais pour lui, le pendant de l’innovation est la formation et de préférence en France : « Un savoir-faire qui part à l’étranger est un savoir-faire perdu. Nous embauchons environ 600 personnes par an dont 450 en France et une majorité d’artisans. Je pense que l’emploi manufacturier est aujourd’hui très important. »

En effet, la maison française possède ses différentes écoles pour tous les corps de métiers : maroquinerie, textile, tannerie. La dernière a été inaugurée à Héricourt, dans le département de la Haute-Saône, en avril 2016. C’est la quinzième manufacture en France pour le groupe.

Pour terminer, Daniel Harari, directeur général du groupe Lectra, revient sur la période difficile connue par l’entreprise dans les années 2000 : «  Nous avons décidé de miser sur l’innovation en restant en France. Il y a 25 ans, nous faisions uniquement de la mode et de l’habillement, et maintenant, nous évoluons aussi dans le domaine de l’automobile et de l’ameublement. »

Selon lui, le réel enjeu réside dans « l’industrie 4.0 ». « L'évolution va prendre dix ou vingt ans, mais c'est l’occasion unique de remettre en cause la façon dont nous fonctionnons en France. Nous devons remettre l’usine au centre de la chaîne de valeur pour développer la personnalisation produit et le sur-mesure, au même coût que la production de masse. »

Daniel Harari finit par mettre en garde les industriels contre la montée de la Chine et la mutation de son industrie : « Dire que fabriquer en Chine est moins cher n’est plus vrai. Mes ingénieurs en Chine sont mieux payés que ceux aux Etats-Unis ou en Europe. La Chine a mis en place son plan "Made in China 2025", visant à développer sa politique industrielle, et elle avance rapidement. »

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La compétion source d'innovation

30 Juin 2017, 20:36pm

Publié par Grégory SANT

La compétion source d'innovation

Pour Éric Barbaroux, organisateur technique du deuxième Grand Prix de Formule électrique, qui s’est tenu en mai à Paris, un tel événement ne peut qu’être bénéfique au développement de la mobilité propre en ville.

Le deuxième Grand Prix de Formule électrique, qui s'est tenu à Paris en mai, a remporté un franc succès. Pas moins de 46 000 spectateurs sont venus assister sur deux jours à cette manche comptant pour le championnat du monde de la catégorie.

La Tribune de l'énergie a demandé à Éric Barbaroux, organisateur technique du deuxième Grand Prix de Formule électrique de Paris, en quoi l'organisation d'un tel évènement pouvait contribuer au développement de la mobilité électrique en ville.

La Tribune de l'énergie : Quel peut être l'impact d'un Grand Prix de Formule E, à Paris, sur le développement de la mobilité électrique ?

Éric Barbaroux : C'est en ville, surtout, que la mobilité électrique trouve tout son intérêt. C'est là que se concentre le plus gros de la pollution et où 90% des déplacements se font sur de petites distances. Rares sont les gens, dans les grandes villes, qui parcourent plus de cinquante kilomètres par jour.

L'intérêt est aussi d'amener le spectacle au plus près du consommateur, de se connecter avec ce public urbain qui est sur ce créneau « dernier kilomètre », où le véhicule électrique peut compter. Le fait d'être en ville nous permet un contact direct avec le consommateur, en particulier les futurs consommateurs que sont les jeunes.

LTDE : En quoi les performances de voitures de course peuvent-elles jouer sur le ressenti du consommateur ?

E.B. : Le Grand Prix est un navire amiral, où l'on pousse le bouchon le plus loin possible en matière de performance. La compétition a toujours été un vecteur d'innovations. L'essuie-glace, la ceinture de sécurité ou le frein à disque sont nés grâce à la compétition. Lutter pour être meilleur que le voisin, c'est un excellent banc d'essai pour la technologie. Et de plus en plus de constructeurs arrivent en Formula E.

 
 
 

La ville est aussi un environnement bien plus « sévère » pour les voitures qu'un circuit, avec des revêtements beaucoup plus contraignants, avec des trous. De gros progrès technologiques ont également été accomplis. Au lancement de la Formule E, il fallait deux voitures pour tenir l'intégralité d'une course. Cinq ans plus tard, une seule suffit. Nous avons réussi à doubler l'autonomie en gardant la même puissance.

LTDE : Ressentez-vous un intérêt croissant, au sein de la population, pour le véhicule électrique ?

E.B. : Avant, on ne voyait jamais de voitures électriques lorsque l'on sortait de chez soi. On en voit désormais tout le temps. Il y a une vraie prise de conscience. Beaucoup de concessionnaires avec lesquels nous discutons nous disent que les gens leur posent des questions sur les voitures électriques ce qui, là aussi, n'existait pas avant. Même s'il reste un certain nombre de contraintes, en particulier le prix à l'achat.

La micro-mobilité électrique, elle aussi, se développe. Certains constructeurs essaient désormais de l'intégrer dans leurs voitures électriques, avec une offre de trottinette, par exemple, dans la même idée qu'un petit bateau sur un plus gros.

Il y a quand même une vraie évolution possible dans la mesure où dans un foyer où il y a deux voitures, l'une d'entre elles peut très bien être électrique.

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Un réfrigérateur géant sans énergie en plein désert

30 Juin 2017, 20:33pm

Publié par Grégory SANT

Le Réfrigérateur géant qui marche sans électricité en plein désert depuis 2000 ans

De nos jours, chaque foyer a un réfrigérateur. Cela nous est normal de l’ouvrir pour prendre de la nourriture et de la boisson fraîche. Mais sans électricité, à quoi ressemblerait la vie sans réfrigérateur ?

Les habitants de l’ancienne Perse (dans l’Iran actuel) possédaient la capacité de réaliser un dispositif semblable aux réfrigérateurs, mais très grand et fonctionnant sans électricité.

Sa taille est impressionnante à observer. Cela paraît inimaginable qu’un frigo géant ait fonctionné en plein désert il y a 2000 ans.

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Il y a près de 2400 ans, la plus grande partie de la Perse était une terre aride et désertique. Cela a mené ses habitants à souhaiter des boissons fraîches dans les situations difficiles, particulièrement en été.

C’est à ce moment que des ingénieurs de l’ancienne Perse ont mis au point la technologie de conservation du froid, leur permettant d’utiliser des réserves de glace en été.

Ils ont appelé cette construction le Yakchal.

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Cet ancien réfrigérateur résistant aux transferts de chaleur possède un dôme creux d’une dizaine de mètres de hauteur. Sous le dôme se trouve un profond puits souterrain où placer la nourriture, et plus important de la glace. La technique des ingénieurs perses est de geler de la glace en hiver, puis de la stocker sous terre pour pouvoir l’utiliser durant l’été.

Les gens voulant des aliments et des boissons fraîches devaient descendre dans le puits, mais cela en valait la peine. Des boissons fraîches étaient disponibles dans le désert il y a 2000 ans, alors qu’elles ne sont aujourd’hui qu’un souhait irréalisable pour beaucoup.

 

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/06/frigo-ancien-4.jpg

frigo-ancien-4Au cours de l’hiver, de l’eau était amenée par un système de canalisation depuis les montagnes environnantes jusqu’au réfrigérateur Yakchal. Ces Yakchals étaient conçus pour permettre à de l’air d’entrer par le dessus du dôme jusqu’aux parties inférieures du Yakchal.

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Grâce à leur haut dôme conique, les Yakchals permettent à l’air chaud d’entrer et de ressortir. Les Yakchals gardent ainsi le froid tout au long de l’année.

Ces constructions étaient faites de sable, d’argile, de blanc d’œuf, de chaux, de cendres et de poils de chèvre.

Le mélange de ces ingrédients dans les bonnes proportions formait un mortier imperméable appelé Sarooj. En plus d’être imperméable le Sarooj permettait une bonne isolation, permettant de garder des blocs de glace toute l’année.

Pour renforcer les Yakchals, leurs murs pouvaient faire jusqu’à deux mètres d’épaisseur.

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Les habitants de l’ancienne Perse avaient ainsi la chance de pouvoir apprécier de la nourriture et des boissons fraîches durant l’été, particulièrement leur faludeh glacé typique.

Certains Yakchals sont encore debout aujourd’hui 2400 ans après leur construction. Les Iraniens modernes continuent d’utiliser ce réfrigérateur géant dans les cas où ils n’ont pas d’électricité.

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Station F : un incubateur pour 1 000 start-ups

30 Juin 2017, 20:28pm

Publié par Grégory SANT

 

Station F s'étale sur 34.000 mètres carrés dans le 13e arrondissement de Paris. Le campus de startups abrite un véritable mini-écosystème d'innovation.
Station F s'étale sur 34.000 mètres carrés dans le 13e arrondissement de Paris. Le campus de startups abrite un véritable mini-écosystème d'innovation. (Crédits : Station F)

 

Le président Emmanuel Macron inaugure ce jeudi Station F, l'immense campus parisien aux mille startups. Sa particularité ? Il réunit dans un même espace de 34.000 mètres carrés, un véritable écosystème d'innovation miniature, composé de startups bien sûr, mais aussi d'incubateurs, d'accélérateurs, d'investisseurs, de programmes privés et de la puissance publique. Tour d'horizon des 24 programmes annoncés, dont un révélé en exclusivité par La Tribune.

La French Tech a son vaisseau amiral. Ce jeudi 29 juin, le président de la République, Emmanuel Macron, inaugurera Station F, le plus grand campus de startups au monde. Un espace à 250 millions d'euros pensé par Xavier Niel (qui le finance sur fonds propres) et sa directrice Roxanne Varza, comme un véritable « écosystème à l'intérieur de l'écosystème ».

« L'idée est que les startups puissent trouver à Station F tout ce dont elles ont besoin : des programmes d'incubation et d'accélération, des bureaux, un réseau, des experts, l'accès à des investisseurs, à la French Tech ou encore à Bpifrance », expliquait Roxanne Varza, dans une interview exclusive à La Tribune en février dernier.

« The place to be » pour les incubateurs et accélérateurs

Même Station F s'emmêle les pinceaux dans les programmes qui feront partie de son immense campus. Le site indique ainsi 21 structures. Mais 23 ont déjà été révélés, la plupart étant des incubateurs ou des accélérateurs. La Tribune est également en mesure d'en ajouter un 24e, qui s'installera d'ici à la fin de l'année. Il s'agit de All Turtles, un startup studio mondial unique, à cheval sur San Francisco, Paris et Tokyo. Créé par le cofondateur d'Evernote devenu investisseur, Phil Libin, il est soutenu en France par Xavier Niel, qui a investi dans la structure via son fonds Kima Ventures.

Station F dispose, bien sûr de son propre incubateur, qui se concentre sur les jeunes startups françaises et du monde entier, sans thématique particulière, pour leur fournir conseils et ressources pour se développer.

Certaines structures existantes ont choisi de délocaliser un nouveau programme à Station F, à l'image du NUMA. L'incubateur situé dans le quartier du Sentier, dans le cœur de Paris, va lancer Scale Hub, un nouveau programme dédié aux startups internationales qui veulent conquérir le marché français. Dans la même catégorie, L'Usine IO, spécialisée dans l'accompagnement de projets dans le domaine du hardware, lance aussi Focus, son programme d'accélération de six mois destiné aux startups industrielles, notamment dans l'automobile connectée et autonome.

L'accélérateur parisien Schoolab s'associe quant à lui avec le pôle PEPITE Ile-de-France pour créer le programme Starter, à destination des étudiants et des jeunes diplômés inscrits au Statut National étudiant-entrepreneur en 2016-2017. La mission du nouvel accélérateur du réseau Impulse Labs, dédié aux nouvelles formes de mobilité, à la construction et à l'immobilier, sera de rapprocher startups et grands groupes pour co-construire la ville et les infrastructures de demain. L'accélérateur spécialisé dans la FoodTech, ShakeUp Factory, sera aussi présent.

Station F, une opportunité en or pour les entreprises françaises en quête de digitalisation

De nombreuses entreprises privées ont aussi décidé d'installer leurs programmes autour des startups à Station F. Une occasion inespérée pour elles de mieux se connecter à l'ensemble de l'écosystème, de voir leurs initiatives dans l'innovation récolter davantage de visibilité, et de garder un œil sur les startups voisines les plus prometteuses.

La pépite française du jeu vidéo, Ubisoft, qui subit les assauts de Vivendi qui veut en prendre le contrôle, lance ainsi à Station F son programme dédié aux startups dans le domaine du divertissement. De son côté, le géant du e-commerce vente-privee.com lance Impulse, son accélérateur spécialisé dans la Fashion Tech (les technologies dans le domaine de la mode). L'objectif est que ces startups, qui doivent exister depuis plus de 18 mois pour rejoindre le programme, puissent tester leur produit sur vente-privee.com et travailler avec ses partenaires. Les industriels ne sont pas en reste, puisque le géant de l'aéronautique et de la défense Thales dévoile lui aussi son programme d'incubation dédié aux startups dans le domaine de la cybersécurité.

Des géants internationaux de la tech aussi présents

Même des entreprises étrangères s'installent à Station F. Microsoft s'associe avec l'institut de recherche public Inria pour lancer un nouveau programme destiné aux pépites dans l'intelligence artificielle, tout comme l'américain Plug And Play, associé avec BNP Paribas pour développer un accélérateur dans le domaine de la Fintech et de l'Insurtech (les technologies dans la banque et l'assurance).

Amazon Web Services, la filiale cloud du géant de l'e-commerce, lance un bureau de mentoring destiné aux startups, dont beaucoup utilisent l'infrastructure d'AWS pour créer leur service. Le réseau social Facebook installe son Startup Garage, le tout premier incubateur corporate de l'entreprise, destiné à 12 startups autour de « projets valorisant les données pour créer des services utiles à la vie quotidienne, à la santé, aux transports et à l'éducation ». Autre américain à Paris, l'éditeur de logiciel Zendesk ouvre son accélérateur pour des startups matures du monde entier qui veulent révolutionner l'expérience client.

Quelques asiatiques sont aussi de la fête : le sud-coréen Naver, qui finance le fonds Korelya Capital dirigé par Fleur Pellerin, lance, avec sa filiale japonaise Line, le programme Space green, qui vise à accueillir une dizaine de startups européennes spécialisées dans la valorisation des contenus. Avec 80 postes de travail, cet incubateur sera le plus grand de Station F, à égalité avec celui de Facebook. Enfin, le chinois Serrinov lancera aussi son propre incubateur.

ONG, écoles et centres de recherches

Des acteurs publics, des ONG et des écoles ont aussi saisi l'opportunité d'être présents à Station F. Le réseau d'incubateurs Creative Valley, l'Institut Français de la Mode (IFM) et l'école Télécom Paris Tech s'associent pour développer un programme d'accélération pour les startups évoluant dans les industries créatives. Deux autres réputées seront de la partie : HEC, qui lance un incubateur multisectoriel, et l'école de management Edhec, qui installe à Station F une antenne de son incubateur Eye.

Dans le domaine de la santé, l'Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière (ICM) hébergera les startups de son incubateur iPEPS sur le campus. Le secteur de l'automobile sera représenté par le nouvel incubateur du Conseil National des professionnels de l'automobile (CNPA), en partenariat avec l'accélérateur Via ID. Les startups de l'industrie 4.0 pourront quant à elles intégrer l'accélérateur hardware de l'association des anciens de l'école des Arts et Métiers.

Enfin, une ONG internationale, Ashoka, saute le pas en lançant Ashoka Village, un accélérateur dédié aux startups spécialisées dans l'innovation sociale.

 

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Mesurer un objet avec iun iPhone c'est possible

27 Juin 2017, 18:44pm

Publié par Grégory SANT

 

Aujourd’hui, deux applications ont été présentées. La première se nomme AR Measure et permet de simuler un mètre pour mesurer un objet. Dans l’exemple ci-dessus, la caméra de l’iPhone permet de mesurer avec précision la diagonale d’un tableau. On voit ensuite la mesure d’une armoire avec la hauteur au début et la largeur ensuite.

Le fonctionnement est simple : l’utilisateur dégaine son iPhone, lance AR Measure, clique sur le premier élément qu’il veut mesurer, dirige son iPhone vers un autre élément et clique à nouveau. L’iPhone va automatiquement faire le calcul et indiquer la distance. Une autre application similaire se nomme ARuler. L’idée est la même, une vidéo de présentation est disponible sur Twitter.

iOS 11 est actuellement en bêta auprès des développeurs, les utilisateurs auront le droit à une bêta publique cette semaine (normalement). Les applications profitant d’ARKit ne sont pas proposées au public pour l’instant, les développeurs font encore leurs tests. Mais elles devraient apparaître dès septembre, mois où iOS 11 sera disponible en version finale.

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Se prépare-t-on à la guerre spatiale ?

23 Juin 2017, 18:16pm

Publié par Grégory SANT

Se prépare-t-on à la guerre spatiale ?

 L'empereur Palpatine n'a qu'à bien se tenir: les Etats-Unis ont, depuis vendredi 16 juin, un "général de l'espace". Si l'information, rapportée par Le Point, peut faire sourire, elle montre en réalité à quel point l'orbite terrestre est devenue une zone de conflit potentiel entre la Chine, la Russie et les Etats-Unis.

 

Et dont la situation évolue très vite. Tellement que des parlementaires américains ont officiellement demandé, jeudi 22 juin, qu'un "Space corps" soit créé. Celui-ci fonctionnerait, comme la Navy, les Marines et l'Air Force, de manière plus indépendante du ministère de la Défense américain. Ce qui lui permettrait d'être plus souple et plus à même de s'adapter rapidement aux nouvelles technologies de l'espace.

 

Car avec le temps, l'armée américaine est devenue très dépendante de l'avantage technologique procuré par sa domination spatiale, notamment de son réseau satellite. 250.000 systèmes militaires américains dépendent du GPS, rappelle Motherboard.

 

Or, ces dernières années, la Russie et la Chine ont démontré à demi-mot qu'ils étaient capables de s'attaquer à ce réseau orbital.

Satellite kamikaze et d'abordage

 

Ainsi, la Chine avait envoyé un missile détruire un de ses vieux satellites, démontrant sa capacité à atteindre ces précieux vaisseaux orbitaux. Depuis, d'autres tests ont été effectués de manière plus subtile (le but étant de rater un satellite de peu, pour ne pas faire de vague).

En 2016, le pays a également lancé un satellite de test équipé d'un bras-grappin permettant de s'accrocher à d'autres satellites. Le but officiel est de lutter contre les débris spatiaux, mais un tel outil pourrait être utile pour détruire un équipement étranger.

La Russie travaille également sur des satellites capables de changer d'orbite pour aller à la rencontre d'objectifs. En 2014, le pays a lancé un satellite, Kosmos 2499, suspecté d'être un tueur de satellite, une sorte de kamikaze qui se placerait sur l'orbite d'un objet ennemi. La différence de vitesse suffirait à les éliminer tous les deux. Mais on peut aussi imaginer des objets capables de faire de petits mais terribles dégâts (en détruisant les antennes, par exemple, pour l'empêcher de communiquer).

Pour tous ces exemples, les Etats n'ont jamais reconnu le côté militaire de leurs expérimentations, invoquant de simples recherches scientifiques.

Réponse américaine à base de canons lasers

Mais cela n'a pas empêché les Etats-Unis de réagir. Le missile chinois de 2007? L'année suivante, les Etats-Unis font de même. Avant même la nomination du général de l'espace, l'Air Force disposait d'un centre de commandement spatial. Et il est en train de gonfler.

Ainsi, en 2016, le budget du département de la Défense consacré à l'espace a gonflé de 5 milliards de dollars. Il existe même une équipe, appelée "agresseurs de l'espace" dont le travail est de simuler un conflit orbital. Aussi, depuis 2014, l'US Air Force a déployé un petit réseau de satellite destiné... à surveiller ce qu'il se passe en orbite.

Les Etats-Unis disposent aussi de leurs armes spatiales, avérées ou supputées. En 2010, l'armée américaine réussissait à détruire un missile balistique avec un rayon laser. Plus récemment, en 2015, une société privée a annoncé travailler sur un drone équipé d'un canon laser, similaire mais cinq fois plus puissant que celui posé sur ce navire de l'US Navy:

Ces dernières années, il y a également eu beaucoup de spéculations sur l'utilisé du vaisseau spatial top-secret X-37B (même si les experts ne pensent pas qu'il puisse servir d'arme orbitale).

Cyberguerre orbitale

Mais si ces moyens existent, il est possible qu'à l'instar des bombes nucléaires aujourd'hui, ils ne soient pas utilisés. Car les conséquences seraient catastrophiques à cause des débris libérés dans l'espace. Rien que l'essai chinois de 2007 a engendré plus de 1600 débris qui gravitent autour de la Terre, sur plusieurs orbites différentes, à des dizaines de milliers de kilomètres-heure. Or, l'espace est déjà bien saturé de poubelles volantes:

Une destruction massive d'un réseau de satellites pourrait donc handicaper toutes les nations terrestres, y compris l'agresseur. C'est pour cela que le chercheur Deganit Paikowsky, interrogé par Motherboard, pense que la guerre de l'espace se fera à coups de piratage informatique.

"Ne pas utiliser d'attaques cinétiques est une question de durabilité et de sécurité pour l'environnement spatial", explique-t-il. "Les cyberattaques sont en train de devenir plus susceptibles d'être utilisées contre des systèmes spatiaux".

Espérons en tout cas que des armes bien réelles ne seront jamais utilisées en orbite. Car le scénario de "Gravity" d'une réaction en chaîne de débris n'est pas exclu. A vrai dire, il a même un nom: le syndrome Kessler. L'idée: si des débris se mettent à s'entrechoquer avec d'autres et à se diviser, la situation pourrait être telle qu'il ne serait plus possible de quitter l'atmosphère.

Déjà, la Nasa estime que d'ici 2025, n'importe quel objet lancé dans l'espace sera percuté par au moins un débris. L'espace aurait plus besoin d'une coopération internationale que d'une guerre orbitale.

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La première greffe de tête en 2017 ?

21 Juin 2017, 18:50pm

Publié par Grégory SANT

 

 

Russell Cheyne / Reuters
Le neurochirurgien italien Sergio Canavero

Des scientifiques, critiqués par leurs collègues, qui coupent la tête d'une personne et la transposent sur le corps inanimé d'une autre. Cela a tout d'un scénario de science-fiction, sauf que c'est l'ambition de deux chirurgiens bien réels. Ils espèrent même réaliser cette greffe de tête d'ici la fin de l'année.

L'un, Sergio Canavero, est neurochirurgien. Il est devenu célèbre en 2013, quand il a pour la première fois évoqué l'idée qu'une greffe de tête était possible. Et qu'il allait s'en occuper dans les années à venir. A ce moment, il cherchait alors des chirurgiens pour l'aider, lors de congrès aux Etats-Unis notamment.

C'est peu dire que son projet fut critiqué par la communauté scientifique, à la fois sur le plan éthique et technique. On lui a notamment reproché une absence de preuves et de résultats, sans lesquelles il est difficile d'imaginer la viabilité d'une telle greffe.

 

Une opération prévue en Chine cette année

Mais depuis, le sulfureux scientifique italien a trouvé un compagnon de route expérimenté et un pays moins sourcilleux sur les questions éthiques. Sergio Canavero a en effet annoncé le 27 avril qu'il allait réaliser cette greffe de tête en Chine fin 2017, avec une équipe dirigée par le chirurgien chinois Xiaoping Ren. Celui-ci a notamment participé à la première greffe de main aux Etats-Unis.

 

La date exacte de l'opération devrait être communiquée d'ici le mois de juin. Quelques mois plus tôt, le New York Times affirmait que les chercheurs avaient déjà plusieurs volontaires pour cette première mondiale. Pour l'instant, le patient zéro devrait être M. Wang, un homme de 62 ans paralysé six ans plus tôt. Xiaoping Ren affirme avoir commencé des expériences sur des têtes de souris et sur des cadavres humains.

Techniquement, voici ce qui devrait se passer, en tout cas, si l'on en croit les promesses de ces deux chirurgiens. Le corps du donneur ainsi que celui du patient seront refroidis, pour leur permettre de résister à la privation d'afflux sanguin, et donc d'oxygène. Les tissus ainsi que la moelle épinière seront sectionnés. La tête sera ensuite connectée au corps du donneur, puis les vaisseaux sanguins reconnectés. Enfin la moelle épinière sera raccordée, grâce à une substance particulière servant de colle.

Parmi les (nombreuses) critiques techniques, beaucoup pointaient du doigt l'absence d'études publiées dans des revues scientifiques à comité de lecture. Car les défis médicaux sont énormes. Il faut à la fois garder le cerveau alimenté en oxygène, mais aussi réussir à ressouder la moelle épinière, ce qui est considéré comme mission impossible par plusieurs chirurgiens interrogés par les médias américains.

Des expériences (critiquées) sur les animaux

Des critiques auxquelles Sergio Canavero a tenté de répondre ces derniers mois, en participant à la publication de plusieurs articles scientifiques. En août, trois d'entre eux dévoilaient les résultats d'une équipe sud-coréenne. Les chercheurs affirment avoir réussi à "recoller" la moelle épinière sectionnée de souris, de rats et d'un chien. Pour ce faire, les chercheurs ont utilisé un produit chimique, le PEG, qui aiderait à reconnecter la moelle épinière. Le neurochirurgien italien a aidé à interpréter ces résultats.

Mais malgré tout, les scientifiques sont dubitatifs. Le New Scientist avait interrogé des spécialistes du sujet en septembre. Ceux-ci n'avaient soit pas voulu s'exprimer, soit avaient douté des résultats. Il faut dire que les études n'étaient pas si nettes que cela. Par exemple, quatre des cinq rats d'une des expériences seraient morts noyés dans une inondation du laboratoire, selon les auteurs. Dans l'étude portant sur les chiens, seul un animal a été testé, et aucune donnée ne permet de savoir si sa moelle épinière était véritablement sectionnée avant l'opération.

Plus récemment, le 27 avril dernier, l'équipe de Xiaoping Ren a publié une autre étude, dans la revue CNS Neuroscience & Therapeutics. Les chercheurs auraient réussi à greffer une tête de souris sur un rat. Cette tête n'est pour autant pas connectée à la moelle épinière du rongeur hôte. Le but de l'expérience était tout autre: montrer qu'il est possible de réaliser ce transfert sans que le cerveau ne subisse de dégâts à cause du manque d'influx sanguin. Ce que les scientifiques auraient réussi à faire, selon l'étude, comme le rapporte Le Monde.

 

CNS Neuroscience & Therapeutics

 

Selon Sergio Canavero, beaucoup "d'études contrôlées ont été réalisées en Corée du Sud et en Chine sur de nombreux animaux différents et les résultats sont très clairs: la moelle épinière et la possibilité de se mouvoir peut être entièrement restaurée". Reste à voir quelle sera cette fois la qualité de ces données, quand elles seront effectivement publiées.

Et même si les résultats sont satisfaisants, ils concernent des animaux assez distincts de l'homme et sont pour l'instant circonstanciés à des détails bien spécifiques. Il y a un énorme pas à franchir jusqu'à la greffe effective d'une tête entière sur un corps étranger, surtout s'il est humain. Les risques de rejet, par exemple, sont à prendre en compte. D'autant qu'il serait surement fatal.

Prochaine étape, le cerveau cryogénisé

Mais même si d'aventure, les deux chirurgiens avaient la possibilité technique de réaliser une greffe, reste à savoir s'il faudrait le faire éthiquement. Arthur Caplan, bioéthicien de l'université de New York, estimait ainsi dans le New Scientist que Sergio Canavero ferait mieux de se concentrer sur les "centaines de milliers de personnes qui pourraient bénéficier d'une procédure qui permet de faire repousser la moelle épinière". "C'est comme dire que je veux voler jusqu'à la prochaine galaxie quand il serait déjà bien de coloniser Mars, et je pense que les probabilités sont similaires".

C'est notamment pour échapper à ces débats moraux que l'expérience pourrait avoir lieu en Chine. Le pays n'est en effet pas très à cheval sur les règles éthiques. D'ailleurs, le travail de Xiaoping Ren est financé par le gouvernement chinois.

Mais Sergio Canavero ne s'embarrasse pas vraiment de l'éthique et pense déjà à la suite. Dans sa récente interview à Ooom, il explique travailler à la première... greffe de cerveau. L'avantage, selon lui, c'est que le risque de rejet serait moindre, vu qu'il n'y a pas de vaisseau sanguin ou de muscles à greffer. L'idée serait d'utiliser un cerveau cryogénisé et de l'implanter dans le corps d'un donneur. Une idée un peu particulière de la vie éternelle.

Et le fait est que le procédé de vitrification existe et passionne bon nombre de scientifiques. Récemment, une équipe a réussi à cryogénisé un cerveau de lapin, qui n'a subi aucun dégât. Mais le vrai problème, c'est de le décongeler sans dommage. Là aussi, il y a eu une récente avancée: des chercheurs ont réussi à réchauffer parfaitement des tissus cryogénisés.

Mais de l'aveu même des auteurs, faire de même avec des organes humains prendra au moins 7 à 10 ans. Surtout, même si l'on y arrivait, il y a de grandes chances que les connexions neuronales ne soient pas maintenues. Alors imaginer arriver à extraire un cerveau humain, le cryogéniser, le greffer et le réchauffer, c'est pour l'instant de la science-fiction.

Si Sergio Canavero a tout du parfait savant fou, il semble encore loin de réussir à créer son monstre de Frankenstein. Et c'est peut-être tant mieux: cela laissera du temps à la société pour débattre de l'utilité de telles possibilités.

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