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Articles avec #technologies

Un tank furtif polonais

11 Juillet 2014, 17:43pm

Publié par Grégory SANT

Tank furtif polonais PL-01

Les équipements militaires évoluent en permanence, et si l'aéronautique est souvent sur le devant de la scène, les moyens terrestres ne sont pas en reste. En témoigne le projet PL-01 sur lequel travaille la Pologne avec BAE Systems, qui s'attelle au développement d'un char de combat furtif.

Le Centre polonais de recherche et développement pour les appareils mécaniques, l'OBRUM, développe en partenariat avec BAE Systems un tank nouvelle génération. Baptisé PL-01, ce "véhicule de soutien direct" est conçu comme le blindé du futur : furtif, modulaire, et bardé d'électronique.

Le PL-01 est basé sur le chassis du Combat Vehicle 90, un design suédois fabriqué par BAE Systems AB. Il embarque trois hommes, le conducteur situé à l'avant et le commandant et le tireur au coeur du véhicule. Il peut de plus transporter jusqu'à quatre soldats à l'arrière. Modulaire, il sera décliné en trois versions distinctes : un centre de commandement, un véhicule blindé de réparation et un véhicule démineur. Cela permettra à une colonne de chars utilisant les mêmes pièces et équipements d'accomplir des missions variées.

UNE FURTIVITÉ À TOUTE ÉPREUVE

Mais son principal attrait se trouve dans ses technologies avancées de camouflage. En effet, ce "concept-char" s'inspire des technologies de furtivité utilisées en aéronautique pour éliminer au maximum sa signature radar. Pour ce faire, il combine un design angulaire qui réduit les échos radar et une peinture absorbante qui accentue cet effet, une combinaison qui n'est pas sans rappeler le F-117 Nighthawk, chasseur furtif mythique de l'armée de l'air américaine.

La vraie star est cependant son système de camouflage thermique. Basé sur la technologie ADAPTIV de BAE Systems, il lui permet de se rendre invisible aux yeux des capteurs infrarouge de détection et de ciblage majoritairement utilisés sur le champ de bataille. Il y parvient grâce à l'utilisation de plaques hexagonales dont la température est contrôlée et qui recouvrent son extérieur. Combinées à des dissipateurs de châleur pour son moteur diesel de 940 ch, elles le rendent indétectable en évaluant son environnement à l'aide de petits capteurs infrarouge et en reproduisant dynamiquement un motif similaire pour qu'il s'y confonde.

Mais ce n'est pas tout. Grâce à la structure alvéolée des plaques du système ADAPTIV, comparable à des pixels sur un écran, il est possible au PL-01 de se déguiser en un autre typique d'appareil comme une voiture ou un autre objet anodin. Il peut également afficher des messages visibles uniquement par infrarouge, indiquant par exemple à des alliés distants qu'il est de leur côté. Pour parfaire le tout et faire face à des dangers dans le spectre visuel, il est équipé de lanceurs de grenades fumigènes intégrés tout autour de sa tourelle.

MODERNE ET MODULAIRE

Son armure est composée d'une coque en céramique-aramide compatible avec l'accord de normalisation 4569 de l'Otan. Côté armement, il est équipé d'un canon principal soit de 105 mm soit de 120 mm suivant la version, commandé depuis le coeur du char, la tourelle étant automatisée. Il pourra tirer des projectiles conventionnels ou des roquettes antichar guidées à un rythme de 6 tirs par minute grâce à une baie de chargement automatisée. Le PL-01 transportera 40 obus, dont 16 à l'intérieur de la tourelle, prêts à être tirés. En arme secondaire il possède une mitrilleuse coaxiale UKM-2000C (fabrication polonaise) de 7,62 mm qui dispose de 1000 cartouches.

Il pourra également être équipé en supplément d'une mitrailleuse indépendante de calibre 7,62 mm ou 12,7 mm alimentée par 750 cartouches, plus 400 grenades de 40 mm. Enfin, il aura à sa disposition un système de défense antimissile utilisant une antenne réseau à commande de phase qui sera capable d'intercepter un missile en vol avant qu'il ne percute le char. Tous les équipements seront stabilisés électroniquement et guidés par laser. L'équipage bénéficiera de plus de systèmes d'imagerie et de ciblage dernier cri, notamment infrarouge pour la vision de nuit, ainsi que d'une navigation par satellite, d'un système anti-incendie et même de sièges conçus pour minimiser l'impact d'explosions.

D'un poids allant de 30 à 35 tonnes suivant son degré de protection, le PL-01 mesure 7 m de long par 3,8 m de large et 2,8 m de haut. Il possède une autonomie de 500 km et atteint des vitesses variant de 70 km/h sur route à 50 km/h sur terrain abîmé, avec une capacité de dépassement d'obstacle jusqu'à 2,6 m de large pour des fossés, 1,5 m de profondeur pour des plans d'eau, et 30° d'inclinaison pour des pentes.

Le prototype devrait être prêt courant 2016, et si le projet est approuvé la production pourrait commencer dès 2018.

La vidéo de présentation officielle du PL-01 :

 

    
       Source : industrie-techno.com

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BlockADE : le mur pare-balles de la DARPA

2 Juillet 2014, 17:21pm

Publié par Grégory SANT

 

Dernier projet en date de la DARPA, « Block Access to Deny Entry » ou BlockADE est un concept innovant qui peut s’avérer indispensable sur le terrain. Il s’agit d’un mur pare-balles impénétrable et ultraportable. Et pour cause, il tient dans une poche.

A travers ce projet, l’agence de recherche de l’armée américaine songe à la protection de ses soldats sur le champ de bataille. Sorte de bouclier pare-balle, BlockADE a été pensé dans le but de construire une barrière sans l’intervention humaine. A peu près la taille d’une grenade, il suffit d’appuyer sur un bouton pour que le module se déploie et donner naissance à une barrière fonctionnelle. En plus de protéger l’utilisateur des projectiles et des divers attaques à main, la bulle est suffisamment translucide pour que l’on puisse voir à travers. Enfin, le système est réutilisable et peut se replier tout seul dans sa boite une fois utilisé.

Pour l’heure, le projet est encore à ses débuts. Toutefois dans l’avenir, la DARPA pense qu’il pourrait s’appliquer dans d’autres domaines, en dehors de l’usage militaire. Ce mur de protection pourrait alors servir de refuge temporaire pour les victimes de catastrophe naturelle.

Source : tomsguide.fr

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Une playlist par repas avec Supper

20 Juin 2014, 18:23pm

Publié par Grégory SANT

Servir un suprême de veau sur du Metallica, cela s'appelle une faute de goût...

Avec Supper, impossible de commettre un tel écart qui ferait frémir les mélomanes comme les gourmands. Ce site, qui vous propose des recettes originales créées par des chefs aux quatre coins du monde, vous indique aussi et surtout la playlist idéale à écouter en préparant le menu, ainsi que les chansons à diffuser pendant le repas. Pour cela, ses fondateurs ont sollicité des cuisiniers et des barmen d'établissements reconnus, en faisant appel à leur expertise culinaire et musicale. Si c'est un burger au chèvre que vous préparez, le chef du Jackalope Bar à Austin, Texas, vous suggère d'écouter Ashes to Ashes de David Bowie pendant la cuisson du steak, et Heart of Gold de Neil Young pendant la dégustation. Pour le cocktail Bloody Larry, les californiens du bar Littlefork vous invitent à mettre du James Brown à fond pour mieux en apprécier les saveurs. C'est un groupe d'amis australiens qui a eu l'idée de Supper en évoquant la musique qui conviendrait le mieux au traditionnel Sunday Roast (le rôti du dimanche) : au terme d'un débat animé, ils ont conclu que mieux valait s'en remettre à des experts...

Pour un barbecue, on propose Highway to Hell ou Light My Fire !

 

Source : soonsoonsoon.com

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Scribble : le stylo 2.0

10 Juin 2014, 18:38pm

Publié par Grégory SANT

C'est une véritable innovation que nous propose une entreprise américaine : le premier stylo connecté. Scribble peut prélever n'importe quelle couleur et la reproduire sur papier. Ce petit bijou de technologies est doté d'un capteur de couleur 16 bits-RGB, d'un processeur ARM 9 et d'une mémoire interne de 1 Go. Ajoutez à cela le Bluetooth 4.0 et un port micro-USB pour le recharger et vous obtenez un stylo 2.0 en phase avec son temps.

L'utilisation est enfantine, placez le capteur sur la couleur que vous souhaitez prélever et appuyez sur le bouton ! L'appareil se charge de stocker la couleur. Grâce à sa mémoire, le Scribble peut emmagasiner jusqu'à 100 000 couleurs. Avec sa cartouche d'encre et sa chambre de mélange, le stylo vous propose une reproduction exacte de la couleur prélevée.

Le Scribble sera proposé en deux versions, une à encre (149,95 dollars), l'autre en version stylet (79,95 dollars). La date de sortie n'est pas encore communiquée, mais le site de la société propose aux internautes (en échange d'une adresse mail) de les prévenir quand le stylo sera disponible à la vente.


Suivez Adrien Bonetto sur Google +C'est une véritable innovation que nous propose une entreprise américaine : le premier stylo connecté. Scribble peut prélever n'importe quelle couleur et la reproduire sur papier. Ce petit bijou de technologies est doté d'un capteur de couleur 16 bits-RGB, d'un processeur ARM 9 et d'une mémoire interne de 1 Go. Ajoutez à cela le Bluetooth 4.0 et un port micro-USB pour le recharger et vous obtenez un stylo 2.0 en phase avec son temps.

Source : lepoint.fr

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ERW : la roue de vélo increvable

7 Juin 2014, 17:52pm

Publié par Grégory SANT

  

 ERW un concept de roue de vélo qui n’intègre pas de chambre à air. La vidéo ci-dessous est plutôt parlante et le concept semble abouti. Vu le prix (600 à 1500$) ce type de roue est destinée à des professionnels du vélo!

 

Source : blogdecodesign.frlink

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Hand'Speaker traduit la langue des signes en paroles

1 Juin 2014, 18:15pm

Publié par Grégory SANT

Salah Ghamizi et son prototype, qui joint le geste… à la parole. Photo ER/Mathieu Cugnot

Salah Ghamizi et son prototype

 

Elève ingénieur à l’école des Mines, Salah Ghamizi est l'inventeur de Hand’Speaker, des gants qui traduisent la langue des signes en paroles. Et qui raflent tous les prix d’innovation. L’application mobile qui sera développée ultérieurement permettra non seulement de traduire la langue des signes en paroles mais aussi de l’apprendre sous « forme ludique ».

Source : bienpublic.com

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Solar Roadways : les routes solaires

31 Mai 2014, 20:31pm

Publié par Grégory SANT

Un couple d'Américains a imaginé des routes multifonctions capables de produire de l'énergie grâce à des panneaux solaires                                                                                                                      Le projet de route solaire a été mis au point par un couple américain originaire de Californie, Julie et Scott Brusaw. Leur idée novatrice pourrait bien révolutionner le quotidien des conducteurs. Nommé Solar Roadways, ce projet faramineux consiste à remplacer le bitume des routes par des panneaux solaires afin de créer une route 100% autonome. Cela fait pas moins de 10 ans que ces ingénieurs en génie électrique planchent sur ce projet. En 2009, une agence du département américain des transports des États-Unis avait décidé de soutenir le Solar Roadways en offrant la somme de 100.000 dollars (environ 73.000 euros) afin que le couple américain puisse continuer d’élaborer et d’améliorer leurs travaux. Une route "couteau-suisse" Aujourd’hui, leur système semble "tenir la route" et apparait même innovant et incroyablement efficace. Concrètement, leur route possède les caractéristiques que celles d'une route classique : supporter le poids des véhicules de plus de 100 tonnes, avoir une adhérence équivalente à celle de l’asphalte et une signalisation routière horizontale complète. Cependant, le projet dévoile aussi un vrai éventail de fonctionnalités technologiques capables de révolutionner notre vision de la route conventionnelle.En effet, selon ses concepteurs, la route solaire pourrait produire sa propre électricité, recharger les véhicules électriques en roulant, alimenter son marquage au sol à Led, chauffer sa surface pour faire fondre le verglas et la neige, mais aussi alimenter les foyers avoisinant… Julie et Scott Brusaw ont même poussé la perspective écologique encore au-delà en s'attaquant au problème de l’eau de surface.Cette eau qui provient des précipitations est une véritable cause de pollution, expliquent-ils. C’est pourquoi ils ont imaginé le long des bordures des Solar Roadways un emplacement pour la collecter et la traiter ou bien l'acheminer directement à un centre d'épuration.Solar Roadways la route intelligente pour tousCôté technique, c’est un verre trempé ultra-résistant qui revêtira les panneaux solaires apposés sur la route. Ceux-ci se présentent comme des pavés de formes hexagonales, emboités les uns à côté des autres. A l’intérieur d’un même pavé se trouve des cellules photovoltaïques capables de capter la lumière solaire, des résistances électriques et 128 diodes électroluminescentes (led) de couleurs différentes réservées à la signalisation. Autrement dit, des textes et informations pourraient s'afficher directement sur la route afin d'avertir en temps réel les automobilistes. "Avec 128 Led dans chaque panneau et 5 couleurs différentes, il n’y a pas de limites pour créer une ligne de texte et des graphiques", explique Julie Bushaw, dans une vidéo de présentation du projet. "Les routes intelligentes permettront d’éviter les accidents et vous avertirons qu’il y a un danger", rajoute Scott Bushaw.Mais le projet écologique n’est pas réservé qu’aux routes, il pourrait également être installé chez des particuliers mais aussi sur les pistes cyclables, trottoirs, stationnement de parking… Tout endroit susceptible d’être exposé à des rayons de soleils. Un projet à financerPour que le Solar Roadways devienne un produit de demain, une campagne de financement a été lancée le 21 avril 2014 sur la plateforme participative Indiegogo et doit se terminer le 31 mai 2014. Pour le moment, 271.826 dollars (environ 198.000 euros) sur le million demandés ont été récoltés. Cependant, le financement est flexible et le projet recevra tous les fonds recueillis même si l’objectif du million de dollars n’est pas atteint.A l'heure où l'énergie solaire connait une vraie recrudescence, les routes de demain pourraient elles aussi devenir des structures "solaires et écologiques", et nuls doutes qu’elles seraient vite rentabilisées. Du moins, Solar Roadways nous en laisse la perspective. "Nous savons que ça ne sera pas facile, mais nous voulons vraiment faire de ce monde un meilleur endroit", conclut Julie et Scott Brusaw.
Copyright © Gentside Découverte

Source : maxisciences.com

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Visualiser l'activité de votre cerveau en réalité augmentée

31 Mai 2014, 20:23pm

Publié par Grégory SANT

Mind Mirror                                  L'Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) a dévoilé mardi le prototype d'une machine permettant de visualiser l'activité de son cerveau à l'aide de la réalité augmentée.

Nommé Mind Mirror, le système présenté par l'Inria combine un électroencéphalogramme (EEG) relié à un casque à électrodes, et un Kinect de Microsoft. Pour permettre à l'utilisateur de visualiser le résultat en temps réel, un écran doté d'un film semi-réfléchissant est installé face à lui.


Une fois combinés, ces différents éléments permettent au porteur du casque de voir son reflet dans l'écran avec, en surimpression, son activité cérébrale. Cette dernière est mise en valeur par différentes couleurs qui illustrent la concentration, l'effort musculaire ou encore le repos. Dans l'immédiat, ce sont surtout les pics d'activités qui sont mesurés par le système. Pour visualiser l'activité à l'arrière du crâne, une seconde caméra a été ajoutée en conséquence.

A l'avenir, un tel dispositif pourra être utilisé à des fins ludiques, mais surtout scientifiques, notamment dans pour la recherche consacrée aux troubles neurologiques. Le Mind Mirror pourrait s'avérer utile dans la technique du « retour neural », en permettant au patient atteint d'une pathologie cérébrale de visualiser son activité en temps réel pour tenter de la contrôler.

Source : clubic.com

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Traduction instantanée pour Skype par Microsoft

28 Mai 2014, 18:24pm

Publié par Grégory SANT

Microsoft : un outil de traduction instantanée prochainement intégré à Skype



La conférence Re/Code a débuté ce 27 mai. Microsoft en a profité pour présenter un outil de traduction instantanée qui équipera prochainement Skype. Basé sur Microsoft Translator, cet outil est doté de la reconnaissance vocale et permettra la traduction audio en temps réel d'une quarantaine de langues.

La conférence Re/Code se déroule du 27 au 29 mai 2014 à Rancho Palos Verdes en Californie. À l'occasion de son inauguration, le nouveau PDG de Microsoft, Satya Nadella, a pris la parole et fait le point sur le groupe. Parmi les informations transmises, il a tenu à préciser que la division recherche ne sera pas vendue à Yahoo! et que rien de différent n'est envisagé sur Xbox. Dans un marché des PC en difficulté et en transformation, il estime que nous entrons dans une « ère post-post-PC ».

Est-ce pour marquer cette nouvelle ère ? Quoi qu'il en soit, Microsoft a profité de cette rencontre pour présenter le résultat de plusieurs années de recherches. En effet, le groupe a dévoilé Skype Translator. Il s'agit d'un outil de traduction instantanée qui sera intégré à Skype. Après de nombreux travaux, Microsoft a réussi à combiner la technologie de Microsoft Translator aux données écrites de la messagerie instantanée et vocales de Skype.
La version bêta sous Windows 8 sera lancée fin 2014. Elle sera disponible sur tous les appareils pour 40 langues.

En présentant un outil de traduction vocale instantanée, Microsoft apporte une innovation importante qui facilitera grandement les échanges. Avec Skype Translator, de nouvelles cultures seront accessibles à tous.

Source : commentcamarche.net

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Dubaï veut devenir le numéro un mondial de la high tech d’ici 2021

28 Mai 2014, 16:50pm

Publié par Grégory SANT

Dubaï

Dubaï accélère sa mutation numérique et construit son écosystème innovant. Mais la compétition entre les startups est forte.

Entretien dans le cadre de l’émission L'Atelier numérique sur BFM Business avec Houssam Nasrawin, à la tête du club d’affaires Arab Business leader et fondateurs de Mideast Capital, une société de conseil.

L’Atelier : Houssam, vous êtes Franco-jordanien. Votre double nationalité vous a tourné vers les pays du Golfe et Dubaï en particulier et donné envie d’accompagner les sociétés notamment françaises à s’implanter à Dubaï. Et justement, Dubaï est-elle le paradis pour les nouvelles technologies ?

Houssam Nasrawin: Contrairement à ce qu’on peut penser, Dubaï a pendant longtemps été en retard au niveau des startups et des nouvelles technologies. Ce n'est que récemment que le gouvernement a pris conscience de l’intérêt des nouvelles technologies, des startups et a lancé différentes initiatives pour encourager l’entrepreneuriat. Par exemple l’Émir de Dubaï a l’ambition de propulser Dubaï comme l’un des leaders mondiaux dans le domaine des nouvelles technologies d’ici 2021. Ils essaient d’aller très vite avec des deadlines vraiment très courtes et de devenir les meilleurs dans ce qu’ils entreprennent. Je ne doute pas de leur réussite dans les prochaines années.

Des initiatives comme Media City ou Internet City veulent essayer de reproduire la Silicon Valley, mais est-ce aussi efficace?

Smart city est une autre initiative lancée dans le cadre du projet de rendre Dubaï –je cite leur mot – le numéro 1 mondial dans la nouvelle technologie. C'est une ville qui va allier non seulement les infrastructures mais également un système éducatif très performant parce qu’ils sont en train de cibler les universités pour leur apprendre l’entrepreneuriat, qu'est-ce que la nouvelle technologie, etc.

Il y a aussi Knowledge City, Oasis City qui sont des zones franches. Ce qu’on appelle des "Free zone", c'est-à-dire qu’on y offre des conditions fiscales très avantageuses. Vous pouvez être 100% détenteur du Capital. On vous offre toute l’infrastructure ultramoderne pour pouvoir réussir votre installation et réussir dans tout ce qui est nouvelles technologies.

Vers qui un entrepreneur qui voudrait monter sa start-up ou monter une entreprise peut-il se tourner pour financer son projet? Le gouvernement, des fonds privés... ?

Pendant longtemps, Dubaï a également été très en retard au niveau du financement des entreprises naissantes, ce qu’on appelle le Venture capital. Mais aujourd’hui, on voit de plus en plus de fonds d’investissement qui se spécialisent pour aider les jeunes entrepreneurs.

Il faut aussi souligner l’initiative de l’État à travers le fonds Khalifa ben Zayed qui est l’Émir d’Abu-Dhabi et Président des Émirats Arabes Unis. Celui-ci a lancé un fonds en partenariat avec des entreprises américaines telles que Microsoft pour aider les jeunes entrepreneurs en les finançant mais aussi en leur fournissant une formation sur l’entrepreuneuriat et les nouvelles technologies.

Les différences culturelles avec la France sont évidemment importantes ; y compris dans le business. Que doit savoir une entreprise française qui veut s’implanter à Dubaï dans le domaine de l’innovation ?

Les différences ne sont pas si énormes. C'est plus dans le relationnel qu’elles se situent. Comme j’aime le dire souvent, quand vous faites du business à Dubaï, vous parlez de tout sauf de business. Pourquoi ? Parce qu’on va investir non pas sur votre produit mais sur vous. Il faut qu’on vous apprécie. Il faut qu’on ait confiance en vous. Et cela peut prendre du temps. Ce que je remarque souvent avec les Français qui s’implantent là-bas cet que je conseille, c'est qu’ils n’ont pas intégré ceci. Il faut savoir prendre son temps, comprendre la personne en face. Une relation humaine avant tout. Donc moi ce que je peux conseiller aux Français qui s’installent là-bas c'est premièrement d’être patient. Sans compter qu’il règne une compétition énorme. Vous arrivez avec un projet. Vous dites : "Ah je vais cartonner. C'est génial. Mon idée est géniale." Dites-vous bien qu’il y en a 10 000 derrière qui ont eu la même idée que vous. Donc si vous voulez réussir, il faut vraiment arriver à faire quelque chose d’innovant par rapport à eux et vous démarquer.

Dubaï donne l’image d’une grosse machine qui met tout en place pour attirer les entrepreneurs et stimuler la compétition entre eux. Or, quand on est un jeune entrepreneur n’est-on pas plus attiré par d’autres villes moins tournées vers la performance mais qui offre des opportunités à tous ?

Pour aller à Dubaï, c'est la jungle. Personne ne vous aidera. Vous n’aurez aucun soutien. Vous êtes dans un environnement culturel économique complètement différent. Donc oui, si vous y allez c'est vraiment parce que vous avez un plan. N’y allez pas en vous disant : "Je vais faire quelque chose. Une fois sur place je verrai." Non, vous n’y arriverez pas. Vous y allez avec un plan, avec une stratégie, avec de la détermination. Sinon, n’y allez pas.

 

Source : atelier.net

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