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Articles avec #technologies

Un lance-pierre moléculaire pour ingérer des médicaments

20 Juin 2017, 18:36pm

Publié par Grégory SANT

Un lance-pierre moléculaire pour ingérer des médicaments

 

Une molécule constituée d'ADN, ayant la forme d'un lance-pierre, a été modélisée et synthétisée à l'échelle nanométrique par des chercheurs de l'Université de Montréal et leurs collègues de l'Université de Rome. Leur objectif est de propulser des médicaments à des endroits très précis du corps où se trouvent des biomarqueurs propres à une maladie​.

Ce « lance-pierre moléculaire » est 20 000 fois plus petit qu’un cheveu humain et ne mesure que quelques nanomètres de long. Il se compose d’un brin d’ADN synthétique capable de transporter un médicament et de le relâcher au bon moment dans l’organisme à la manière de l’élastique d’un lance-pierre. Les extrémités de cet « élastique » d’ADN sont constituées de groupes de liaison capables de se fixer à un anticorps, soit une protéine en forme de Y utilisée par le système immunitaire pour détecter et neutraliser des agents pathogènes comme des bactéries et des virus.

Lorsque les groupements de liaison du lance-pierre reconnaissent un anticorps spécifique et se fixent à ses branches, « l’élastique » d’ADN s’étire et le médicament qu’il transporte est relâché. Le chercheur explique qu’il est possible de configurer le lance-pierre pour qu’il libère un médicament donné en présence d’anticorps propres à une maladie, et ce, simplement en modifiant la structure de ces sites.

Le Professeur Alexis Vallée-Bélisle, du Département de chimie de l’Université de Montréal, vante la grande adaptabilité du lance-pierre. "À ce jour, nous avons seulement fait la démonstration du principe de fonctionnement du lance-pierre en le mettant en présence de trois anticorps, dont un anticorps du VIH, et en utilisant des acides nucléiques comme modèles de médicaments".

Les chercheurs sont toutefois convaincus qu’il sera facile de configurer « l’élastique » du lance-pierre pour qu’il propulse un grand nombre de molécules thérapeutiques. La prochaine étape du projet consiste à tester le « lance-pierre » avec une maladie et un médicament particuliers afin de le tester sur des cellules in vitro. Ensuite suivront les essais sur des rongeurs et, si tout va bien, sur des humains.

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Avec OtoSense, les voitures ont des oreilles

2 Juin 2017, 18:25pm

Publié par Grégory SANT

Avec OtoSense, les voitures ont des oreilles

Le logiciel de reconnaissance sonore de la start-up OtoSense vise à rendre les véhicules plus conscients de leur environnement extérieur et intérieur. Un bon moyen d’améliorer la sécurité à bord.

Les capteurs se multiplient dans les véhicules. En 2025, une voiture sur trois sera équipée de capteurs biométriques, d’après une étude de Frost & Sullivan. Et la tendance ne peut que s’accélérer avec l’arrivée des véhicules autonomes. Bientôt, les automobiles pourraient également être dotées de capteurs qui enregistrent et interprètent les sons pour anticiper toute difficulté.

C’est le projet de la jeune pousse OtoSense. Basée à Palo Alto comme Facebook ou Tesla, la start-up propose un logiciel de reconnaissance sonore capable de détecter toute anomalie technique. Le véhicule ainsi équipé, sera « à l’écoute » de ce qu’il se passe sous le capot et pourra rendre compte d’un problème en moins de cinq secondes et avec plus de 95% de précision, si l’on en croit leur site.

En plus de surveiller le bon fonctionnement du moteur et des pneus, les capteurs serviront aussi à reconnaître les différentes surfaces de la route ou encore l’arrivée imminente d’une ambulance ou d’un autre véhicule prioritaire afin de savoir quand se ranger ou ralentir. Une fonctionnalité particulièrement utile pour les véhicules autonomes.

La voiture dotée de la solution OtoSense sera donc plus attentive à son environnement intérieur, comme extérieur, pour plus de sécurité. La start-up ambitionne de vendre sa solution directement aux constructeurs automobiles pour qu’ils l’intègrent dans le tableau de bord des véhicules. Et plusieurs firmes américaines seraient en train de tester le produit, tout comme le Groupe PSA. Des pistes prometteuses pour la jeune pousse, et si la technologie est à la hauteur, pour l’industrie automobile dans son ensemble.

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Microsoft soutient l'innovation en Afrique

22 Mai 2017, 20:07pm

Publié par Grégory SANT

Avec ce nouvel investissement, Microsoft pourra proposer des services de cloud disponibles, évolutifs et sécurisés dans l’ensemble de l’Afrique, ainsi qu’une option d’hébergement des données en Afrique du Sud.

 

Microsoft a dévoilé le 19 mai 2017 son intention d’utiliser pour la première fois des Datacenters situés en Afrique pour fournir les services complets et intelligents du Cloud Microsoft.

Ce nouvel investissement constitue une étape majeure pour l’entreprise, qui a pour vocation de permettre à tous les individus et toutes les entreprises du monde de réussir. Il est également un symbole de reconnaissance des opportunités énormes qu’apportera la transformation numérique en Afrique.

En élargissant des investissements existants, Microsoft fournira des services de cloud, dont Microsoft Azure, Office 365 et Dynamics 365, à partir de Datacenters basés à Johannesburg et Le Cap (Afrique du Sud), à l’horizon 2018.

Ces nouvelles régions dédiées au cloud proposeront des performances et une fiabilité de qualité professionnelle, ainsi que de l’hébergement de données afin de soutenir les opportunités de croissance et de faciliter l’accès aux services Internet et de cloud pour les populations et les organisations sur l’ensemble du continent africain.

« Nous sommes ravis de constater l’augmentation de la demande des services de cloud en Afrique, qui ont la capacité de devenir un accélérateur économique », déclare Scott Guthrie. Il est vice-président de Cloud and Enterprise Group, Microsoft Corp.

« Avec des services de cloud qui vont de la collaboration intelligente à l’analyse prédictive, les solutions de Cloud Microsoft fournies depuis l’Afrique permettront aux développeurs de créer de nouvelles applications innovantes, aux clients de transformer les entreprises, et aux gouvernements de mieux répondre aux besoins des citoyens. »

« Nous saluons l’investissement de Microsoft dans les services de cloud en Afrique. Le groupe Standard Bank s’appuie déjà sur ces technologies pour assurer une expérience fluide à ses clients ». C’est ce qu’a indiqué pour sa part Brenda Niehaus, DSI chez Standard Bank.

« Pour assurer la réussite de notre entreprise, nous devons nous adapter aux évolutions du marché et aux besoins des clients. Office 365 nous permet de devenir progressivement une entreprise plus dynamique, tandis qu’avec Azure, nous pouvons proposer nos applications et nos services à nos clients en Afrique. Nous espérons pouvoir aller encore plus loin avec ces services de cloud basés sur le continent. »

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Un Terminator va bientôt être réalité

19 Mai 2017, 19:28pm

Publié par Grégory SANT

Un Terminator va bientôt être réalité

Un Terminator liquide bientôt réel? Une équipe de chercheurs chinois a élaboré un métal liquide destiné à servir de base, dans le futur, pour la création de robots innovants.

Des scientifiques chinois ont créé des gouttes de métal liquide qui constitueront à l'avenir un matériau de base pour des robots d'un nouveau type, ressemblant au Terminator liquide du film homonyme de James Cameron.

 

Le métal liquide a un potentiel pour être utilisé dans le domaine de l'électronique et de la robotique « douce », c'est-à-dire la création de robots avec des matières non dures, lit-on sur ScienceAlert. Traditionnellement, ce métal est préparé par fusion du gallium, de l'étain et de l'indium. Pourtant, ce processus fait apparaître une couche d'oxydes sur la surface des gouttes, ce qui rend la matière collante et inutilisable.

Afin de résoudre ce problème, les chercheurs ont élaboré une méthode de création de gouttes permettant de modifier leurs caractéristiques, prévoyant de plonger les morceaux de métal liquide dans la solution d'hydroxyde de sodium pendant trois secondes, pour leur donner une forme sphérique. Ensuite, les morceaux ont été traités avec du téflon.

Par conséquent, les scientifiques ont reçu de petites boules métalliques non gluantes à la surface. Leurs nouvelles qualités leur ont permis de rouler librement et de rebondir en cas d'impact. À l'avenir, ils espèrent faire réagir la matière aux agents irritants externes en changeant leur forme, ce qui les rapprochera de la création d'un Terminateur liquide réel.

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L'intelligence sera fortement présente dans nos vies en 2027

18 Mai 2017, 19:20pm

Publié par Grégory SANT

L'intelligence sera fortement présente dans nos vies en 2027

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Le déchiffrage de l'écriture de la civilisation de l'Indus par l'intelligence artificielle

16 Mai 2017, 18:07pm

Publié par Grégory SANT

 
L’intelligence artificielle pour aider à déchiffrer l’écriture de la civilisation de l’Indus

La civilisation de la vallée de l’Indus, aussi appelée civilisation harappéenne (-2600 à -1900 av. J.-C.), est une civilisation de l’Inde antique dont les vestiges s’étendent sur les régions actuelles du Baloutchistan, du Sindh, du Penjab et du Gujarat. Elle se caractérise par un fort degré d’urbanisation avec des cités remarquablement développées, organisées selon une planification complexe, qui intégraient notamment la gestion des eaux usées.

Malheureusement, depuis sa découverte au XIXème siècle, les textes et les symboles de cette brillante civilisation restent indéchiffrables. Environ 400 symboles différents ont été recensés, mais sans « pierre de Rosette », ou texte bilingue avec une autre écriture connue, linguistes et épigraphes n’ont pas été capables de déchiffrer l’écriture de la civilisation de l’Indus.

Adoptant une approche nouvelle, deux scientifiques de Chennai, Ronojoy Adhikari, de l’Institute of Mathematical Sciences et Satish Palaniappan, du Sri Sivasubramaniya Nadar College of Engineering, ont développé un algorithme permettant de lire l’écriture de la civilisation de l’Indus à partir des sceaux ou poteries qui en sont recouverts. Cet algorithme d’apprentissage profond (« deep-learning algorithm ») peut « reconnaître » à partir de l’image d’un objet, la partie qui contient des caractères écrits, de les séparer en graphèmes (en linguistique, la plus petite unité d’un système d’écriture) individuels, puis de les identifier à partir d’un corpus de texte standard.

L’algorithme se base sur plusieurs niveaux de réseaux de neurones artificiels, une technologie d’intelligence artificielle appelée « deep neural network » déjà utilisée notamment dans les voitures autonomes ou la simulation du jeu de Go. Ces différents niveaux imitent le fonctionnement des différentes régions du cerveau humain au cours du processus de lecture qui se déroule en trois phases. Lors de la première étape, les parties de l’image contenant des caractères sont découpées puis sélectionnées ; ces images sont ensuite elles-mêmes découpées en morceaux ne contenant qu’un seul graphème. Enfin, chaque graphème est classifié pour correspondre à l’un des 417 caractères de l’écriture de la civilisation de la vallée de l’Indus.

Cette opération permettra de créer de façon automatisée un corpus standardisé de textes de la civilisation de l’Indus à partir de l’ensemble des objets trouvés lors de fouilles archéologiques, une tâche qui autrement aurait requis un effort humain considérable. Un tel corpus représenterait une avancée significative pour la recherche épigraphique et pourrait conduire à déchiffrer cette écriture mystérieuse.

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L'haptique attendu par les chirurgiens

16 Mai 2017, 18:04pm

Publié par Grégory SANT

 

Qu'ils soient étudiant ou chef de service, les chirurgiens attendent beaucoup de la simulation numérique. Le défi à surmonter pour les éditeurs de solutions est celui de l'haptique. Ou comment retrouver la sensation du toucher. 

Les Rencontres de la Simulation Numérique en Santé de SimforHealth poursuivent leur tour de France à Toulouse (1). Au menu de la 7ème étape demain : une démonstration de réalité virtuelle et une conférence sur ce thème.

L’objectif des organisateurs reste le même : faire découvrir ces solutions pédagogiques à l'ensemble des professionnels de santé pour qu'ils se les approprient.

Le Pr Christophe Meyer, chirurgien maxillo-faciale au CHU de Besançon, est convaincu par leur intérêt. Notamment dans sa spécialité, la chirurgie, qui fait encore figure de "parent pauvre" de la réalité virtuelle, selon lui.

Dans l’attente d’un retour de force

« Les solutions actuelles pour évaluer des connaissances théoriques sont tout à fait valables », explique Christophe Meyer. « Par contre, si on veut former des chirurgiens manuellement, il faut passer à une autre simulation. Celle de l’acte chirurgical », poursuit-il. Et c’est là où le bât blesse pour le moment. Même si l’horizon semble dégagé.

« SimforHealth et d’autres éditeurs ont l’intention de développer des simulateurs avec lesquels les chirurgiens pourraient retrouver la sensation du toucher », se réjouit l'habitué des blocs.

Pour y arriver, l'homme rappelle que le défi consiste à créer des bras capables de développer 40-50 kg de retour de force (haptique).  Et non pas 300-400 grammes comme dans les jeux vidéo d'aujourd'hui. La promesse de ces solutions est la suivante : faciliter la formation continue des médecins et former plus aisément les étudiants durant leur internat.

Jamais la 1ère fois sur un patient

Pour toutes raisons, les futurs chirurgiens sont les premiers à les réclamer.  « Ils ne sont pas à l’aise quand ils passent la 1ère fois sur un patient. Commencer sur un simulateur serait un bon moyen de les mettre en confiance et de les sécuriser durant leur apprentissage », pense Christophe Meyer.

Calmer ces angoisses, c’est justement l’un des enjeux de la récente réforme du 3ème cycle des études médicales. Celle-ci acte en effet ce crédo : « jamais la 1ère fois sur un patient ».  Le chirurgien Quentin Denost du CHU de Bordeaux espère juste qu’il ne s’agira pas d’une promesse virtuelle !

Car lui est entré dans le mouvement. Avec SimforHealth, il travaille déjà sur plusieurs cas cliniques de réalité virtuelle dans sa spé' : la chirurgie colorectale et pelvienne. Les premiers résultats haptiques devraient arriver d’ici 1-2 ans. « La réalité augmentée est une vraie opportunité. Quand on s’entraîne sur un cadavre, on ne se forme pas sur un cas clinique précis », regrette Quentin Denost. Des médecins mieux formés pour une meilleure médecine, c'est tout l'enjeu de la réalité virtuelle. 

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La RATP finance des start-ups

29 Mars 2017, 19:21pm

Publié par Grégory SANT

Après avoir secoué le petit monde de l’open data en ouvrant ses données en temps réel, la RATP a décidé de franchir une nouvelle étape en créant RATP Capital Innovation, une structure dédiée aux startups. Dotée de 15 millions d’euros, la filiale ambitionne de renforcer les liens du groupe avec les jeunes pousses et d’accélérer sa démarche d’innovation.

La RATP travaille avec des startups depuis une dizaine d’années maintenant. Mais la création de cette filiale va permettre au groupe de répondre de manière encore plus réactive aux évolutions des besoins de ses clients. Et avec l’ouverture progressive à la concurrence de ses marchés historiques en Île-de-France et la perte de son monopole parisien d’ici 2039, la RATP doit gagner rapidement en compétitivité et trouver de nouveaux facteurs différenciants.

En investissant dans les startups, le Groupe ambitionne d’optimiser sa qualité de service et d’améliorer sa performance opérationnelle pour affirmer sa position de  leader mondial des mobilités durables et connectées.

Le financement, un enjeu clé pour les startups

Pour pouvoir se développer, les startups ont trois grandes priorités : elles recherchent de la visibilité, des clients mais aussi du financement, que le Groupe peut désormais leur apporter.

“ Par le passé, certaines startups ont pu être freinés parce que nous ne pouvions pas répondre à leur besoin de financement. Cette nouvelle filiale renforce notre attractivité et va nous permettre d’aller plus loin dans le développement de nouveaux services 

Valère Pelletier, Directeur du développement et du digital du groupe RATP

La RATP pourra investir directement dans les startups, mais également via différents fonds d’investissements thématiques. Le groupe a notamment réalisé un premier investissement dans le fonds Paris Saclay, qui finance des startups innovantes issues du cluster technologique du plateau de Saclay, dans les Yvelines et l’Essonne.

Un guichet unique startup

Pour proposer un point de contact privilégié aux jeunes pousses, la RATP a également lancé un “guichet unique startup” qui offre la mise en relation rapide avec une équipe dédiée, constituée d’experts dans les différents métiers du Groupe. “Nous avions un sentiment d’inefficacité dû à une grande perte de temps pour trouver le bon interlocuteur. Certaines startups finissaient même par abandonner, tant la prise de contact leur demandait un investissement trop lourd en matière de ressources humaines”, souligne Valère Pelletier.

Une des complexités de la RATP est d’avoir une diversité de métiers très forte allant de l’exploitation à la relation client, en passant par l’ingénierie et la gestion des infrastructures. Ce guichet va permettre aux startups de trouver plus rapidement le bon expert et travailler ainsi plus rapidement sur la mise en oeuvre de leurs projets.

Réinventer l’expérience des usagers

Pour la RATP, cette nouvelle filiale peut être un véritable tremplin de créativité, notamment dans le secteur des nouvelles mobilités, mais aussi dans la billettique, l’information voyageur, ou encore les services urbains innovants à destination des clients.

Le groupe travaille par exemple avec DC Brain qui s’appuie sur le big data pour anticiper les problèmes d’alimentation électrique ou encore avec la startup Echy pour expérimenter l’éclairage de certaines stations de la ligne 14 avec de la lumière naturelle transmise par fibre optique.

Pour encourager et détecter les bonnes idées, la RATP mise aussi sur sa deuxième participation au salon VivaTech qui se déroulera du 15 au 17 juin 2017. Le groupe y proposera 5 challenges sur des thématiques variées telles que la robotique, la sécurité ou encore le management. Lors de la première édition du salon, la RATP avait notamment retenu le projet de la startup Short Edition, qui propose depuis quelques jours ses distributeurs d’histoires courtes sur le trajets des voyageurs.

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Les nouveaux projets de la NASA

27 Mars 2017, 19:44pm

Publié par Grégory SANT

 

L’agence spatiale américaine vient d’octroyer un financement de 3.6 millions de dollars à dix projets de mission d'exploration qui privilégient l’utilisation de petits satellites de moins de 180 kg. Les champs de recherches proposés par les bénéficiaires couvrent notamment l’exploration de Vénus, Uranus, Mars, Jupiter et Uranus. Deux des projets mettent l’accent sur Vénus. Si le premier veut analyser les gaz nobles et leurs isotopes, le second s’intéresse au taux absorption de rayon ultraviolet en misant sur un satellite à 12 unités CubeSat. Pour rappel, une unité CubeSat fait 10×10×11.35 cm.

Sur la Lune, une équipe du Smithsonian Astrophysical Observatory mise sur un satellite 12 unités Cubesat afin de déterminer sa composition élémentaire tandis que le Goddard Space Flight Center de la NASA se penchera sur le cycle de l’hydrogène. Concernant les missions sur les astéroïdes, la NASA s’en remet à l'Université Johns Hopkins et l’entreprise américaine Lockheed Martin. Un sismomètre installé sur place permettra de connaître la structure intérieure alors que le satellite de Lockheed Martin évaluera la structure physique de l’astéroïde.

La planète rouge reste également à l’ordre du jour avec des études axées sur la composition de Phobos et Deimos ainsi que sur le climat de Mars. De leurs côtés, Hampton University et Southwest Research Institute mettront à profit le financement pour étudier respectivement Uranus et Jupiter.

Source : tomsguide.fr

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Un nouvelle génération de moteur électrique

24 Mars 2017, 20:44pm

Publié par Grégory SANT

Un nouvelle génération de moteur électrique

De nouveaux moteurs pour la prochaine génération de véhicules électriques.

Pour réduire les émissions européennes de CO2, le projet SYNERMO, a développé de nouveaux moteurs électriques qui pourraient bientôt équiper vos voitures.

Dans le cadre du Protocole de Kyoto, l'UE s'est engagée à réduire de 20 % ses émissions de gaz à effets de serre d'ici 2020 par rapport aux niveaux de 1990, et de 80 à 90 % d'ici 2050. À cet effet, le secteur du transport vise à réduire de 60 % ses émissions d'ici 2050. L'essentiel de cette réduction proviendra vraisemblablement du transport routier, qui est aujourd'hui responsable du rejet de 7 milliards de tonnes de CO2 par an, soit un cinquième du total des émissions des gaz à effet de serre dans l'UE.

L'utilisation de véhicules électriques semble le meilleur moyen de réduire les émissions générées par le transport routier. En fait, sur l'ensemble de leur cycle de vie, il est estimé que leur bilan en termes d'émissions représente environ la moitié de celui des véhicules à essence et diesel.

Malheureusement, malgré les importants progrès réalisés par l'industrie automobile en matière de véhicules électriques et hybrides, le public ne considère toujours pas cette technologie comme une alternative viable. "Même s'il y a déjà des véhicules électriques sur le marché, leur adoption n'en est qu'à ses balbutiements", déclare Michele De Gennaro, coordinateur du projet SYRNEMO. "Pour que ces véhicules électriques remplacent ceux qui fonctionnent avec des carburants fossiles, ils doivent assurer une meilleure autonomie et une meilleure efficacité énergétique, être plus légers et meilleur marché."

Des obstacles aux améliorations

Les moteurs des véhicules électriques actuels dépendent de terres rares pour la fabrication des aimants permanents. Bien qu'essentiels à ces moteurs, ces métaux représentent également le principal obstacle à une plus large adoption des véhicules électriques.

Pour l'essentiel, ces métaux sont importés de Chine, ce qui non seulement augmente le coût des véhicules électriques, mais fait courir un important risque de dépendance à l'industrie automobile. "Le risque, c'est que la géopolitique affecte l'approvisionnement des fabricants automobiles européens en aimants permanents provenant de Chine", explique M. De Gennaro. "Une pénurie pourrait paralyser la fabrication et la fourniture de véhicules électriques en Europe."

Malheureusement, si on retire ces aimants du moteur, celui-ci perd les trois-quarts de sa puissance. "Notre plus grand défi consiste donc à trouver d'autres moyens pour compenser cette perte importante, et c'est exactement l'objectif de SYRNEMO", déclare-t-il.

La solution de SYRNEMO

Le projet SYRNEMO a surmonté ce défi grâce à la conception, le prototypage et l'essai d'un moteur à réluctance synchrone utilisant un aimant sans terres rares (PMaSYRM). "Ce moteur est spécialement conçu pour éviter l'utilisation de terres rares dans les aimants, grâce à l'utilisation de ferrites", déclare M. De Gennaro. "Pour cela, nous avons poussé le développement d'autres composants du moteur, comme une nouvelle bobine en épingle à cheveux pour le stator et un concept innovant de rotor léger et modulaire."

En plus du moteur, le projet a également conçu un entraînement complet intégrant une électronique de puissance et un boîtier refroidi à l'air. Selon les résultats des tests, l'entraînement final fournit une performance de couple maximale de 133 Nm à 3 600 tours par minute et une puissance maximale de 52,0 kW à 4 300 tours par minute.

Le concept SYRNEMO, qui en est au niveau 5 de maturité technologique (c'est-à-dire une technologie validée dans l'environnement pertinent), est adapté à la fabrication de quelques dizaines de milliers d'unités par an, et est complètement évolutif pour différents segments de véhicules. Le concept de SYRNEMO est évalué en fonction de sa constante machine de puissance mécanique et des valeurs de densité de couple, deux valeurs de références pour les moteurs électriques, et pour lesquelles il apporte une amélioration de +45 % et +25 % par rapport au banc d'essai de 2016. "Cela fait de SYRNEMO le meilleur moteur synchrone sans terres rares de sa catégorie, selon les deux critères", ajoute M. De Gennaro.

Pour plus d'information voir: SYRNEMO (Synchronous Reluctance Next Generation Efficient Motors for Electric Vehicles)

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