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Articles avec #technologies

Le béton a de l'avenir

14 Octobre 2016, 18:37pm

Publié par Grégory SANT

Le béton : plus que jamais un matériau d’avenir !

 

 

 

 

Le principe du mortier et du ciment est connu depuis la plus haute l'Antiquité et les Égyptiens utilisaient déjà, il y a plus de 4 500 ans, un mélange de chaux, d’argile, de sable et d’eau pour sceller les pierres. Dès le début de notre ère, les Romains ont mis au point un ciment particulièrement performant en chauffant du calcaire et en le transformant en chaux vive.

Si ce ciment romain possède une telle résistance et une telle longévité, bien supérieures à celles du ciment Parker, inventeur du ciment à prise rapide vingt siècles plus tard, en 1796, c’est parce qu’il contient de la chaux et du sable fin constitué de "pouzzolanes", un granulat de scories volcaniques basaltiques, abondantes autour du Vésuve. Ce mélange permet d’obtenir un ciment d'une solidité à toute épreuve, grâce à la teneur élevée en aluminium des roches volcaniques employées, ainsi que l'a montré une étude réalisée en 2013 par des chercheurs de l’Université américaine de Berkeley. C'est en utilisant de manière particulièrement ingénieuse ce béton exceptionnel que les Romains ont pu réaliser des ouvrages qui nous étonnent encore aujourd'hui et dont certains ont traversé les siècles presque sans dommages !

Quelques années après l’invention du ciment à prise rapide par l’anglais James Parker, un jeune ingénieur polytechnicien français, Louis Vicat est chargé, en 1812, de réaliser un pont résistant aux crues dévastatrices de la Dordogne, à Souillac. S’investissant corps et âme dans cette entreprise et soucieux de construire un ouvrage novateur, à la fois particulièrement robuste et bon marché, Louis Vicat découvre en 1817 le principe de la fabrication des chaux et ciments artificiels. Le Pont de Souillac, inauguré en 1824 et long de 180 mètres, devient ainsi le premier pont routier au monde bâti avec une chaux hydraulique artificielle. A seulement 32 ans, cet ingénieur et inventeur hors-pair présente ses travaux devant l’Académie des Sciences qui reconnaît officiellement en 1818 sa découverte du ciment artificiel. En 1855, Louis Vicat, assisté par son fils Joseph, fondateur en 1853 des Cimenteries Vicat, construira également à Grenoble, au Jardin des plantes, le premier pont en béton coulé au monde.

Mais Louis Vicat, grand philanthrope et homme désintéressé, préférait « La gloire d’être utile à celle d’être riche » et ne voulut jamais breveter son invention majeure. S’inspirant de ses travaux, c’est l’anglais Joseph Apsdin qui déposa en 1824 un brevet pour la production du fameux ciment à prise rapide « Portland », du nom des carrières de calcaire de l’île de Portland, dans le Dorset, en Grande Bretagne. Ce brevet était volontairement imprécis et ne contenait aucune précision sur les quantités relatives de chaux et d'argile à utiliser et sur les conditions de cuisson à une température nettement supérieure à celle d'un four à chaux ordinaire.

Au cours de la seconde moitié du 19ème siècle, une nouvelle évolution technologique majeure eut lieu avec l’invention du béton armé, qui fut l’œuvre conjointe de deux Français, Joseph Monier, qui déposa en 1867, un brevet sur des caisses en ciment armé pour l'horticulture et François Hennebique, père du procédé du même nom, qui déposa son brevet en 1898 et réalisa en 1893 le premier immeuble en béton armé à Paris et en 1899, le premier pont en béton armé à Châtellerault.

Au cours de la première moitié du XXème siècle, une nouvelle révolution technique fut provoquée par l’invention et l’essor du béton précontraint par l’ingénieur Eugène Freyssinet (1879-1962). Dès 1908, celui-ci à l’idée de de pré-comprimer le béton pour augmenter sa résistance mais il faudra attendre 1933 pour qu’apparaisse le terme de « précontrainte ». En 1928, Freyssinet et son ami Séailles déposent un brevet en nom commun qui définit le principe de la précontrainte et en 1939 Freyssinet innove à nouveau en inventant la précontrainte par post-tension.

A la fin du siècle dernier, une nouvelle rupture de taille a eu lieu, avec l’avènement du Béton à Hautes et très hautes performances (BHP), d'une résistance à la compression pouvant aller de 50 à 150 MPa (Le MPA ou Méga-Pascal est l’unité de contrainte qui correspond à une force d'intensité d’un Newton (N) sur une surface d'1 mm²). La combinaison de ces nouveaux bétons haute performance et des techniques toujours plus sophistiquées de précontrainte a débouché, dans les années 90, sur la mise sur le marché du Béton Fibré à Ultra-hautes Performances (BEFUP), dont la légèreté et la résistance à la compression et la traction ont permis de réaliser des bâtiments et ouvrages d’art qui auraient été encore impossible à construire il y a seulement 30 ans, comme le fameux et magnifique viaduc de Millau, dont le béton possède des propriétés tout à fait hors-normes (200 MPa en compression et de 45MPa en flexion) ou encore le tunnel du Saint-Gothard, en Suisse, inauguré le 2 Juin dernier et qui est, avec ses 57 km de long, le plus long et le plus profond tunnel ferroviaire du monde. Cet ouvrage pharaonique, qui a nécessité plus de 20 ans de travaux, n'aurait pas été possible sans l'emploi d'un béton à très haute performance, recouvert d'une membrane imperméable pour prévenir toute infiltration d'eau.

Avec 6 milliards de tonnes produites en 2015 (une production qui a doublé en 15 ans), le béton est devenu l'un des matériaux de construction les plus utilisés au monde (deux tiers des habitations dans le monde). C'est aussi le deuxième matériau minéral le plus utilisé par l'homme après l'eau potable, avec près d’un m3 par an et par terrien !

Mais depuis quelques années, ce matériau a connu plusieurs révolutions et n'en finit pas d'évoluer, pour la plus grande joie des architectes et des constructeurs. Il existe par exemple à présent des bétons transparents et translucides, comme le Litracon (Light-transmitting concrete), inventé en 2001 par l'architecte hongrois Aron Losonczi.

Autre saut technologique : en 2013, le Cerib (Centre d’études et de recherches de l’industrie du béton) a mis au point une nouvelle famille de béton innovant ultra-léger, spécialement conçu pour la construction des bâtiments à haute efficacité énergétique. Baptisé Thermolitys, ce nouveau type de béton répond à une multitude d’applications dans la fabrication des éléments et composants (parois, planchers, cloisons) à haute performance énergétique du bâtiment.

De son côté, l’école d’ingénieurs ESTIC de Caen a mis au point un «  béton-coquillage » qui remplace une partie des granulats par des éclats de coquillages. Ce béton permet la fabrication de pavés absorbants et permet l’évacuation des eaux pluviales. Ce matériau, qui pourrait permettre d’utiliser et de valoriser une grande partie des 250 000 tonnes de coquillages produites chaque année en France, possède en outre la capacité d’absorber deux litres par m2 et par seconde, ce qui en fait un excellent revêtement potentiel, notamment dans certaines zones inondables.

Outre-Atlantique, des chercheurs américains de l'Université de Wisconsin-Milwaukee (UWM) ont mis au point en 2014 un étonnant type de béton qui résiste à l'eau et aux fissures. Baptisé SECC (Superhydrophobic Engineered Cementitious Composite), ce béton hi-Tech possède un exceptionnel niveau de résistance aux fissures, grâce à une structure moléculaire particulière obtenue notamment par l’incorporation de fibres d'alcool polyvinylique. Ce « super-béton », quatre fois plus résistant à la compression que le béton armé, aurait en outre une durée de vie bien plus longue…

Enfin, il y a quelques semaines, la jeune société XtreeE a dévoilé ce qui sera peut-être l’avenir du béton et plus largement de la construction : un « pavillon » imprimé en 3D conçu à partir de la plate-forme 3DExperience de Dassault Systèmes. Selon XtreeE, l’impression 3D augmente « la créativité et la flexibilité, réduit les déchets de chantier et crée des structures plus légères et plus robustes ». Fusionnant les processus de conception et de construction, XtreeE est parvenue à concevoir une chaîne numérique cohérente qui permet l’automatisation dans la construction des éléments de bâtiments qui n’ont plus qu’à être assemblés, comme un gros jeu de lego, sur le site de construction.

Résultat : il devient possible de fabriquer « à la chaîne » des immeubles d’habitations ou de bureaux à moindre coût et bien plus rapidement, en utilisant juste les quantités de matériaux nécessaires. Les premiers bureaux réalisés à l’aide de cette technologie ont été récemment inaugurés dans l’Emirat de Dubaï. Ils ont été réalisés en moins de trois semaines à l’aide d’une imprimante 3D géante de 6 mètres de haut par 36 mètres de long, équipée d’un bras robotique conçu pour déposer les couches successives de béton.

Selon un récent rapport publié par la firme Markets and Markets, les procédés d’impression 3D à base de béton devraient connaître une forte demande dans les années à venir, surtout dans le domaine de la construction résidentielle, et permettraient de réduire de 30 à 60 % les déchets de construction et de raccourcir les délais de production de 50 à 70 %.

Il est également un autre domaine tout à fait stratégique dans lequel le béton a fait une entrée remarquée, celui de la production et du stockage de l’énergie. Début 2015, des chercheurs de l'Université de Kassel (Hesse) ont développé un prototype de béton capable de convertir le rayonnement solaire en courant électrique. Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont créé un nouveau type de cellules photovoltaïques, les cellules à colorant, ou cellules Gratzel du nom de leur inventeur. Celles-ci possèdent la capacité remarquable de reproduire le phénomène de photosynthèse végétale grâce à des pigments photosensibles artificiels dérivés de la chlorophylle. Ce « béton solaire », appelé "DysCrete", se compose d’un sandwich qui intègre une couche d'oxyde de titane capturant l'énergie solaire, un colorant, en guise d’électrolyte et enfin d’une couche de graphite, faisant office d’électrode. Le tout est protégé par une couche protectrice transparente. Selon ces travaux, en atteignant seulement un rendement de conversion photovoltaïque de 2 %, l’emploi à grande échelle d’un tel béton pourrait tout simplement bouleverser le paysage énergétique mondial, compte tenu des énormes surfaces de béton qui pourraient être utilisables (y compris sur les façades Nord) sur les innombrables bâtiments pour produire gratuitement de l’électricité.

Mais le béton s’avère également un matériau très adapté au stockage de l’énergie. Grâce à sa résistance et à sa légèreté, le béton, deux fois et demi moins dense que l’acier, peut par exemple servir à construire des volants d’inertie très performants, comme le montre le prototype présenté en juin dernier par la société française Energiestro. Baptisé « Voss », ce volant d’inertie à bas coût et grande longévité pourrait concurrencer sérieusement les batteries dans le domaine du stockage massif d’électricité.

Reste que, s’il est évidemment important de parvenir à améliorer sans cesse les propriétés du béton et d’élargir toujours plus ses champs d’application, il est également crucial, pour des raisons environnementales évidentes, de réduire drastiquement les émissions de CO2 liées à la production en quantité énorme de ce matériau de construction. Dans cette perspective, le groupe Lafarge a présenté, début 2013, un clinker nouvelle génération, baptisé Aether, permettant la production de ciments à faible empreinte carbone, grâce à un taux de calcaire réduit et à une température de cuisson plus faible. Cette innovation majeure devrait permettre de réduire les émissions de CO2 de 30 %. Parallèlement, Lafarge, en collaboration avec la société Solidia, travaille depuis plusieurs années sur un nouveau procédé qui remplace l'eau par du CO2 pour le durcissement du béton, ce qui pourrait permettre de réduire jusqu'à 70 % l'empreinte environnementale du béton préfabriqué, tout en recyclant et en valorisant le CO2 issu de la production de ciment.

Autre innovation tout à fait majeure : en avril dernier, une entreprise vendéenne a présenté le HP2A, une préparation à base d'argile aussi solide que du béton. Baptisé HP2A, ce matériau véritablement révolutionnaire, qui devrait arriver sur le marché en 2017, est composée essentiellement d’argile, à laquelle sont est incorporés, selon une recette soigneusement tenue secrète, toute une série d’ingrédients naturels divers.

Ce béton d’argile ne coûte pas plus cher à produire que les bétons classiques et comme il ne nécessite pas de cuisson, son empreinte-carbone (50 kg par tonne) est vingt fois moins importante que celle de son cousin issu du calcaire (une tonne de CO2 pour une tonne de béton fabriqué). Enfin, dernier avantage décisif de ce nouveau matériau, pour le produire, il suffit de le mélanger avec de l'eau et n’importe quel type de sable ou même de matières végétales. On mesure mieux l’impact environnemental tout à fait considérable que pourrait avoir l’utilisation à grande échelle de ce béton écologique quand on sait qu’il faut extraire plus de 25 milliards de tonnes de graviers et de sable chaque année dans le monde pour produire les 6 milliards de tonnes de béton que la planète engloutit tous les ans…

La généralisation et la combinaison de ces progrès remarquables en matière de production propre devraient permettre de réduire à terme d’au moins 700 millions de tonnes par an, les émissions mondiales de CO2 liées à la production de ciment, ce qui représente plus de deux fois les émissions annuelles de la France…

Demain, l’arrivée de nouvelles familles de béton, aux performances encore plus remarquables de résistance et de longévité, combinée à l’utilisation d’imprimantes 3D géantes, nous permettra de réaliser par fabrication additive des immeubles et ouvrages d’arts toujours plus audacieux et esthétiques, comme la future tour « Kingdom Power », actuellement en construction à Djedda et qui sera, grâce à l’utilisation d’un béton ultra-haute performance, le premier édifice à dépasser un kilomètre de haut à l'horizon 2018 ! Mais le plus extraordinaire est que ce béton du futur, loin d’être seulement un matériau de construction polyvalent et irremplaçable, deviendra également capable de recycler le CO2 nécessaire à sa fabrication, de produire de l’énergie, de s’auto-réparer et d’éclairer nos villes et nos habitations !

Il n’est cependant pas certain que les orgueilleuses constructions actuelles dont nous sommes si fiers parviennent à défier le temps, comme ont su le faire depuis des millénaires, certaines merveilles du monde antique, comme le Panthéon, le Colisée, le Parthénon ou la grande pyramide de Khéops, dont la perfection demeure à bien des égards un mystère, et qui ne cesse nt de nous émerveiller par leur ingéniosité et leur beauté.

Source : rtflash.fr

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L'invisibililté entre fantasmes et réalité

30 Septembre 2016, 17:16pm

Publié par Grégory SANT

Immortalisée dans la littérature, au cinéma et à la télévision, l'invisibilité nourrit des fantasmes de secret, de discrétion et même de voyeurisme. Mais c'est également un enjeu militaire important. Pas étonnant qu'on trouve de nombreuses traces de mythe de science-fiction dans notre réalité actuelle.

Notre série Science et fiction s'intéresse aux prouesses technologiques aperçues dans le cinéma, à la télévision ou dans la littérature, et se questionne sur le positionnement, possible ou non, dans la réalité.C'est en 1897 que H.G. Wells sort son ouvrage L'Homme invisible. Un roman de science-fiction dans lequel un homme albinos, nommé Griffin, parvient à créer une formule scientifique qui lui permet de devenir invisible. Sombrant peu à peu dans la folie induite par son nouvel état, Griffin mène une vie immorale, en marge de la société, et connaît une fin peu glorieuse. Déjà à l'époque, Wells mettait en scène l'invisibilité comme un pendant de l'invincibilité, mais tout en reprenant la morale de Rabelais : « Science sans conscience n'est que ruine de l'âme ».

Depuis, l'invisibilité a été reprise un nombre incalculable de fois dans la culture populaire. Une douzaine de films se sont inspirés de l'histoire de L'Homme invisible de Wells, comme le contemporain Hollow Man de Paul Verhoeven, sorti en 2000. Du côté des super héros, on peut citer Susan Storm, la femme invisible des 4 Fantastiques, mais également la présence de l'Homme invisible de Wells au sein de la Ligue des Gentlemen extraordinaires d'Alan Moore. Chez les X-Men, l'invisibilité est notamment l'un des pouvoirs de Cipher. Et dans les jeux vidéo, difficile de lister tous les titres où elle joue un rôle très important dès qu'il s'agit de s'infiltrer quelque part : Metal Gear Solid, Deus Ex : Human Revolution, Crysis, Fallout...


Lorsqu'elle ne concerne pas les êtres humains, l'invisibilité est magique chez Harry Potter, qui possède une cape avec cette propriété. Elle rend les predators encore plus dangereux dans les films du même nom, elle s'active avec l'anneau unique dans Le Seigneur des Anneaux...

L'invisibilité a également une symbolique forte puisqu'elle renvoie souvent à un isolement social, une représentation de personnes qui se sentent en marge du reste du monde : c'était d'ailleurs l'une des significations premières de l'histoire de L'Homme invisible, albinos misanthrope qui, ne trouvant pas sa place dans la société, décide d'en disparaître avant d'être rattrapé par ses méfaits.

Dans Hollow Man, l'histoire ne termine pas mieux que dans L'Homme Invisible de Wells


Souvent associée à la magie ou à une expérience scientifique peu détaillée, l'invisibilité peut pourtant s'expliquer concrètement... et s'expérimenter, même si l'on est encore loin de ce que l'on peut voir dans la fiction, à moins peut-être de se pencher vers l'invisibilité naturelle, celle que l'on peut constater chez certains animaux. Mais on trouve alors des nuances de taille entre l'invisibilité « réelle », et le mimétisme par exemple.

Une histoire de lumière


Les études et recherches liées à l'invisibilité sont très, très nombreuses. La plupart partent du principe que si l'on voit quelqu'un ou quelque chose, c'est parce que la lumière se reflète dessus, ce qui permet à l'œil de le distinguer. De fait, pour rendre quelqu'un ou quelque chose invisible, il faut faire en sorte que la lumière le contourne, sans s'y refléter.

Si l'on suit cette théorie, il suffit - bien grand mot - de trouver un moyen d'empêcher la lumière de se refléter quelque part pour contribuer à créer l'invisibilité.

Il existe déjà, aujourd'hui, des technologies qui le permettent, et même des expériences très faciles à réaliser chez soi pour comprendre que l'invisibilité est une notion finalement simple à comprendre lorsqu'on a saisi le principe de la réfraction de la lumière. Dans cette vidéo, publiée en mai 2015, on peut cerner le principe en utilisant tout simplement de l'huile pour bébé et quelques récipients. A défaut de devenir un homme ou une femme invisible après ça, on comprend, en tout cas, la théorie.


En 2006, des scientifiques de l'université de Duke ont publié leurs recherches sur une « cape d'invisibilité », dont la forme sphérique dévie les rayons de lumière : ces derniers donnent l'impression de « glisser » sur la cape, le tout avec un minimum de distorsion, ce qui donne l'impression qu'elle n'est pas là. La vidéo publiée par les scientifiques montre les effets de cette cape sans pour autant dévoiler d'images concrètes d'une mise en situation.

« Le concept visant à masquer quelque chose dans le but de le rendre invisible peut désormais être démontré avec cette méthode » expliquait à l'époque David R. Smith, l'un des physiciens à l'origine de ces travaux. « C'est la première fois que nous montrons qu'il est possible de faire glisser les ondes électromagnétiques autour d'un endroit que vous voulez cacher, pour qu'elles soient restaurées de l'autre côté de la zone. » En d'autres termes, non seulement la lumière est déviée, mais il n'y a pas d'ombre, ou vraiment très peu, derrière la zone masquée.

Les métamatériaux, de la science toute petite


Les scientifiques expliquent avoir travaillé avec des métamatériaux pour arriver à un tel résultat. Ce terme désigne des matériaux composites artificiels, dont les propriétés électromagnétiques ne se retrouvent pas dans des matériaux naturels. Les matériaux en question utilisent des fils métalliques minuscules, jusqu'à l'échelle nanométrique, visant à contrôler le rayonnement électromagnétique d'une manière impossible pour des matériaux naturels. Généralement, la structure d'un métamatériau varie entre 1 et 100 nanomètres environ. Ce type de matériaux est une composante importante des expériences actuellement réalisées autour de l'invisibilité. « Mettez trois miroirs judicieusement agencés autour d'un objet, et vous n'y soupçonnerez même pas sa présence. Maintenant, nous pouvons remplacer ces miroirs par des métamatériaux » expliquait en 2012 Claude Arma, directeur de recherche CNRS à l'institut Fresnel, pour illustrer simplement les enjeux autour de ces technologies.

L'illustration d'un Predator camouflé s'avère relativement réaliste. C'est la manière dont il se rend invisible qui l'est moins.


Seulement voilà, l'expérience de ces chercheurs date d'il y a dix ans et, depuis, d'autres ont fait des découvertes similaires, mais plus poussées. C'est le cas d'Hyperstealth Biotechnology, une entreprise privée canadienne qui a elle aussi développé sa cape d'invisibilité, nommée Quantum Stealth. Il s'agit d'une technologie développée pour l'armée américaine ainsi que les armées canadiennes et britanniques, dans les prochaines années.

De fait, si Hyperstealth Biotechnology a une page de son site dédiée à sa cape de furtivité, la technologie qu'elle contient n'est que très peu détaillée. On y apprend que « Quantum Stealth est un matériau qui rend la cible totalement invisible par flexion des ondes lumineuses autour d'elle. Le matériau élimine non seulement la détection visuelle, mais également par vision infrarouge, la signature thermique ainsi que l'ombre de la cible. » C'est à peu près tout ce que révèle la page, qui donne par contre de nombreux exemples d'applications sur le terrain : s'en servir comme matériau pour les toiles des parachutes, se cacher des caméras, éviter de se faire repérer par des snipers, ou encore s'en servir pour rendre les avions indétectables. A priori, Hyperstealth Biotechnology détient la technologie ultime concernant l'invisibilité. Les photos, garanties sans trucages, sont en tout cas impressionnantes.



Cette présentation datant de 2012, on peut imaginer que, depuis, les armées ont été servies... Mystère !

Etre invisible, mais "pas que" !


Les métamatériaux et les technologies liées à l'invisibilité pourraient servir d'autres desseins. « Voir, c'est détecter, ce que l'on peut faire de différentes façons, comme avec les ondes sonores » déclarait en 2012 Claude Amra. « Les concepts d'invisibilité et de protection sont intrinsèquement liés ; prenons par exemple le cas d'un tsunami qui serait détourné grâce à une cape hydrodynamique géante : si je suis invisible, c'est que la vague arrive, m'évite, puis redevient la même quand elle m'aura dépassé. D'un point de vue pratique, ici, invisibilité veut donc aussi dire protection et il y a là des débouchés concrets intéressants. Cape de silence, cape électromagnétique, cape antisismique... » L'Institut Fresnel, basé à Marseille, travaille actuellement avec des subventions de l'Union européenne sur le développement de ces technologies, visant à « utiliser l'invisibilité dans la protection contre les séismes et les tsunamis. » L'idée : développer des digues flottantes dont le but ne serait pas de briser les vagues, mais de les faire contourner ce qui est protégé par les digues en question. En somme, un principe similaire à celui du système des chercheurs de l'université de Duke.


On pourrait détailler de très nombreuses recherches et expériences liées à l'invisibilité, en tombant presque tout le temps sur une démarche similaire, à savoir détourner les rayons lumineux. Les usages imaginés se rejoignent également bien souvent et c'est plus l'intérêt militaire qui prime : du coup, le fantasme de la balade discrète pour voir sans être vu n'est pas vraiment à la portée du tout venant. Et quand bien même : si une technologie pouvait être proposée au grand public, elle ressemblerait plus à la cape magique d'Harry Potter qu'à la potion créée en laboratoire par Sebastian Caine dans Hollow Man !

Source : clubic.com

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l'I.A. améliore la traduction sur Google

28 Septembre 2016, 18:20pm

Publié par Grégory SANT

Google vient d’annoncer sur son blog dédié à la recherche qu’il va utiliser à l’avenir et dans certains cas une nouvelle I.A. dont le niveau de traduction est proche de celle d’un humain. Nommée Google Neural Machine Translation, ou GNMT, cette I.A. est d’ores et déjà utilisée pour traduire du chinois vers l’anglais sur l’application Google Traduction.

Internet a beau être un immense espace de savoir et de connaissance, tous les internautes ont été confrontés un jour ou l’autre à la barrière de la langue sur certaines pages. Et ont dû dans la foulée faire appel à un traducteur automatique pour essayer de comprendre la page en question. Bien conscient de cet enjeu, Google travaille depuis plusieurs années sur des outils de traduction de plus en plus efficace. Et sa dernière avancée en la matière est la plus prometteuse.

Traduire des phrases plutôt que de faire du mot à mot

Cette nouvelle I.A. de traduction, nommée GNMT, ne se contente plus de traduire les phrases mot à mot, mais de traduire directement des phrases entières pour les restituer dans un autre langage. Cette I.A. ne se contente plus de chercher une traduction plus ou moins littérale des mots, mais recherche plutôt les sens des phrases, dans leur ensemble, et essaie de les contextualiser.

Et si l’on en croit les ingénieurs de Google, après de longs mois de test, elle se révèle désormais supérieure aux anciennes méthodes de traduction automatique au mot à mot, mais se rapprocherait également de plus en plus d’une traduction humaine. C’est déjà le cas pour la traduction de l’anglais vers l’espagnol et le français. Comme le montre le graphique ci-dessous, le chinois lui pose en revanche plus de problèmes.

Une IA encore très perfectible

Mais comme les résultats de la traduction chinoise sont bien meilleurs que l’ancien système de traduction, Google va utiliser dès à présent GNMT dans Google Traduction – dans l’application mobile et sur la version web – pour traduire des phrases chinoises vers l’anglais. Google précise ainsi que Google Traduction est utilisé 18 millions de fois par jour pour traduire du chinois vers l’anglais.

Un exemple de traduction d’un texte chinois en anglais par GNMT, par l’ancienne méthode de traduction et par un humain.

GNMT a toutefois encore besoin d’amélioration. « GNMT peut encore faire des erreurs importantes qu’un humain ne ferait jamais, comme oublier des mots, traduire des noms propres, des termes rares ou encore traduire des phrases sans prendre en compte le contexte du paragraphe ou de la page » explique l’un des ingénieurs de Google sur le blog de la société américaine. Malgré tout, ces avancées sont encourageantes et laissent espérer qu’on pourra un jour surfer sur le web sans avoir à remettre systématiquement en cause les traducteurs automatiques. Un jour sûrement plus proche qu’on serait tenté de le penser.

Source : journaldugeek.om

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Land Art Generator Initiative (LAGI)

28 Septembre 2016, 18:08pm

Publié par Grégory SANT

Proposé lors de la compétition de design cde cette année, The Pipe est une révolution technique et technologique imaginée par Khalili Engineers. Electromagnétique et recouvert de panneaux solaires, ce bateau-plateforme pourra désaliniser l’eau de mer, de manière massive, pour en faire de l’eau potable. Bien sûr, l’esthétisme de cette plateforme a été crucial lors de sa conception ; ce dispositif au look moderne devrait se marier parfaitement à l’horizon de l’océan de Santa Monica.nica.

Source : fubiz.net

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Un nouveau moteur électromagnétique bientôt dans l'espace ?

27 Septembre 2016, 18:56pm

Publié par Grégory SANT

Un article sur un impossible moteur à propulsion électromagnétique va être publié en décembre dans la très sérieuse revue scientifique American Institute of Aeronautics and Astronautics. Et aujourd'hui, on apprend qu'un ingénieur veut envoyer un prototype de ce propulseur controversé dans l'espace très prochainement. Cette fin d'année s'annonce passionnante.L’Em Drive : le moteur électromagnétique

Le moteur à propulsion électromagnétique est un moteur qui produit une propulsion de nulle part. Il contredit ainsi les lois de la physique que nous connaissons. Son fonctionnement est décrit ainsi : des micro-ondes rebondissent à l’intérieur d’un cône. Aux extrémités de ce cône se trouvent des surfaces réfléchissantes (il y en a donc une plus grande et une plus petite). Et cela générerait une minuscule poussée égale au poids d’un moustique du côté de la petite surface. Pourquoi ? Comment ? C’est pas clair du tout.

Si ça fonctionne, cela veut dire que dans le vide de l’espace, ce moteur fermé pourrait propulser un vaisseau sans éjecter de matière. Le vaisseau serait poussé de l’intérieur. Et dis comme ça, c’est impossible. Cela va à l’encontre des lois de la physique. Il est contraire à la loi de conservation de la quantité de mouvement. En bref, pour qu’un objet se déplace dans un sens, il faut pousser en prenant appui de l’autre côté. Ce que ne fait pas ce moteur.

Il faut bien comprendre que dans l’espace pour aller d’un côté, il faut éjecter de la matière de l’autre côté. Le carburant est éjecté dans l’espace et le vaisseau accélère dans la direction opposée. Ce carburant est lourd à transporter. Et plus le vaisseau est lourd et plus il faut éjecter de matière (de carburant) pour déplacer cette grosse masse. Et plus on ajoute de poids au vaisseau et plus il faudra de carburant… c’est un cercle vicieux.

Avec ce moteur, c’est la fête ! Plus besoin de carburant. Il faut juste de l’électricité. Et le vaisseau pourrait alors accélérer sans fin et à volonté. Mais c’est aussi assez absurde. C’est comme si on disait qu’un avion pouvait avancer si tous les passagers poussaient sur le fauteuil devant eux, ou si un paquebot pouvait avancer simplement en poussant sur les murs intérieurs, ou un conducteur de voiture en appuyant sur le pare-brise. Vous avez saisi l’idée.

Prototype de moteur à propulsion électromagnétique. Photo : emdrive.com

Une publication et un test

Donc en décembre, on devrait avoir les détails de la publication concernant ce moteur à propulsion électromagnétique. Mais on n’en sait pas plus. L’American Institute of Aeronautics and Astronautics refuse de commenter les articles avant qu’ils ne soient publiés. Et c’est d’ailleurs tout à leur honneur.

Et prochainement, Guido Fetta, président de Cannae Inc. va envoyer dans l’espace un nanosatellite de type CubeSat qui renfermera un moteur Cannae, (il s’agit simplement de sa version du moteur électromagnétique). Ce nanosatellite de la taille d’une boîte à chaussure restera en orbite basse terrestre pendant 6 mois. Plus il restera longtemps, et plus on pourra vérifier l’accélération d’un tel moteur.

Pour l’instant aucune date n’a été communiquée pour le lancement du moteur Cannae, mais il devrait avoir lieu en 2017. Tout ceci semble impossible, mais les implications d’un test concluant méritent qu’on reste très vigilant sur cette technologie. Ce serait alors une véritable révolution dans l’histoire des voyages spatiaux .

Source : ubergizmo.com

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La plante biluminescente qui "éclaire" votre intéreur

27 Septembre 2016, 18:53pm

Publié par Grégory SANT

Le kit Glowing Plant vous permet de modifier l'ADN de plantes pour les rendre luminescentes. Moyennant quelques manipulations génétiques, vous allez pouvoir changer le luminaire du salon.

Avec la jeune pousse Glowing Plant, plus besoin d'électricité pour vous éclairer : vous avez juste besoin d'un peu d'eau, de terre et d'éprouvettes. On vous en parle depuis longtemps sur Soon Soon Soon : la bioluminescence est pleine de promesses. Eh bien, on n'arrête pas le progrès : vous allez pouvoir modifier génétiquement des plantes pour les rendre luminescentes. Des lampes biologiques (mais pas "bio"), faites à la maison, entre deux dissections. Le protocole est le suivant : vous prenez une solution contenant des bactéries luminescentes ; vous y plongez des feuilles d'Arabidopsis (une petite plante au génome simple et au nom compliqué) ; le gène de luminescence est alors copié dans l’ADN des cellules de plante immergées ; et hop ! voilà qu'elles se mettent à produire de la lumière. Manipuler la Nature a cependant un prix : le kit complet vous coûtera 300 dollars.

Source : soonsoonsoon.com

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NeOse : le nez optique et chimique universel

26 Septembre 2016, 18:23pm

Publié par Grégory SANT

© Aryballe technologies

De l'électronique imprimée aux lasers high tech, en passant par l'ultraminiaturisation des puces, la conception de composants en nitrure de gallium ou encore la fabrication d'Oled sur mesure et la sécurité des circuits intégrés, la rédaction d'Industrie & Technologies a repéré dix pépites françaises de l'électronique. Parmi elles, Aryballe Technologies, qui développe un nez optique et chimique universel.

« Les nez électroniques qui sont sur le marché détectent six ou sept gaz. Notre technologie (protégée par un brevet déposé en 2012) s’apparente plus à un nez olfactif universel », nous vantait Tristan Rousselle, CEO-cofondateur d’Aryballe Technologies, en juin 2016. Selon lui, « le NeOse peut détecter n’importe quelle odeur chimique. »

Pour comprendre l’assurance du scientifique, il faut jeter un œil à l’intérieur de son nez. Là où un nez électronique « normal » renfermerait des capteurs biochimiques dont l’exposition à un gaz particulier modifierait le comportement électrique, le NeOse combine procédés optique et chimique. Exactement comme n’importe quel naseau trouvé dans la nature.

Ce biomimétisme se traduit ici par un prisme optique tapissé d’une cinquantaine de capteurs biochimiques de tailles nanométriques. Les molécules inspirées par les « narines » de l’appareil sont entraînées par un ventilateur vers ces nanocapteurs. Une fois arrivées là, les molécules se fixent sur les capteurs et, du même coup, modifient la diffraction de la lumière du prisme. Cette signature visuelle, propre à chaque odeur est alors photographiée et comparée à une base d’informations préparée par Aryballe Technologie. L’appareil lui-même, le NeOse, n’est pas plus grand qu’une main.

Selon Tristan Rousselle, qui a convaincu le CEA Investissement et Innovacom d’investir dans son appareil olfactif, l’industrialisation et la commercialisation de NeOse devrait commencer dès 2017. La recherche, elle, n’est pourtant pas terminée. « Nous travaillons sur la sensibilité du nez et la spécificité de la détection en augmentant le nombre de capteurs, confie Tristan Rousselle. Pour atteindre la capacité du nez humain, il faudrait monter à 350 nanocapteurs. »

Source : industrie-techno.com

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Bold: la serryre du futur

21 Septembre 2016, 18:39pm

Publié par Grégory SANT

Nous sommes en 2016 et nous utilisons encore des verrous traditionnels, ce qui est presque une honte. Heureusement, une start-up innovante va nous téléporter vers la modernité. Direction le futur ! Comment ? Grâce à Bold qui propose une approche radicalement différente des serrures de porte intelligentes avec le premier cylindre de serrure, abordable.

Les cylindres de serrure électronique existent depuis un moment et ont prouvé leur sécurité, notamment au sein des hôpitaux et les aéroports, c’est dire leur niveau d’excellence en termes de protection comme de sécurité. Malheureusement, en plus de badges obligatoires, les tarifs avaient de quoi arrêter aussi bien les cambrioleurs que les consommateurs. Sauf depuis l’arrivée de BOLD Security Technology BV qui donne l’accès à ces technologiques pour des sommes très abordables.

« En la repensant et en la reconcevant à partir de zéro, ils ont réussi à diminuer les prix et mettrons le Cylindre de serrure BOLD sur le marché à un prix en magasin de 199 euros. Pendant leur campagne Kickstarter, le cylindre de Serrure Bold sera disponible pour 149 euros, et même 129 euros seulement pour les lève-tôt ! »

Fini le calvaire des clefs oubliées ou coincées dans la serrure, la modernité est au bout du Bold. Votre smartphone s’occupera de tout, jusqu’à pouvoir inviter des amis chez vous, en partageant les accès librement, sans avoir à se lever du canapé. Aux oubliettes l’idée même de cacher une clé sous un paillasson :

« Notre cylindre de serrure intelligent vous permet d’inviter n’importe qui à n’importe quel moment », déclare Toine Dingemans, l’un des fondateurs de BOLD. « Vous n’avez qu’à choisir quelqu’un de la liste de contacts de votre téléphone, définir leurs horaires d’accès, et envoyer l’invitation ».

Le cylindre de serrure BOLD remplace tout simplement le cylindre de serrure mécanique existant. Autant que la sécurité est poussée à son paroxysme. A ceux qui ont encore des doutes, toutes les communications digitales sont cryptées aux deux extrémités, à l’aide de puces d’encryptage dans la serrure, et de modules de sécurité matériel (HSM) dans le cloud. Cet appareil n’a tout simplement aucune faille et même contre une perceuse, BOLD assure la meilleure sécurité numérique de l’industrie, sa norme ISO LoA4 en est la preuve formelle.

Inquiet de l’installation ? Cela ne prend qu’une minute et nous pouvons le démontrer :

BOLD sortira dans quatre couleurs différentes : Argent, Cuivre, Noir et Orange BOLD. En utilisant l’interface de porte standard, il est possible de customiser la serrure à l’extérieur de la porte en connectant n’ importe quelle poignée correspondant à la porte. Il est même possible de se débarrasser de l’anse ou de la poignée originale, car BOLD permet à la fois de (dé)verrouiller et de tirer la porte. Il est également possible de l’actionner avec une télécommande afin d’avoir encore plus des facilités supplémentaires, rien n’a été laissé au hasard.

A ce tarif et pour autant de fonctionnalités, la seule question qui se pose est de savoir pourquoi vous n’avez pas encore cliqué ici, afin de soutenir leur campagne Kickstarter et ainsi, de pouvoir ouvrir et fermer vos portes en toute sécurité et d’une façon extrêmement moderne. L’avenir est là, les clefs sont encore présentes, mais cela ne devrait pas durer, surtout quand Bold sera enfin parmi nous, c’est à dire en mars 2017.

Source : ubergizmo.com

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Des puces mémoire flexibles

20 Septembre 2016, 18:20pm

Publié par Grégory SANT

Des chercheurs du Laboratoire de nanochimie de l'Institut de science et d'ingénierie supramoléculaires (CNRS / Université de Strasbourg), en collaboration avec l'Université Humboldt de Berlin (Allemagne) et l'Université de Nova Gorica (Slovénie), ont montré qu'un mélange soigneusement choisi d'une petite molécule photocommutable et d'un polymère semi-conducteur permet de fabriquer des mémoires de haute performance qui peuvent être écrites et effacées par illumination.

Ces mémoires optiques multi-niveaux (de 8 bits) ont également été intégrées sur des substrats flexibles, ouvrant ainsi la voie à des applications pour l'électronique portable, le papier électronique et les dispositifs intelligents.

La miniaturisation continue des circuits électroniques, conduisant à l'intégration d'un plus grand nombre de mémoires par unité de surface, a déjà montré ses limites en raison d'une complexité de fabrication accrue. Une autre approche prometteuse consiste à développer des mémoires capables de stocker non pas un seul mais plusieurs bits d'information par dispositif, communément appelées mémoires multiniveaux.

En intégrant ces composés dans des transistors et en utilisant des impulsions laser de courte durée, les chercheurs ont pu construire des mémoires multi-niveaux avec une capacité de stockage de données de 8 bits. Significativement, leurs prototypes de dispositifs combinent une grande endurance à plus de 70 cycles d'écriture et d'effacement et des temps de rétention des données supérieurs à 500 jours.

Enfin, l'équipe a réussi à transférer ce concept de dispositif sur des substrats polymériques flexibles et légers, comme le polyéthylène téréphtalate, afin de remplacer le silicium rigide couramment utilisé. L'architecture souple obtenue conserve ses caractéristiques électriques après 1000 cycles de flexion, ce qui démontre sa robustesse et sa pertinence pour l'électronique flexible.

Source : rtflash.fr

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Les rayons "T" lisent le livres fermés

19 Septembre 2016, 18:14pm

Publié par Grégory SANT


SCIENCE - C'est le rêve de tout agent secret: des chercheurs du MIT ont réussi à lire un livre sans même avoir à l'ouvrir. Enfin, pour l'instant, la technologie encore naissante ne permet pas de voir plus loin que les neuf premières pages.
Dans leur article publié dans Nature le 9 septembre, les chercheurs expliquent avoir utilisé une machine fonctionnant avec des rayons T, des ondes électromagnétiques d'une fréquence autour du terahertz, située entre l'infrarouge et les micro-ondes. Comme les classiques rayons X, ces rayons T peuvent traverser les objets, mais avec quelques options en plus.

Détecter les différentes pages et les différents caractères


Quand elle traverse un objet, une partie de l'onde peut être absorbée par celui-ci, en fonction de sa composition chimique. Ainsi, avec la bonne fréquence, il est possible de distinguer l'encre et le papier vierge, chose impossible avec des rayons X, selon le MIT.
Autre intérêt des rayons T: quand elle passe à travers un objet, une partie de l'onde est renvoyée à l'émetteur. En analysant ces retours d'ondes, les chercheurs peuvent différencier les différentes pages du livre, car celles-ci sont séparées par une minuscule épaisseur d'air, qui change les caractéristiques de l'onde renvoyée. Ce que l'on appelle l'indice de réfraction.



Les chercheurs ont donc utilisé un émetteur de rayons T et une caméra qui captait les réflexions de l'onde. Un algorithme permet ensuite d'analyser ces résultats et de percevoir les différentes couches. Pour leur expérience, les chercheurs ont utilisé neuf feuilles de papier, plus épaisses que du papier standard, sur lesquelles était inscrit une lettre:

Trouver le signal dans le bruit


Problème, les lettres sont évidemment superposées. Un algorithme a donc été développé pour distinguer les lettres des différentes pages. Les chercheurs du MIT ont ensuite fait appel à ceux de l'université de Georgie qui a développé un autre algorithme permettant de recréer les lettres, même si elles sont incomplètes ou déformées.


Mais pourquoi les chercheurs se sont-ils contentés de 9 pages? Les rayons T rebondissent également de différentes manières, ce qui créé des interférences, du "bruit". L'algorithme des chercheurs a donc pour but de trouver le signal dans le bruit, de trier le bon grain de l'ivraie.

Le rêve des historiens


Actuellement, précise le MIT, l'algorithme arrive à analyser jusqu'à 20 pages empilées. Mais au-delà de 9, les signaux montrant les caractères sont si faibles qu'ils sont illisibles dans tout le bruit ambiant.
Mais comme l'utilisation des rayons T est assez récente, les chercheurs sont plutôt confiants sur l'avenir de cette technologie. Barmak Heshmat, le principal auteur de l'étude, a précisé dans un communiqué de presse que le Metropolitan Museum de New York est très intéressé par cet outil.
En effet, certains livres très anciens sont tellement en mauvais état qu'il est impossible de les ouvrir sans les détériorer. Avec les rayons T, il y a donc un espoir de savoir ce qui se cache dedans.

Source : lemonde.fr

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