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Articles avec #technologies

OpenAI: le centre de recherche dédié à l'Intelligence Artificielle

4 Mars 2016, 20:16pm

Publié par Grégory SANT

La création d'OpenAI (AI comme Artificial Intelligence) a été annoncée vendredi 11 décembre. Avec des fondateurs prestigieux et fortunés: Elon Musk (Tesla, SpaceX), le capital-investisseur Peter Thiel (un homme qui compte vivre 120 ans) - Musk et Thiel se sont connus à l'époque de Paypal, qui les a rendu milliardaires -, Amazon Web Services (AWS), Reid Hoffman (LinkedIn), Sam Altman et Jessica Livingston (Y Combinator, société d'investissement), l'indien Infosys et YC Research (branche d'Y Combinator dédiée à l'innovation).

OpenAI sera un centre de recherche dédié à l'intelligence artificielle (IA), à but non lucratif et basé à San Francisco.

Brevets "partagés avec le monde"

Ses fondateurs prévoient d'y consacrer au moins un milliard de dollars – dont une petite fraction seulement pendant les premières années. L'objectif annoncé est de développer "l'intelligence numérique" au profit de l'humanité, et de diffuser les connaissances dans ce domaine, déclare OpenAI dans sa présentation:

"Etant à but non lucratif, notre but est de créer de la valeur pour tous au lieu de nos actionnaires. Les chercheurs seront fortement encouragés à publier leur travail, aussi bien compte-rendus, billets de blog ou code, et nos brevets (s'il y en a) seront partagés avec le monde. Nous travaillerons avec d'autres à travers de nombreuses institutions et comptons travailler avec des entreprises pour la recherche et la diffusion de nouvelles technologies." Le texte ne parle pas d'open source, mais l'idée semble proche.

Elon Musk (qui outre les voitures électriques Tesla fait beaucoup parler de lui pour ses investissements spatiaux, avec SpaceX) a indiqué dans un e-mail au New York Times, qu'OpenAI cherche à long terme à créer "une intelligence artificielle générale", une machine capable de réaliser n'importe quelle tâche intellectuelle qu'un humain peut faire; cela afin d'augmenter plutôt que de remplacer les humains.

Elon Musk (comme Bill Gates, Stephen Hawking et d'autres) a à plusieurs reprises souligné son inquiétude que l'IA puisse servir un jour à créer des machines qui se retourneraient contre l'humanité.

Des experts de l'IA venus de Google et Stripe

Ilya Sutskever est recruté comme directeur de la recherche d'OpenAI. Il travaillait depuis trois ans comme chercheur chez Google, où il a travaillé "avec quelques-uns des plus grands noms de l'IA et du machine learning [apprentissage automatique], comme Geoff Hinton et Andrew Ng (qui travaillent respectivement chez Google et Baidu)", rapporte Popular Science.

Le directeur de la technologie (CTO) est Greg Brockman, ex-CTO de Stripe (société spécialisée dans le paiement en ligne). Les autres cofondateurs annoncés sont les chercheurs et ingénieurs Trevor Blackwell, Vicki Cheung, Andrej Karpathy, Durk Kingma, John Schulman, Pamela Vagata et Wojciech Zaremba. Les coprésidents d'OpenAI sont Sam Altman et Elon Musk.

Source : zdnet.fr

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La DARPA a développé une puce ultra-performante pour la guerre électronique

24 Février 2016, 19:42pm

Publié par Grégory SANT

A l'occasion d'un conflit armé, le brouillage et l’interception des communications jouent maintenant un rôle tactique tout à fait essentiel. Pour gagner une bataille, avoir le contrôle sur les ondes électromagnétiques est au moins aussi important que d’avoir des armes efficaces et des soldats bien entraînés. C’est pourquoi la DARPA, le centre de recherche et développement de l’armée américaine, vient de mettre au point une puce de conversion analogue-numérique (ADC, Analog-Digital Converter) d’un nouveau type. Elle serait dix fois plus performante que les technologies existantes et permettrait, du coup, une analyse du spectre beaucoup plus large à un moment donné. Les équipes sur le terrain pourraient, par conséquent, pouvoir réagir beaucoup plus rapidement à d’éventuelles attaques électroniques.

Concrètement, la fréquence d’échantillonnage de la puce du DARPA peut aller jusqu’à 60 GHz, alors qu'actuellement, les technologies du marché atteignent péniblement une fréquence d’échantillonnage de quelques GHz. L’avantage d’une très haute fréquence d’échantillonnage est qu’elle permet d’acquérir des ondes électromagnétiques également à très haute fréquence. Selon le théorème de Shannon-Nyquist, une fréquence d’échantillonnage de 60 GHz permettra donc de surveiller un spectre allant de 0 à 30 GHz. Cette puce devrait donc permettre de couvrir une grande partie des techniques de communications actuelles : FM, télécoms mobiles, satellites, radars...

Source : rtflash.fr

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Stentrode : l'implant qui contrôle les membres bioniques

24 Février 2016, 19:35pm

Publié par Grégory SANT

Des scientifiques de l’université de Melbourne, en Australie, ont développé un implant révolutionnaire. Baptisé « stentrode », il peut interpréter des signaux neuronaux pour les transmettre à un ordinateur ou des membres bioniques. Le voici présenté en vidéo.

Pour installer cet implant, pas besoin de chirurgie cérébrale, c’est là qu’est la révolution. Ce petit objet est implanté dans le cou directement par les vaisseaux sanguins du patient, à l’image d’un stent. Une fois en position, l’appareil s’ouvre pour se fixer sur les parois, avant de pouvoir retransmettre les informations neuronales choisies.

Selon les scientifiques en charge du projet, le « stentrode » a déjà été testé sur un mouton et permet des mesures fiables. La prochaine étape prévoit une implantation directe dans le cortex moteur d’un humain dès l’année prochaine, afin de contrôler un membre artificiel ou un ordinateur par exemple.

Source : futura-sciences.com

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Comment fabriquer des cellules-souches

15 Février 2016, 17:59pm

Publié par Grégory SANT

Les cellules-souches ont l'extraordinaire capacité de pouvoir se transformer en cellules de différents organes. Elles ont un considérable potentiel thérapeutique pour quantité d’affections, de la maladie de Parkinson au diabète. Mais il est difficile d’en produire de manière efficace.

Des scientifiques de l'EPFL ont développé un gel qui stimule la capacité de cellules "normales" à revenir à l'état de cellules-souches, simplement en les comprimant. Cette nouvelle méthode pourrait être aisément déployée pour produire des cellules-souches à l'échelle industrielle.

Il existe différents types de cellules-souches, mais celles qui présentent un intérêt médical particulier sont appelées « cellules-souches pluripotentes induites » (CSPi). Elles sont dérivées de cellules matures et adultes, reprogrammées génétiquement pour se comporter comme des cellules-souches (d'où la qualification d'« induites »). Les CSPi peuvent dès lors se développer en différents types de cellules, par exemple foie, pancréas, poumons ou peau.

A de nombreuses reprises, les chercheurs ont tenté de produire des cellules-souches de manière standardisée. Mais même les méthodes les plus performantes s'avèrent peu satisfaisantes, particulièrement à grande échelle. Un des principaux problèmes est que les techniques actuelles utilisent l'espace à deux dimensions d'une boîte de Petri ou d'un flacon de culture, alors que les cellules du corps évoluent dans un monde à trois dimensions.

A l’EPFL, l’équipe de Matthias Lutolf vient de développer une nouvelle méthode de production de cellules-souches. Leur approche repose sur un système de cultures cellulaires tridimensionnel : un gel nutritif, où sont disposées des cellules matures. "De la sorte, nous avons tenté de simuler l'environnement tridimensionnel d'un tissu vivant et de voir comment il influe sur le comportement des cellules-souches", explique Matthias Lutolf. "La surprise, c’est que ce microenvironnement influence directement la reprogrammation des cellules en cellules-souches".

Les chercheurs ont découvert qu'ils pouvaient reprogrammer les cellules plus efficacement qu’actuellement, simplement en adaptant la composition – et donc la viscosité et la densité – du gel de culture. En effet, le gel exerce différentes forces sur les cellules, essentiellement en les comprimant.

Ce surprenant mécanisme n'est pas entièrement compris. Pour l’heure, les scientifiques pensent que l'environnement tridimensionnel pourrait être la clé de cette transformation, en générant des signaux mécaniques qui s'additionnent à des facteurs génétiques pour provoquer la transformation en cellule-souche. "Pour chaque type de cellule, il pourrait exister une combinaison idéale de facteurs physiques et chimiques qui offrent la transformation la plus efficace", explique Matthias Lutolf. Cette découverte est capitale du point de vue quantitatif. Elle pourrait être appliquée à un grand nombre de cellules pour produire des cellules-souches à l'échelle industrielle.

Source : rtflash.fr

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Les innovations DIY

5 Février 2016, 18:25pm

Publié par Grégory SANT

Découvrez donc ces 5 innovations qui vont révolutionner le « do-it-yourself » – ou DYI, selon l’anglicisme à la mode – dans votre cuisine.

Les années 2000 virent le come-back des yaourtières et des machines à pain dans les cuisines. Les successeurs à ces machines high-tech mais encombrantes arrivent aujourd’hui sur le marché, pour faire toujours plus et mieux soi-même, pour élever ses propres vers, élever ses poissons ou encore cultiver sa spiruline.

Farm 432 : produire soi-même des vers de farine

Deux jeunes Autrichiennes ont inventé une machine, celle que vous voyez en photo ci-dessus, qui permet de produire soi-même, dans sa cuisine, ses propres vers de farine. Cela vous paraît peu ragoutant ? Il s’agit pourtant d’une des sources de protéines du futur, bien plus écologique qu’un steak ou qu’une escalope, d’autant plus si la « viande » ainsi produite l’est directement dans sa cuisine.

Les investisseurs ne s’y sont pas trompés : une campagne participative sur Kickstarter a permis de réunir l’argent nécessaire pour le lancement de la machine, prévue pour novembre 2016.

La machine peut produire jusqu’à 500 grammes de vers de farine par semaine, que l’on peut faire sauter, incorporer dans une poêlée ou frire pour croquer à l’apéritif. Les inventrices assurent que les vers ont « un goût léger de noix ou de champignon », et qu’on s’habitue très vite à la consommation hebdomadaire d’insectes home made. A suivre…

Alg&You : une « phytotière » pour faire sa spiruline maison

Les bienfaits de la spiruline, algue hyper-protéinée, sur la santé ne sont plus à démontrer. Ce produit miracle est d’autant plus intéressant qu’il est facile à cultiver, et pousse facilement sous nos latitudes.

Un entrepreneur toulousain a lancé Alg&You, start-up visant à fabriquer, en France, une « phytotière », sorte de yaourtière pour fabriquer soi-même sa spiruline à la maison. Lauréats du Concours mondial de l’innovation 2013, s’entourant de partenaires comme la marque d’électroménager Seb pour développer leurs prototypes, la machine devrait être commercialisée d’ici 2017.

La spiruline peut être utilisée comme complément alimentaire ou comme aliment en tant que tel : son goût salé et iodé peut permettre de faire des tapenades pour l’apéritif. En plus d’être bonne pour la santé, la spiruline est aussi écologique, puisqu’elle offre, comme les insectes, une source de protéines alternative à la viande, peu gourmande en ressources naturelles.

Cheese Maker, du fromage frais fait maison

Plus classique, et plus abordable, plusieurs sociétés proposent des kits pour faire son fromage soi-même. On peut les trouver en librairie, chez Alice Délice ou Nature & Découvertes par exemple.

Pas d’innovation technologique révolutionnaire ici : il s’agit de répéter, dans sa cuisine, les savoir-faire ancestraux de la fabrication de fromage : lait caillé et acidification.

Que les amateurs de roquefort crémeux ou de camembert toutefois passent leur chemin : il s’agit ici de produire du fromage frais type ricotta ou petit-suisse fait maison. Il suffit pour cela de mélanger du lait de son choix avec du jus de citron pour avoir un fromage frais crémeux, en une heure et demie. Il peut être mangé cru ou mélangé à d’autres ingrédients pour faire du fromage à l’ail et aux fines herbes ou du tzatziki. Une idée cadeau originale pour les amateurs de fromage.

Permacube : fruits, légumes et poissons en auto-suffisance

On avance d’un cran dans le fait maison, ou do it yourself avec le Permacube : lancé par des entrepreneurs français, il permet de cultiver des fruits et des légumes en symbiose avec un élevage de poissons en aquarium.

C’est le principe de l’aquaponie : des plantes sont cultivées au-dessus d’un aquarium qui héberge des poissons. Les plantes vont se nourrir de l’eau et des déjections des poissons comme engrais, et les poissons se nourriront en échange des nutriments rejetés par les plantes dans l’aquarium. Un parfait exemple de symbiose naturelle et de production alimentaire zéro déchet.

Permacube propose d’introduire l’aquaponie chez soi, avec un kit de fabrication en cours d’élaboration. La démarche se veut exemplaire en proposant un produit fabriqué en France, avec du bois issu de forêts gérées durablement, et peu consommateur en énergie.

La Permacube est un peu volumineuse pour être installée dans sa cuisine mais peut être installée sur une terrasse ou dans un garage, et permet de produire jusqu’à 200 kg de légumes par an et 50 kg de poissons.

Choc Creator : reproduire des formes, sculptures ou son propre visage en chocolat

Le principe de l’imprimante 3D est simple : on utilise de la matière, que ce soit de la résine, du plastique, ou de l’amidon pour « imprimer » en 3D, par couches successives, des accessoires du quotidien ou des pièces manquantes pour réparer ses objets cassés.

Le Choc Creator fonctionne sur le même principe, mais au lieu de couler du plastique, on fait couler du chocolat. Après avoir enregistré la forme que l’on souhaite créer, étoile, cube ou message écrit par exemple, dans la mémoire de la machine via un ordinateur, c’est elle qui fait le travail.

Originaire de Grande-Bretagne et commercialisée par la société Choc Edge à plus de 3.500 euros, elle séduit, on le comprendra aisément, avant tout aujourd’hui les pâtissiers ou les professionnels du chocolat.

Les créateurs travaillent toutefois sur des machines multi-fonctions, qui permettraient d’imprimer en 3D et de chez soi, ses pizzas ou ses chewing-gums de la forme que l’on souhaite.

Ces machines un peu gadget aujourd’hui pourraient révolutionner l’industrie agro-alimentaire en permettant à chacun de réaliser, de chez soi, des productions alimentaires élaborées et personnalisées. Tout cela ne remplace toutefois pas l’huile de coude pour faire soi-même sa nourriture, avec nos mains !

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Exposition Persona au Quai Branly

4 Février 2016, 18:53pm

Publié par Grégory SANT

Les débats sur les progrès de la robotique, de l’intelligence artificielle ou du transhumanisme interrogent sur le rapport de l’Homme à ses limites corporelles et intellectuelles.

L’exposition PERSONA au Quai Branly du 26 janvier au 13 novembre 2016 met le visiteur face à une question cruciale : de quoi voulons-nous nous entourer ? Des sculptures africaines aux love-dolls japonaises, plus de 230 objets et inventions surprennent et interpellent.

Toutes les cultures, des plus anciennes aux plus contemporaines, ont cherché à personnifier les objets qui l’entourent. Mais les statuettes en bois et autres marionnettes ont plus récemment laissé place à des artefacts perfectionnés, les robots. Faut-il qu’ils nous ressemblent ? Doivent-ils être considérés comme des personnes « non humaines » comme les autres, au même titre qu’un animal de compagnie par exemple ?

« Par la nature même des pièces présentées et le parti-pris scénographique, l’exposition devient un terrain d’expérimentation inédit, proposant à chacun de « tester » ses propres réactions face aux différents objets habités », Emmanuel Grimaud, anthropologue et commissaire de l’exposition.

Donner un sens à ce qui n’est pas humain

Les deux premières parties de l’exposition introduisent la question de la robotique en s’intéressant à la faculté qu’a l’Homme à donner des caractéristiques humaines à ce qui l’entoure. La célèbre expérience d’Heider et Simmel montre que, face à des figures géométriques simples et animées, le spectateur ne peut s’empêcher d’attribuer des intentions et d’imaginer une histoire.

La vallée de l’étrange

Cette partie de l’exposition invite le visiteur à déambuler dans la « vallée de l’étrange », où se côtoient des objets plus fascinants et dérangeants les uns que les autres. Ils illustrent cette coexistence entre la curiosité, l’empathie et la répulsion que peuvent produire des objets aux formes quasi-humaines.

Une maison témoin pour explorer le futur

La dernière partie plonge le visiteur dans une maison dans laquelle ont été installés divers objets et créatures artificielles. Dans la chambre du futur, on retrouve le célèbre robot-peluche Paro ou encore une Love Doll japonaise, qui interrogent sur nos rapports affectifs et sexuels de demain. Puis la cuisine, le salon et le garage contiennent eux aussi toutes sortes de curieux objets, plus ou moins aux marges de la robotique officielle.

Une exposition surprenante et déstabilisante qui pousse à s’interroger sur le rapport que nous entretenons avec ce qui nous entoure, et les liens que nous serons amenés à tisser avec nos futurs compagnons robotiques.

Informations :
Exposition du du mardi 26 janvier 2016 au dimanche 13 novembre 2016
Mezzanine Ouest du Quai Branly – 37 Quai Branly, 75007 Paris

Source : humanoides.fr

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Le plein de votre voiture éléctrique aussi rapide que votre voiture essence

1 Février 2016, 17:34pm

Publié par Grégory SANT

Le jour où faire le plein d’électricité sera aussi rapide que celui d’essence, les voitures électriques seront compétitives. Des chercheurs de l’EPFL ont trouvé la solution pour y parvenir sans faire tomber le réseau: le stockage intermédiaire.

Les véhicules électriques seront réellement compétitifs lorsqu’on pourra faire le plein d’électricité aussi rapidement que celui de fuel. Si les batteries font des progrès de stockage exponentiels, c’est le réseau qui reste le maillon faible: comment supporterait-il la recharge simultanée de milliers de véhicules?

De surcroit si la recharge est ultrarapide, ce qui requiert une puissance plus que décuplée. Des chercheurs de l’EPFL ont trouvé la parade : le stockage intermédiaire.

En une minute trente, le réservoir d’une voiture diesel est capable d’ingurgiter de quoi rouler près de 1000km. Après le même temps de charge, la plus performante des voitures électriques ne roulera pas plus de 6 kilomètres. Pour charger plus vite, la seule solution est d’augmenter la puissance à l’entrée. Mais il faudrait 4,5 MW, soit la puissance de 4.500 machines à laver, pour effectuer une recharge aussi rapide. Impossible à obtenir avec le réseau de distribution sans le faire tomber.

En basse ou moyenne tension

« Nous avons imaginé un système de stockage intermédiaire », estime Alfred Rufer, chercheur au Laboratoire d’électronique industrielle. «Ce stockage tampon permet de découpler les stations du réseau, tout en garantissant un niveau de recharge élevé pour les véhicules.» Et le tout en utilisant le réseau basse tension (celui qui arrive dans les foyers) ou moyenne tension (distribution régionale), ce qui réduit considérablement les investissements.

Concrètement, l’élément de stockage intermédiaire est une batterie lithium-fer, d’une taille approximative d’un container maritime, qui s’alimente en continu à petite puissance sur le réseau. Quand une voiture souhaite faire un plein express, la batterie tampon restitue fissa l’électricité accumulée à celle du véhicule. Le réseau n’est même pas sollicité.

Pour prouver que le système fonctionne, les chercheurs du Centre de l’énergie et du Laboratoire d’électronique industrielle de l’EPFL, ainsi que leurs partenaires de l’EMPA, l’ETHZ et la HES bernoise ont construit un démonstrateur. Il prend la forme d’une remorque contenant la batterie de stockage intermédiaire. Elle se recharge sur le réseau basse tension et fournit dans le quart d’heure les 20 à 30 kWh nécessaires à la recharge d’une batterie de véhicule électrique standard. «Nous voulions passer sous la barre psychologique de la demi-heure. Mais, il reste une marge d’amélioration», souligne Massimiliano Capezzali, directeur adjoint du Centre de l’énergie, qui a coordonné le projet.

Dimensionner les stations de recharge de demain

L’intérêt de ce concept est avant tout de permettre de dimensionner les stations de recharge de demain. Il faut imaginer un monde où, progressivement, les stations-service du XXe siècle seront remplacées par des stations de recharge électriques. Comme les pompistes évaluaient la taille de leurs citernes, les futurs fournisseurs d’énergie électrique devront estimer la puissance de leur stockage tampon. Pour aider au dimensionnement, les chercheurs ont donc construit une équation qui prend en compte différents paramètres: statistiques de trafic sur un tronçon donné, estimation du nombre de véhicules électriques, capacité de charge des batteries, le besoin de charge des utilisateurs…

Les simulations, sur la base de flux réels en Suisse romande, montrent que le scénario est tout à fait réaliste. Une station qui assurerait la recharge rapide de 200 véhicules par jour aurait besoin d’une capacité de stockage intermédiaire de 2,2MWh. Soit le même ordre de grandeur que l’énergie consommée par un foyer… en un an. En volume, cela correspond grosso modo à quatre conteneurs maritimes. «La mobilité électrique bouleverse nos habitudes. Il est évident qu’à l’avenir plusieurs systèmes de recharge – par exemple, lente à domicile et ultrarapide lors de longues distances – vont cohabiter», conclut Massimiliano Capezzali.

Source : enerzine.com

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Les dernières tendances d'innovation numérique

28 Janvier 2016, 18:49pm

Publié par Grégory SANT

Dix projets distingués par le Forum Netexplo, qui recense chaque année les dernières tendances de l’innovation, sont dévoilés aujourd’hui à Paris. Les prix seront remis début février.

Comment se repérer dans le déluge d’innovations qui caractérise la période actuelle ? L’essor des technologies numériques, l’engouement pour les start-up, la multiplication des incubateurs ou des Fab Lab, combinés à la montée en puissance des plates-formes de financement participatif (Kickstarter, Indiegogo…) font naître chaque jour des dizaines de nouveaux objets, concepts, logiciels ou services. Sans parler des centres de recherche, publics ou privés, qui, eux aussi, se chargent d’inventer le monde de demain. Dans cet immense réservoir, l’observatoire Netexplo sélectionne chaque année 100 innovations, dont 10 se voient remettre un grand prix.

Pour cela, ce cabinet basé à Paris s’appuie sur une vingtaine d’universités partenaires à travers le monde (HEC en France et au Canada, Stanford et Columbia aux Etats-Unis, KAIST en Corée du Sud, IIIT de Bangalore en Inde…). Cela permet de chercher les innovations au-delà de l’habituelle Silicon Valley, y compris en Amérique du Sud ou en Afrique.

Au-delà d’une simple remise des prix, la sélection annuelle est aussi l’occasion de mettre l’accent sur plusieurs tendances émergentes de l’innovation. Si les éditions précédentes avaient souligné au fil des ans la montée en puissance des réseaux sociaux, des applications, des capteurs, des outils de modélisation ou des objets ­connectés, l’édition 2016 est marquée par les progrès de la biologie de synthèse, l’accélération des plates-formes sociales ou économiques, et par les avancées de la robotisation et de l’apprentissage automatique. « Sur les 100 projets retenus, environ 70 correspondent à l’une de ces trois grandes familles », explique Julien Lévy, professeur à HEC Paris, chargé chaque année de détecter et d’analyser les tendances émergentes.

La grande percée de la biologie de synthèse

Créer et cultiver des cellules vivantes, en modifiant leur ADN presque aussi simplement que l’on suit une recette de cuisine : c’est la vocation d’Amino, un kit de fabrication de matières biologiques pour les écoles et les particuliers. Conçu par une chercheuse canadienne du MIT Media Lab, Julie Legault, ce boîtier de la taille d’un gros tourne-disque contient tout ce qu’il faut pour devenir un parfait « bio-hacker » : centrifugeuse, capteurs, bioréacteur, etc. Sur le modèle des kits d’initiation à l’électronique et à la programmation Arduino, l’idée est de proposer différentes expériences à une communauté d’utilisateurs, en fournissant si nécessaire le matériel de base. Après une campagne réussie fin 2015 sur Indiegogo, les 50 premiers exemplaires d’Amino seront disponibles d’ici à l’été.

Pas question pour autant de transformer enfants et étudiants en Dr Frankenstein, se défend sa conceptrice : « Plus vous réaliserez des expériences par vous-même, plus vous comprendrez ce qu’est réellement la biotechnologie, et ce qu’elle peut faire de bien ou de mal, explique Julie Legault. Je fais le parallèle avec l’informatique dans les années 1980 : les ordinateurs étaient souvent vus comme effrayants, jusqu’à ce que des modèles bon marché permettent aux gamins d’apprendre à programmer. »

Pour Julien Lévy, « cette innovation illustre une idée commune aux bio-hackers et au mouvement transhumaniste : les frontières entre le biologique et le numérique sont de plus en plus floues ». Dans le même état d’esprit, les jurés de Netexplo avaient repéré un programme de production d’insuline « open source » ou une cellule capable de stocker des informations. Ils ont finalement distingué, parmi les dix lauréats, un nanorobot qui s’inspire d’une bactérie. Conçu par l’université Drexler de Philadelphie, il est destiné à naviguer dans les artères pour les déboucher sans chirurgie.

La nouvelle révolution des plates-formes

Popularisé par le bitcoin et d’autres monnaies virtuelles, le protocole informatique « blockchain », qui permet des transactions sécurisées sans passer par une base de données centralisée, a donné naissance à des centaines, voire des milliers de start-up qui ambitionnent de révolutionner le monde de la finance. Parmi celles-ci, Netexplo a choisi une entreprise israélienne, Colu, qui a adapté la technologie pour l’appliquer non seulement aux monnaies, mais à tous les actifs numériques : billetterie, coupons de réduction, titres de propriété, etc. « Nous utilisons notre propre version du protocole, appelée “Colored Coins”, pour ajouter des informations adaptées à différents scénarios », explique David Ring, cofondateur et responsable de la R&D de Colu. Un autre lauréat, Bitland, utilise la technologie « blockchain » pour créer un cadastre virtuel au Ghana.

Mais toutes les plates-formes distinguées dans l’édition 2016 ne passent pas par « blockchain ». Le projet sud-africain Aweza utilise, par exemple, le smartphone pour proposer des traductions entre les 11 langues officielles du pays. Quant à la start-up Wonolo (pour « work now locally »), basée à San Francisco, elle a adapté au monde des ­entreprises un modèle qui a fait le succès d’Uber ou de TaskRabbit : donner accès en temps réel à un vivier de travailleurs indépendants (15.000 sont référencés sur le site), immédiatement disponibles. « Nos clients sont des professionnels de la logistique ou de l’e-commerce qui ont besoin de main-d’œuvre temporaire, explique AJ Brustein, cofondateur de Wonolo. C’est l’employeur qui fixe le prix, mais le candidat est libre de l’accepter ou pas : le pouvoir est du côté du travailleur », affirme-t-il, en mettant en avant un salaire horaire supérieur au salaire minimum, « de l’ordre de 15 dollars de l’heure. » Fondé par anciens deux employés de Coca-Cola dans le cadre de l’incubateur du groupe, Wonolo a levé 2,2 millions de dollars en mars 2015.

Robots : vers l’émancipation des machines

La troisième tendance mise en avant cette année est sans doute la plus fascinante : comment les progrès de la robotique et de l’intelligence artificielle laissent entrevoir un monde où les machines n’auront plus besoin de l’homme pour se perfectionner. Le Todai Robot Project, lancé en 2011 par l’Institut national d’informatique du Japon, vise ainsi à développer une intelligence artificielle capable de réussir les tests d’entrée à l’université de Tokyo. En novembre, ce logiciel a obtenu une note supérieure à la moyenne (511 points sur 950), mais encore insuffisante pour être accepté – un objectif que ses concepteurs pensent atteindre en 2021.

L’apprentissage automatique ­concerne également les objets physiques. Netexplo a ainsi distingué l’entreprise allemande Ascending Technologies, dont les drones volants sont capables de reconnaître et d’éviter les obstacles sans aucune intervention humaine – une prouesse qui lui a valu d’être acquise par Intel début janvier. Tout aussi futuriste mais beaucoup plus loin de la commercialisation, un chercheur de l’université d’Oslo (Norvège) a mis au point un robot imprimé en 3D qui apprend de ses erreurs et s’adapte aux différentes modifications de son environnement. « L’idée est que le robot trouve seul la façon de se déplacer la plus efficace possible », explique Eivind Samuelsen, l’étudiant à l’origine du projet. A terme, le robot pourrait même concevoir de nouvelles pièces mieux adaptées, et pourquoi pas les imprimer en 3D.

Enfin, l’édition 2016 va décerner un prix à un projet de robotique moins spectaculaire, mais particulièrement utile : la prothèse IKO, mise au point par un ingénieur colombien pour dédramatiser le handicap chez les enfants. Compatible avec les jouets programmables Mindstorms de Lego, la main artificielle IKO peut être transformée à volonté pour devenir une pince, un tractopelle… ou même un vaisseau spatial. L’idée est que son propriétaire puisse s’amuser, mais aussi développer de nouvelles fonctions, par exemple avec l’aide du club de sciences de son école. « Nous prévoyons de tester dix prototypes de notre prothèse à partir de la fin avril », indique son inventeur, Carlos Arturo Torres.

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Les lunettes de conduite de nuit par Valeo

18 Janvier 2016, 18:48pm

Publié par Grégory SANT

Pour certains conducteurs, la conduite de nuit est un véritable calvaire, à cause des puissants phares xenon ou LED. Valeo propose une paire de lunettes actives qui résout le problème… mais qui n’est pas pour tout le monde.

L’équipementier français Valeo a profité du CES de Las Vegas pour présenter une innovation au drôle de nom en première mondiale : « les lunettes ».

Attention, on est loin des Google Glass : Ces verres magiques ont été spécialement conçus pour une utilisation en voiture. Ils sont dit actifs, et dédiés aux conducteurs pour qui la conduite de nuit est un calvaire en raison de l’éblouissement provoqué par les phares des autres voitures. Et on ne parle pas de cas isolé ou d’une population d’un certain âge uniquement. Une étude TNS Sofres menée pour Valeo en juillet 2015 indique que 48% des conducteurs français seraient concernés par ce problème.

Pour comprendre le principe de fonctionnement de ces lunettes, il faut le comparer à celui des lunettes 3D actives qu'on revêt au cinéma pour profiter d'un film en relief. Sauf qu’ici, le but n'est pas d'en prendre plein les yeux, mais au contraire de veiller à une excellente visibilité de nuit.

Pour ne plus être aveuglé sur la route

Les verres actifs de ces lunettes intègrent donc un système d’obturateur qui, par le biais d’un champ magnétique, abaisse considérablement la luminosité des phares, mais uniquement ceux des véhicules qui viennent d’en face.

Pour cela, Les lunettes de Valeo sont couplées à un système électronique intégré dans le phare. La paire de lunettes communique ainsi en temps réel (en Bluetooth) avec le phare LED, qui projette une image pulsée à une fréquence (non communiquée, par souci de confidentialité sur le fonctionnement de la techno) synchronisée avec l'obturation des lunettes. Celles-ci s'ouvrent et se ferment donc au même rythme, mais en décalage. Etant donné que la vitesse de rafraichissement est de l’ordre de la milliseconde, l’œil du conducteur ne perçoit pas de baisse de luminosité pour ses propres phares, juste pour ceux des autres véhicules.

Nous avons eu l’occasion de tester la solution au CES et la démo est probante. A noter par ailleurs que, selon Valeo (nous n'avions pas les moyens de le vérifier sur place), cette technologie n'aurait aucun impact sur la lecture des écrans intégrés massivement dans les voitures. En effet, les traditionnels compteurs à aiguilles sont de plus en plus remplacés par des dalles LCD et les systèmes d’affichage tête haute de plus en plus répandus… Autre bonne nouvelle, Valeo étant déjà en contact avec des opticiens, il serait tout à fait envisageable d’utiliser des verres correcteurs, quel qu’ils soient. En revanche, ces lunettes étant actives, elles nécessitent d'être alimentées et à la question de l'autonomie, Valeo reste vague : « Elles sont faites pour un trajet de nuit »... compte tenu de la petite taille de la batterie (pour ne pas alourdir la paire), il ne faut sans doute pas s’attendre à plus de 6 heures. Valeo travaille par ailleurs sur un système de recharge qui serait installé dans la voiture.

Un dispositif de première monte

Vous l’aurez sans doute compris, « Les lunettes » sont en réalité un pack qui comprend la paire de lunettes ET un phare. Avec ce produit, l’équipementier français s’adresse aux constructeurs automobiles qui pourraient adopter cette solution en première monte. Toutefois, l’idée de livrer des enseignes spécialisées (Norauto, autobacs, feu vert, etc.) dans un second temps, n’est pas totalement exclue.

On l’espère, car on imagine très bien que certains conducteurs concernés seraient prêts à investir dans un nouveau bloc de phares pour retrouver leur confort.

Source : 01net.com

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Le casque de moto à affichage tête haute

13 Janvier 2016, 18:55pm

Publié par Grégory SANT

BMW dévoile un prototype de casque affichant les informations utiles aux motards dans leur champ de vision. Il intègre par ailleurs deux caméras, l’une pour voir ce qu’il se passe derrière, l’autre pour filmer ses trajets.

La division moto de BMW (Motorrad) est également présente au CES de Las Vegas. L’occasion pour la marque de présenter un prototype de casque intégrant un étonnant dispositif d’affichage tête haute. Pour l’heure, aucune date de commercialisation ni de prix n’ont été communiqués, mais le concept est prometteur, même si des questions de sécurité se posent toujours avec de tels dispositifs un peu… intrusifs.

Un casque à réalité augmentée

Le premier élément qui saute aux yeux donc – et c’est le cas de le dire – est l’intégration d’une lentille et d’une plaque de projection, juste derrière la visière, devant l’œil droit du pilote.

Sur cet écran transparent sont projetées différentes informations en provenance du smartphone du motard et de l’électronique de la moto : vitesse, rapport enclenché ou encore instructions de guidage GPS. Et comme ce casque est compatible Bluetooth et qu’il pourra accueillir les systèmes audio et micro de la marque, cette technologie permet également d’afficher le nom du morceau en cours de lecture sur le smartphone ou celui du contact lors d’un appel entrant.

Pour y répondre, le casque sera livré avec une sorte d’anneau à positionner sur la poignée de gauche du guidon.

Un système de caméra embarquée

Le casque intègre également deux caméras l’une à l’avant et l’autre à l’arrière. Cette dernière officie comme rétroviseur arrière pour pallier le manque de visibilité à moto.

Et face à cette nouvelle donnée, on s’interroge sur l’impact d’un tel affichage sur la visibilité du pilote et son attention. Ce à quoi le constructeur nous répond que le système de projection est intelligent et ajuste en permanence sa luminosité pour ne pas déranger le conducteur. Un ajustement indispensable d’ailleurs pour ne pas être ébloui lorsqu’on roule de nuit ou dans les tunnels.

La caméra à l’avant permet de filmer ce qu’il se passe devant en Full HD. Deux usages en découlent : la possibilité d’enregistrer ses balades en souvenir ou alors filmer ce qu’il se passe devant pour s’en servir de preuve vidéo en cas d’accrochage. Seul souci : un tel dispositif nécessite forcément une alimentation et donc d’être rechargé. Le constructeur annonce d’ailleurs une autonomie de 5 heures.

A noter que nous avons eu le casque en main et que, malgré l’intégration de toute l’électronique, il ne nous a pas semblé particulièrement lourd.

Des phares laser en test

La division moto de la marque présentait également un autre prototype, une BMW K1600 GTL, mettant cette fois-ci en scène de nouveaux phares laser, garantissant une excellente visibilité. Et même sans l’avoir essayé en situation, nous voulons bien le croire.

En effet, compte tenu de l’expérience que nous avons vécue lors de nos différents essaies auto avec les BMW série 7 ou i8, intégrant elles aussi des phares laser, la BMW K1600 GTL devrait offrir un excellent confort d’éclairage.

Pour autant, ces optiques de nouvelle génération ne devraient pas entrer de sitôt en production en raison de leur coût trop élevé pour l’intégrer dans une moto. Mais avec une portée d’éclairage annoncée pour 600 mètres, la techno n’en reste pas moins très prometteuse.

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