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Articles avec #technologies

Le bras bionique se perfectionne

5 Juillet 2016, 20:14pm

Publié par Grégory SANT

Des chercheurs australiens travaillent à la mise au point d’un bras robotisé véritablement biomécanique. Cette équipe, basée à l’université de Melbourne, a mis au point des puces électroniques capables de servir d’interface entre les nerfs et les muscles. Cette avancée pourrait permettre de connecter les nerfs sensorimoteurs et une prothèse robotique d’une façon qui se rapproche du mouvement physiologique.

"Nous disposons d’un système d’électrodes sur lequel nous avons fait pousser des cellules, et nous sommes capables de décoder la fonction musculaire en sortie, explique le Professeur Rob Kapsa, de l’université de Melbourne. Nous avons créé un cocktail qui produit des connexions neuromusculaires, et qui pourra améliorer la connexion entre le signal musculaire et un mouvement mécanique robotisé". Ces recherches ont permis de créer une forme de jonctions neuromusculaires biomécaniques.

A terme, les chercheurs espèrent parvenir au Graal de la robotique prosthétique : un bras robotisé contrôlé par la pensée – ce qui existe déjà –, mais surtout d’offrir une sensation de feedback analogue à celle d’un membre biologique, le tout dans une prothèse en forme de bras normal.

"Pour l’instant, on peut seulement obtenir un feedback visuel, en regardant sa prothèse", explique le Professeur Denny Oetomo, du département d’ingénierie mécanique de l’université de Melbourne. Ce projet australien ambitieux doit donner lieu à la création d’un centre de recherche spécialement dédié à Melbourne, le Aikenhead Centre for Medical Discoverty (AKMD).

Source : rtflash.fr

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Des nanomatériaux de carbone intelligents

1 Juin 2016, 16:23pm

Publié par Grégory SANT


Vue d'ensemble des différentes voies de fonctionnalisation des nanomatériaux de carbone (de dimensionnalité 0, 1 ou 2) avec des molécules sensibles à la lumière. © Paolo Samorì


Des chercheurs du Laboratoire de nanochimie de l'Institut de science et d'ingénierie supramoléculaires (CNRS / Université de Strasbourg) ont suivi l'interaction entre des nanomatériaux à base de carbone et des molécules sensibles à la lumière en vue de leur utilisation pour la fabrication de (nano)dispositifs intelligents. Ils pointent les résultats les plus marquants sur ces matériaux photo-sensibles et identifient les orientations futures dans ce domaine. Ces travaux sont parus dans la revue Nature Communications.

De nombreuses équipes à travers le monde s'intéressent aux fullerènes, aux "nanodots", aux nanotubes de carbone ou encore au graphène. Fonctionnalisés avec des molécules appropriées, ils acquièrent des propriétés nouvelles. Ils peuvent générer des nanomatériaux intelligents et dynamiques pouvant être contrôlés à distance (Figure). En greffant des molécules sensibles à des stimuli externes sur de tels systèmes à base de carbone (par exemple par la lumière, une pression mécanique, le pH, un champ électrique ou magnétique, etc.), les chercheurs ont montré qu'il est possible de générer des nanomatériaux de carbone "intelligents" et dynamiques pouvant être contrôlés à distance. Parmi ces différents stimuli, la lumière présente l'avantage d'offrir une haute résolution spatio-temporelle et d'être non invasive sur une large gamme de longueurs d'onde.Dans cette optique, les chercheurs de l'Institut de science et d'ingénierie supramoléculaires ont mis en évidence plusieurs voies de fonctionnalisation. Ils ont notamment montré que la fonctionnalisation des nanomatériaux à base de carbone avec des molécules photochromiques pouvant subir une isomérisation réversible déclenchée par la lumière permettait au matériau de répondre à des stimuli lumineux. Les isomères du système photosensible présentent des caractéristiques nettement différentes au niveau de la molécule unique, ce qui donne lieu à une remarquable diversité de propriétés macroscopiques, c'est-à-dire au niveau de l'ensemble molécule/composé carboné. Cette démarche permet de développer des matériaux moléculaires bi- ou multifonctionnels: le système hybride présentera non seulement les caractéristiques uniques de chacun de ses composants, mais aussi de nouvelles propriétés qui peuvent potentiellement être utilisées pour des applications spécifiques.

Les chercheurs ont constaté qu'en fonctionnalisant divers nanomatériaux à base de carbone, ils pouvaient ainsi moduler un grand nombre de propriétés physico-chimiques: moment dipolaire, conductivité, transfert/séparation de charge, transport de charge, magnétisme, fluorescence, dispersibilité, morphologie, ...). Une telle faculté de modulation est essentielle pour des applications dans de nombreux domaines comme l'(opto)électronique (jonctions moléculaires, transistors à effet de champ, mémoires), le stockage d'énergie solaire thermique, la détection, l'imagerie biomédicale et la délivrance de médicaments. Ce travail donne un aperçu de la boîte à outils dont dispose le chimiste pour générer des matériaux à base de carbone "sensibles" et donc multifonctionnels pour les technologies de rupture du futur.

Source : techno-science.net

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Des routes en MARC DE CAFE

23 Mai 2016, 18:06pm

Publié par Grégory SANT

Des ingénieurs Australiens se sont rendus compte que le café pouvait servir à autre chose qu' être bu et à nous réveiller

Le café peut aussi indirectement servir à faire des routes.

Des ingénieurs Australiens de l'université de Swinburne à Melbourne , amateurs d' expressos, se sont agacés de voir des kilos de marc de café jetés à la poubelle tous les jours et ils se sont demandé si ce déchet présent sur toute la planète, ne pouvait pas recycler en matériau de construction. Cette équipe avait auparavant déjà travaillé sur le recyclage pour la construction, de brique pilée ou de verre.

Ils ont donc expérimenté eux même différentes recettes, en faisant eux même la collecte du marc de café auprès des café de l'université. Ils ont finalement réussi à mettre au point un matériau aussi dur que le ciment qui possède toutes les qualités physiques à priori pour être utilisé en remblai sur les routes. Leur étude est donc parue.

Comment du Marc de café peut-il devenir solide comme de la pierre ?

Pour cela, il faut le chauffer à 50 degrés, le mélanger avec du laitier qui est un matériau issu de la fabrication de l'acier, et compresser le tout.
Ce n'est pas très compliqué et ce pourrait être une nouvelle voie de recyclage pour les déchets du café qui sont inutilisés jusqu'ici, à part pour faire du compost.

Tout le défi, si la solution est jugée rentable, ce sera de mettre en place de vraies filières de collecte. Il faut boire beaucoup de café avant de pouvoir construire une route.
Ces ingénieurs ont calculé que tous les restes de café de la ville de Melbourne pourraient permettre construire cinq km de route par an. Ce n'est pas beaucoup, mais ça fait autant de remblais et de blocs de pierre en moins prélevés dans les carrières.

Source : europe1.fr

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Le graphène affine les ampoules

17 Mai 2016, 19:13pm

Publié par Grégory SANT

l y a plus de 100 ans, le filament de la première ampoule était déjà en carbone. Il y a peu, des scientifiques on utilisé la même matière pour fabriquer une ampoule en graphène, la plus fine du monde. Voici en vidéo une explication de son fonctionnement.

Juste un atome, c’est l’épaisseur de cette ampoule en graphène. Des chercheurs de la Columbia University (États-Unis), de la Seoul National University et du Korea Research Institute of Standards and Science (Corée du Sud) en sont à l’origine. Ils ont utilisé des filaments de graphène attachés à des électrodes et maintenus en suspension sur un substrat de silicium.

Le courant, en passant au travers du montage, fait chauffer le graphène jusqu’à environ 2 500 °C afin d’émettre une très forte lumière. L’intérêt est que ce dernier ne fond pas et ne transmet que très peu de chaleur au reste du circuit. Cette technologie ouvre la porte à des écrans toujours plus fins et flexibles ou encore à de nouveaux systèmes de communication optique, notamment au sein de circuits électroniques.

Source : futura-sciences.com

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Déplacement de particules par un vent acoustique

17 Mai 2016, 19:08pm

Publié par Grégory SANT


© CEA

Une équipe de chercheurs du CEA et de l'Université Grenoble Alpes a élaboré un nouveau procédé de manipulation dynamique des micros ou nanoparticules. Celui-ci est basé sur la mise en œuvre de vibrations sonores. Le résultat de leurs recherches est publié lundi 2 mai 2016 dans Physical Review Letters. La manipulation sans contact d'objets microscopiques est un vrai défi pour un grand nombre d'applications en nano et micro-technologies. S'agissant par exemple de cellules ou des bactéries, la possibilité de les déplacer, précisément et sans contact, pour les agencer selon des motifs réguliers peut faire gagner un temps considérable et précieux en vue de certaines analyses biologiques.

La force de déplacement du vent acoustique

Des techniques optiques existent déjà pour permettre de déplacer sans contact des objets en tirant parti de la force de radiation (1). Toutefois, ce type de technologie reste relativement lourd à mettre en œuvre et pose des problèmes d'échauffement de la matière par absorption.

Une autre approche, suivie par l'équipe de chercheurs conduite par le CEA Leti avec leurs collègues de l'Université Grenoble Alpes, est de tirer parti des ondes sonores pour déplacer les objets. En effet, le son est également capable d'exercer des forces à distance, ou de mettre en route des écoulements dans un fluide. Ces effets sont non linéaires, c'est à dire proportionnels au carré du champ de pression acoustique, et sont non négligeables à forte amplitude. Il est possible de montrer qu'il existe essentiellement deux effets: la force de radiation acoustique, analogue de la force optique citée plus haut, et le phénomène de 'vent acoustique" (en anglais "acoustic streaming").

C'est ce second effet qui a été utilisé par les chercheurs dans le but de déplacer des microbilles afin de pouvoir les agencer selon des motifs prédéfinis (Figure 1). En pratique, ce 'vent acoustique' peut être considéré comme la mise en mouvement d'un fluide au moyen d'une oscillation d'une onde acoustique à plus haute fréquence. A forte amplitude, ce phénomène de vent acoustique apparaît: c'est la réciproque du phénomène de bruit aéroacoustique créé par les tourbillons présents dans le sillage turbulent d'un véhicule à grande vitesse. En effet, le son peut créer des tourbillons, tout comme les tourbillons créent du son.



Figure 1: Vue de dessus de la cavité (de rayon 800 microns) avec agencement des billes (40 micron de diamètre) en fonction de la fréquence des ultrasons. Les lignes blanches pointillées sont les nœuds de vibration: on observe que les particules s'agrègent aux ventres de vibration. Illustration: © CEA

Des microbilles qui bougent au rythme d'un tambour microfluidique

Les chercheurs ont réalisé à l'échelle micrométrique un analogue d'un tambour musical. Afin d'exciter les vibrations de cette membrane réalisée en silicium, plutôt que d'utiliser des baguettes comme dans le cas d'un tambourin, les chercheurs utilisent un matériau piezo électrique déposé en couches minces sur le substrat. Ce type de matériau permet de convertir une tension électrique alternative en une déformation alternative du matériau, donc une vibration. Par ailleurs, le silicium confère une grande qualité à la membrane, permettant de réaliser des résonances bien définies.

Le système se compose d'une membrane, d'une épaisseur de seulement 6 microns et d'un diamètre de l'ordre du millimètre, située au fond d'une cavité de même taille gravée dans le silicium. Lorsque cette membrane est utilisée en milieu liquide, les chercheurs observent que des micro-billes (typiquement avec un rayon de l'ordre de la dizaine de microns) s'agencent selon des motifs réguliers qui sont directement fonction de la fréquence utilisée pour l'excitation. Ce phénomène, nommé figures acoustiques de Chladni (voir l'encadré ci-dessous), n'est pas nouveau. Ici, à la différence des expériences de Chladni, le comportement observé et la physique en jeu sont modifiés à la fois par la finesse de la membrane – plus elle est fine, plus les fréquences de résonance augmentent - et l'utilisation en milieu liquide. En amincissant le substrat, il est possible de reproduire des figures de Chladni dites inverses: les particules migrent alors au ventre de vibration (2) et non plus aux nœuds- (voir figure 2).


?Figure 2: Des micro-vortex de vent acoustique. Pour une fréquence donnée, le "vent acoustique" (streaming) créé par la membrane vibrante produit un micro-écoulement dans le liquide. Ce micro-écoulement est tel qu'il transporte les microbilles vers les ventres de vibration de la plaque?. Illustration: © CEA


Le résultat de ces recherches ouvre dès lors la possibilité d'un nouveau type de manipulation dynamique en milieu liquide, relativement simple, de micro ou nanoparticules, permettant de passer d'un mode de vibration à un autre et de créer ou défaire des motifs de façon quasi instantanée. Dans cet article de Physical Review Letters, les chercheurs reportent la mise au point de ce procédé mais aussi un phénomène de mise en rotation des microbilles de puits en puits à la manière d'un pendule de Newton. Les billes semblent alors danser dans la cavité à la manière d'une farandole (voir la vidéo ci-dessous). A ce jour, les chercheurs travaillent à comprendre l'origine de cette rotation collective spontanée au fond d'une cavité de diamètre millimétrique qui présente un grand intérêt en microfluidique où le brassage de microparticules reste difficile à opérer.?

Chladni, un physicien à l'oreille musicale:
En 1789, le physicien Ernst Chladni a mis en vibration, par le frottement d'un archet de violon, un disque de cuivre sur lequel de fins grains de sable avaient été déposés. Il remarque que ceux-ci s'agençaient alors selon des motifs géométriques réguliers qui dépendaient directement du type de son joué par son archet. Depuis cette expérience, ce phénomène a été relativement bien étudié et différents agencements ont été obtenus et répertoriés comme 'les figures acoustiques de Chladni'. Dans la plupart des cas, on observe que les particules migrent vers les nœuds de vibration de la plaque, c'est à dire vers les régions ou la vibration est minimale.?

Source : techno-science.net

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Des diodes nanométriques en ADN

16 Mai 2016, 11:31am

Publié par Grégory SANT

Une équipe regroupant des chercheurs des universités Ben Gourion du Néguev (Israël) et de Georgia (Etats-Unis), a mis au point la diode la plus petite du monde.

En électronique, une diode est un élément simple qui permet de faire passer facilement le courant dans une direction, mais pas dans l’autre. Les chercheurs ont utilisé une molécule d’ADN composée de 11 paires de bases et l’ont couplée à une autre petite molécule baptisée coralyne ; ils ont ensuite connecté l'ensemble à un circuit électronique. Ce système a permis à l’ADN modifié de remplir la fonction de diode. Les chercheurs ont, en effet, observé que le courant circulant dans l’ADN était 15 fois plus fort avec des tensions négatives qu’avec des tensions positives.

Cette démonstration offre la possibilité de surmonter les limites physiques du silicium dont les performances deviennent instables et imprévisibles lorsque les puces sont trop petites. Selon les chercheurs, cette découverte pourrait conduire à des progrès significatifs dans la conception et la construction d’éléments électroniques à l’échelle nanométrique, qui seraient au moins 1000 fois plus petits que les composants actuels. Les chercheurs entendent désormais améliorer les performances de leur diode moléculaire et mettre au point d’autres composants moléculaires.

Source : rtflah.fr

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Des cafards qui inspirent les robots

9 Mai 2016, 17:52pm

Publié par Grégory SANT

Des chercheurs du laboratoire de recherche en micro-systèmes biomimétiques de l’Université de Berkeley ont mis au point des robots-cafards capables de monter des marches en coopérant.

Le but du laboratoire en milli-systèmes biomimétiques est d’exploiter la richesse du règne animal, de ses mécaniques, de ses locomotions, de ses sens et de ses dynamiques pour améliorer radicalement les capacités de nos micro-robots” peut-on lire dans le paragraphe de présentation du laboratoire de biomimétique de Berkeley.

La coopération, c’est la clé du succès. C’est en somme ce que l’on peut retenir de l’expérience menée par des chercheurs de l’Université de Berkeley en Californie sur des VelociRoACH. Deux petits cafards robotiques de 10 cm sont parvenus à monter des marches, aboutissement d’un travail d’équipe exemplaire et de longue haleine. Pour réussir cette prouesse, les scientifiques se sont inspirés des fourmis sauteuses d’Australie, bien que les robots cafards de Californie ne peuvent grimper que des marches pas plus hautes que leur propre longueur (10cm), pour le moment.

Pour ce faire, les chercheurs ont équipé les VelociRoACH d’une attache magnétique reliée à un treuil disposé sur l’un des robots. D’après leurs expérimentations, les deux robots ainsi reliés sont capables, en joignant leur forces, de soulever le premier robot au-dessus de la marche alors qu’un robot pris individuellement ne peut, au mieux, que s’élever contre la marche sans la dépasser.

Grâce au système de treuil, la petite équipe exerce une force plus grande que le poids de chaque robot tout en étant reliée par une attache magnétique et amovible. Cela se déroule comme suit : le robot de derrière dispose du treuil et de l’attache magnétique tandis que le robot de devant commence à s’engager sur la marche avant de prendre appui sur son collègue. Alors que le premier robot escalade la marche, le second déroule le treuil pour ne pas briser le lien magnétique. En profitant de l’appui sur le robot de derrière, le robot de devant parvient à monter la marche et ensuite à tirer son collègue en rembobinant le treuil. Et voilà, le tour est joué !

Toutes ces expérimentations scientifiques n’ont l’air de rien comme ça, mais si l’on combine toutes les expériences menées séparément par les chercheurs et qu’on les applique sur un seul modèle de robot, on obtient alors un super-robot capable de se mouvoir rapidement sur différents types de terrains, d’éviter des obstacles, de les surmonter en les grimpant ou en volant ou bien de tracter une voiture de deux tonnes !

D’après Carlos Casarez et Ronald Fearing, les deux auteurs de l’article de recherche, “les petits robots bio-inspirés devraient pouvoir améliorer l’efficacité de la recherche et des secours en cas de scénario catastrophe (type effondrement de bâtiment). Car les robots de petite échelle peuvent naviguer dans des espaces confinés qui seraient autrement inaccessibles“. D’autant plus que ces robots peuvent désormais être produits dans des matériaux très bon marché. Une rentabilité qui permet leur déploiement en grand nombre pour un coût minimal et ainsi accélérer le processus de quadrillage d’une zone sinistrée.

Source : humanoides.fr

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Des graphènes sensibles à la lumière

27 Avril 2016, 19:17pm

Publié par Grégory SANT


(a) Représentation schématique de la configuration du dispositif à deux bornes. (b) Modulation optique de la réponse en courant par une succession de cycles d'irradiation UV/lumière visible. (c) Représentation schématique de l'hybride graphène–azobenzène lors des cycles d'irradiation UV/lumière visible.
@ Paolo Samor
i.


Quand le graphène rencontre des interrupteurs moléculaires pilotés par la lumière.

Des chercheurs du Laboratoire de nanochimie et du Laboratoire de chimie et des biomatériaux supramoléculaires de l'Institut de science et d'ingénierie supramoléculaires (CNRS / Université de Strasbourg), en collaboration avec l'Université de Mons (Belgique), l'Université de Cambridge (Royaume-Uni), le CNR et l'Université de Bologne (Italie), ont montré qu'il est possible de créer des dispositifs à base de graphène sensibles à la lumière, ouvrant ainsi la voie à de nombreuses applications comme les photodétecteurs et les mémoires à commande optique. Ces travaux sont parus dans la revue Nature Communications.

Contrôler à distance par une simple exposition à la lumière la conduction électrique d'un dispositif à base de graphène pourrait constituer la première étape vers le développement de matériaux multicomposants et leur utilisation pour la fabrication de dispositifs multifonctionnels. Pour cela, on peut imaginer une structure en mille-feuille constituée de feuillets conducteurs de graphène séparés par des couches intégrant des molécules fonctionnelles qui se transforment de manière réversible sous l'action de la lumière.

Pour jouer le rôle d'interrupteur moléculaire, les chercheurs ont choisi la molécule 4-(décyloxy)azobenzène. Cet azobenzène équipé d'une longue chaîne aliphatique est disponible dans le commerce et présente une forte affinité pour le graphène. On peut donc penser que lors de la production de graphène par exfoliation du graphite, cette molécule va s'intercaler entre les différents plans de graphène (voir Figure). De plus, ce composé passe de l'isomère trans à cis lorsqu'il est exposé aux UV, l'isomère cis étant beaucoup plus volumineux, et retourne dans sa forme trans lorsqu'on l'expose à la lumière visible. Il pourrait ainsi jouer le rôle d'interrupteur optique.

La méthode relativement simple et efficace d'exfoliation en phase liquide pour transformer le graphite (peu coûteux et facilement disponible) en graphène permet d'obtenir des encres de graphène pouvant être produites en routine afin d'exploiter tout le potentiel du graphène dans des dispositifs. Les chercheurs ont constaté qu'en exposant le mélange graphite / azobenzène à la lumière UV pendant l'exfoliation en phase liquide (1), l'isomère encombré cis de l'azobenzène se formait ce qui conduisait à une augmentation de la concentration en graphène de l'ordre de 80% par rapport à ce qu'ils obtenaient en l'absence d'azobenzène.

Les chercheurs ont ensuite réalisé de véritables dispositifs électrique photocommutables avec ces échantillons basé sur le graphène. Ils ont mis au point un nouveau procédé pour déposer l'encre hybride graphène–azobenzène sur un substrat de SiO2 comportant des électrodes d'or (voir figure). Ils ont ainsi obtenu un film continu composé de couches alternées de graphène et d'azobenzène. La conductivité électrique élevée du graphène permet de mesurer facilement le courant dans ces dispositifs. Lorsque l'azobenzène est dans sa forme trans, ces dispositifs conduisent l'électricité à la fois le long de la surface de graphène, et à travers le film déposé par "saut" d'électrons d'une couche de graphène à l'autre. Lorsque le dispositif est exposé au rayonnement UV, l'encombrement stérique de l'isomère cis qui se forme augmente la distance entre les feuillets de graphène.Les électrons "sautent" ainsi plus difficilement d'un feuillet à l'autre, ce qui diminue la conductivité à travers le film.

Grâce à un procédé de dépôt en une étape, les chercheurs ont réalisé un interrupteur moléculaire modulable avec la lumière. Ce dispositif fonctionne de manière réversible, ce qui est primordial pour envisager la fabrication de mémoires à commande optique.

Source : techno-science.net

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La langue des signes prend des gants

25 Avril 2016, 18:10pm

Publié par Grégory SANT

Malheureusement pour les personnes malentendantes, tout le monde ne parle pas la langue des signes. C'est pour palier à ce problème que deux étudiants de l'université de Washington ont inventé un gant permettant de traduire les signes en texte ou à l'oral, rapporte le site Phys.org.

Bardé de capteurs de mouvements, ce gant, baptisé SignAloud, enregistre les gestes de l'utilisateur et les transmet à un ordinateur via une connexion Bluetooth. Ce dernier emploie un logiciel qui reconnaît les gestes en langue des signes et les traduit en texte ou en sons via les hauts-parleurs de la machine. L'application traduit des mots ou des phrases.

Pour l'instant, le SignAloud ne fonctionne qu'en Anglais mais ses inventeurs espèrent lui ajouter d'autres langues. S'agissant d'une invention en phase de recherche et de prototypage, il faudra attendre un moment avant que celui-ci n'arrive en magasin.

Récompensés du prix Lemelson-MIT, les deux étudiants ne sont pourtant pas les premiers à inventer un appareil de ce genre. Une étudiante de l'université Goldsmiths à Londres a réalisé la même prouesse en octobre 2015 et d'autres chercheurs ont également développé des prototypes similaires comme le AcceleGlove et le gant de l'Institut polytechnique national du Mexique.

Source : cnetfrance.fr

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Une batterie pour retrouver de l'autonomie

25 Avril 2016, 18:07pm

Publié par Grégory SANT

Tout le monde sera d’accord pour dire que si l’on devait faire une critique des smartphones en général, les principaux griefs se tourneraient vers l’autonomie de ces derniers. Anker propose une vraie solution à ce problème.

La société Anker propose aujourd’hui la batterie externe la plus puissante du marché ! Rien que cela. Nommée PowerHouse, cette batterie externe propose une capacité de 120600 mAh, autant vous dire qu’avec cela vous n’aurez plus besoin de chercher frénétiquement une prise électrique pour connecter votre smartphone. Avec la batterie PowerHouse d’Anker, vous pourrez vous perdre dans le désert, aller sur une île déserte ou vivre dans une cabane pendant 40 jours sans jamais vous soucier de la batterie du smartphone.

Batterie externe : Anker dévoile sa batterie PowerHouse de 120600 mAh

C’est en effet l’autonomie qu’offre Anker, 40 jours d’énergie en usage moyen avec une charge quotidienne ou 15 jours pour un ordinateur portable. Comme on peut le voir sur l’appareil, il est possible d’y connecter plusieurs terminaux simultanément.

Seul bémol du PowerHouse, sa taille. Il est tout, sauf discret et facilement transportable. L’engin pèse 4 kilos et affiche comme mensurations : 20,6 x 16,51 x 14,47 cm. Anker va commercialiser cette batterie aux États-Unis dans un premier temps pour 499 dollars, le reste du monde devra patienter un peu. Autre dernière bonne nouvelle pour les gourmands en énergie, une fois que les 120600 mAh de la PowerHouse auront été utilisés, il suffira de la recharger en seulement 10 heures.

Vous savez maintenant qu’une solution existe si vous souhaitez faire l’ermite dans une grotte quelques temps, mais que vous désirez néanmoins continuer à utiliser Facebook sur votre téléphone !

Attention cette batterie PowerHouse ne fait pas que fournir une tension 5V pour de l’USB mais aussi du 12V prise format allume-cigare et du 110V (on supposera qu’en version européenne ça montera à 220V même si beaucoup d’appareils sont prévus pour fonctionner avec les 2 tensions).

L’usage de cet appareil va donc bien au-delà du simple chargeur USB.

Par contre d’où sort ce chiffre de 120.000 mAh ? vu que le PowerHouse ne peut fournir que 434Wh cela donne seulement 86.000mAh environ à 5V.

Je suppose que comme d’habitude le constructeur indique les mAh alignés sur la tension interne des accumulateurs qui sont sûrement des modules Li-Io à 3.6V ce qui donne un chiffre plus flatteur à afficher sur l’emballage et reste techniquement vrai sauf qu’il omettent de préciser « à 3.6V ».

Mais cette tension interne de 3.6V doit être ensuite transformée en 5V, 12V ou 110V (et la loi P=U.I s’applique) le tout au travers de convertisseurs de tension qui induisent une petite perte supplémentaire, et au final sur les ports 5V USB se sont 30% de moins que le chiffre « commercial » que l’on pourra réellement utiliser pour recharger nos smartphones (cette perte de 30% est parfois indiquée « en tout petit » dans la documentation des batteries externes USB).

Ensuite selon la tension/prise choisie on aura une limite en courant :

– 1.29A à 110V (141,9W avec pics tolérés mais coupure de sécurité à 160W)
– 10A à 12V (120W)
– 6A à 5V (30W) au total avec un max de 2.4A par port donc les 4 ports utilisés « à fond » en même temps ne pourront pas tous délivrer 2.4A mais 1.5A.

Le transfo pour charger de cet appareil est de 16.8V/3A soit 50,4W donc à priori ça doit pouvoir effectuer une pleine charge en 8H30 environ.

Par contre s’il s’agit de l’utiliser uniquement pour ses ports 5V USB, une batterie 20.000mAh Anker (restons dans la même marque par exemple) coûte 40€, donc pour obtenir 120.000mAh il nous en faudra 6 ce qui donne 6*40=240€ soit presque 2 fois moins cher avec en plus l’avantage que ces 6 batteries pourront être rechargées indépendamment, via un simple transfo USB et en plus si vous partez en groupe sac sur le dos vous pouvez vous répartir les batteries et même les relier à un chargeur solaire USB pliable .

Source : presse-citron.net

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