Les jardins de la tour D2
Les jardins de la tour D2 déclinent de façon souple le thème de la forêt humide d’altitude, "bosque de nieblas".
Plus qu’un écosystème reconstitué, il s’agit d’évoquer les ambiances si particulières que l’on rencontre dès que le relief vient accrocher quotidiennement les nuages. L’exposition et l’insertion de la tour dans la densité du paysage vertical de la Défense font de l’ensemble du jardin un lieu principalement ombragé
Le jardin se décompose en trois entités principales :
- Le socle est une épaisse forêt d’où émerge la tour et dont le sous-bois humide se prolonge sous l’emprise des bâtiments, au-delà des pilotis de la structure de la tour. Les chemins, construits en dalle de schiste ferrugineux et plaques d’acier brut stabilisé, tels des passerelles, survolent à quelques centimètres les sous-bois moussus.
- Le jardin vertical est constitué par l’ensemble des alvéoles (serres fraîches au climat toujours tempéré). Selon l’altitude relative sur la tour, des stations végétales font écho à l’étagement de la végétation en milieu naturel et aux latitudes variés. Il constitue autant de stations végétales représentatives des forêts humides d’altitude.
- Enfin, au sommet un bosquet de Nothofagus est en suspension dans l’univers minéral de La Défense. Ce jardin paisible et mystérieux en relation directe avec le ciel est un lieu de détente accessible depuis les étages du sky lobby. En son centre, une clairière est aménagée et accueille trois miroirs d’eau de tailles différentes
Composition de la Flore :
Les arbres feuillus de référence sont de la famille des Chênes au niveau du sol puis laissent peu à peu place à la famille des Hêtres dès que l’on s’élève dans la tour (Fagus de l’hémisphère nord et surtout Nothofagus du monde australe.)
Les caducs et persistants sont associés afin de gérer l’équilibre des ombres et des lumières et de scénographier leurs couleurs d’automne spectaculaires. Poussant sur ces feuillus et sur des structures rapportées en câbles, des grimpantes renforcent l’aspect luxuriant de l’ensemble (Loniceras- chèvrefeuille- Lierres, Vignes…). En couvre-sol, l’humidité favorise le développement des Mousses, Helxines, Fougères, Fraisiers sauvages…) ; des bulbes viennent animer de façon saisonnière le sous-bois. Quelques fougères arborescentes (Dicksonia artantica, Cyatheas…) ainsi que des Aralias elata au port très graphique donnent du mystère aux lieux.
Un milieu artificiel symbiotique :
Les eaux d’irrigation et d’atmosphère (fog système) sont issus des eaux grises retraitées et sont distribuées de façon gravitaire. Une partie des rejets atmosphériques (CO² et vapeurs d’eau) est utilisée à des fins physiologique et scénographique.
Les jardins sont mis en lumière de façon a-synchrone par rapport à la vie du bâtiment tertiaire. Les brumes artificielles sont éclairées et donnent de la matière à l’atmosphère.
Source : coloco.org